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jeudi 28 avril 2016

Selfie



Un mot : Autoportrait, une photo
Comme très souvent aujourd’hui ces touristes tournent le dos au magnifique panorama qui s’offre à eux depuis le haut de la colline du Château à Nice pour prendre un selfie. Traduction = se prendre soi-même en photo. C’est une maladie, euh, excusez-moi, une pratique qui se répand chez les jeunes et particulièrement chez les jeunes touristes asiatiques, mais pas que, la preuve ci-dessus. Les appareils photos sont maintenant vendus avec ce manche qui permet la prise de selfies. Sous le soleil et au bord de la mer, à Nice, nous avons souvent de très belles couleurs dans le paysage et une belle lumière.
Je vous invite à aller voir les autres photos autour des mots "Autoportrait d'une journée en couleur" chez les amis du Blog du petit carré jaune dans sa rubrique AmeGraphique.

mardi 15 novembre 2011

L'art ne parle que d'art

Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d'un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris. Alice a proposé comme thème pour novembre « Au bout du monde ». Et cela tombe bien : Parfaitement ! Je suis tombé dedans quand j’étais petit !
Pour vous emmener au bout du monde, j’ai bien failli aller photographier la devanture de la librairie Magellan, rue d’Italie à Nice mais je préfère ce phylactère trouvé sur un trottoir du 13e arrondissement de Paris qui m’emmène par la mémoire et l’imagination jusqu’au bout du monde. En effet pour les vacances de mon enfance l’une des destinations favorites de mes parents était la Côte d’Or d’où est originaire mon père. Nous allions souvent à Meursault chez des cousins et de là partions visiter les alentours. L’un des sites qui m’a le plus marqué est le cirque du Bout du monde à Nolay. Et c’est vrai, j’y suis tombé, je me suis fait un bobo au genou et pendant quelques jours j’ai arboré fièrement une tache de mercurochrome prouvant mon stoïcisme. Mais je dois bien avouer que la première image qui m’est venue à la lecture du thème est celle-ci :
Avec L'Origine du monde, Gustave Courbet s'autorise une audace et une franchise qui donnent au tableau son pouvoir de fascination. La description quasi anatomique d'un sexe féminin n'est atténuée par aucun artifice historique ou littéraire. Grâce à la grande virtuosité de Courbet, au raffinement d'une gamme colorée ambrée, L'Origine du monde échappe cependant au statut d'image pornographique. Par la même occasion j'ai découvert le Dessein du monde qui est une oeuvre de Vincent Malléa, artiste que j'aime beaucoup.
L’art ne parle que d’art

jeudi 6 octobre 2011

Pourquoi vouloir être célèbre ?

Comme promis voici de nouvelles bribes de mon voyage à Toulouse où vivent quelques personnages célèbres. A tout seigneur, tout honneur : j’ai eu l’insigne privilège de dîner avec l’un de mes bloggeurs préférés : Tambour Major qui m’a proposé de le rencontrer au Bibent, une brasserie de la place du Capitole récemment rénovée
Un apéritif, en plat une aile de raie avec salade et purée de pomme de terre et en dessert « La tarte fabuleuse au chocolat du chef Christian Constant » le tout pour un peu moins de 50€ ce que je trouve encore assez cher même si le décor tout comme la tarte était fabuleux.
C’est bien beau tout ça… mais Tambour Major ? Un grand et beau gaillard à l’accent rocailleux qui préserve sa vie privée en ne montrant pas son visage sur la toile, en ne dévoilant pas son identité, en ne donnant pas publiquement trop de détails sur le sujet de sa thèse… mais au total quelqu’un de sympathique, convivial, aimant partager ses passions, faire découvrir la ville où il vit. J’espère n’avoir pas été un compagnon trop rébarbatif malgré la fatigue qui commençait à m’envahir car j’étais arrivé à Toulouse à 5h22 du matin après une courte nuit passée dans le train.
Le lendemain j’avais rendez-vous avec Axel Ère place de la Trinité pour prendre un café. Axel aussi répugne à laisser voir sa tête sur la toile. Nous avons pris le temps d’écrire une carte postale à l’Irréconciliable à qui nous avons prodigué des conseils de modération en v(a)in.
Voici donc deux amis virtuels qui se sont matérialisés le temps d’un trop court séjour à Toulouse où j’aurais bien voulu reprendre contact avec un homme perdu de vue depuis presque une trentaine d’années. Par le hasard une recherche sur Internet je suis tombé récemment sur cet article qui m’a informé du devenir de celui qui fut pendant quelques années à Paris mon médecin et dont je fus l’un des tout premiers patients alors qu’il effectuait des remplacements chez mon médecin d’alors, Jacques Doazan, co-fondateur de l’association des médecins gays avec Claude Lejeune que je croisais dans les locaux de Gai Pied. Jacques Doazan abandonna la médecine pour devenir réalisateur et auteur dramatique. C’est François Prévoteau qui reprit son cabinet avant de continuer des études afin de devenir médecin hospitalier. J’avais noué avec chacun de ces deux médecins des liens de confiance et de proximité que je n’ai jamais retrouvés depuis avec aucun autre praticien. François est bien le seul médecin que j’ai jamais salué d’une bise quand bien même nous nous vouvoyions. Aussi suis-je bouleversé car je viens de découvrir que Jacques Doazan est décédé en 2002 à l’âge de 49 ans.
Pourquoi vouloir être célèbre ?

