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mercredi 19 août 2015

Fragonard amoureux. Galant et libertin

Jean-Honoré Fragonard, "Le Colin-Maillard", vers 1754-1756, huile sur toile, 116,8 x 91,4 cm,
Toledo, toledo Museum of Art, don Edward Drummond Libbey, © Toledo Art Museum
Fragonard amoureux. Galant et libertin
du 16 septembre 2015 au 24 janvier 2016
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  L’inspiration amoureuse parcourt l’œuvre de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806). Se faisant tour à tour galante, libertine, audacieusement polissonne ou au contraire ouverte à une nouvelle éthique amoureuse, celle-ci ne cesse en effet de mettre en scène la rencontre des corps et la fusion des âmes. Inaugurée au mitan du XVIIIème siècle par des bergeries nourries des derniers feux de la galanterie, cette inlassable exploration de la sensualité et du sentiment s’épanouit par la suite au travers de voies contrastées, le « Divin Frago » s’illustrant avec autant de subtilité dans des œuvres « secrètes », scènes d’alcôve à la sensualité affirmée, que dans la célébration d’un amour sincère et moralisé. Réunissant peintures, dessins et ouvrages illustrés, au contenu érotique parfois explicite, l’exposition du Musée du Luxembourg met pour la première fois en lumière l’œuvre de Fragonard à travers ce prisme amoureux, la resituant à la croisée des préoccupations esthétiques et morales du siècle des Lumières.


Jean-Honoré Fragonard, "Le Verrou", vers 1777-1778, huile sur toile, 74 x 94 cm,
 Paris, musée du Louvre, département des Peintures, © Photo Rmn-Grand Palais (musée du Louvre) / Daniel Arnaudet

Jean-Honoré Fragonard, "L'Enjeu perdu ou Le Baiser gagné", vers 1759-1760, huile sur toile, 48,3 x 63,5 cm, New York, 
The Metropolitan Museum, don de Jessie Woolworth Donahue, 1956, © The Metropolitan Museum of Art, dist. Rmn-Grand Palais / image of the MMA

Jean-Honoré Fragonard, "La Résistance inutile", vers 1770-1773, huile sur toile, 45 x 60 cm,
 Stockholm, Nationalmuseum, © Nationalmuseum, Stockholm

jeudi 21 février 2013

Chagall, Entre guerre et paix, Musée du Luxembourg

Marc CHAGALL Le Paysage bleu 1949 Gouache sur papier, 77 x 56 cm Wuppertal, Von der Heydt Museum
© ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL ® © Medienzentrum, Antje Zeis - Loi / Von der Heydt - Museum Wuppertal
Chagall, Entre guerre et paix
du 21 février au 21 juillet 2013

 Chagall meurt en 1985, presque centenaire. Il a traversé le XXe siècle, connu une révolution, deux guerres et l’exil. Autant d’expériences qui sont venues renouveler son approche artistique, se conjuguant aux grands thèmes fondateurs qu’il revisite inlassablement : sa ville natale de Vitebsk, la tradition juive, la Bible, le couple, la famille et le cirque.

Le XXe siècle a, pour une large part, refoulé l’allégorie et le narratif dans les œuvres d’art. Et c’est parce que Chagall a su s’affranchir des règles et des codes – voire des diktats – de la pensée moderniste tout en s’en nourrissant, qu’il a pu rester figuratif et témoigner de son temps. Il emprunte aux mouvements d’avant-garde (cubisme, suprématisme, surréalisme) quelques-unes de leurs formes, semble parfois s’en rapprocher, mais demeure toujours indépendant.

Réunissant une centaine d’œuvres, l’exposition met en lumière la singularité avec laquelle Chagall aborde les représentations de guerre et celles de paix.

Commençant avec la déclaration de la Première Guerre mondiale, elle s’attache à illustrer les moments-clés de la vie et de l’œuvre de Chagall, de la Russie en temps de guerre à l’après-guerre dans le sud de la France.

A Vitebsk, pendant la première guerre, Chagall rend compte d’une réalité brute, les mouvements de troupes, les soldats blessés, les populations juives chassées de leurs villages ; il s’attache aussi à représenter l’environnement de son enfance, dont il semble pressentir la disparition, et son bonheur conjugal.

En 1922, Chagall quitte définitivement la Russie et s’installe à Paris l’année suivante. Il se consacre à l’illustration de différents livres, dont la Bible. Son séjour est également marqué par des peintures oniriques où figurent des personnages hybrides caractéristiques de l’imaginaire chagallien, et par de nombreuses images du couple, motif central dans son œuvre.

Devant la montée du nazisme, Chagall est contraint de quitter la France. Exilé aux Etats-Unis, il continue de témoigner des ravages de la guerre. Les actes de barbarie qui dévastent l’Europe et sa patrie se mélangent aux souvenirs des pogroms et le thème de la Crucifixion, symbole universel de la souffrance humaine, s’impose à lui. Son œuvre reflète également sa volonté de retrouver l’essentiel, ses racines et son bonheur familial, endeuillé par la disparition de Bella en 1944.

L’installation de Chagall à Vence après la guerre entraîne une modification notable de sa façon de peindre, comme des thèmes abordés. Si certaines peintures restent empreintes d’une tonalité sombre, il s’efforce de sublimer le passé et parvient peu à peu à une plus grande liberté. Avec le temps qui passe, les couleurs des paysages méditerranéens envahissent progressivement ses œuvres. Cette sérénité est à son apogée dans La Danse, véritable hymne à la joie qui reprend une nouvelle fois les principales figures de l’univers chagallien.

La curiosité de Chagall pour l’art de son temps et la liberté qu’il s’est toujours donnée lui ont permis de construire un univers pictural profondément singulier - reflet autant du monde contemporain que de ses propres émotions.

Marc CHAGALL Obsession 1943 Huile sur toile, 76 x 107,5 cm Paris, Centre Georges Pompidou,
 Musée national d’Art moderne / Centre de création industrielle, dation en 1988 En dépôt au Musée des Beaux-Arts de Nantes
© ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL ® © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN / Philippe Migeat

Marc CHAGALL Les amoureux en vert 1916-1917 Huile sur toile, 69,7 x 49,5 cm Paris,
 Centre Georges Pompidou, Musée national d’Art moderne / Centre de création industrielle,
 dation en 1988 En dépôt au Musée national Marc © ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL ® © RMN / Gérard Blot

Marc CHAGALL Cheval Rouge 1938-1944 Huile sur toile, 114 x 103 cm Paris, 
Centre Georges Pompidou, Musée national d’Art moderne / Centre de création industrielle, dation en 1988 
En dépôt au musée des Beaux-Arts de Nantes © ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL ® © RMN-Grand Palais / Gérard Blot

Marc CHAGALL Le Rêve 1927 Huile sur toile, 81 x 100 cm Paris, Musée d’Art moderne de la ville de Paris
 © RMN / Agence Bulloz © ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL ®

Marc CHAGALL Homme-coq au-dessus de Vitebsk huile sur carton 49 x 64,5 cm, 1925 collection privée 
© ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL ® © collection privée


vendredi 7 septembre 2012

Le Cercle de l’art moderne, Collectionneurs d’avant-garde au Havre

Kees Van Dongen, la Parisienne de Montmartre (détail) vers 1907-1908
© MuMa, Le Havre – Florian Kleinefenn – © Adagp Paris 2012
Le Cercle de l’art moderne,  Collectionneurs d’avant-garde au Havre
du 19 septembre 2012 au 6 janvier 2013
Musée du Luxembourg

  Au milieu du XIXème siècle, Le Havre connaît un formidable essor. Le port se modernise et les importations de matières premières font la prospérité de la « Porte Océane ». Des entrepreneurs-négociants bâtissent des fortunes dans le coton, le café et les bois précieux, qu’ils consacrent à l’art. Installés depuis peu au Havre,, ces hommes d’affaires font preuve d’innovation tant au sein de leur entreprise que dans la constitution de leur collection. Leurs affaires florissantes influencent très directement la vie culturelle locale Eugène Boudin résumera l’équation en une formule lapidaire : « Pas de coton, pas de tableaux ».

  A la fin du siècle, une nouvelle génération de collectionneurs apparaît. Cinq d’entre eux se distinguent : Olivier Senn (1864-1959), le plus connu, mais aussi Charles-Auguste Marande (1858-1936), Georges Dussueil (1848-1926) Pieter Van der Velde (1848-1922) et Franz Edouard Lüthy (1847-1919). Plus ouverts à la jeune création, ils fréquentent à Paris les expositions du Salon d’Automne et des Indépendants, les galeries de Druet, Bernheim, Vollard…, les ateliers d’artiste, les salles des ventes. A la pointe de l’avant-garde, ils achètent des oeuvres impressionnistes, postimpressionnistes et fauves. La confrontation de leurs acquisitions révèle une saine émulation : c’est à qui achètera le plus beau Monet, à qui pourra s’offrir un Bonnard, un Van Gogh ou un Matisse et il n’est pas rare de voir les œuvres circuler et changer de propriétaires.

  Leur esprit d’entreprise les conduit à soutenir de jeunes artistes : en créant le « Cercle de l’Art Moderne » en 1906, ils permettent à des peintres havrais comme Braque, Dufy ou Friesz, d’exposer dans leur ville... Guillaume Apollinaire, Claude Debussy et Frantz Jourdain apportent leur parrainage à l’association, qui affiche d’emblée sa filiation avec le jeune Salon d’Automne. De 1906 à 1910 le Cercle va ainsi organiser des expositions, des conférences, des soirées poésie et des concerts. Les œuvres des plus grands artistes du moment sont présentées, notamment lors de quatre expositions annuelles : les « vieux » impressionnistes tels Monet, Renoir…, les néo-impressionnistes - Signac -  mais surtout les jeunes fauves - Matisse, Derain, Van Dongen, Vlaminck, Manguin…entraînés par leurs amis Braque, Dufy, Friesz.

  Le Havre s’impose ainsi comme l’un des hauts lieux du fauvisme, un mouvement artistique qui vient juste d’émerger. Le port, sans cesse modernisé, devient le sujet de leurs tableaux, dans la continuité de Monet qui y a peint Impression soleil levant (1874), tableau qui a donné son nom au mouvement impressionniste.

  Mais ces collectionneurs ont aussi à cœur de servir l’intérêt public. Agissant au sein de la commission d’achat du musée, ils s’attachent à enrichir les collections d’œuvres contemporaines (Pissarro, Monet…) donnant parfois eux-mêmes des peintures. Marande lèguera sa collection en 1936. En 2004, Mme Hélène Senn-Foulds donnera celle de son grand-père, Olivier Senn.

  Ces collections présentées au musée de la ville du Havre mais également dispersées dans les plus grands musées du monde, de Londres à New York, de Venise à Zurich, sont réunies pour la première fois dans cette exposition.

  De Corot à Derain, de Boudin à Dufy, de Monet à Marquet, l’exposition invite à pénétrer l’univers intime de ces collectionneurs qui au-delà de leur intérêt privé, se sont retrouvés au sein du Cercle pour défendre avec enthousiasme et générosité leur goût de l’avant-garde.

Balcon, Avenue de Versailles Albert Marquet Le Havre, Musée d’Art moderne André Malraux, MuMa  
© MuMa, le Havre - Florian Kleinefenn / Adagp, Paris 2012 Collection Olivier Senn

Intérieur à Sidi-Bou-Saïd Albert Marquet Le Havre, Musée d’Art moderne André Malraux, MuMa 
© MuMa, le Havre - Florian Kleinefenn Collection Olivier Senn

L'Excursionniste Pierre-Auguste Renoir Le Havre, Musée d’Art moderne André Malraux, MuMa
© MuMa, le Havre - Florian Kleinefenn Legs Charles-Auguste Marande

mercredi 26 octobre 2011

Cézanne et Paris, Musée du Luxembourg

Paul Cézanne, Madame Cézanne à la jupe rayée. © Museum of Fine Arts Boston
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Cézanne et Paris
du 12 octobre 2011 au 26 février 2012

Cézanne (1839-1906), qu’une légende tenace décrit comme "le Maître d’Aix" solitaire et retiré en Provence, ne s’est en réalité jamais éloigné de la capitale et de l’Ile-de-France : entre 1861et 1905, il n’a cessé d’y revenir et de s’en inspirer. Son œuvre témoigne de ces séjours au cours desquels il fréquente les impressionnistes, Pissarro, Guillaumin, Renoir, Monet. Quelques amis le soutiennent comme le Docteur Gachet à Auvers-sur-Oise. À Paris, Cézanne se confronte tout autant à la tradition qu’à la modernité. Il trouve les "formules" avant de les exploiter en Provence (plus de vingt fois il fait l’aller/retour Paris/Provence). L’exposition nous éclaire sur les grands thèmes qu’il explore alors : quelques vues dans Paris, les paysages d’Ile-de-France, les nus, natures mortes et portraits. Son amitié avec Zola est privilégiée. Après 1890, critiques, marchands, et collectionneurs commencent à s’intéresser à son œuvre. Cézanne se montre attentif à cette reconnaissance qui ne peut venir que de Paris. Ainsi imprime-t-il sa marque dans l’art moderne : l’avant-garde le considèrera comme un précurseur, "notre père à tous", selon la formule de Picasso.
Organisée en collaboration avec le Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, l’exposition réunit environ 80 œuvres majeures issues du monde entier.
L’exposition Cézanne et Paris est organisée par la Rmn-Grand Palais en collaboration avec le Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Cette exposition bénéficie de prêts exceptionnels du Musée d’Orsay.

Paul Cézanne, Portrait d'Ambroise Vollard, Marchand de tableaux
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Paul Cézanne, Une moderne Olympia
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Paul Cézanne, La rue des Saules à Montmartre
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Paul Cézanne, Les toits de Paris
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mercredi 19 janvier 2011

Cranach et son temps, Musée du Luxembourg

Lucas Cranach, Portrait de jeune femme au chapeau rouge, huile sur panneau, 40 x 27 cm,
Collection particulière (©Courtesy Galerie De Jonckheere, Paris)
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Cranach et son temps
du 9 février au 23 mai 2011

L’exposition – la première en France qui lui est consacrée – présente un artiste majeur de la Renaissance germanique, Lucas Cranach (vers 1472-1553) et fait découvrir ses œuvres d’une élégance raffinée, ses nombreux portraits et ses figures féminines d’une grande sensualité.

Elle permet de comprendre la place de Lucas Cranach dans l’histoire de l’art et son implication dans la société de son temps, touchée alors par de profonds bouleversements politiques et religieux. Une occasion exceptionnelle d’apprécier l’authenticité et l’originalité de ses peintures, dessins et gravures, son travail d’atelier mais aussi les liens étroits qui l’unissaient à ses contemporains européens, et notamment Martin Luther, en Allemagne, en Italie et aux Pays-Bas.

Une exposition organisée par la Rmn, en collaboration avec Bozar qui a conçu et présenté sa première étape au Palais des Beaux-arts de Bruxelles à l'automne 2010.


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Lucas Cranach, Allégorie de la justice,1537, panneau, 74 x 52 cm (©Collection privée)
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Lucas Cranach, Adam et Eve, vers 1510, tempera et huile sur bois, 58 x 44 cm
Varsovie (©Museum Narodowe w Warzawie)
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Lucas Cranach, Les Trois Grâces, 1531, huile sur bois, 37 x 24,2 cm
(©2010 musée du Louvre / Angèle Dequier).
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Lucas Cranach, Le martyre de sainte Catherine, vers 1508-1509, huile sur panneau de bois
112 x 95 cm, Budapest (©Budapest, église réformée, collection Ráday)
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 Lucas Cranach, Hercule chez Omphale, 1537, huile sur bois, 120 x 84 cm,
Toulouse, Fondation Bemberg (©Fondation Bemberg)
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«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard