dimanche 19 décembre 2010
L’arbre de Noël, Charles Dickens
mercredi 8 septembre 2010
La danse des sept voiles
| Paul Antoine de La Boulaye (1849 – 1926), Salomé |
mardi 24 août 2010
Saison de l'Amour
| Sir Lawrence Alma Tadema (1836-1912), The Honeymoon |
mardi 3 août 2010
La beauté de l'amour
jeudi 10 juin 2010
Chaque baiser...
jeudi 27 mai 2010
L'Apparition
Joris-Karl Huysmans, A Rebours, extrait, chapitre V
vendredi 14 mai 2010
Du fond de l'Orient...
mardi 4 mai 2010
Un rayon de soleil...
lundi 26 avril 2010
Cueillette, Charles Cros
Extrait: Cueillette ( Le Collier de griffes)
lundi 19 avril 2010
Elle souriait à demi...
Ses cheveux étaient pris dans un petit turban en gaze d’or, et sur son front retombait une couronne de sequin d’argent séparés par des perles de corail. Une quantité d’anneaux lourds et magnifiques étaient passés à ses oreilles, et plusieurs rangs de fleurs d’oranger, enfilées avec d’autres fleurs rouges, pendaient de sa coiffure sur les plaques de métal qui ornaient son cou.
Pierre Loti, extrait de Les trois dames de la Kasbah
vendredi 26 mars 2010
Un Hémisphère dans une chevelure, Charles Baudelaire
Si tu pouvais savoir tout ce que je vois! tout ce que je sens! tout ce que j'entends dans tes cheveux! Mon âme voyage sur le parfum comme l'âme des autres hommes sur la musique.
Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose
mercredi 24 mars 2010
La prisonnière...
Extrait: Marcel Proust, La prisonnière
Proust, La prisonnière, Etres de fuite Lu par André Dussollier
samedi 13 mars 2010
L’Amant, Marguerite Duras
mardi 9 mars 2010
La danse des sept voiles
Et fais rire les vieux du rire des enfants.
Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, le ciel et les étoiles !
Je suis, mon cher savant, si docte aux Voluptés,
Lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés,
Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi,
Les anges impuissants se damneraient pour moi ! "
[...]
Charles BAUDELAIRE,
Extrait de, Les métamorphoses du vampire
vendredi 5 mars 2010
La passion des origines... Tahar Ben Jelloun
mercredi 24 février 2010
Donne-moi mille baisers...
°-°-°
Donne-moi mille baisers,
et puis cent,
et puis mille autres,
puis cent autres encore.
Ensuite, lorsque nous nous
serons embrassés
des milliers de fois,
nous brouillerons les comptes
pour ne plus les reconnaître,
de peur qu'un esprit malin
ne puisse nous jeter le mauvais oeil.
.
Catulle
jeudi 18 février 2010
Le Serment d'amour...
***
Et si tu viens encore vers moi,
je t'étreindrai encore,
nous serons encore heureux,
comme dans ces rares moments furtifs
où je te volais un regard, une caresse
ou une pensée.
Ecris-moi tes pensée à toi, en ces journées,
ce sera comme de t'embrasser.
.
Cesare Pavese
samedi 6 février 2010
Contes de La Fontaine, illustrés par Fragonard
Malgré la censure officielle qui les frappe et surtout le reniement de La Fontaine malade et vieux qui craignait son exclusion de l’Académie Française (et de sa perspective de l’Enfer…), Les Contes s’imposèrent rapidement comme l’une des sources principales de la culture galante, notamment sous la Régence et le règne de Louis XV.
Au XVIIIe siècle, les Contes ont inspiré beaucoup d’artistes parmi les plus célèbres de l’époque. Fragonard, à l’heure où l’art galant brillait pourtant de ses derniers feux, en donna lui aussi sa propre interprétation. Ce fut un coup de maître, chef-d’œuvre incontesté dans ce domaine de l’illustration et chef-d’œuvre absolu du peintre.
La totalité des dessins de Fragonard pour cet ouvrage est reproduite dans l’édition de Diane de Selliers. Réalisés dans une technique mixte de lavis de bistre (encre brune) et de crayon, ces dessins synthétisent l’esprit du siècle, expression pure de cette culture qui sut faire du plaisir un art et de l’art un plaisir. Editions Diane de Selliers
¤-¤-¤ Le Bât.
Un peintre était, qui, jaloux de sa femme,
Allant aux champs, lui peignit un baudet
Sur le nombril, en guise de cachet.
Un sien confrère, amoureux de la dame,
La va trouver, et l’âne efface net,
Dieu sait comment ; puis un autre en remet
Au même endroit, ainsi que l’on peut croire.
A celui-ci, par faute de mémoire
Il mit un bât ; l’autre n’en avait point.
L’Époux revient, veut s’éclaircir du point :
« Voyez, mon fils, dit la bonne commère,
L’âne est témoin de ma fidélité.
- Diantre soit fait, dit l’époux en colère,
Et du témoin, et de qui l’a bâté ! »
Jean de La Fontaine
mercredi 3 février 2010
Je l'aimais...
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vendredi 29 janvier 2010
Jeunes femmes de Mékinez, Pierre Loti
La maîtresse de maison est la seule personne dans ce groupe qui ne soit pas absolument jeune ; les autres, qu’on nous présente comme des dames et qui doivent être mariées en effet, à en juger par le luxe de leurs vêtements, sont des enfants qui peuvent avoir en moyenne une dizaine d’années. (Chez les juifs de Fez et de Mékinez, c’est l’usage de marier les filles à dix ans et les garçons à quatorze). Toutes ces petites fées nous tendent la main, avec de gentils sourires ; l’accueil de la maîtresse de la maison est cordial et même distingué ; elle est la plus somptueuse de toutes ; sa jupe de velours cramoisi, son corsage de velours bleu de ciel, disparaissent sous des bordures en relief, et, dans les anneaux de ses oreilles, sont enfilées des perles fines et des émeraudes grosses comme des noisettes. Nous n’étions jamais entrés dans une maison juive, et toute cette richesse inattendue et inconnue nous semble un rêve, après la misère sordide et les puanteurs de la rue.