mercredi 15 mars 2017
Haut les mains
mardi 17 septembre 2013
Eucalyptus
mercredi 18 juillet 2012
Dégâts des eaux
lundi 24 janvier 2011
Je doute de tout
Depuis le mois de novembre dernier je participe au groupe Facebook Le tour du jour en 80 mondes auquel Pierre Ménard m’a convié. On y publie une photo de Google Street View avec le texte qu’elle nous inspire ou à partir d’une idée, on cherche l’image correspondante… J’y ai souvent fait référence à Georges Perec et aussi aux pages 48. Si bien que Pierre Ménard m’a suggéré de lire W ou le souvenir d’enfance pour son site de lectures versatiles : Page 48 ; pour écouter le résultat cliquer ici.
Je me suis lancé dans cette lecture sans préparation, j’ai décroché mon téléphone, ouvert le bouquin de Perec à la bonne page et composé le numéro, sans même faire une lecture préalable comme pour une répétition. Résultat j’ai buté sur le mot illustré mais en m’écoutant ensuite cela m’a semblé quand même audible. La surprise principale étant que j’ai entendu ma voix plus aigüe que je ne l’entends quand je parle. Mais il paraît que c’est un phénomène habituel. Et surtout cela m’a rappelé la première fois que j’ai entendu un enregistrement de ma voix. J’avais 19 ans, j’étais étudiant à l’INSA de Lyon et sans que je le sache des copains de la troupe théâtrale que j’allais voir dans leur chambre m’ont enregistré pendant quelques minutes avant de diffuser cette conversation dont j’ai oublié la teneur. Ce dont je me souviens par contre, ce sont les éclats de rire qui ont ponctué cette diffusion et encore plus de ma honte de m’entendre parler de façon efféminée. Il faut dire qu’à l’époque je n’assumais pas encore vraiment mon homosexualité même si j’en étais parfaitement conscient. Je peux vous assurer que pendant les heures, les jours, les mois et les années qui ont suivi, j’ai toujours fait attention à la modulation de ma voix. Et si je milite pour le droit à la différence, je crois qu’au fond de moi, je préfère encore le droit à l’indifférence. Et malgré l’assurance acquise au fil des années, encore aujourd’hui, je doute de tout
vendredi 6 août 2010
C'est la vie
Chaque année des milliers de torses velus, des centaines de douces papates délicatement ourlées se trouvent atteints par une insipide et froide glabreté.
On fait le silence sur ces millions de poils innocents.
Pour que cesse le massacre, pour que cesse la dictature des corps lisses, je déclare que ce blog respecte le Poil. »
jeudi 15 juillet 2010
L'instant présent
mercredi 30 décembre 2009
J'attends l'impossible
C’est l’amour seul qui peut me sauver et c’est l’amour qui m’a détruit (Sarah Kane) Phrase terrible, insupportable et tellement vraie, sinon que je voudrais en inverser les termes : c’est l’amour seul qui peut me détruire et c’est l’amour qui m’a sauvé !
En quelques heures, je suis tombé raide dingue amoureux d’un homme de vingt ans mon cadet, lui-même sinon détruit en tout cas bien abimé par un chagrin d’amour. Comment est-ce possible ? Cela ne m’était pas arrivé depuis… très longtemps, si longtemps ! C’est une joie et un fardeau. Je voudrais tout faire pour lui, le consoler, l’aider, être à ses côtés au quotidien, alors qu’il traverse une période où il n’est pas capable de s’impliquer de se projeter ; où il a peur de ses émotions, de lui-même et encore plus des autres…
Pour moi, ce qui est positif, c’est que j’accepte cet élan, que je retrouve une libido que je croyais perdue. Ce qui est plus trouble c’est ce rapport à la détresse ou ce que je perçois comme telle, à ma phobie absolue du suicide, une culpabilité qui résonne avec des histoires passées…
A ma décharge, je crois que le monsieur en question n’est pas désagréable à regarder, qu’il est loin d’être con et qu’il exerce dans un domaine artistique un talent certain. Alors, oui, c’est un peu mégalo de croire que moi, petit vieux, je puisse avoir assez de séduction, de savoir faire pour tirer un homme du désespoir et lui faire retrouver l’amour, celui qui sauve ! Et qu’en plus cet amour le porte vers moi !
Mais comme je suis un grand garçon et que je l’aime vraiment, j’espère juste que je peux l’aider et être un ami véritable pour lui.
Bref, je ne sais pas pourquoi j’écris ceci sous « J'attends l'impossible » car j’ai bien l’intention de faire tout ce qui est possible pour faire mentir Sarah Kane.
vendredi 12 juin 2009
Aujourd'hui rien d'impossible
La preuve, j’ai réussi à aller à la piscine hier et j’avais décidé d’y retourner aujourd’hui pour participer à un cours d’aqua gym. Bon d’accord, le cours est à 12h15 et je commence à écrire ce nouveau message à 12h07. C’est donc râpé pour le cours et comme je commence à avoir faim, je pense que la piscine (qui n’est ouverte que de 12 à 14 heures) m’attendra bien jusqu’à demain. Si vraiment je suis héroïque, j’irais peut-être jusqu’à me baigner dans la Méditerranée qui a des horaires d'ouverture plus amples… Mais je crois que j’attendrai encore quelques jours.
Je n’ai pas nagé très longtemps mais ce qui a été important pour moi, c’est de réussir à me montrer en maillot de bain avec le gros bide balafré qui est le mien. La cicatrice de l’opération est installée là à vie mais j’espère bien qu’entre régime alimentaire et exercice physique le gros bide va s’effacer un peu.
Aujourd'hui rien d'impossible
mardi 9 juin 2009
Un jour après l'autre
Chaque jour qui passe me laisse le sentiment amer de n’avoir pas eu le temps de faire tout ce que j’avais à faire, tout ce que j’avais envie de faire, de n’avoir pas eu assez de temps pour ne rien faire… Et vraiment, je ne comprends pas comment j’ai pu travailler 34 années, 3 mois et 5 jours pour l’éducation nationale et le ministère de la culture sans oublier les 6 années et 9 mois de petits boulots pendant mes études. Et encore avant cela, les heures de présence en cours, le travail à faire à la maison, les corvées de jardinage… Malgré tout, j’ai lu, beaucoup lu, j’ai écouté de la musique, je suis allé au cinéma, au théâtre, parfois même à l’opéra, j’ai vu des expositions, j’ai passé du temps avec mes amis tout ça en travaillant. Mais comment réussit-on à faire tout cela ? Aujourd’hui, le travail ne me manque absolument pas ; c’est vraiment une joie cette absence de contrainte, d’obligation, de stress. Mais malgré tout, je manque de temps. Je n’ai plus le temps de lire, même si l’envie revient peu à peu. La pile des livres à lire s’élève lentement sur ma table de chevet. Les jours passent, un jour après l’autre


