Mathias
Girard photographe photographié photographiant la lecture de Jacques Barbarin
au Pigeonnier à Nice le 29 novembre 2011
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jeudi 17 août 2017
jeudi 5 février 2015
Silence
Un
mot : silence, une photo
Ce
mur peint de la rue du Chevaleret à Paris tout près de la Bibliothèque
nationale de France a pour titre Les
trois âges. Je n’ai malheureusement pas réussi à déchiffrer le nom de l’artiste
qui l’a peint. On y voit le troisième âge réduire au silence le deuxième âge en
lui posant la main sur la bouche tandis que celui-ci aveugle le premier âge
probablement pour lui éviter de voir toutes les horreurs du monde environnant
qui le ferait hurler. Je me permets d’ajouter une photo supplémentaire prise non
loin de là, porte de Charenton par un photographe trop tôt disparu à qui je
tiens à rendre hommage.
Si le silence est d’or,
le bruit est de béton
Photo © Mathias
Girard, juillet 2010
Je
vous invite à aller voir les autres photos autour de ce mot chez les amis du Blog du petit carré jaune dans sa
rubrique AmeGraphique.
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mercredi 10 juillet 2013
La nostalgie du présent
Serge, Mathias, Christèle…
Pourquoi sont-ils partis ? Comment ont-ils
pu quitter celles et ceux qui les aimaient, les laissant dans la douleur et
dans la culpabilité de n’avoir pas su être aussi présents qu’il aurait fallu.
Serge, Mathias, Christèle…
Je vous aimais
Oui, je sais, c'est le verbe aimer conjugué à l'imparfait, hélas. D'où plus forte est ma nostalgie du présent.
Oui, je sais, c'est le verbe aimer conjugué à l'imparfait, hélas. D'où plus forte est ma nostalgie du présent.
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Serge
samedi 16 février 2013
Saint-Pierre-d’Arène
L’église Saint-Pierre-d’Arène a été construite en
1762 près de la plage (arena en nissart) dans un style vaguement gothique. Peu
de guides touristiques la mentionnent et ceux qui le font précisent que sa
décoration intérieure est pauvre. On peut y accéder soit par le 60 de la rue de
France soit par la rue de la Buffa à hauteur du numéro 52 (bien qu’elle soit
sur le trottoir numéroté impair !). Le curé de la paroisse fait feu de
tout bois pour remplir son église : bénédiction des téléphones portables,
bénédiction des animaux, accueil des jeunes de l’école primaire, des retraités,
des plus démunis, concert de la garde républicaine… et le mercredi des Cendres,
c’est une messe pour les artistes. Durant cette messe où des prières sont
faites pour les artistes décédés dans l’année écoulée, il avait été annoncé un
hommage à Mathias Girard. C’est la raison pour laquelle je m’y suis rendu, bien
que non croyant et un peu étonné que l’église catholique s’intéresse aux
suicidés.
Mathias Girard dont j’avais fait la connaissance en
1997 à la Bibliothèque nationale de France puis que j’ai retrouvé à Nice en
2009 était un photographe de talent, un homme engagé dans tous les combats
contre l’injustice, la misère, un mec sympathique. Récemment nous avions parlé
ensemble le 19 janvier pendant la manifestation 2013, égalité maintenant à Nice où je l’ai même photographié et j’ai
passé une partie de la soirée du 22 janvier à discuter avec lui sans percevoir
aucun signe de détresse, sinon qu’il disait avoir du mal à vendre ses photos.
Et samedi dernier j’ai appris qu’il s’était pendu à quelques jours de son 43e
anniversaire. Mathias était une connaissance plus qu’un ami proche, cela ne
m’empêche pas d’être bouleversé par son geste. Son nom a bien été cité au début
de la messe des Cendres mais sans qu’il soit mentionné les circonstances de sa
disparition. Je suis parti au bout d’une heure avant la fin de la messe, très
horripilé par la démagogie du prêtre et encore plus par l’antisémitisme
véhiculé par ses lectures de la bible où tous les défauts stigmatisés étaient
commis habituellement à la synagogue. Cela m’aura quand même permis de parler
de Mathias avec quelques personnes en particulier Teresa, Fabrice et Guy. Cet
article se veut un hommage rendu à Mathias dont vous pourrez voir le travail en
cliquant ici.
Vous trouverez les autres participants à cette
chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo de la semaine
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