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samedi 3 septembre 2016

Au 4 bis



La semaine dernière Mireille en commentaire de ma photo signalait que l’on peut voir une plaque sur l’hôtel que tenait la mère de Romain Gary au 7 boulevard Grosso dans le quartier des Baumettes. Je suis allé la photographier et je la publierai un de ces jours. Pas loin j’ai découvert l’avenue Depoilly du nom d’un ancien industriel de la Somme qui a construit tout un lotissement avec de très beaux immeubles Belle Époque et même pour certains Art Déco. Au numéro, 4 bis il y a deux très beaux bâtiments typiquement niçois, on aperçoit à droite la villa Faidherbe que vous pourrez mieux voir en cliquant ici. J’ignore le nom de cette petite villa décorée de faïence bleue avec une frise décorative sous le toit, elle est tout à fait typique de l’architecture niçoise Belle Époque.
Vous pouvez voir la liste des autres participants à ce rendez-vous des 24 heures photo en cliquant ici.

jeudi 14 mai 2015

Magnus Hirschfeld


Double anniversaire aujourd’hui pour Magnus Hirschfeld : le quatre-vingtième anniversaire de sa mort à Nice et le cent-quarante-septième de sa naissance à Kolberg, en Allemagne.
La plaquette dont la couverture figure ci-dessus a été éditée en 2010 par le Mémorial de la déportation homosexuelle (MDH) qui organisa le 14 mai 2010 un dépôt de gerbe en forme de triangle rose sur la tombe de Magnus Hirschfeld au cimetière de Caucade à Nice.
Parmi les personnalités présentes, on voit ici Gerard Koskovich, membre fondateur du Musée de l’histoire GLBT de San Francisco (GLBT History Museum) lire des extraits de L’Âme et l’amour, livre de Magnus Hirschfeld édité en 1935 par Gallimard.
Magnus Hirschfeld, juif et homosexuel était un médecin qui fonda à Berlin l’Institut de sexologie, premier établissement à se consacrer à l’étude scientifique des rapports sexuels. Il militat aussi contre le paragraphe 175 qui criminalisait l’homosexualité. Ce paragraphe 175, datant de 1871 ne sera abrogé qu’en 1994 ! Ne se sentant plus en sécurité dans l’Allemagne qui voyait monter le nazisme, il part aux États-Unis, puis en Suisse. Il est heureusement en exil quand le 6 mai 1933 les nazis attaquent son Institut de sexologie et brûlent sur la place publique sa bibliothèque inaugurant ainsi leurs autodafés. Peu après il s’installe à Nice au Gloria Mansions où il meurt le jour de son soixante-septième anniversaire.
Ce vaste bâtiment de style Art Déco s’étend entre la promenade des Anglais et la rue de France dans le quartier des Baumettes. Ci-dessus, le hall de l’entrée principale et les premières marches de la cage d’escalier à double volée qui est ornée d’un magnifique vitrail.