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mardi 5 novembre 2013

François-André Vincent (1746-1816) Un artiste entre Fragonard et David

François-André VINCENTLa leçon de dessin ou Un jeune Homme, donnant une leçon de dessin à une Demoiselle
1777 Lavis brun, 0,313 x 0,357 m. © Collection particulière Service presse / MBA Tours

François-André Vincent (1746-1816) Un artiste entre Fragonard et David
du 18 octobre 2013 au 19 janvier 2014

 Le musée des Beaux-Arts de Tours et le musée Fabre de Montpellier s'associent pour concevoir et organiser d'octobre 2013 à mai 2014 la première exposition consacrée au peintre François-André VINCENT (1746-1816), à l'occasion de la publication du catalogue raisonné de l'œuvre de l'artiste publié chez Arthena par Jean-Pierre Cuzin, ancien conservateur général du département des peintures du musée du Louvre.

Le commissariat de l'exposition est constitué, aux côtés de Jean-Pierre Cuzin qui a sélectionné peintures et dessins, de Sophie Join-Lambert et Michel Hilaire, directeurs des deux musées, et de deux conservateurs, Olivier Zeder, conservateur en chef à Montpellier et Véronique Moreau, conservateur en chef au musée des Beaux-Arts de Tours.

Les publications récentes ont montré l'importance d'un artiste, aussi bien pour la peinture que pour le dessin, dont les œuvres, entre deux mondes stylistiques, ont pu être confondues avec celles de Fragonard comme avec celles de David. Il tient une place essentielle dans la peinture française comme promoteur des sujets pris à l'Antiquité comme de ceux pris à l'Histoire de France et peut apparaître, à beaucoup d'égards, comme un "préromantique". Son rôle dans le domaine du portrait et particulièrement dans celui du portrait-charge apparaît capital.

L'exposition devrait apporter la révélation d'un grand artiste jusqu'ici méconnu et dont les œuvres enrichissent des collections publiques et privées des plus prestigieuses, tant en Europe qu'à l'étranger. Un tel projet ne peut se concevoir sans faire appel aux musées et collectionneurs français et étrangers. Parmi les collections publiques, plusieurs appartiennent au réseau FRAME (French Regional American Museums Exchange, France et Etats-Unis).

François-André VINCENT, Le temple de la Sibylle vers 1773 Huile sur toile, 0,570 x 0,385 m.
 Marseille, musée des Arts décoratifs et de la Mode, château Borély © Jean Bernard Service presse / MBA Tour

François-André VINCENT,  Portrait de Lemonnier à la tête bandée 1774 – 1775 Huile sur toile, 0,57 x 0,38 m.
 Marseille, musée des Beaux-Arts © Marseille, musée des Beaux-Arts / Chipault-Soligny Service presse / MBA Tours

François-André VINCENT, La Leçon de dessin 1774 Huile sur toile, 0,614 x 0,740 m. 
Paris, collection particulière © Illustria Service presse / MBA Tours

François-André VINCENT, Alcibiade recevant les leçons de Socrate 1777 Huile sur toile, 0,986 x 1,310 m. Montpellier 
Agglomération, musée Fabre © Musée Fabre de Montpellier Agglomération - cliché Frédéric  Jaulmes Service presse / MBA tours

François-André VINCENT, Saint Jérôme dans le Désert écoutant la trompette du Jugement dernier1777 Huile sur toile, 1,776 x 2,420 m. 
Montpellier Agglomération, musée Fabre © Musée Fabre de Montpellier Agglomération - cliché Frédéric Jaulmes Service presse / MBA Tours

François-André VINCENT, Bélisaire, réduit à la mendicité, secouru par un officier des troupes de l’empereur Justinien 1776 Huile sur toile, 0,98 x 1,30 m. Montpellier Agglomération, musée Fabre © Musée Fabre de Montpellier Agglomération - cliché Frédéric Jaulmes Service presse / MBA Tours

François-André VINCENT, Molé et les factieux 1779 Huile sur toile, 3,25 x 3,25 m. Paris, dépôt du musée 
du Louvre à l’Assemblée Nationale © C2RMF – Cliché Thomas Clot Service presse / MBA Tours

