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samedi 20 juillet 2013

Christèle



J’ai photographié ces roses mercredi 17 juillet à l'entrée du crématorium de Nice où j’accompagnais une amie trop tôt disparue.
A la demande de Claudine une amie commune parisienne qui ne pouvait se joindre à nous, j’ai lu cette prière amérindienne pour les proches de Christèle.
Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j'ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté !
Je vous remercie pour l'amour que chacun m'a démontré !
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et la vie continue !
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher Je serais là,
Et si vous écoutez votre coeur, vous sentirez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai !
Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu !
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer !
Je ne suis pas là, je ne dors pas !
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit !
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.
Vous trouverez les autres participants à cette chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo de la semaine

mercredi 10 juillet 2013

La nostalgie du présent



Serge, Mathias, Christèle…
Pourquoi sont-ils partis ? Comment ont-ils pu quitter celles et ceux qui les aimaient, les laissant dans la douleur et dans la culpabilité de n’avoir pas su être aussi présents qu’il aurait fallu.
Serge, Mathias, Christèle…
Je vous aimais

Oui, je sais, c'est le verbe aimer conjugué à l'imparfait, hélas. D'où plus forte est ma nostalgie du présent.

samedi 23 juin 2012

Pink Parade


La Pink Parade, c’était samedi dernier à Nice en suivant ce parcours
Parcours assez bandant dont le tracé me semble comporter un message subliminal… allant bien au-delà du slogan officiel qui était : « En 2012, l’égalité n’attend plus ! »
Dans la foule immense à l’échelle de Nice (5.000 manifestants selon la police) j’ai rencontré un Indien d’une quarantaine d’années passant quelques jours à Nice qui mettait pour la première fois de sa vie les pieds fièrement dans une marche de ce type. Et il a tenu à le faire de manière militante portant un drapeau et marchant derrière une banderole. Ni dans son pays où le sujet relève du tabou, ni aux États-Unis où il a vécu quelques années dans une ville de Californie avec une Gay Pride renommée, il n’avait osé manifester de peur d’être reconnu.
Le message subliminal que je perçois ici est : vous qui pouvez, d’un point de vue légal et d’un point de vue psychologique manifester votre fierté, revendiquer l’égalité des droits, faites-le pour tous ceux qui ne peuvent le faire.
Heureuse surprise la foule est composée de gens de tous genres, homme, femme, transsexuel-le, travestiE, hétéro, homo, bisexuel-le, intersexe, queer. Et parmi ceux-ci j’ai le plaisir de me voir rejoindre par un couple hétérosexuel de mes amis qui étaient là pour manifester leur solidarité, leur soutien à la foule mais aussi plus précisément à un couple de lesbiennes qui viennent d’adopter un enfant mais qui aux yeux de la loi n’ont pas les mêmes droits, l’une est officiellement la mère, l’autre bien que pacsée avec la mère n’a aucun droit ni autorité sur l’enfant qu’elle aime et élève ni plus ni moins que sa compagne.
Alors pour toutes ces raisons ou bien d’autres, je vous invite à participer aux Marches des fiertés à Tours le 26 mai, à Paris le 30 juin, au Mans ou à Marseille le 7 juillet, les autres marches ayant déjà eu lieu à Angers, Biarritz, Bordeaux, Caen, Lille, Lyon, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Rennes, Strasbourg et Toulouse ou aux Gay Pride dans les pays où elles sont autorisées. À Nice, c’était la neuvième année de la marche qui pour des raisons historiques et locales s’appelle et ce n’est pas plus mal, la Pink Parade.

mardi 11 mai 2010

Le monde change vous aussi


Depuis quelques mois, je participe au Comité de lecture du Théâtre national de Nice pour lequel j’ai lu le livre suivant :
Sur la corde raide [Texte imprimé] ; suivi de L'enfant perdue : théâtre / Mike Kenny ; textes français de Séverine Magois ; [ill. par Hanno Baumfelder]. - Arles : Actes Sud-Papiers, 2004 (42-Saint-Étienne : Impr. Dumas-Titoulet). - 81 p. : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 21 cm. - (Heyoka jeunesse) (Actes Sud-Papiers, ISSN 0298-0592).
Trad. de : "Walking the tightrope" et : "The lost child"
ISBN 2-7427-5198-X (br.) : 10,50 EUR.
Voici mes notes de lecture pour L’enfant perdue :
Résumé : Un rétameur et sa fille traverse une forêt, le rétameur fait du feu pour éloigner les loups, se réchauffer et faire à manger mais il interdit à sa fille Prunelle de toucher au feu. Prunelle, restée seule à côté du feu, le laisse s’éteindre par respect pour les interdictions de son père. Quand celui-ci revient Prunelle a disparu, il part à sa recherche et interroge tous les personnages rencontrés (oiseau, arbre, grenouille, taupe, loup…). C’est seulement quand il ranime le feu et qu’il promet aux loups d’apprendre à sa fille à connaître le feu et non de le redouter qu’elle lui est rendue.
Avis : Pièce pour jeune public (maternelle et premier cycle du primaire) simple et didactique, avec la même idée déclinée à chaque rencontre avec les différents personnages rencontrés lors de la quête du rétameur. La seule interrogation que j’ai est que le message me semble s’adresser plus aux parents qu’aux enfants !
Et celles pour Sur la corde raide :
Résumé : Esmé comme tous les ans vient voir son grand-père. Mais cette année, sa grand-mère n’est plus là ! « Tous les ans, certaines choses demeurent pareilles et d’autres changent. »
Avis : Pièce pour jeune public (maternelle et premier cycle du primaire) écrite par l’auteur qui venait de perdre son père quand son propre fils avait trois ans. Métaphore sur la vie et la mort, texte assez poétique avec des références constantes à l’univers ludique du cirque et à l’éternel recommencement avec la lancinante présence de la marée. Pièce créée le 24 janvier 2005 à Jouars-Pontchartrain.

Sur la corde raide a été retenue pour être lue par des comédiens du TNN en public dans l’auditorium de la bibliothèque Louis Nucéra le samedi 24 avril à 15 heures. Quelques jours auparavant, des amis parisiens m’ont incité à rencontrer une de leurs amies niçoises, elle aussi. Je l’ai invitée à venir assister à cette lecture, tout en la prévenant du sujet car elle venait de vivre un deuil, son ami s’étant suicidé pendant qu’elle passait quelques jours de vacances à Paris chez nos amis communs. Ce texte que j’ai lu, que je connaissais et que j’imaginais être poétique et pour un public d’enfants ; ce texte entendu, porté par la voix de deux comédiens m’a soudain bouleversé. Je me suis rendu compte que je pleurais, les larmes coulant sur mon visage. La présence de Christèle à mes côté n’y était sans doute pas pour rien. Je pense que c’est la force et la qualité d’un grand et beau texte de s’adresser à chacun, petits ou grands. C’est aussi la magie du théâtre, un texte lu des yeux et un texte dit à haute voix n’ont pas la même résonance. « Tous les ans, certaines choses demeurent pareilles et d’autres changent. »
Le monde change vous aussi