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mardi 3 février 2015

Quel petit vélo



C’est vélo qui a été choisi comme thème des photos à publier sur le blog collectif du Défifoto auquel je participe chaque premier jour du mois.
Voici mes photos de vélos peints ou tatoués auxquelles ont échappé les lecteurs du blog collectif Défifoto.
Le vélo blanc sur fond vert peint au sol indique une piste cyclable.
Le vélo noir barré d’une croix rouge indique que cet espace, en l’occurrence un trottoir, est interdit aux cyclistes.
Je vous laisse interpréter ce panneau exposé dans une galerie d’art niçoise mais il ressemble fort à une cible.
Celui-ci est tatoué sur le bras d’un cycliste turc qui est venu à Nice en vélo.
Vous pouvez aller voir tous les vélos publiés sur le blog Défifoto en cliquant ici. Et si vous ne savez pas quoi lire précipitez vous sur Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?  de Georges Perec.

lundi 24 janvier 2011

Je doute de tout


Depuis le mois de novembre dernier je participe au groupe Facebook Le tour du jour en 80 mondes auquel Pierre Ménard m’a convié. On y publie une photo de Google Street View avec le texte qu’elle nous inspire ou à partir d’une idée, on cherche l’image correspondante… J’y ai souvent fait référence à Georges Perec et aussi aux pages 48. Si bien que Pierre Ménard m’a suggéré de lire W ou le souvenir d’enfance pour son site de lectures versatiles : Page 48 ; pour écouter le résultat cliquer ici
Je me suis lancé dans cette lecture sans préparation, j’ai décroché mon téléphone, ouvert le bouquin de Perec à la bonne page et composé le numéro, sans même faire une lecture préalable comme pour une répétition. Résultat j’ai buté sur le mot illustré mais en m’écoutant ensuite cela m’a semblé quand même audible. La surprise principale étant que j’ai entendu ma voix plus aigüe que je ne l’entends quand je parle. Mais il paraît que c’est un phénomène habituel. Et surtout cela m’a rappelé la première fois que j’ai entendu un enregistrement de ma voix. J’avais 19 ans, j’étais étudiant à l’INSA de Lyon et sans que je le sache des copains de la troupe théâtrale que j’allais voir dans leur chambre m’ont enregistré pendant quelques minutes avant de diffuser cette conversation dont j’ai oublié la teneur. Ce dont je me souviens par contre, ce sont les éclats de rire qui ont ponctué cette diffusion et encore plus de ma honte de m’entendre parler de façon efféminée. Il faut dire qu’à l’époque je n’assumais pas encore vraiment mon homosexualité même si j’en étais parfaitement conscient. Je peux vous assurer que pendant les heures, les jours, les mois et les années qui ont suivi, j’ai toujours fait attention à la modulation de ma voix. Et si je milite pour le droit à la différence, je crois qu’au fond de moi, je préfère encore le droit à l’indifférence. Et malgré l’assurance acquise au fil des années, encore aujourd’hui, je doute de tout