François-André VINCENT, Orythie enlevée par Borée vers 1781 Huile sur toile, 0,685 x 0,545 m.
Tours, musée des Beaux-Arts © Tours, musée des Beaux-Arts Service presse / MBA Tours

François-André VINCENT, L’Enlèvement d’Orythie 1782 Huile sur toile, 2,60 x 1,99 m. 
Rennes, musée des Beaux-Arts © MBA, Rennes, Dist. RMN-Grand Palais / Patrick Merret Service Presse / MBA Tours

mardi 8 mai 2012

François Sicard, Buste de Madame Sicard

François Sicard (1862-1934), Buste de Madame Sicard née Scheikewitch (Marbre).
Musée des Beaux-Arts de Tours. Photo Kenza
« Quel est l’auteur au monde qui vous enseignera la beauté aussi bien qu’un regard de femme ?  » 
William Shakespeare

François-Léon Sicard, né à Tours le 21 avril 1862 et mort à Paris en 1934, est un sculpteur français.
Il est pensionnaire de la Villa Médicis à Rome de 1892 à 1895. Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1930. Wikipédia

dimanche 5 février 2012

La Touraine sous la neige...

Frederik Hendrik Kaemmerer (1839-1902), Swept away
La Touraine s'est réveillée ce dimanche 5 février sous dix centimètres de neige!
Batailles de boules de neige acharnées, promenades en luges improvisées
et bonshommes de neige géants pour le plus grand bonheur des enfants...

vendredi 3 février 2012

Tours 1500 Capitale des arts

Jean Bourdichon (vers 1456/1457 – vers 1520/1521): Feuillets des Heures de Louis XII Vers 1498-1502
Louis XII en prière présenté par les saints patrons du royaume Peinture sur parchemin ; 
feuillets détachés : 24,3 x 15,7 cm © The J. Paul Getty Museum,Los Angeles
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Tours 1500 Capitale des arts 
du 17 mars au 17 juin 2012

Le Musée des Beaux-Arts de Tours consacre du 17 mars au 17 juin 2012 une exposition à l’art en Touraine entre Moyen-âge et Renaissance, célébrant, dans une dimension inédite, cette époque charnière que constituent les dernières années de son XVe siècle.
Aucune manifestation de grande ampleur n'a célébré jusqu'ici la plus belle période de l'histoire tourangelle. L'activité artistique, foisonnante, s'y nourrit de la présence de la cours et d'une clientèle richissime.
Les historiens ont depuis longtemps mis en évidence les connexions entre le réseau parisien et celui de la cour établie dans la vallée de la Loire. Le mécénat artistique ligérien oscille entre tradition locale et nouveautés italiennes.
Les découvertes récentes permettent d'affiner nos connaissances sur les réseaux artistiques de l'époque. Il est donc temps de dresser le bilan des travaux entrepris au cours des dernières décennies sur l'âge d'or tourangeau, de révéler les oeuvres découvertes, de tirer parti des dépouillements d'archives inédites, de renouveler la vision d'une période marquée par la rencontre du gothique flamboyant, de l'ars nova, l'illusionisme venu du nord, et des décors arrivant d'Italie.

L’exposition du Musée des Beaux-Arts de Tours, au travers d’une sélection de panneaux peints, manuscrits enluminés, vitraux, sculptures, émaux, tapisseries, met en lumière une production exceptionnelle encore jamais montrée en France et inaugure ainsi la première grande exposition exclusivement consacrée à l’intense floraison artistique de la pré-renaissance tourangelle. 
Une attention toute particulière est portée sur les productions des peintres Jean Poyer, Jean Bourdichon et de leur entourage, sur celles du sculpteur Michel Colombe et des artistes de son atelier. 
C’est donc une manifestation d'une exceptionnelle richesse qui est présentée, avec de nombreux prêts issus de collections publiques ou privées, françaises et étrangères : Paris, musée du Louvre, musée national du Moyen Age, BNF; Lille, Palais des Beaux-Arts; Lisbonne, Fondation Gulbenkian; Londres, British Library, British Museum, Sam Fogg Collection, Victoria & Albert Museum; Los Angeles, J.- Paul Getty Museum... 

