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mardi 19 décembre 2017

Calèche


Pour le rendez-vous des Scènes de rue de Covix, je publie cette photo prise en décembre 2013 à Nice près de l’église Saint-Roch. Comme souvent à Nice, il y a plus de soleil que de neige, aussi le Père Noël a échangé son traineau habituel contre cette calèche. Je n’ai pas vu si elle était tirée par des rennes comme le voudrait la tradition.

Vous pouvez voir les photos des autres participants à ce rendez-vous des Scènes de rue en cliquant ici en fin de journée.

samedi 23 janvier 2016

Date limite



Pour ce rendez-vous hebdomadaire des 24 heures photo organisé par Patricia, je publie une photo prise mercredi 20 janvier de ce qui reste d’un paquet de macarons d’Amiens que mes amis Olivier et Marin m’ont rapporté pour me remercier d’avoir nourri leur chat pendant leur séjour de fin d’année dans la ville natale d’Olivier. Compte-tenu de ce qui reste je pense être parfaitement capable de finir leur dégustation avant la date de péremption. Si vous êtes dans le Nord de la France, vous devez connaître les boutiques de Jean Trogneux qui fabrique ces délicieux macarons sinon vous pouvez en commander en allant sur son site web en cliquant ici.
Vous pouvez voir la liste des autres participants à ce rendez-vous des 24 heures photo en cliquant ici.

vendredi 14 août 2015

Galet



Ce splendide arbre a été dessiné au crayon à papier sur un galet ramassé sur la plage de Nice par Marta, une jeune Espagnole que j’ai reçue trois jours dans le cadre du réseau social Couchsurfing. Bien que cela ne soit pas une obligation les couch surfers offrent parfois un cadeau de bienvenue ou un cadeau de départ à leur hôte. Vous pouvez voir ainsi quelques-uns des objets que l’on m’a offerts en cliquant ici. Ce galet m’a particulièrement touché par sa beauté certes mais aussi par la façon discrète dont il a été laissé sur la table de marbre de mon séjour et encore plus par le fait que Marta qui a cessé de peindre et dessiner depuis quelque temps m’ait dit qu’elle espérait avoir retrouvé son inspiration dans l’environnement niçois. J’attends de ses nouvelles avec impatience.    

lundi 6 avril 2015

Festin des cougourdons



Dimanche 29 mars avait lieu à Cimiez le Festin des cougourdons. Des cultivateurs de la région comme celui-ci venu de Vence vendent ces cucurbitacées dans leur état brut naturel mais déjà desséchés.
Sur la table voisine les cougourdons ont été ouverts et accueillent dans leur intérieur des crèches de Noël ou d’autres petits décors.
Ceux-ci ont été polis et peints de paysages provençaux et je me permets de recopier le poème encadré posé sur la table :
« De la terre je suis né,
Un brave homme m’a soigné
Très vite je suis devenu élevé,
Et sa tonnelle m’a prêté
Tant que j’étais jeune et lourd.
Puis svelte, je suis devenu,
Et un bois léger, me voilà adulte.
Ma tige noueuse se dresse
Comme le cou d’un jeune cerf
Frotté, peaufiné, je suis doré à souhait.
Si l’on vide mes flancs des grains
Qui généreusement les tapissent,
Je garde frais l’eau ou le vin
Qu’emportent le berger, le paysan ou le touriste.
J’offre mon galbe et mes charmes
A la caresse de l’artiste, la fantaisie de son âme
A sa plume, son pinceau ou sa pointe de feu
Pour que, d’un sourire, il éclaire nos yeux.
Compagnon ou objet de décoration,
De bonheur, je suis porteur. »
         A.  Danesi
Le ventre un peu rond et le visage bien sympathique
Aux couleurs éclatantes
Le festin des cougourdons, c’est aussi musique et danse traditionnelles
Sur le stand des auteurs locaux, si j’ai choisi de photographier Jérémy Taburchi que les fidèles de ce blog connaissent déjà, c’est surtout car il a posé devant lui deux cougourdons roses qu’il a sculpté à l’imprimante 3D, voir sur son site. J’ai acheté trois livres à ses voisins de table : Christine Baron, Cathie Fidler et Jean-Pierre Laheurte. Bien que mon blog ne soit pas un blog littéraire, j’essaierai d’en reparler car les deux premiers que j’ai déjà lus m’ont plus.
Pour terminer ce reportage, je ne peux pas laisser cachée dans les commentaires la chanson en nissart que Mireille m’a envoyée avec sa traduction en français.

Mounten damoun, su la coulina,
Es lou festin dei Cougourdoun.
Dejà flourisse l’aubepina,
L’aria n’es plèn de rigaudoun.
En arriban su la placetta
Croumperen toui un cougourdoun
Per lou coursage de Babetta,
Ai Cougourdoun,
O ben lou « fichu » de Rousetta,
Ai Cougourdoun.

Montons là-haut, sur la colline,
C’est le festin des Cougourdons.
Déjà fleurit l’aubépine,
L’air est plein de rigaudons.
En arrivant sur la placette
Nous achèterons tous un cougourdon
Pour le corsage de Babette,
Aux Cougourdons,
Ou bien pour le fichu de Rosette,
Aux Cougourdons.

Que bèu festin, lu Cougourdoun,
Doun renaisse la tradicioun.
En lu jardin, en lou bouissoun,
Es lou festin dei Cougourdoun.

Quel beau festin, les Cougourdons,
Où renaît la tradition.
Dans les jardins, dans les buissons,
C’est le festin des Cougourdons.

Dòu viei camin fin ai Arena,
Qu en tranvai e qu à pen,
Dòu pouòrt à la Madalena,
Toui vers Cimiès mounton li gen.
Lu amourous en li tounela
Coumparon lu siéu cougourdoun.
La partida es ben plu bella,
Ai Cougourdoun,
Coura siès m’una doumaisella,
Ai Cougourdoun.

Du vieux chemin jusqu’aux Arènes,
Qui en tramway et qui à pied,
Du port à la Madeleine,
Tous, vers Cimiez, montent les gens.
Les amoureux dans les tonnelles
Comparent leurs cougourdons.
La partie est bien plus belle,
Aux Cougourdons,
Quand tu es avec une demoiselle,
Aux Cougourdons.

Un bouon papa me la siéu vieia
S’en soun mountat dòu viei camin,
Per s’en anà fin à la gleia
Tout en cuhièn de daissemin.
Si rapellon la siéu jouinessa,
Aquèu bèu tem dei Cougourdoun
Coura Lisoun s’èra proumessa,
Ai Cougourdoun,
En lou soulèu que lu caressa,
Ai Cougourdoun.

Un bon papa avec sa vieille
S’en sont montés au vieux chemin,
Pour s’en aller à l’église
Tout en cueillant du jasmin.
Ils se rappellent leur jeunesse,
Ce beau temps des Cougourdons
Quand Lison s’était promise,
Aux Cougourdons,
Dans le soleil qui les caresse,
Aux Cougourdons.

C’est à Mireille Cœur de soleil et à son mari Antoine que je dédie cette publication exceptionnellement longue.