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samedi 18 mai 2013

Un soir à l’opéra



Hier soir, j’ai assisté à un concert de l’Orchestre philharmonique de Nice entièrement consacré à Richard Strauss en compagnie d’Uli, un étudiant allemand que j’héberge quelques jours dans le cadre du Couch Surfing. Si j’ai titré ainsi ce billet, c’est par référence au film des Marx Brothers Une nuit à l’opéra. En effet je ne sais pas si je dois rire ou pleurer de l’Opéra de Nice.
La dernière fois que j’ai tenté d’y aller assister à une opération portes ouvertes avec répétition publique je me suis heurté à des portes closes sans la moindre affiche annonçant ou expliquant l’annulation de cette opération. Ce vendredi après-midi nous passons avec Uli voir s’il reste des places pour le concert du soir et Uli n’était pas sûr, malgré sa carte d’étudiant, de pouvoir bénéficier du tarif à 5€ car il a plus de 26 ans. Je le laisse demander sa place et la caissière lui en donne une sans hésiter mais le place au poulailler en lui précisant comme si elle lui faisait une faveur qu’il est au premier rang. Je demande s’il y a une place à tarif normal à côté de lui. Réponse oui. Puis je demande si par hasard, il ne reste pas deux places à l’orchestre. Réponse oui et la caissière nous propose des places au septième rang plus près du côté jardin que du centre de la salle. Pour payer les places elle exige une carte bancaire car bien que son métier consiste à vendre des places à longueur de journée, elle n’a pas de monnaie ! Elle ne nous demande pas si nous avons l’appoint, elle veut une carte bancaire. Point.
Quelques heures plus tard nous entrons dans la salle pour constater que le taux de remplissage est de l’ordre de 60%. Que dans notre rangée, il y a des sièges libres mieux placés que ceux attribués, nous les avons occupés mais si l'on s’était laissé faire nous serions au poulailler ! L’art et la manière de faire chier le peuple doit être la règle d’or du personnel de cette institution.
A part ça le concert n’était pas mal. Je n’ai pas trop accroché à la Rêverie près de l’âtre. J’ai beaucoup aimé le Concerto pour cor n° 2 en mi bémol majeur avec en soliste virtuose Stefan Dohr et j’ai apprécié aussi Une symphonie alpestre qui était la seule pièce du programme que je connaissais.

Vous trouverez les autres participants à cette chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo de la semaine