Tours 1500, capitale des arts est envisagée depuis plusieurs années, suite à deux acquisitions spectaculaires du Musée des Beaux-Arts de Tours : en 2006, une Vierge de pitié sculptée datable de 1480 environ, provenant de Villeloin (Indre-et-Loire), classée Monument Historique ; en 2007, deux panneaux de l’atelier de Jean Fouquet classés Trésors Nationaux, Christ bénissant et Vierge en prière, entrés dans ses collections grâce au mécénat de PGA Motors. Ce mécénat a permis de créer en septembre 2009 une salle consacrée à ce sujet, enrichie de prêts et dépôts du musée du Louvre et de la Société archéologique de Touraine.      

Suite de Fouquet, Ecole de Tours 1480 Vierge en oraison Huile sur bois: 48,4 x 33,3 cm. 
Classé Trésor National par le ministère de la culture et de la communication en 2007 
Acquis en 2007 pour le Musée des Beaux-Arts de Tours grâce au mécénat de PGA Motors Tours, 
Musée des Beaux-Arts © Tours MBA, cliché Patrick Boyer
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Jean Poyer (documenté entre 1465 et 1498 à Tours; mort avant Pâques 1504) Retable du Liget : Portement de Croix – Crucifixion – Mise au Tombeau. Daté de 1485 Huile sur bois (chêne). H. 143 (panneaux latéraux H. 110) ; L. 283 cm 
Classé monument historique le 17 juin 1901. Loches, Logis royal du Château de Loches © Patrick Boyer
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Solario Andrea : Portrait de Charles d'Amboise. Après 1508 Huile sur bois
 (peuplier) : 75 x 152 cm. Paris, musée du Louvre © RMN, Gérard Blot
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Jean Bourdichon (vers 1456/1457 – vers 1520/1521): Feuillets des Heures de Louis XII 
Vers 1498-1502 Bethsabée au bain Peinture sur parchemin. Feuillet détaché : 24,3 x 17 cm 
Los Angeles, the J. Paul Getty Museum © The J. Paul Getty Museum, Los Angeles
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La Vierge et l’Enfant Fin du premier tiers du XVIe siècle Marbre, traces de polychromie et de dorure 
(yeux de la Vierge et de l’Enfant ; ceinture de ce dernier) : 172 x 52 x 33 cm. Paris, musée du Louvre, 
département des Sculptures. MR Sup. 447. © RMN (Musée du Louvre), cliché Marine Beck-Coppola.
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D'après un modèle de Jean Poyer Vitrail Saint Jean l'Evangéliste Vers 1500 
Verre et plomb: 90 x 83 cm. Tours, Musée des Beaux-Arts © Tours SAT, cliché François Lauginie

samedi 4 juin 2011

Salon du livre au féminin, Chapitre de femmes®

Salon du livre au féminin
Hôtel de ville de Tours
samedi 11 et dimanche 12 juin 2011
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Les Auteurs à l'Honneur

  Grâce à leurs combats, Ménie Grégoire et Madeleine Chapsal ont ouvert la voie à l'émancipation des générations à venir.

  Guillemette de Sairigné est la seule femme à avoir jamais siégé au Conseil des Anciens de la Légion étrangère.

  Chantal Desdordes est la première femme à être élevée au grade d'Amiral au sein de la Marine nationale. Après le service actif, elle se consacre désormais à l'écriture.

  Irène Frain, Marraine du Chapitre, dans son roman aux allures de conte initiatique "La forêt des 29" met en lumière des pionniers de l'écologie moderne.

  Myriam Thibault, tourangelle et bientôt bachelière, nous entraîne avec enthousiasme dans un univers d'écrivain véritable avec "Paris, je t'aime", son premier roman.
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mardi 3 mai 2011

Jean Vimenet, L'Héritage Nabi

Lot 31 - "Autoportrait au chiffon rouge".Huile sur toile signée
et datée en bas à droite: "Vimenet 54".86 x 58,5 cm.
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Jean Vimenet, L'Héritage Nabi
Vente aux enchères dimanche 15 mai 2011
Hôtel de l'Univers, Tours
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97 œuvres rétrospectives pour célébrer
le 97e anniversaire de la naissance de l'artiste.

Jean Vimenet (21 mai 1914 à Tours - 26 mai 1999 à Tours) était un peintre français.

Il entre à quatorze-ans aux Beaux-Arts de Tours et à dix-sept est déjà connu de la bourgeoisie locale pour ses portraits. Il entre à L'Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1932 dans l'atelier de Paul-Albert Laurens, mais après le décès l'année suivante de celui-ci, ses élèves sollicitent Edouard Vuillard qui leur accorde deux matinées par moi. Bientôt seul Vimenet est encore auprès du Maître et l'élève devient ami, pendant quatre ans ils furent très proches.

A l'exposition universelle de 1937 il rencontre Paul Grimault créateur du premier studio de cinéma d'animation français et les frères Prévert. En 1938 Vuillard le fait venir à Genève pour la réalisation de Les muses protégeant la paix commandée par la Société des Nations; il effectue le report aux carreaux.

En 1939 il est mobilisé, Vuillard meurt. Démobilisé en août 1940 il rejoint Grimault et collabore à plusieurs dessins animés. Comme les Nabis autrefois, il collabore au théâtre, à la réalisation de masques, dessine une BD, Une vie de chien ou l'histoire de Charlot pour Libération.

En 1952 il obtient le prix Abd-el-Tif de peintures dont la récompense est un séjour de deux ans dans la villa Abd-el-Tif sur les hauteurs d'Alger.

En 1962, il habite Cachan, et en 1963 joue un garde-chasse dans le film Mouchette de Robert Bresson.

Retourné dans sa terre tourangelle, il s'installe à Neuilly-le-Brignon et travaille son art, peinture et sculpture. Les expositions se succèdent dont une rétrospective en 1985 au Musée des Beaux-Arts de Tours avec 104 oeuvres. En 1983 paraît Vimenet, le statue sous socle écrit par son fils, le même réalisera un film documentaire sur l'oeuvre, Cet homme à la chemise verte (Un peintre secret). Wikipédia

Lot 61 - "La Petite Baigneuse".Taille directe sur pierre calcaire ocrée,
polychrome. 29 x 18,5 x 22,5 cm (9,3 kg).
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Lot 20 - "Hammam d'hommes". Aquarelle signée et datée en bas à droite à l'encre:
" Vimenet 53 ".55,5 x 43,5 cm.
Lot 10 - Sans titre [croquis de deux nus, profil, tête 3/4].Sanguine signée et datée
en bas au centre à la sanguine : " Vimenet 38 ".41 x 23,5 cm. 
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Lot 40 - "La Lampe". Huile sur toile signée et datée en bas à droite :
" Vimenet 57 ".61 x 38 cm. 
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Lot 39 - "L'Atelier à Mondollot". Huile sur toile signée, datée et titrée en bas à gauche:
"Vimenet 58 l'atelier à Mondollot". 114 x 195 cm.
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jeudi 10 mars 2011

Maître Rouillac, Vente Collection François Podevin-Bauduin (suite)

