L’eau chaude que je peux faire couler aux robinets
de la cuisine et de la salle de bains est produite par un chauffe-eau électrique
de 200 litres qui occupe une partie d’un placard de ma chambre d’amis.
Le promoteur qui a construit il y a 4 ans l’immeuble
où j’habite a choisi le modèle le plus bas de gamme afin d’augmenter ses marges
bénéficiaires et comme en plus j’ai eu la négligence de ne pas souscrire de
contrat d’entretien ni d’aller inspecter chaque jour ce qui se passait derrière
cette porte de placard, j’ai eu il y a quelques jours la désagréable surprise de
découvrir une flaque d’eau marronnasse devant ce placard.
J’ai aussitôt épongé, mis une cuvette sous le
chauffe-eau qui fuyait goutte à goutte et appelé un plombier. Celui-ci m’a
proposé soit de changer le chauffe-eau par un d’une qualité supérieure dans la
même marque soit de réparer l’actuel pour une somme modique représentant 50% du coût
de la première solution. J’ai donc opté pour l’achat d’un nouvel appareil qui a
été livré et installé deux jours plus tard, pendant que son prédécesseur
continuait à fuir tout en produisant l’eau chaude nécessaire. Pendant les deux
jours d’attente, je vidais la cuvette 3 à 4 fois par jour, tout allait bien…
Enfin c’est ce que je croyais, parce que dans l’autre
partie du placard, l’eau avait ruisselé et imbibé les cartons posés au sol sous
la penderie. Quand j’ai vu les traces d’humidité et de moisissure, j’ai sorti
ces cartons et examiné leurs contenus.
Ces cartons contenaient des œuvres d’art estampes,
gravures, sérigraphies sur papier ou sur toile, des photographies, des affiches
et autres souvenirs comme des dessins d’enfance…
J’ai essayé de faire sécher le maximum de choses,
mon appartement c’est transformé en étendoir.
Il va falloir que je me renseigne sur ce qui est
possible de faire pour sauver les pièces les moins abimées et celles qui me tiennent
le plus à cœur.
C’est parfois les larmes aux yeux que je retrouvais
certains documents, j’en parlerais sans doute d’ici quelques jours à propos de
la mémoire. Quant aux larmes, je les ai retenues pour ne pas ajouter à ces dégâts des eaux