Hier soir, j’ai assisté à un concert de l’Orchestre
philharmonique de Nice entièrement consacré à Richard Strauss en compagnie d’Uli,
un étudiant allemand que j’héberge quelques jours dans le cadre du Couch
Surfing. Si j’ai titré ainsi ce billet, c’est par référence au film des Marx
Brothers Une nuit à l’opéra. En effet
je ne sais pas si je dois rire ou pleurer de l’Opéra de Nice.
La dernière fois que j’ai tenté d’y aller assister à
une opération portes ouvertes avec répétition publique je me suis heurté à des
portes closes sans la moindre affiche annonçant ou expliquant l’annulation de
cette opération. Ce vendredi après-midi nous passons avec Uli voir s’il reste
des places pour le concert du soir et Uli n’était pas sûr, malgré sa carte d’étudiant,
de pouvoir bénéficier du tarif à 5€ car il a plus de 26 ans. Je le laisse
demander sa place et la caissière lui en donne une sans hésiter mais le place
au poulailler en lui précisant comme si elle lui faisait une faveur qu’il est
au premier rang. Je demande s’il y a une place à tarif normal à côté de lui.
Réponse oui. Puis je demande si par hasard, il ne reste pas deux places à l’orchestre.
Réponse oui et la caissière nous propose des places au septième rang plus près
du côté jardin que du centre de la salle. Pour payer les places elle exige une
carte bancaire car bien que son métier consiste à vendre des places à longueur
de journée, elle n’a pas de monnaie ! Elle ne nous demande pas si nous
avons l’appoint, elle veut une carte bancaire. Point.
Quelques heures plus tard nous entrons dans la salle
pour constater que le taux de remplissage est de l’ordre de 60%. Que dans notre
rangée, il y a des sièges libres mieux placés que ceux attribués, nous les avons occupés mais si l'on s’était laissé faire nous serions au poulailler ! L’art
et la manière de faire chier le peuple doit être la règle d’or du personnel de
cette institution.
A part ça le concert n’était pas mal. Je n’ai pas
trop accroché à la Rêverie près de l’âtre.
J’ai beaucoup aimé le Concerto pour cor
n° 2 en mi bémol majeur avec en soliste virtuose Stefan Dohr et j’ai
apprécié aussi Une symphonie alpestre
qui était la seule pièce du programme que je connaissais.
Vous trouverez les autres participants à cette chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo de la semaine