Lot 209- ENCRIER et pique plume en porcelaine d'un buste d'une élégante en fourrure
d'hermine et capeline blanche sur la tête. Pour " NOUVEAUTES 30 bis rue d'Arras Lille "
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Hôtel de l'Univers à Tours 
Dimanche 13 Mars 2011 à 11h
Vente aux enchères (deuxième partie)
Collection François Podevin-Bauduin
Première partie de la vente ICI
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Lot 15- ENCRIER en RÉGULE tête de ménestrel barbu et chapeauté patinée
vert bronze pour un godet encrier sous couvercle charnière (le chapeau).
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Lot 35- ENCRIER Art Déco en BRONZE DORÉ sur une base carré à coins coupés en marbre 
 campan vert. Au centre le godet encrier cubique à décor floral sous couvercle charnière
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Lot 39- ENCRIER en BRONZE DORÉ à sujet d'un lutin moqueur assis sur un tronc
qui dissimule le godet encrier, entouré de champignons à usage de pose plume
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Lot 129- ENCRIER en porcelaine forme octogonale ovoïde pour un godet encrier
et deux trous pique plume. Un décor aux émaux en reliefs de fleurs stylisées
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Lot 165- ENCRIER en porcelaine forme lentille, pour un godet encrier couvert
et trois trous pique plume. Le décor Art Déco est à motifs floraux stylisés
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Lot 173- ENCRIER Art Nouveau en grès, forme flacon lentille pour un godet encrier centré.
Une monture filigree en étain décore le porte godet et le bouchon charnière.
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Lot 174- ENCRIER Art Déco en grès, forme d'une bonbonnière cylindrique ventrue
pour un godet encrier excentré, avec son bouchon et deux trous pique plume
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Lot 187- ENCRIER Art Nouveau en grès sur le thème de la femme. Le plateau de forme
ovoïde à bords irréguliers fait fonction de plumier et reçoit un godet encrier
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Lot 228- ENCRIER de VOYAGE dans un étui de forme cubique en métal habillé de plaques
de nacre rectangulaires ou losangées ornementées d'un gravage en écriture manuscrite
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Lot 282- GRANDE-BRETAGNE). ENCRIER en PORCELAINE sur le thème
Phrénologique (visualisation des zones sensitives et d'activités du cerveau)
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Lot 289- ENCRIER en BARBOTINE d'un plateau plumier en feuilles de nénuphar 
avec deux salamandres de part et d'autre de la fleur qui fait office de godet encrier
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Lot 300- DESVRES. Extraordinaire et rare encrier en porcelaine polychrome
 à dominante jaune et bleu, figurant un ÉLEPHANT
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mardi 8 mars 2011

Richelieu à Richelieu, Architecture et décors d'un château disparu

Richelieu à Richelieu
Architecture et décors d'un château disparu
du 12 mars au 13 juin 2011

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Les musées des Beaux-Arts de Tours et d'Orléans, le musée municipal de Richelieu s’associent pour concevoir et organiser une exposition consacrée principalement aux décors et collections du cardinal de Richelieu, acquis et commandés pour l’ornement de son château familial en Touraine, reconstruit sur les plans de Jacques Lemercier dès 1631.

L’exposition se donne pour objectif de réunir les pièces les plus insignes de la collection de peintures, de sculptures et d’objets d’art afin de reconstituer les ensembles les plus prestigieux de ce château.
Richelieu, l'un des plus grands collectionneurs de son temps, fit bâtir ou réaménager de nombreux châteaux : le Palais-Cardinal, Limours, Rueil, Saujon et Richelieu, le plus important de tous. Le manoir familial était une construction relativement modeste qu'il souhaita néanmoins conserver. Il ordonna à son architecte, Jacques Lemercier, d'englober le bâtiment ancien dans un vaste palais qui, achevé, fut considéré comme l'un des plus beaux d'Europe. Sa destruction presque totale au XIXe siècle ne laissa subsister que d'infimes vestiges.
Dans ce château qu'il ne vit jamais achevé, Richelieu eut soin de rassembler les chefs-d’œuvre de sa collection de peintures et de sculptures.

Le Cabinet du Roi et de la Reine (Musée des Beaux-Arts de Tours)
Le cabinet du Roi, sans aucun doute la pièce la plus prestigieuse, abritait les célèbres tableaux qui ornaient au palais ducal de Mantoue le Studiolo d'Isabelle d'Este et que Richelieu avait acquis vers 1630 (aujourd'hui au musée du Louvre). Pour compléter cet ensemble extraordinaire (peintures de Mantegna, Lorenzo Costa et Pérugin), Richelieu commanda à Poussin trois Bacchanales qui comptent parmi les œuvres majeures de l'artiste (aujourd'hui à la National Gallery de Londres et à Kansas City).
Richelieu demanda l'aménagement de décors peints, en particulier pour l'appartement du Roi et celui de la Reine. Une partie de ce décor, attribué à Nicolas Prévost, est aujourd'hui conservée au musée des Beaux-Arts d'Orléans.

