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mardi 17 novembre 2015

Journal intime



Ce sont six pages du journal intime qui en compte neuf, que Gérard Duchêne a édité sous le titre de Journal d’IL. J’ai encadré et accroché sur un mur de mon séjour l’intégralité du Journal d’IL, même si ma photo n’en montre que six. C’est une œuvre qui date de novembre 1980, lithographiée en 10 exemplaires, mon exemplaire est le septième. Ce qui me fascine dans cette œuvre, c’est que l’on voit bien qu’il s’agit d’écriture mais que c’est impossible à lire. Gérard Duchêne l’a écrit avec en guise d’encre un produit solvant qui creusait le support de l’écriture. Quand la plume était presque sèche, les lettres sont parfaitement lisibles mais quand il y a un peu trop de solvant le contour de la lettre s’estompe ou disparaît complètement, à la place d’un mot on ne voit qu’une tache.
En janvier 2015, un hommage a été rendu à Gérard Duchêne (1944-2014) à Lille, voir plus d’information en cliquant ici.

lundi 19 octobre 2015

Les secrets



Ce tableau d'Elisabeth von Wrede a pour titre « Les secrets ». Je l’ai remarqué et photographié samedi 17 octobre au 2e salon international d’art contemporain qui se tenait sous le nom d’art3f au palais des expositions de Nice. Un panneau placé à côté du tableau précise : « Seul l’acquéreur de ce grand carré de toile saura, par un document exclusif, le secret exact que l’Artiste aura écrit sur l’œuvre, tracé au départ de sa propre main en noir sur toute la surface traitée en ocre aux pigments naturels… puis majoritairement recouvert de ses blancs. Une façon exclusive de comprendre les pensées… secrètes… de cette artiste si contemporaine et novatrice. » J’ai toujours été fasciné par les textes que je ne pouvais pas lire, j’ai sur les murs de mon appartement une série de lithographies de Gérard Duchêne intitulée Journal d’IL. C’est son journal intime mais écrit avec une encre qui dissout le support. Seules sont lisibles quelques lettres par-ci par-là quand la plume est presque sèche. Voir le site web d'Elisabeth von Wrede en cliquant ici.

mercredi 18 juillet 2012

Dégâts des eaux


L’eau chaude que je peux faire couler aux robinets de la cuisine et de la salle de bains est produite par un chauffe-eau électrique de 200 litres qui occupe une partie d’un placard de ma chambre d’amis.
Le promoteur qui a construit il y a 4 ans l’immeuble où j’habite a choisi le modèle le plus bas de gamme afin d’augmenter ses marges bénéficiaires et comme en plus j’ai eu la négligence de ne pas souscrire de contrat d’entretien ni d’aller inspecter chaque jour ce qui se passait derrière cette porte de placard, j’ai eu il y a quelques jours la désagréable surprise de découvrir une flaque d’eau marronnasse devant ce placard.
J’ai aussitôt épongé, mis une cuvette sous le chauffe-eau qui fuyait goutte à goutte et appelé un plombier. Celui-ci m’a proposé soit de changer le chauffe-eau par un d’une qualité supérieure dans la même marque soit de réparer l’actuel pour une somme modique représentant 50% du coût de la première solution. J’ai donc opté pour l’achat d’un nouvel appareil qui a été livré et installé deux jours plus tard, pendant que son prédécesseur continuait à fuir tout en produisant l’eau chaude nécessaire. Pendant les deux jours d’attente, je vidais la cuvette 3 à 4 fois par jour, tout allait bien…
Enfin c’est ce que je croyais, parce que dans l’autre partie du placard, l’eau avait ruisselé et imbibé les cartons posés au sol sous la penderie. Quand j’ai vu les traces d’humidité et de moisissure, j’ai sorti ces cartons et examiné leurs contenus.

Ces cartons contenaient des œuvres d’art estampes, gravures, sérigraphies sur papier ou sur toile, des photographies, des affiches et autres souvenirs comme des dessins d’enfance…
J’ai essayé de faire sécher le maximum de choses, mon appartement c’est transformé en étendoir.

Il va falloir que je me renseigne sur ce qui est possible de faire pour sauver les pièces les moins abimées et celles qui me tiennent le plus à cœur.
C’est parfois les larmes aux yeux que je retrouvais certains documents, j’en parlerais sans doute d’ici quelques jours à propos de la mémoire. Quant aux larmes, je les ai retenues pour ne pas ajouter à ces dégâts des eaux