J’ai
assisté vendredi dernier à la première mondiale de l’opéra de Michel Legrand Dreyfus sur un livret de Didier van
Cauwelaert. J’avais besoin de quelques heures avant d’en rendre compte car je
n’aime pas écrire dans l’urgence. Et n’étant pas un amateur très éclairé, je
préfèrais attendre la parution d’une critique ou d’un compte-rendu. C’est dans
Nice-Matin que j’ai trouvé le premier article.
Mon
avis était fait bien avant la lecture de cet article, j’ai aimé ce spectacle,
j’ai été étonné qu’un certain nombre de spectateurs ne reviennent pas après
l’entracte.
Photo © Jennifer Ashley Tepper
J’ai
applaudi chaleureusement les artistes venus saluer à la fin et au dernier
rappel quand Michel Legrand, jeune homme de 82 ans, est apparu j’ai crié mon
enthousiasme ; je n’étais pas le seul.
Photo
© Gallica-BnF
Bien
que tout le monde ait entendu parler de l’affaire Dreyfus, les détails de cette
lamentable affaire ne sont pas forcément connus. Or le livret de Didier van
Cauwelaert est particulièrement clair. C’est une grande intelligence de sa part
de raconter l’histoire du point de vue du véritable traître le capitaine
Esterhazy. En contrepoint à l’agitation grotesque et pathétique de ce traître,
la présence ininterrompue mais muette d’Émile Zola à l’avant-scène côté cour est
une excellente idée.
Zola
a compris les ressorts de cette affaire veut la mettre sur la place publique et
empêcher l’armée et ses tribunaux militaires de ne rien montrer sous couvert de
secret défense, il lance dans l’Aurore son fameux J’accuse qui va lui valoir un procès civil, condamnation et exil.
Mais la vérité finit par éclater et Dreyfus après bien des années finira par être grâcié et réhabilité.
Vous pouvez entendre deux minutes la voix du commandant Alfred Dreyfus en cliquant ici.
Si vous ne les avez pas déjà lu, vous trouvez deux articles consacrés à cet opéra sur mon blog un premier ici contenant des liens vers des documents liés à l’affaire Dreyfus et un second là. Finalement je me réjouis de n’avoir pas réussi à me débarrasser du billet supplémentaire que j’avais, cela va me permettre de retourner voir Dreyfus à l’opéra de Nice mercredi 4 juin.