jeudi 29 septembre 2011

Le nouveau est vieux

Bien qu’étant retraité, je travaille à titre bénévole quelques heures par semaine dans une association qui a eu l’idée saugrenue de créer une bibliothèque. J’ai trouvé un logiciel de gestion de bibliothèque grâce auquel les livres ont été catalogués et qui servira pour le prêt des documents. Je me suis donc cru obligé de reprendre ma carte à l’Association des Bibliothécaires de France. L’ABF a organisé une journée d’étude sur la musique en bibliothèque à laquelle je me suis inscrit pour mesurer les changements induits par le développement des nouvelles technologies et la généralisation de l’accès à la musique via Internet, téléchargement et diffusion en flux (terme recommandé par la commission générale de terminologie et de néologie pour désigner le streaming).

Cette journée d’étude programmée à Toulouse au lendemain des journées du patrimoine m’a donné l’idée d’aller faire un peu de CouchSurfing dans la ville rose, rencontrer quelques blogueurs toulousains et profiter des visites exceptionnelles de ce week-end.
J’ai trouvé facilement un canapé pour 3 nuits à Toulouse et le hasard faisant bien les choses, je me suis retrouvé chez Samuel
qui non content d’être l’un des organisateurs d’un concours de photo sur les traces d’Eugène Trutat (1840-1910) auquel je me suis inscrit est en plus un ami de Charlotte qui organisait la journée d’étude de l’ABF.
Avant d’être à Toulouse, Charlotte a travaillé à Lyon mais pas exactement au moment où j’y travaillais, ce qui ne nous a pas empêchés de nous découvrir plein de connaissances et d’amis communs !
La suite de mes aventures toulousaines un peu plus tard.
Le monde est petit et le nouveau est vieux

jeudi 15 septembre 2011

Pendant que le loup…

Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d'un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris. Ce mois-ci, Nathalie nous propose : Promenons-nous dans les bois. Et bien, c’est une photo d’une promenade aux confins du parc national du Mercantour où le loup a fait sa réapparition que je publie aujourd’hui.
Sur la photo : Mikaël et Melynda, deux Québécois hébergés quelques jours par le biais de CouchSurfing, que j’ai emmené début août découvrir l’arrière-pays niçois et ses villages perchés grâce au train des Merveilles. Nous avons marché dans le vallon de Castérine à presque 1600 mètres d’altitude sans jamais voir de loup, ni marmotte ou bouquetin. Hormis les oiseaux et les insectes, les seuls animaux rencontrés étaient domestiques, chiens et chevaux.
Voici deux autres styles fort différents de promenade dans les bois : au parfum d’enfance  et au goût ensanglanté
Pendant que le loup…

mardi 9 août 2011

Est-ce bien de l'art ?


Depuis presque deux mois je suis devenu membre du réseau CouchSurfing qui met en contact les voyageurs du monde entier avec leurs hôtes potentiels.
Pour l’instant si j’ai bien reçu des voyageurs à la recherche d’un canapé (couch en anglais) j’ai essayé en vain de me trouver un ou des hôtes pour le court séjour à Paris que j’ai effectué fin juillet, début août. Depuis le 6 juin, j’ai reçu deux Québécoises, deux Chinoises, un couple de Hongrois, une Américaine, deux Taïwanaises, deux Polonaises, un couple de Hong Kong, un Suédois, deux Iraniens, un couple de Québécois.
Je trouve cette expérience intéressante et enrichissante même si c’est parfois déconcertant. Le choc des différences culturelles, la difficulté à  se comprendre quand on ne parle pas bien la même langue ne facilitent pas la découverte de personnalité et de caractère de personnes qui ne restent jamais très longtemps. J’ai accueilli le plus souvent pour une ou deux nuits et deux fois pour trois et cinq nuits. Alors qu’au départ j’avais peur que des CouchSurfers demandent un accueil prolongé, je m’aperçois que je préfère recevoir des voyageurs qui restent quelques jours, on a ainsi le temps de faire connaissance, de partager quelques moments ensemble…
En guise d’illustration voici la carte des pays que j’ai visités bien avant de découvrir CouchSurfing :

Savoir recevoir est-ce bien de l’art ?

mardi 21 juin 2011

Maux de tête maux de mots maux de dents mots d'amour mots doux mots amers

L’autre samedi je suis passé place Garibaldi à Nice peu après 19 heures pour voir à quoi ressemblait le mouvement de solidarité avec les indignados espagnols. Il n’y avait guère que 5 ou 6 personnes et pour cause, les rassemblements sont programmés les mercredis et dimanches... 
Ayant reconnu une amie, je suis allé lui faire la bise et j’ai salué les autres personnes. L’un des hommes présents qui se présentera plus tard sous le prénom de Raoul, âgé d’une trentaine d’années m’a adressé à plusieurs reprises de larges sourires. Je ne sais plus comment la conversation est venue sur le cinéma, plus précisément l’écriture et le tournage de films, la recherche de figurants. Chaque fois que je me tournais vers Raoul, j’avais droit à un nouveau sourire et un regard appuyé. Nous avons été trois à faire état de participation à des films. Raoul a proclamé que sa fille était ravissante, qu’il faudrait qu’il l’inscrive pour qu’elle fasse de la figuration. Nous lui avons cité plusieurs possibilités mais qui supposaient toutes le bénévolat, la participation amicale ou militante. Il a balayé cela, il fallait que ça rapporte, avec trois et bientôt quatre enfants, il ne s’en sort plus.
J’ai pensé qu’il faudrait peut-être qu’il arrête de faire des enfants dans ces conditions. Puis je me suis demandé ce que signifiaient ses sourires et regards qui, je l’ai vérifié ne s’adressaient qu’à moi, pas aux autres présents. Nous étions assis sous un arbre de la place, deux adolescents sont venus se poser à côté de nous pour chausser leurs rollers, ils ont tournés un moment devant nous avant de se décider à nous demander si l’on ne pourrait pas aller nous asseoir un peu plus loin, car la bordure où nous étions leur servait de piste pour leurs acrobaties à roulettes. Raoul n’a pas apprécié et il n’était pas question qu’il bouge d’un centimètre. Il n’allait pas se laisser chasser !
J’ai mieux compris le personnage quand je l’ai revu le mercredi suivant en présence d’une foule plus compacte. Il ne semble n’exister et de façon jubilatoire que sous le regard des autres. A notre première rencontre j’étais le seul inconnu dont il avait besoin de faire la conquête, les autres personnes présentes le connaissaient par cœur. Devant une foule, ses déplacements brusques et quelques gestes amples attiraient l’attention sur sa personne à sa satisfaction évidente mais sans qu’il ait besoin d’un échange véritable avec qui que ce soit. Je n’aurais pas eu l’occasion de prononcer des mots pour atténuer ses maux.
Maux de tête maux de mots maux de dents mots d'amour mots doux mots amers

jeudi 12 août 2010

Fermez les yeux écoutez la rue


Brigitte, une nouvelle amie rencontrée via Facebook, m’ayant appris qu’elle animait des ateliers lecture pour les tout-petits, j’ai repensé au plaisir de lire à haute voix des histoires, que ce soit à des adultes ou à des enfants.
C’est dans mon premier poste en bibliothèque que j’ai beaucoup échangé, parlé de mes goûts en matière de lecture, en particulier avec Nic (qui deviendra quelques années plus tard directrice de La joie par les livres) et avec Marie-Odile dite MOV. Ce sont elles qui m’ont fait découvrir Les contes de la rue Broca de Pierre Gripari, un livre d’apparence austère publié à La table ronde. Mes premières expériences de lecture ont été faites en 1974 ou 1975 lors de week-end passés à Sérifontaine chez MOV où le soir, je lisais le soir un conte à Bénédicte et François, ses enfants.
Quand en 1978, je suis parti travailler à Givors, en attendant de trouver un logement sur place, j’ai logé quelques mois chez Eliane une amie lyonnaise dont les enfants Jean-Marc et Nicolas avaient respectivement 7 et 3 ans. J’avais avec Jean-Marc une relation affective privilégiée, l’ayant beaucoup côtoyé de sa naissance à l’âge de 4 ans ; Nicolas lui, qui ne me connaissait pas, était par contre dans une attitude d’hostilité forte à mon égard, car j’arrivais pour prendre, croyait-il la place de son père qui venait de quitter temporairement le domicile conjugal. Il y avait beaucoup de livres pour enfants dans cette famille et j’ai pris très vite l’habitude de leur lire le soir au coucher un album, un conte, une histoire. Puis un jour, j’ai entrepris de leur lire Les contes de la rue Broca. Ce fut un succès avec obligation de lire, relire, et malheur à moi si j’improvisais, très vite ils connaissaient les contes par cœur mais écoutaient avec toujours le même plaisir, les mêmes effrois aux moments cruciaux.
Plusieurs années après, Carlos, Eliane et leurs deux fils sont venus passer quelques jours à Paris où j’habitais alors. Nous sommes allés nous promener dans le Quartier latin et vraiment par hasard, nous nous sommes trouvés dans la rue Broca mais quand j’ai dit que nous allions vers la rue Mouffetard, les deux grands dadais de 12 et 16 ans m’ont pris chacun par une main et se sont mis à me raconter les histoires de Bachir, Nadia, Monsieur Pierre et la sorcière au balai de la rue Mouffetard. J’en étais ému aux larmes.
Fermez les yeux écoutez la rue

mardi 8 décembre 2009

Pas d'art sans ego


Vendredi 4 décembre vers 13h30, J. G. arrive à l’hôtel-restaurant de l’Aiglon à Digne, nous y prenons le café avant de partir dans sa voiture vers Moustiers-Sainte-Marie ou plus exactement chez lui à quelques kilomètres du village de Moustiers. Il me fait visiter son atelier de potier où je vois sa production. Il me montre aussi ses dessins, gravures et peintures. J. n’est pas seulement un artisan mais aussi un artiste. Au crépuscule, nous allons à Moustiers faire une petite ballade dans le village avant de rejoindre ses amies Fred & C° au restaurant Le Jadis qu’il a décoré pour une réouverture mercredi prochain. Je souhaitais l’inviter à dîner au restaurant mais il n’y en a pas un seul ouvert le soir à cette saison ! Retour à la maison, après le repas, J. me laisse regarder ses agendas (carnets intimes). C’est beau, intéressant, bouleversant mais très impudique à lire sous le regard de l’auteur. Je saute des passages que j’aurais lu s’il n’avait pas été présent.
Je crois bien que nous sommes devenus amis sur Facebook quand je suis tombé par hasard sur une photo de lui tirant la langue et que je l’ai contacté à ce moment-là, découvrant ensuite son œuvre qui m’a donné envie de le rencontrer et de voir en vrai son travail. J’avais un peu peur de la rencontre dans le réel à cause du côté rebelle, branleur, gay, fêtard et farfelu qu’il se donne sur Facebook et en fait j’ai des grands élans de tendresse pour lui dont j’admire le travail et dont je perçois une fragilité certaine.
Samedi matin, nous allons voir le marché de Riez, parcourir les ruelles du village puis prendre l’apéritif sur une terrasse ensoleillée. J. y retrouve des amis, de nombreuses personnes le saluent, lui font la bise, l’interpelle. Quelle est la part de sa notoriété, de la convivialité villageoise ? C’est une ambiance et des rapports sociaux qui me semblent impossible dans une grande ville. Nous déjeunons en tête à tête au restaurant avant de rentrer chez lui. En fin d’après-midi, J. me raccompagne à la gare de Mézel - Châteauredon à 613,10 mètres d’altitude où je prends le train de 17h46 pour être de retour à Nice à 20h57. Le voyage de nuit ne présente aucun intérêt, sinon que j’obtiens du contrôleur qu’il accepte que je le prenne en photo me tirant la langue. Et un de plus dans ma collection !
En conclusion, un beau voyage, une belle rencontre avec un être de chair et de sang à l’ego appréciable. Pas d'art sans ego

lundi 7 décembre 2009

Penser à sourire






Je rentre de mon second voyage en dix jours. Après Saint-Etienne où j’étais allé participer aux premières assises nationales du cinéma gay et lesbien, j’ai enchaîné avec un voyage à Digne-les-Bains puis Moustiers-Sainte-Marie. Christiane que j’allais voir à Digne et qui devait m’héberger une nuit m’a téléphoné la veille de mon départ pour m’informer qu’elle souffrait d’une grippe carabinée mais comme en plus elle a éclaté en sanglot je pense que son moral est au plus bas même si elle ne m’en a rien dit.
Jeudi 3 décembre à 8h50 je suis monté dans le train des Pignes à la gare du Sud de Nice pour atteindre Digne trois heures et demi plus tard en ayant franchi 151 kilomètres dont 12 sous des tunnels et traversé 33 ponts ou viaducs répartis dans un paysage extraordinaire le long des vallées du Var, du Coulomp, de la Vaïre puis les gorges du Verdon où la pluie qui s’était mise à tomber peu après le départ, s’est transformée progressivement en neige couvrant le paysage de blanc. La descente vers Digne par la vallée de l’Asse s’est continuée sous une pluie fine. A la gare, impossible de trouver un plan de la ville. Je repère le syndicat d’initiative qui est bien sûr fermé… Je me dirige vers le centre culturel où j’ai réservé des places pour le spectacle Cap au pire et Acte sans paroles de Beckett. Non loin de là j’avise trois hôtels et je choisis l’Aiglon à cause du nom (théâtre oblige) et du prix. J’y dépose ma valise et compte tenu du froid, de la pluie incessante, des nuages bas qui masquent les hauteurs de Digne et les montagnes environnantes, je m’allonge jusqu’au moment d’aller voir le spectacle.
Au centre culturel René Char, je vois J. G. arriver avec des amis. Il me reconnait aussi immédiatement, c’est une situation un peu surréaliste, n’étant qu’amis sur Facebook, c’est la première fois que nous nous rencontrons. J’ai beaucoup aimé le spectacle à la mise en scène épurée, avec un comédien, Daniel Bourgy, excellent. Cap au pire au texte proliférant est assez oppressant, Acte sans paroles plus léger même si Beckett y ressasse les mêmes obsessions. Après le spectacle, nous attendons que la compagnie de l’Entre Deux ait rangé tout son matériel avant d’aller diner ensemble (9 personnes) à la Cerise bleue. J. doit me rappeler le lendemain pour me dire ce que l’on fait, s’il m’emmène ou pas à Moustiers. Du coup, malgré le plaisir pris au spectacle et la convivialité du repas,  je me persuade que la neige, le froid, la grippe de Christiane sont les signes annonciateurs d’un voyage raté. Mais non ! J. m’appelle vendredi matin, nous nous donnons rendez-vous vers 13 heures, le soleil éclaire Digne que j’ai le temps de visiter d’autant plus que les églises, la bibliothèque et le musée sont fermés le matin. Je suis rassuré et je peux penser à sourire.

mardi 22 septembre 2009

Regarder le ciel

















 Je viens de passer quelques jours à Paris et pour cette fois j’ai pris l’avion et non le train comme à l’habitude. J’espérais que l’heure et demie de vol serait plus courte que les cinq heures et demie de trajet ferroviaire Nice Paris… Mais comme Air France demande à ce que l’on se présente à l’aéroport avec deux heures d’avance et que les aéroports ne sont pas en centre ville au contraire des gares, le bénéfice en temps est extrêmement faible, le coût du billet nettement supérieur et les inconvénients des consignes de sécurité (fouille, confiscation de mon flacon de mousse à raser, déshabillage pour examen minutieux de ma ceinture abdominale…) sont tels que je n’ai aucune envie de recommencer même si la vue au décollage lors de l’aller et à l’atterrissage au retour est absolument fabuleuse.
Pendant ce week-end du Patrimoine, même si je ne crois ni au Ciel ni aux Enfers, j’ai visité le cimetière du Père-Lachaise en y cherchant des sculptures d’ange à photographier et surtout en suivant la visite guidée que mon ami et collègue Olivier Estiez consacrait aux tombes des Francs-Maçons. Visite passionnante et instructive, riche en découvertes car malgré un grand-père maternel franc-maçon, j’ignorais à peu près tout de cette nébuleuse philosophico-ésotérique à caractère philanthropique et solidaire.