La Galerie des Batailles (Musée Municipal de Richelieu et Musée des Beaux-Arts d'Orléans)
Située au premier étage de l'aile nord du château, la Galerie des Batailles (70 mètres de long et 10 mètres de large) déroulait sur ses murs un programme iconographique d'une exceptionnelle richesse, à la gloire des campagnes militaires menées par Louis XIII et Richelieu, à l'intérieur et à l'extérieur du royaume : 12 sièges de villes et 8 batailles.
De ce prestigieux décor conservé jusqu'à la Révolution, il reste aujourd'hui douze tableaux appartenant depuis 1837 aux collections du Château de Versailles et jusqu'à ce jour jamais réunis pour une présentation au public.
Neuf peintures de très grand format d'environ 3,50 m. sur 2,60 m. sont aujourd'hui en restauration avant l'ouverture de l'exposition.

Les Antiquités (Musée des Beaux-Arts d'Orléans)
Le Cardinal fit acheter à Rome une vaste série de bustes et statues antiques. Toutes étaient destinées à orner les façades, l'intérieur et les jardins du château.
Richelieu fut un grand collectionneur d’antiques (on estime sa collection à quelque quatre cents pièces), œuvres si convoitées au XVIIe siècle que leur exportation hors d’Italie faisait l’objet de délicates tractations diplomatiques, nécessitant la présence à Rome d’agents de confiance, à la compétence incontestable.
Certaines pièces connurent rapidement une grande célébrité. Les plus belles de ces statues sont aujourd’hui au musée du Louvre et plusieurs d’entre elles seront prêtées. Une grande partie de ces œuvres fut disposée dans les niches des façades du château, de part et d'autre des Esclaves de Michel-Ange offerts au Cardinal par Henri de Montmorency peu avant son exécution.
Les bustes antiques dispersés entre le musée du Louvre, le musée des Beaux- Arts de Tours et diverses collections particulières, mais aussi les deux colonnes rostrales qui s’élevaient au-dessus du portail d’entrée (Paris, musée du Louvre, dépôt au musée de la Marine) seront réunis pour cette exposition.
Le Cardinal commanda également à Berthelot, ‘sculpteur ordinaire’ de la reine-mère, deux statues pour Richelieu, destinées au portail d’honneur du château€ : la Renommée (localisation actuelle inconnue) et la statue de Louis XIII (musée de Poitiers).

Un Film 3D, réalisé par la société Aristeas, proposant une reconstitution de l'architecture extérieure du château, sera projeté en continu aux musées des Beaux-Arts d'Orléans et de Tours.

jeudi 10 février 2011

Myriam Thibault dédicace à la Fnac de Tours

Myriam Thibault
Dédicace
Samedi 19 février 2011 à 15h
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Rencontre dédicace avec la jeune tourangelle, auteur de Paris je t'aime, un recueil de nouvelles autour de l'amour de Paris.

Les personnages, guidés par leurs relations amoureuses, leurs ambitions professionnelles ou tout simplement par le plaisir de flâner dans les plus belles rues de la capitale, voient leur destin lié à ce lieu, qui constitue le décor de leur théâtre intime. FNAC

lundi 3 janvier 2011

La Femme Loire, Michel Audiard

Femme Loire. Photo : Raphaël Doudet / Fonderie Michel Audiard
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"Face à toutes les questions fondamentales que l’Homme peut se poser,
j’essaie de m’amuser avec la sculpture. Je vis dans mon époque,
avec toutes ses contradictions et ses inepties, et le travail d’un sculpteur,
c’est de proposer un peu de dérision par rapport à l’histoire."
Michel Audiard
*

C’est une femme à demi couchée sur le dos, contemplatrice.
Elle est nue, toute en courbes. Voilà l’objet de la polémique…

La Femme Loire: Entreprise artistique et défi technologique, cette oeuvre monumentale, à la fois sculpture et infrastructure, ambitionne de devenir un véritable espace de création, d’expression artistique, d’exposition… et d’échanges...

Michel Audard: Un artiste tourangeau apprécié du monde entier Michel Audiard est né à Paris en 1951.
Après un passage aux Beaux-arts en 1968, il brosse des portraits à Montparnasse et sculpte dans de nombreux matériaux (bois, pierre, fer...).
En 1978, il arrête complètement la peinture pour ne se consacrer qu’à la sculpture et monte sa propre fonderie d’art (dans la tradition du bronze et de la cire perdue) en Touraine, région qu’il apprécie a la fois pour sa douceur de vivre et sa proximité de Paris, vers lequel rayonne l’essentielde son activité artistique (expositions, collections, ventes aux enchères).
Pour lui, la cire perdue est la voie royale de la sculpture, car tout sculpteur rêve de finaliser ses œuvres en bronze. Il crée statues, meubles, bijoux, et, en 1995, réalise son premier stylo à plume.
En 2005 il réalise son premier Passage, œuvre en métal mettant en valeur « l’invisible, la transparence du statuaire ».
C’est ainsi que, selon son imagination, naissent des œuvres uniques ou en série limitée du plus minuscule au gigantesque.
Toutes les œuvres d’art y sont créées à la main et sont ensuite directement expédiées a travers le monde entier. Au fil des années, la fonderie est devenue un véritable musée retraçant l’histoire de l’artiste et demeure le lieu de rencontre des grands collectionneurs.

dimanche 16 mai 2010

Nadar, la norme et le caprice au Château de Tours

Cléopâtre-Diane de Mérode, dite Cléo de Mérode, danseuse de l’Opéra 1894
Atelier Nadar Ministère de la Culture et de la Communication - France /
Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine / Dist Rmn
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Nadar, la norme et le caprice
Exposition présentée
du 29 mai au 7 novembre 2010
 CHÂTEAU DE TOURS

Disparu il y a tout juste 100 ans, Félix Tournachon dit Nadar (1820 – 1910), dont l’art de portraitiste a souvent été célébré, reste l’emblème de la photographie du XIXe siècle. L’époque des années 1850 a vu la réalisation des portraits des plus grands artistes de la bohême parisienne, et la mise au point d’une recette qui assure le succès de l’atelier sous le Second Empire.

Sous la Troisième République, alors que Paul Nadar (1856 – 1939) accompagne l’entreprise paternelle puis lui succède, la standardisation du portrait apparaît souvent comme une dérive commerciale. L’exposition propose de réviser ce point de vue en considérant le rôle du succès des photographies d’acteurs et d’actrices de théâtre de l’époque comme une vision complémentaire de la société fin de siècle. L’atelier du photographe apparaît alors comme le carrefour de la norme et du caprice : portraits des figures illustres et représentations solennels du corps social côtoient grimaces et gesticulations, parades et mimodrames du monde du spectacle.

À travers les archives de la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, riche du fonds des négatifs des ateliers Nadar père et fils, l’exposition relie et relit les deux aspects a priori opposés du portrait et montre qu’entre les "grands hommes" et les "tableaux vivants", l’imaginaire d’une société se retrouve face à l’objectif.

L’exposition propose d’évoquer la filiation entre Nadar et son fils Paul en restant au plus près des images, grâce à un parcours d’environ 200 tirages réalisés à partir des négatifs originaux, non retouchés et non recadrés, qui donnent à la norme et au caprice la saveur de l’archive. Jeu de Paume
n°1- Félix Nadar vers 1865. Gaspard-Félix Tournachon, dit Nadar. Ministère de la Culture et de la Communication - France / Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine / Dist Rmn
n°-2 Charles Baudelaire vers 1860. Gaspard-Félix Tournachon, dit Nadar. Ministère de la Culture et de la Communication - France / Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine / Dist Rmn

Nolette dans Adam et Ève, théâtre des Nouveautés, 1886
Atelier Nadar. Ministère de la Culture et de la Communication -
France / Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine / Dist Rmn
*
Sarah Bernhardt, Pierrot dans la pantonime Pierrot Assassin
Palais du Trocadéro, 1883Atelier Nadar
Ministère de la Culture et de la Communication - France /
Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine / Dist Rmn
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Vauthier et Jeanne Granier, Jupiter et Eurydice dans
Orphée aux enfers, théâtre de la Gaîté, 1887. Atelier Nadar
Ministère de la Culture et de la Communication - France
 / Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine / Dist Rmn
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard