Affichage des articles dont le libellé est Musée. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Musée. Afficher tous les articles

samedi 9 mars 2013

Nuit européenne des musées 2013


La 9ème édition de la Nuit européenne des musées 
aura lieu samedi 18 mai 2013 en France et dans toute l’Europe

Voir et revoir les plus grandes collections comme les plus insolites, dialoguer avec les chefs-d’œuvre classiques comme contemporains, découvrir les musées autrement et approcher l’art sans contraintes… autant de perspectives offertes à tous les publics par cette nuit des possibles.

De Moscou à Madrid, de Londres à Istanbul, de Marseille à Bucarest, cette grande fête sera vécue en même temps par des millions d’Européens rapprochés par leur soif de découvertes. Parmi eux, sont attendus environ 30% de jeunes dont l’intérêt pour la manifestation se réaffirme chaque année.

Soirées thématiques, visites inattendues, son et lumières, concerts, projections, spectacles, circuits, etc. jalonneront cette nuit où les musées participants seront accessibles gratuitement aux visiteurs.

Enfin, la manifestation résolument tournée vers le numérique, se vivra aussi sur la toile dans une dynamique de partage. Les internautes pourront échanger coups de cœur et idées pratiques sur les réseaux sociaux, retrouver le programme complet de l’événement et accéder à toutes les informations utiles sur le portail Internet de la Nuit européenne des musées. www.nuitdesmusees.culture.fr

lundi 29 octobre 2012

La table dressée, Musée Nissim de Camondo

Musée Nissim de Camondo, la salle à manger, Les Arts Décoratifs© J. M del Moral
La table dressée
du 14 novembre 2012 au 24 février 2013 
  Musée Nissim de Camondo

  Il s’agit d’une évocation du déjeuner donné par Moïse de Camondo le 9 juin 1933 à l’attention de vingt-trois convives du Club des Cent, ce cercle de fins gourmets dont il est membre depuis 1925.
Trois ou quatre fois par an, généralement au printemps, le comte reçoit jusqu’à trente convives dans sa somptueuse salle à manger. Fin mai-début juin, a lieu le déjeuner « Louvre » qui réunit des conservateurs et des membres du Conseil des musées nationaux. Au déjeuner « Marsan » sont conviés tous les administrateurs du conseil de l’Union Centrale des Arts décoratifs* dont Moïse de Camondo est devenu vice-président en 1930. Egalement au printemps, le comte reçoit à sa table plusieurs gourmets du Club des Cent. Le chef soigne alors particulièrement la composition du repas.

  Pour orner sa table, Moïse de Camondo n’hésite pas à utiliser des pièces de sa collection comme ce pot à oille et son plateau en argent réalisés vers 1785 par l’orfèvre du roi Robert-Joseph Auguste. Sommé d’une magnifique hure de sanglier, véritable sculpture d’argent, il porte les armoiries d’une famille portugaise, marque du prestige dont jouissait l’orfèvre dans toute l’Europe. Les salières et les moutardiers, exactement contemporains, sont l’œuvre de l’orfèvre Joseph-Théodore Van Cauwenbergh. Leurs rinceaux d’acanthe ajourés, caractéristiques du style arabesque en faveur à l’époque, enserrent les récipients de verre bleu.

  A la richesse de l’orfèvrerie répond celle de la porcelaine. Toutefois, Moïse de Camondo n’utilise pas ses services de porcelaine de Sèvres Buffon, trop précieux et fragiles, et, à ce titre, présentés en permanence dans le Cabinet des porcelaines voisin. Pour son usage personnel, le comte se réserve deux services, l’un en porcelaine de Tournai et l’autre en porcelaine de Chantilly. Les assiettes à motif d’œillet bleu vers 1760 en proviennent. Elles révèlent un des aspects les plus élégants de la manufacture fondée par le prince de Condé en 1730.

  Ces éléments sont les seuls dont nous disposions pour reconstituer une table dressée. Homme réservé, Moïse de Camondo n’a pas souhaité intégrer à son legs des témoignages de la vie quotidienne de l’hôtel. Le linge de maison, les services de table, la batterie de cuisine et les vêtements des garde-robes ont en effet été transmis à sa fille Béatrice.

  C’est pourquoi la reconstitution de cette table n’aurait pu être réalisée sans le généreux soutien des maisons suivantes : Puiforcat a prêté les couverts en argent massif Vauban au dessin caractéristique de l’époque Régence, et les cristalleries de Saint-Louis, le service en cristal taillé Trianon créé en 1834 et toujours produit depuis. La nappe et les serviettes sont un don de la société D. Porthault.

  Table dressée dans la salle à manger grâce au généreux soutien des sociétés Saint-Louis, Puiforcat et D. Porthault.

mercredi 2 mai 2012

Orhan Pamuk inaugure le Musée de l'innocence


Le prix Nobel turc de littérature Orhan Pamuk a inauguré vendredi à Istanbul son Musée de l'innocence, un étrange espace en apparence dédié à la mémoire de personnages fictifs issus de son dernier roman, mais qui parle aussi à mi-voix d'émotion littéraire et de la vie à Istanbul. 83 vitrines -une par chapitre du roman Le Musée de l'innocence, publié en 2008- retracent pas à pas l'amour impossible de Kemal, Stambouliote de bonne famille sur le point de se fiancer avec une femme de son rang, et de Füsun, une lointaine cousine désargentée, dans l'Istanbul des années 1970. Amour qui se mue au fil du livre chez Kemal en adoration fétichiste des objets entourant sa bien-aimée, et qu'on retrouve exposés, de la boucle d'oreille de Füsun égarée au premier chapitre à la robe printanière de la belle, pour finir dans la chambre à coucher où le héros aurait transmis son histoire au romancier. L'EXPRESS

Voir la vidéo de l'AFP:
Orhan Pamuk inaugure son "Musée de l'innocence"
Lire mon billet du 5 avril 2011:
Le musée de l'innocence, Orhan Pamuk

mardi 10 avril 2012

La Nuit européenne des musées

Edouard Manet (1832-1883), Olympia. © RMN (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
Samedi 19 mai 2012


Le ministère de la Culture et de la Communication annonce que la 8e Nuit européenne des musées se déroulera samedi 19 mai 2012 et permettra une nouvelle fois aux visiteurs de s'approprier les musées et de les (re)découvrir jusque tard dans la nuit, au gré des expositions et des manifestations exceptionnelles organisées pour l'occasion.

En 2011, 3.700 institutions culturelles dans 37 pays européens s'étaient associées à la 7e Nuit des musées. En France, 1.276 organismes avaient ouvert gratuitement leurs portes, accueillant un public de plus en plus nombreux et désormais habitué à cette manifestation unique.

La Nuit européenne des musées est organisée par le ministère de la Culture et de la Communication. Elle est placée sous le triple patronage du Conseil de l'Europe, de l’UNESCO et de l’ICOM, et bénéficie du soutien financier de Neuflize OBC et de Neuflize Vie (pour la réalisation du visuel national) et du soutien institutionnel de la Fédération française des sociétés d'amis de musées et de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais.

Déjà au programme !
Plus de 700 musées en France et en Europe ont déjà préparé leurs animations pour la Nuit : soirées thématiques, expositions, concerts, spectacles, circuits…

vendredi 6 janvier 2012

Fantin-Latour, Manet, Baudelaire : L’hommage à Delacroix

Henri Fantin-Latour (1836-1904), Hommage à Delacroix,
© RMN (Musée d'Orsay) /Hervé Lewandowski
***
Fantin-Latour, Manet, Baudelaire : L’hommage à Delacroix
du 7 décembre 2011 au 19 mars 2012

1863, année du scandale du Déjeuner sur l’herbe de Manet au Salon des Refusés, est aussi celle de la mort d’Eugène Delacroix dans son appartement de la place de Fürstenberg. Choqué par la tiédeur des hommages officiels rendus à l’artiste lors de sa disparition, Fantin-Latour se lança dans la réalisation de son fameux Hommage à Delacroix pour le Salon suivant : toile-manifeste qui rassemblait une nouvelle génération d’artistes novateurs, et de critiques comme Baudelaire et Champfleury, autour de l’austère effigie du maître disparu. Manet, Whistler, Legros, Bracquemond et les autres n’étaient pourtant pas des disciples fidèles, mais en se plaçant sous son égide, ils revendiquaient une même liberté artistique face aux conventions.
L’exposition du musée Delacroix retrace l’aventure de cette grande toile, sa conception, les variantes, les élus et les exclus. Elle relate cette fraternité artistique à travers les portraits croisés des artistes en présence et les œuvres qui les rattachent à l’héritage de Delacroix. Au-delà, elle évoque la question des portraits de groupes d’artistes et des vues d’atelier comme lieu de sociabilité, à commencer par celui de Frédéric Bazille situé dans l’immeuble mitoyen. Enfin, l’exposition se conclue sur l’hommage officiel confié finalement au sculpteur Jules Dalou, dont le monument à Delacroix fut érigé au Luxembourg, au moment où Paul Cézanne, brossait de son côté son Apothéose de Delacroix,- éclatante reconnaissance de la place du maître comme porte drapeau de la modernité.

Frédéric Bazille (1841-1870), L’Atelier de la rue Fürstenberg 
Montpellier, musée Fabre

Henri Fantin-Latour (1836-1904), Immortalité, Cardiff, 
National Museum of Wales. © National Museum of Wa

mercredi 20 juillet 2011

Amon Carter Museum of American Art, 7.500 œuvres d’art en ligne

John Singer Sargent (1856–1925) Alice Vanderbilt Shepard, 1888 Oil on canvas
© Amon Carter Museum of American Art
*** 

L’Amon Carter Museum of American Art vient de lancer en ligne une grande base de données comprenant plus de 7.500 œuvres d’art en provenance de ses collections permanentes.

Ce système va permettre d’accéder gratuitement, via le net, à une foule d’informations sur les œuvres du musée. Le projet est toujours en cours de réalisation et va bientôt contenir les 250.000 œuvres du musée, dont beaucoup sont rarement montrées.

Tout est fait pour faciliter les recherches. Celles-ci peuvent se faire en fonction d’un artiste, d’une œuvre ou même d’un médium et ainsi, chaque œuvre devient très facile d’accès. La base de données va servir autant aux étudiants et aux chercheurs, qu’aux simples amateurs d’art et à toute personne curieuse de l’art américain.

Ce vaste projet a coûté près de 200.000 $ et a été permis grâce à un don en 2009 de la part du National Endowment for the Arts et un second de l’Institute of Museum and Library Services en 2010. Le premier a permis de photographier et de cataloguer les œuvres sur papier des collections permanentes, à savoir 7.000 aquarelles, gravures et dessins, et le second a rendu possible le lancement de la numérisation et du catalogage de plus de 25.000 photographies du musée. Le projet est encore en cours de réalisation et chaque œuvre rejoint la base de données au fur et à mesure.

Les peintures et les sculptures étant d’ores et déjà numérisées, le reste des collections le sera dans sa totalité à la fin de l’été selon le musée. La base de données des œuvres de l’Amon Carter Museum of American Art est accessible sur le site Internet de l’établissement. AMA

James Daugherty (1889-1974),  Cabaret (Café Chantant) - 1914
© Lisa L. Daugherty/Friends of James Daugherty Foundation, Inc.
*
Hiram Powers (1805-1873), Bust of the "Greek Slave"
© Amon Carter Museum of American Art
*
Carlotta M. Corpron (1901-1988), Rae Ann With Amaryllis - ca. 1930-1940s
© Amon Carter Museum of American Art
*
John La Farge (1835-1910), Still Life of Petunias in a Glass Vase - 1884
© Amon Carter Museum of American Art
*

samedi 28 mai 2011

Musée Bonnard

Pierre Bonnard (1867-1947), Vue du Cannet, 1927.
don de la Fondation Meyer à l’État pour le musée Bonnard au Cannet
***
Ouverture le 25 juin 2011

Bonnard et le Cannet. Dans la lumière de la Méditerranée
Exposition inaugurale du 26 juin au 29 septembre

André Ostier, Portrait de P Bonnard.Le Cannet 1941
 « J'espère que ma peinture tiendra, sans craquelures. Je voudrais arriver devant les jeunes peintres de l'an 2000 avec des ailes de papillon ». Pierre Bonnard, 1946

  Premier musée au monde entièrement dédié à l'œuvre de cette figure marquante de l'art des XIX et XXe siècles. Le musée s'inscrit naturellement au cœur de la ville du Cannet, qui inspira Pierre Bonnard par ses paysages et sa lumière du Midi. C'est durant cette période, qui dure près de 22 ans, qu'il peint ses plus belles œuvres. C'est cette histoire de lien et d'identité entre Bonnard et Le Cannet qui donne sa profonde légitimité au musée. Ouverture le 25 juin 2011.

 Bonnard et le Cannet. Dans la lumière de la Méditerranée
  Le thème de la première exposition s’est naturellement imposé par rapport au territoire, mais aussi parce que les œuvres réalisées au Cannet entre 1922 et 1947 constituent la singularité et la marque de Pierre Bonnard. Elle réunira une quarantaine de peintures et près de 20 œuvres sur papier réparties autour de 4 chapitres, et se déploiera sur l’ensemble des espaces d’exposition.

  Des chefs-d’œuvre aussi incontournables que L’Autoportrait en boxeur, l’Atelier au mimosa, La Terrasse ensoleillée, Nu à la baignoire ou L’Amandier en fleurs feront partie de ce premier événement.

  L’œuvre inclassable de Bonnard est intemporelle et détachée du temps. Sa relecture et la création d’un musée qui lui est dédié participent à sa reconnaissance.

  Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication/Direction générale des patrimoines/Service des musées de France. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État. Musée Bonnard

La forêt des pins, 1924, huile sur toile 56 x 47 cm
Fondation Bemberg. Toulouse  © Adagp, Paris 2011
*
 Le jardin au Cannet 1945, huile sur toile, 63,5 x 53 cm,
collection particulière © Adagp, Paris 2011 © Jean-Michel Drouet
*
L’amandier en fleurs. 1946-1947, huile sur toile, 55 x 37,5 cm
 © collection Centre Pompidou, dist. © Adagp, Paris 2011
La Côte d’Azur, vers 1923, huile sur toile, 79 x 77,1 cm,
The Phillips collection, Washington DC. © Adagp, Paris 2011
*
Paysage, soleil couchant, vers 1923 huile sur toile, 59 x 72,5 cm,
don de la Fondation Meyer à l’Etat pour le musée Bonnard au Cannet 
*
Ciel d’orage sur Cannes 1945, huile sur toile, 51 x 75 cm,
collection particulière © Adagp, Paris 2011
*

jeudi 19 mai 2011

Musée Lalique, Wingen-sur-Moder

René Lalique, Surtout de Table Oiseau de Feu, 1922 © Lalique
*** 
Wingen-sur-Moder
Ouverture le 2 juillet 2011

Boucon de Radiateur,  © Lalique
  Joaillier exceptionnel et grand maître du verre, René Lalique compte parmi les grands créateurs de l’Art nouveau et de l’Art Déco. Depuis 90 ans, les créations Lalique sont produites en Alsace à Wingen-sur-Moder. C’est dans cette région de tradition verrière que se crée le premier Musée Lalique, un lieu de mémoire à la hauteur du génie et du rayonnement de l’artiste, dont l'inauguration aura lieu fin juin 2011.

  Unique en Europe, le musée - imaginé par l’agence Wilmotte - a obtenu l’appellation Musée de France. Avec plus de 550 pièces exposées sur 900m², le musée présente les multiples facettes de l’oeuvre de Lalique et propose dans une scénographie résolument moderne, dessins, bijoux, flacons, arts de la table, luminaires, vases...
 
  Né en 1860 et décédé en 1945, René Lalique a vécu deux vies d'artiste successives, s'élevant chaque fois parmi les protagonistes majeurs qui marquèrent de leur personnalité le temps de l'Art nouveau puis celui de l'Art Déco, aux styles diamétralement opposés.

  Puisant son inspiration dans la nature et ayant l'audace d'utiliser le corps féminin comme élément d'ornementation, René Lalique crée des bijoux parmi les plus représentatifs du style Art nouveau. Ses pendentifs, broches, colliers, diadèmes, lorgnettes, peignes… sont des oeuvres originales et imaginatives, réalisées grâce aux techniques les plus élaborées. Il n'hésite pas à employer des matières jusque là peu utilisées et considérées, telles la corne, l'ivoire, les pierres semi-précieuses, l'émail et bien entendu le verre, qu'il associe à l'or et aux pierres précieuses. Son originalité, son talent et le renouveau qu'il apporte lui valent d'être considéré par Emile Gallé comme l'inventeur du bijou moderne.

  A l'apogée de sa carrière de bijoutier, Lalique va progressivement changer de voie et devenir verrier. Ses premières expérimentations remontent certes aux années 1890, mais sa rencontre avec le parfumeur François Coty en 1908 va jouer un rôle décisif, l'amenant non seulement à créer mais aussi à produire des flacons pour les plus grands parfumeurs. S'y ajouteront petit à petit boites, vases, luminaires…

Vase Grondins, © Lalique
*
Vase Serpent, © Lalique
***

mardi 26 avril 2011

La Nuit européenne des musées 2011

Samedi 14 mai 2011
***
La Nuit européenne des musées vous propose, le temps d’une nuit, de découvrir autrement les musées qui vous entourent.
Le soir du 14 mai, dans près de 40 pays du Conseil de l’Europe, les musées vous ouvrent leurs portes et vous proposent une myriade d’évènements et d’animations.
Créée en 2005 à l’initiative du Ministère de la Culture et de la Communication français, la Nuit européenne des musées est placée sous le patronage de l’Unesco, du Conseil de l’Europe et de l’ICOM.

Clin d'oeil à mes amis d'Espagne...
Museo Ramón Gaya
Une Oeuvre, une histoire
*
Ramón Gaya (1910-2005), Homenaje a Turner. 1979.Óleo sobre lienzo 60 x 73 cm.
© Ramón Gaya / Museo Ramón Gaya, Murcia, España
***
Hommage à Turner
En revenant d’une promenade dans la vallée de Murcia, le peintre Ramòn Gaya et son ami Pepe posent un petit bouquet de fleurs des champs sur la « merveilleuse » table en formica qui orne la chambre d’hôtel du peintre. Un ami lui apporte une reproduction d’une aquarelle de Turner qu’il décide de placer derrière le vase. Au bout de quelques jours, les fleurs se fanent. « Quel dommage ! » pense le peintre qui appréciait particulièrement la composition formée par le tableau et le bouquet. Il saisit alors la scène dans une mise en abyme qui rend hommage à Turner, en peignant ce tableau dans la chambre 101 de l’Hôtel de Siete Coronas de Murcia.

mardi 12 avril 2011

Musée Fragonard à Grasse

Jean-Honoré Nicolas Fragonard (1732-1806), Jeune fille délivrant un oiseau de sa cage
***
Collection Hélène & Jean-François Costa
Inauguration officielle vendredi 8 avril 2011

Le musée Fragonard est situé dans l'hôtel de Villeneuve, magnifique bâtiment historique restauré dans l'esprit des grandes demeures grassoises du XVIIIe siècle. Dédié au plus célèbre enfant de la ville de Grasse, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), ce musée présente une quinzaine d'œuvres majeures de l'artiste. Il abrite aussi une collection de peintures de deux autres artistes grassois, Marguerite Gérard (1761-1837) et Jean-Baptiste Mallet (1759-1835). Cet ensemble constitue la deuxième collection française d'œuvres de Jean-Honoré Fragonard après celle du Louvre et la première concernant les deux autres artistes.

mardi 8 février 2011

Google Art Project


 Google ouvre les portes de 17 musées internationaux à ses internautes. Sur la nouvelle plate-forme www.googleartproject.com, les utilisateurs du navigateur peuvent désormais visiter les salles de musées prestigieux et incontournables pour les amateurs d’art, entre autres, le MoMA, le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, la National Gallery de Londres ou encore le Château de Versailles. Lors du lancement du projet à la Tate Britain à Londres, Nelson Mattos, vice-président de l’ingénierie chez Google, a annoncé que d’autres musées pourraient rapidement intégrer le projet.

Dès l’ouverture de la plate-forme, plus de mille oeuvres sont déjà accessibles. Elles ont été photographiées et mises en ligne grâce à la technologie Street View, la technologie mise au point par Google pour faciliter le repérage en ville. Cette technologie permet au visiteur de déambuler de salle en salle en profitant d’une vue panoramique mais également de zoomer sur une œuvre en particulier.

Outre la visite salle par salle, chaque musée a sélectionné des œuvres emblématiques de sa collection. Ces pièces ont été photographiées en très haute définition afin d’en révéler les moindres coups de pinceaux et même l’épaisseur de la couche picturale, des observations impossibles à l’œil nu. Parmi ces œuvres majeures on trouve notamment « La Naissance de Vénus » de Botticelli au Musée des Offices à Florence, « La Nuit étoilée » de Van Gogh au MoMA ou encore « La Ronde de Nuit » de Rembrandt au Rijksmuseum d’Amsterdam. Source: Artclair

Par Louise Elizabeth Vigée-Lebrun, Château de Versailles.


Très belle visite!
***

mercredi 26 janvier 2011

Musée d'Angers, retour d'oeuvres volées

Ciro Ferri, La Chasteté de Joseph
***

Philippe Auguste Hennequin, Tête de jeune homme

 Il est rare qu’un musée évoque les vols dont il a été victime. Il s’agit là de montrer que, si les négligences, les actes de malveillance ont été par le passé préjudiciables aux collections des musées d’Angers, le travail de récolement des collections et de recherche des œuvres disparues a porté ses fruits, et peut-être aussi la chance.

En 1999, un tableau de la collection Livois, La Chasteté de Joseph de Ciro Ferri, a été retrouvé alors qu’il était proposé aux enchères à Evreux. Une personne ayant travaillé au musée dans les années 1960-1970 aurait commis des vols importants dans les collections des musées d’Angers, vendant le fruit de ses méfaits à des marchands.

De cette provenance, deux dessins de Lancelot-Théodore Turpin de Crissé ont pu être récupérés, l’un au musée Dobrée à Nantes, l’autre à la National Gallery de Washington. D’autres sont encore recelés par d’importantes institutions françaises ou anglaises.

De cette même provenance, le musée du Louvre a restitué au musée un tableau de A. Fr. Caminade, Portrait de la duchesse d’Angoulême, et un dessin du maître du retable de Landauer, Le Christ entre deux larrons.

Autre cas de vol, un tableau de Philippe Auguste Hennequin, Tête de jeune homme, fragment d’un tableau emblématique des années révolutionnaires, Le triomphe du peuple français au 10 août (1799). L’œuvre, mise en dépôt au palais de Justice d’Angers en 1951, est déclarée disparue à la suite d’un incendie en 1979. Mais en 2006, elle est retrouvée par un conservateur du musée de Versailles chez un expert parisien. Ainsi ce fragment disparu, prétendument brûlé, avait en fait été emporté par un fonctionnaire travaillant dans cette administration à l’époque. Ce sont ses héritiers qui, ignorant le vol, ont souhaité le faire estimer et ce faisant ont ainsi permis au musée des Beaux-arts de retrouver cette œuvre, après des démarches auprès de l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels.

Enfin, un tableau de Francken II, L’Automne, a été dérobé en 1997 par le tristement célèbre voleur de tableaux, Stéphane Breitwieser qui a sévi dans de nombreux musées français et étrangers. Son amour immodéré pour l’art, notamment les peintres flamands, l’a en effet poussé durant 7 années à voler plus de 230 œuvres d’art à travers toute l’Europe, dérobant les trésors des musées, châteaux, salles de vente et même des églises.

Au moment de son arrestation en 2001, sa mère a jeté les tableaux dans un canal, dont L’Automne, qui a été repêché avant d’être restitué au musée. Restauré depuis, il est à nouveau exposé au musée des Beaux-Arts depuis quelques semaines. Musée d'Angers


Frans Francken II 1578-1628 et Abraham Govaerts 1669-1720, L’Automne
*

mardi 4 janvier 2011

Yves Saint Laurent et le Maroc, exposition au Jardin Majorelle

du 27 novembre 2010 au 18 mars 2011
Marrakech
***
Le Jardin Majorelle et la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent ont l’immense honneur de présenter pour la première fois au Maroc une exposition de modèles d’Yves Saint Laurent inspirés de ce pays qu’il aimait tant.

Yves Saint Laurent a toujours revendiqué l’influence du Maroc sur sa création et la richesse vestimentaire de ce pays ne lui a pas échappé. Il a su s’approprier la djellaba, le jabador, le burnous, le tarbouch… pour créer des silhouettes qui lui sont propres. Cette exposition, voulue et dirigée par Pierre Bergé, est un hommage d’Yves Saint Laurent aux habitants de ce pays, au ciel de Marrakech, à ses couleurs et à sa lumière.

Cette exposition sera ensuite présentée à la Villa des Arts, Fondation ONA, à Casablanca, du 15 avril au 17 juillet 2011.

lundi 13 décembre 2010

L'Orient des femmes vu par Christian Lacroix

L’Orient des Femmes vu par Christian Lacroix
du 08 février 2011 au 15 mai 2011
Véritable hymne aux femmes orientales, l’exposition dévoile un autre visage des femmes, du nord de la Syrie à la péninsule du Sinaï, en présentant un ensemble exceptionnel de 150 costumes et parures traditionnels du Proche-Orient, sélectionnés par le couturier Christian Lacroix, avec le concours de Hana Chidiac, responsable des collections Afrique du Nord et Proche-Orient du musée du quai Branly.

De ce travail en commun est né un parcours poétique ponctué de pièces somptueuses qui, pour la plupart, sont exposées pour la première fois en France : robes de fête, manteaux, voiles et coiffes qui composaient le trousseau de la mariée témoignent à leur manière de la continuité des traditions et des savoir-faire développés et transmis de mères en filles.

Hommage à l’art millénaire de la broderie, l’exposition dévoile le travail de ces femmes qui, pendant des siècles, ont cherché à créer des modes pour s’embellir et exister au sein de sociétés qui les ont longtemps marginalisées, livrant ainsi leur personnalité, leur sens esthétique et leurs émotions.

Chacune des créations présentées dévoile aux yeux des visiteurs un pan de l’histoire de ces femmes dont les mains, les gestes, les goûts et le talent, ont donné aux étoffes, aux fils de soie ou de coton, une part d’elles-mêmes, composant chaque pièce comme une oeuvre d’art.

Au-delà de sa portée historique et ethnologique, L’ORIENT DES FEMMES se veut une invitation à la découverte esthétique de l’art vestimentaire féminin.

Guidé par la couleur des fils sur le coton noir, l’argent lamé ou la soie rayée des doublures, la coupe des robes ailées et la teinture des étoffes nouées, Christian Lacroix a su déceler les pièces les plus remarquables.
*
Dessins préparatoires réalisés par Christian Lacroix
(c) Christian Lacroix
*
Dessins préparatoires réalisés par Christian Lacroix
(c) Christian Lacroix
Veste de femme palestinienne, taqsiré
(c) musée du quai Branly, photo Patrick Gries, Valérie Torre
*
Manteau de fête de femme syrienne, dara'a
(c) musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Miche
 *
Manteau de fête de femme syrienne, dara'a
(c) musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado
*
Voile de visage de Bédouine, burqa'
(c) musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado

mercredi 17 novembre 2010

Les Trois Grâces de Lucas Cranach, campagne du Louvre pour l'achat d'un chef-d'oeuvre

Les Trois Grâces de Lucas Cranach
Le Site:

Le musée du Louvre lance une campagne de collecte de fonds afin d’acquérir le tableau Les Trois Grâces de Lucas Cranach. Le musée doit recueillir 1 million d’euros d’ici au 31 janvier 2011 afin que l’œuvre intègre ses collections.

Les Trois Grâces est l’œuvre de l’un des plus importants artistes européens de la Renaissance, l’Allemand Lucas Cranach l’Ancien (1472-1553). Cranach est un artiste aujourd’hui peu représenté dans les collections du Louvre et pourtant très apprécié du grand public et des spécialistes.

Le tableau que le musée du Louvre souhaite acquérir est en parfait état de conservation. La rareté de cette représentation des Trois Grâces et la perfection de son exécution feront de l’entrée des Trois Grâces dans les collections du Louvre un événement sans précédent.

Ce tableau a été classé "Trésor national", ce qui donne au musée du Louvre jusqu’au 31 janvier 2011 pour réunir les 4 millions d'euros nécessaires à son acquisition. Au-delà de ce délai, un risque existe que l’œuvre ne soit jamais révélée au public et quitte le territoire français.

Pour relever ce défi, le Louvre lance une grande campagne publique d’appel aux dons, en direction des entreprises comme des particuliers.

Retrouvez la campagne sur www.troisgraces.fr
ou contcactez-nous au 01 40 20 59 30
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard