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mercredi 15 mars 2017

Haut les mains



Lau* des montagnes, membre du groupe de la Photo du mois nous propose comme thème Sensuel. Pour illustrer la sensualité j’ai immédiatement pensé à une main. C’est en effet une partie du corps humain particulièrement bien pourvue en terminaisons nerveuses et parfaitement articulée. Rien de tel pour sentir la chaleur, la matière, les formes. Dans mes photos en stock, j’ai choisi celle-ci où l’on voit des traces de mains d’enfant sur une carrosserie. Se salir les mains avec de la boue ni trop liquide ni trop sèche est déjà un exercice sensuel, poser les mains sur une carrosserie métallique froide ou chaude selon que la camionnette était au soleil ou pas, donne une autre dimension sensuelle.

mardi 17 septembre 2013

Eucalyptus



Promesse tenue, voici une autre photo en gros plan d’un tronc d’arbre, il s’agit cette fois d’un eucalyptus.
Et à peine ai-je commencé à écrire ce message que mes narines sont assaillies par le souvenir des inhalations dont j’ai bénéficié enfant pendant cinq ou six ans pour tenter de soigner des sinusites carabinées dont on a fini, après m’avoir opéré, par s’apercevoir qu’elles étaient d’origine allergiques. Une désensibilisation m’en a débarrassé en moins de deux ans.
Rien que d’y penser, je me revois une serviette sur la tête, le nez au-dessus du bol fumant de vapeur brûlante et à l’odeur si caractéristique.

mercredi 18 juillet 2012

Dégâts des eaux


L’eau chaude que je peux faire couler aux robinets de la cuisine et de la salle de bains est produite par un chauffe-eau électrique de 200 litres qui occupe une partie d’un placard de ma chambre d’amis.
Le promoteur qui a construit il y a 4 ans l’immeuble où j’habite a choisi le modèle le plus bas de gamme afin d’augmenter ses marges bénéficiaires et comme en plus j’ai eu la négligence de ne pas souscrire de contrat d’entretien ni d’aller inspecter chaque jour ce qui se passait derrière cette porte de placard, j’ai eu il y a quelques jours la désagréable surprise de découvrir une flaque d’eau marronnasse devant ce placard.
J’ai aussitôt épongé, mis une cuvette sous le chauffe-eau qui fuyait goutte à goutte et appelé un plombier. Celui-ci m’a proposé soit de changer le chauffe-eau par un d’une qualité supérieure dans la même marque soit de réparer l’actuel pour une somme modique représentant 50% du coût de la première solution. J’ai donc opté pour l’achat d’un nouvel appareil qui a été livré et installé deux jours plus tard, pendant que son prédécesseur continuait à fuir tout en produisant l’eau chaude nécessaire. Pendant les deux jours d’attente, je vidais la cuvette 3 à 4 fois par jour, tout allait bien…
Enfin c’est ce que je croyais, parce que dans l’autre partie du placard, l’eau avait ruisselé et imbibé les cartons posés au sol sous la penderie. Quand j’ai vu les traces d’humidité et de moisissure, j’ai sorti ces cartons et examiné leurs contenus.

Ces cartons contenaient des œuvres d’art estampes, gravures, sérigraphies sur papier ou sur toile, des photographies, des affiches et autres souvenirs comme des dessins d’enfance…
J’ai essayé de faire sécher le maximum de choses, mon appartement c’est transformé en étendoir.

Il va falloir que je me renseigne sur ce qui est possible de faire pour sauver les pièces les moins abimées et celles qui me tiennent le plus à cœur.
C’est parfois les larmes aux yeux que je retrouvais certains documents, j’en parlerais sans doute d’ici quelques jours à propos de la mémoire. Quant aux larmes, je les ai retenues pour ne pas ajouter à ces dégâts des eaux

lundi 24 janvier 2011

Je doute de tout


Depuis le mois de novembre dernier je participe au groupe Facebook Le tour du jour en 80 mondes auquel Pierre Ménard m’a convié. On y publie une photo de Google Street View avec le texte qu’elle nous inspire ou à partir d’une idée, on cherche l’image correspondante… J’y ai souvent fait référence à Georges Perec et aussi aux pages 48. Si bien que Pierre Ménard m’a suggéré de lire W ou le souvenir d’enfance pour son site de lectures versatiles : Page 48 ; pour écouter le résultat cliquer ici
Je me suis lancé dans cette lecture sans préparation, j’ai décroché mon téléphone, ouvert le bouquin de Perec à la bonne page et composé le numéro, sans même faire une lecture préalable comme pour une répétition. Résultat j’ai buté sur le mot illustré mais en m’écoutant ensuite cela m’a semblé quand même audible. La surprise principale étant que j’ai entendu ma voix plus aigüe que je ne l’entends quand je parle. Mais il paraît que c’est un phénomène habituel. Et surtout cela m’a rappelé la première fois que j’ai entendu un enregistrement de ma voix. J’avais 19 ans, j’étais étudiant à l’INSA de Lyon et sans que je le sache des copains de la troupe théâtrale que j’allais voir dans leur chambre m’ont enregistré pendant quelques minutes avant de diffuser cette conversation dont j’ai oublié la teneur. Ce dont je me souviens par contre, ce sont les éclats de rire qui ont ponctué cette diffusion et encore plus de ma honte de m’entendre parler de façon efféminée. Il faut dire qu’à l’époque je n’assumais pas encore vraiment mon homosexualité même si j’en étais parfaitement conscient. Je peux vous assurer que pendant les heures, les jours, les mois et les années qui ont suivi, j’ai toujours fait attention à la modulation de ma voix. Et si je milite pour le droit à la différence, je crois qu’au fond de moi, je préfère encore le droit à l’indifférence. Et malgré l’assurance acquise au fil des années, encore aujourd’hui, je doute de tout

vendredi 6 août 2010

C'est la vie


« Chaque année de par le monde, des millions de poils se font exterminer dans des conditions abominables : cire, rasoir, tondeuse, procédés dépilatoires barbares. 
Chaque année des milliers de torses velus, des centaines de douces papates délicatement ourlées se trouvent atteints par une insipide et froide glabreté.
On fait le silence sur ces millions de poils innocents.
Pour que cesse le massacre, pour que cesse la dictature des corps lisses, je déclare que ce blog respecte le Poil. »
C’est sur le blog de Tambour Major que j’ai trouvé ce manifeste que j’approuve totalement.
Pour participer à un concours photo j’ai fait poser un ami dont je connaissais la pilosité. Hélas, il est arrivé mi-mai fraîchement rasé ! Nous avons refait la photo fin juillet et je vous laisse juge. 


Je ne sais pas vous, mais moi je préfère nettement la seconde.
En plus le poil qui repousse pique alors que le poil au naturel est plus doux et puis je vous le dis : le poil, c’est la vie

jeudi 15 juillet 2010

L'instant présent


La gourmandise n’est pas seulement l’un des sept péchés capitaux, c’est aussi le thème de juillet choisi par Virginie pour la photo du mois, opération qui consiste pour un groupe de blogueurs à publier le 15 de chaque mois à 12h00 (heure de Paris) sur leur blog une photo en rapport avec le thème donné. N’étant pas croyant, la gourmandise, pour moi, n’est pas un défaut mais plutôt un plaisir à partager. Elle n’est cependant pas exempte de danger, car de la gourmandise à la gloutonnerie, à la goinfrerie ou à la boulimie le passage est relativement facile.

Osez goûter de mon plat, mangeurs !
Demain il sera d’un goût meilleur,
Après-demain il vous semblera bon !
En désirez-vous davantage ?
Mes sept vieilles recettes m’inspireront
Autant d’audaces nouvelles…
(Friedrich Nietzsche)
Allez vous régaler en dévorant des yeux les contributions des autres participants : VirginieTambour MajorGuillaumeOlivierAnne fra SveitsAnneCaroCarolineCéliaCélia2CélineChris, ClaraCynthiaDamienDoremiFabienneGodnatJo AnnLooangeMandyMarieMélanieNathalieNolwennSandrineShandaraSophieTitemVéronique et Viviane.
Il faut le savourer l’instant présent

mercredi 30 décembre 2009

J'attends l'impossible



C’est l’amour seul qui peut me sauver et c’est l’amour qui m’a détruit (Sarah Kane) Phrase terrible, insupportable et tellement vraie, sinon que je voudrais en inverser les termes : c’est l’amour seul qui peut me détruire et c’est l’amour qui m’a sauvé !
En quelques heures, je suis tombé raide dingue amoureux d’un homme de vingt ans mon cadet, lui-même sinon détruit en tout cas bien abimé par un chagrin d’amour. Comment est-ce possible ? Cela ne m’était pas arrivé depuis… très longtemps, si longtemps ! C’est une joie et un fardeau. Je voudrais tout faire pour lui, le consoler, l’aider, être à ses côtés au quotidien, alors qu’il traverse une période où il n’est pas capable de s’impliquer de se projeter ; où il a peur de ses émotions, de lui-même et encore plus des autres…
Pour moi, ce qui est positif, c’est que j’accepte cet élan, que je retrouve une libido que je croyais perdue. Ce qui est plus trouble c’est ce rapport à la détresse ou ce que je perçois comme telle, à ma phobie absolue du suicide, une culpabilité qui résonne avec des histoires passées…
A ma décharge, je crois que le monsieur en question n’est pas désagréable à regarder, qu’il est loin d’être con et qu’il exerce dans un domaine artistique un talent certain. Alors, oui, c’est un peu mégalo de croire que moi, petit vieux, je puisse avoir assez de séduction, de savoir faire pour tirer un homme du désespoir et lui faire retrouver l’amour, celui qui sauve ! Et qu’en plus cet amour le porte vers moi !
Mais comme je suis un grand garçon et que je l’aime vraiment, j’espère juste que je peux l’aider et être un ami véritable pour lui.
Bref, je ne sais pas pourquoi j’écris ceci sous « J'attends l'impossible » car j’ai bien l’intention de faire tout ce qui est possible pour faire mentir Sarah Kane.

vendredi 12 juin 2009

Aujourd'hui rien d'impossible

La preuve, j’ai réussi à aller à la piscine hier et j’avais décidé d’y retourner aujourd’hui pour participer à un cours d’aqua gym. Bon d’accord, le cours est à 12h15 et je commence à écrire ce nouveau message à 12h07. C’est donc râpé pour le cours et comme je commence à avoir faim, je pense que la piscine (qui n’est ouverte que de 12 à 14 heures) m’attendra bien jusqu’à demain. Si vraiment je suis héroïque, j’irais peut-être jusqu’à me baigner dans la Méditerranée qui a des horaires d'ouverture plus amples… Mais je crois que j’attendrai encore quelques jours.

Je n’ai pas nagé très longtemps mais ce qui a été important pour moi, c’est de réussir à me montrer en maillot de bain avec le gros bide balafré qui est le mien. La cicatrice de l’opération est installée là à vie mais j’espère bien qu’entre régime alimentaire et exercice physique le gros bide va s’effacer un peu.

Aujourd'hui rien d'impossible


mardi 9 juin 2009

Un jour après l'autre

Chaque jour qui passe me laisse le sentiment amer de n’avoir pas eu le temps de faire tout ce que j’avais à faire, tout ce que j’avais envie de faire, de n’avoir pas eu assez de temps pour ne rien faire… Et vraiment, je ne comprends pas comment j’ai pu travailler 34 années, 3 mois et 5 jours pour l’éducation nationale et le ministère de la culture sans oublier les 6 années et 9 mois de petits boulots pendant mes études. Et encore avant cela, les heures de présence en cours, le travail à faire à la maison, les corvées de jardinage… Malgré tout, j’ai lu, beaucoup lu, j’ai écouté de la musique, je suis allé au cinéma, au théâtre, parfois même à l’opéra, j’ai vu des expositions, j’ai passé du temps avec mes amis tout ça en travaillant. Mais comment réussit-on à faire tout cela ? Aujourd’hui, le travail ne me manque absolument pas ; c’est vraiment une joie cette absence de contrainte, d’obligation, de stress. Mais malgré tout, je manque de temps. Je n’ai plus le temps de lire, même si l’envie revient peu à peu. La pile des livres à lire s’élève lentement sur ma table de chevet. Les jours passent, un jour après l’autre