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mercredi 11 novembre 2015

Vente de la Bibliothèque de Pierre Bergé


Pierre Bergé & Associés en association avec Sotheby’s
vente le 11 décembre 2015

 À partir de décembre 2015, Pierre Bergé & Associés, en association avec Sotheby’s, proposera aux enchères la bibliothèque personnelle de Pierre Bergé. La bibliothèque de Pierre Bergé représente l’aboutissement d’une aventure personnelle et professionnelle entamée il y a près de soixante-dix ans quand le jeune provincial fou de littérature débutait à Paris comme courtier en livres anciens ; une vie jalonnée de compagnonnages littéraires et artistiques inaugurée avec Pierre Mac Orlan, Jean Cocteau, Jean Giono ou Bernard Buffet, avant la rencontre décisive avec Yves Saint Laurent. Le couple qu’ils formèrent devait révolutionner le monde de la Haute Couture et imposer une liberté et un style de vie. Cet itinéraire singulier s’est continûment nourri de lectures.

Rassemblant quelques 1600 livres, partitions musicales et manuscrits précieux du XVe au XXe siècle, cette collection fera l’objet d’une exposition itinérante d’une centaine de pièces à Monaco, New York, Hong Kong et Londres au cours de l’été et de l’automne 2015. Le 11 décembre, la première partie sera vendue à Paris à l’Hôtel Drouot, sous le marteau d’Antoine Godeau. Cette première vente offrira un florilège d’une soixantaine de pièces d’intérêt littéraire couvrant six siècles, depuis l’édition princeps des Confessions de saint Augustin, imprimée à Strasbourg vers 1470, jusqu’au Scrap Book 3 de William Burroughs, paru en 1979.

On parlera d'un goût Bergé, comme on parle d'un goût Noailles”, dit un jour Yves Saint Laurent. Si la dispersion des collections d'œuvres d'art et de mobilier en 2009 confirma la prédiction du couturier, la bibliothèque en apporte une nouvelle preuve, plus intime. Ce goût s'incarne d'abord dans le choix, à rebours de l'esprit d'accumulation ; un choix assuré par un œil, une passion de lectures, des fidélités et une prédilection pour les objets vivants, marqués par leurs provenances et les empreintes de leurs histoires particulières. C'est aussi une “bibliothèque-monde”, sans distinction de cultures, ouverte aux œuvres internationales le plus souvent dans leurs langues originelles.

Les ventes thématiques qui suivront en 2016 et 2017 proposeront également des ouvrages littéraires, cœur de la collection, mais aussi des livres de botanique et sur l’art des jardins, la musique ou les grands débats philosophiques et politiques.

L'exposition prévue le 19 novembre prochain à Bruxelles a été annulée.

Louise Labé
Evvres de LovÏze Labé Lionnoize Lyon 1555
Rare édition originale. L'un des merles blancs de toute collection de livres.
 Superbe exemplaire dans sa première reliure en vélin souple.
Estimation: 300 000 - 400 000 €

Miguel de Cervantes
El Ingenioso hidalgo Don Quixote de la Mancha Lisboa 1605
Troisième édition de toute rareté, imprimée en espagnol à Lisbonne. 
Publiée la même année que l'édition originale madrilène.
Estimation: 150 000 - 180 000 €

William Shakespeare
Comedies, Histories, and Tragedies London 1664
Cette "Third Folio" est d'autant plus rare que nombre d'exemplaires 
ont été détruits dans l'incendie de Londres en 1666.
Estimation: 200 000 - 300 000 €

Marquis de Sade
Les Journées de Florbelle ou la nature dévoilée [Charenton] 1807
Extraordinaire manuscrit autographe : le seul fragment du dernier roman érotique 
du marquis de sade qui ait échappé à l'autodafé exigé par la police.
Estimation: 300 000 - 400 000 €

Germaine de Staël
Considérations sur les principaux événemens de la Révolution françoise Paris 1818
Edition originale, annotée par Stendhal au crayon et à la plume.
 Le plus précieux des livres annotés pars Stendhal encore en mains privées.
Estimation: 300 000 - 400 000 €


Conversation Pierre Bergé et Laure Adler

Conversation Pierre Bergé et Umberto Eco

lundi 19 octobre 2015

Écrits d'Amour - Des troubadours à Patti Smith, Dominique Marny


Quatrième de couverture

 « Elle posa son bras sur l'épaule de Tristan ;
des larmes éteignirent le rayon de ses yeux,
ses lèvres tremblèrent. Il répéta :
 - Amie, qu'est-ce donc qui vous tourmente ?
Elle répondit :
- L'amour de vous.
Alors il posa ses lèvres sur les siennes. »

Tristan et Iseult, Joseph Bédier

         ______________

 L'amour, qui occupe tant nos esprits, a fait battre le cœur des poètes, des philosophes et des écrivains... En prose ou en vers, dans l'intimité d'une correspondance, au cœur d'un roman ou sur une scène de théâtre, le cycle amoureux n'a de cesse de naître, de se cristalliser, de s'épanouir... et parfois de s'évanouir. Des troubadours à Hugo ou Musset, de Mme de Lafayette à Laclos et Genet, de Tolstoï à Margueritte Yourcenar, de Cocteau à Neruda ou encore Patti Smith, découvrons cette « aventure sans carte et sans compas où seule la prudence égare » (Romain Gary).

Depuis plusieurs années, Dominique Marny travaille sur la thématique du sentiment amoureux. Pour le Palais Lumière à Évian, elle a été commissaire de l'exposition « L'art d'Aimer »  (2012) et a publié, entre autres, deux albums sur le sujet : L'Art d'aimer (Textuel, 2012) et Je n'ai rien d'autre à te dire que je t'aime (Textuel, 2013).

Extrait

 D'un amour défunt, l'auteur bâtit un temple où il fait bon se réfugier. Elle en convoque le souvenir lumineux, plus vivant et solide que l'amour lui-même, au-delà de la blessure de la rupture. Grande figure du romantisme, autodidacte et poétesse instinctive, Marceline Desbordes-Valmore est considérée par Verlaine comme la seule femme de génie et de talent de son siècle.

Natale Schiavoni - L'Odalisque, Huile sur toile, 1845, 
Trieste, Museo Civico Revoltella
Élégies
     "Toi qui m'as tout repris" (1830)
Marceline Desbordes-Valmore

     ___________

Toi qui m'as tout repris jusqu'au bonheur d'attendre,
Tu m'as laissé pourtant l'aliment d'un cœur tendre,
L'amour ! Et ma mémoire où se nourrit l'amour.
Je lui dois le passé ; c'est presque ton retour !
C'est là que tu m'entends, c'est là que je t'adore,
C'est là que sans fierté je me révèle encore.
Ma vie est dans ce rêve où tu ne fuis jamais ;
Il a ta voix, ta voix ! Tu sais si je l'aimais !
C'est là que je te plains ; car plus d'une blessure,
Plus d'une gloire éteinte a troublé, j'en suis sûre,
Ton cœur si généreux pour d'autres que pour moi :
Je t'ai senti gémir ; je pleurais avec toi !

mercredi 12 décembre 2012

L’art des Salons, Le triomphe de la peinture du XIXe siècle


  On connaît davantage aujourd’hui les Salons de Paris des années 1850-1860 pour les tableaux qui y ont été refusés que pour ceux que l’on pouvait y voir. Ces peintures ont souvent été méprisées pour ce que l’on considérait comme de l’académisme et de la rigueur excessive.
  Pourtant, les œuvres qui furent alors rejetées correspondent aux critères de l’art d’aujourd’hui et sont maintenant considérées comme les précurseurs de l’âge moderne.
  Cet ouvrage tente d’imposer la face relativement moins connue de l’histoire de l’art du XIXe siècle. L’historien de l’art Norbert Wolf se penche sur l’histoire des Salons pour faire redécouvrir aux lecteurs l’art et l’excellence qui y régnaient, en Europe, en Grande-Bretagne, en Russie et aux États-Unis.
   Dans ce nouveau livre magnifique, illustré par des reproductions superbes des chefs-d’œuvre de Cabanel, Manet, Gérôme, Ingres, Bouguereau, Leighton, Whistler, Tissot, Alma-Tadema, Sargent, pour n’en citer que quelques-uns, l’auteur analyse le phénomène des Salons sous bien des angles, que ce soit l’essor de la bourgeoisie ou le rayonnement de Paris, alors capitale européenne de la culture. Il explore également les styles et les thèmes qui dominaient : la peinture d’histoire, les portraits d’intérieur et de société ; il signale l’essor de l’Orientalisme et le nationalisme qui s’empare des paysages.
  La lecture de cet ouvrage d’envergure, très documenté et passionnant, permettra à l’amateur d’art d’appréhender définitivement et positivement la peinture des Salons et de comprendre la raison pour laquelle ces œuvres furent autrefois si vénérées par le grand public.

  Norbert Wolf, historien d’art se passionnant pour des sujets très variés, a écrit de nombreux ouvrages, dont Dürer, publié chez Citadelles & Mazenod.

mardi 23 octobre 2012

Les erreurs dans la peinture


Mot de l’Éditeur
  Regardez ce tableau et cherchez l’erreur !... Ce tableau est un chef-d’œuvre et pourtant… Que fait le reflet de l’homme dans le miroir ? Et celui de la serveuse, pourquoi est-il décalé ? Manet s’est trompé ou… il l’a fait exprès ! Ce livre est une histoire de la peinture vue sous un angle nouveau et inattendu : l’erreur.

  34 chefs-d’œuvre, de Van Eyck à Véronèse et de Manet à Matisse, pour percer le secret d’un anachronisme, d’une confusion, d’un contresens, d’un écart, d’un quiproquo ou d’une approximation… Et découvrir que parfois c’est dans notre regard que réside l’erreur. Avec Les Erreurs dans la peinture, on ouvre les yeux sur ce qu’on ne voit pas…

  Christiane Lavaquerie-Klein et Laurence Paix-Rusterholtz sont auteurs de nombreux livres et documentaires sur l’art. Elles codirigent une agence d’action culturelle.
 Éditions Courtes et Longues

mardi 25 septembre 2012

Jacques-Émile Blanche, Jane Roberts

Jacques-Emile Blanche (1861-1942), Petite fille au chien

  «D’ici cinquante ans, on verra dans les musées les portraits que j’aurai peints, de tant de littérateurs, mes amis ; et de l’auteur de ces portraits, il n’y aura trace dans aucun livre de son époque. Je suis peut-être le seul artiste de mon âge, dont il n’existe pas la moindre monographie et que le Larousse ignore » : en écrivant cette prophétie en 1921, Jacques-Émile Blanche ne pouvait pas imaginer qu’il faudrait attendre 90 ans pour que son œuvre  soit enfin rassemblée dans un livre !

  L’exposition au musée de Rouen en 1997 est la première consacrée à l’artiste après la  rétrospective organisée au Musée de l’Orangerie en 1943, et les deux catalogues sont épuisés dès les premières semaines: Jacques-Émile Blanche a un public enthousiaste. Cette monographie, la première consacrée au peintre, est attendue depuis longtemps, aussi bien par les collectionneurs que les institutions qui possèdent des œuvres de l’artiste.
  Il était, de son vivant, un peintre de renom, mais aussi un pianiste de niveau professionnel, pouvant déchiffrer les partitions les plus difficiles, un écrivain ayant publié plus de quarante livres, ou encore un commentateur prolifique de la presse parisienne. à cause de cette multiplicité de talents, ses contemporains-critiques, confrères et même ses amis ne furent jamais tendres avec Blanche et lui reprochèrent sans cesse d’être un touche-à-tout, de vivre oisivement de rentes conséquentes, d’être trop doué, et d’être surtout excessivement mondain… «On m’a cruellement fait sentir, les privilèges dont j’ai été comblé», confiera-t-il.
C’est pourtant, dès 1880, à l’âge de dix-neuf ans, que Blanche avait résolument choisi  la peinture comme son véritable «métier»: les mille cinq cent œuvres répertoriées témoignent d’un travail sans relâche et de la  passion dévorante de toute une vie.
  Abondamment documenté l’ouvrage de Jane Roberts redonne à Jacques-Émile Blanche la place prééminente parmi les grands peintres de la «Belle Epoque» et de l’entre-deux guerres, au même titre qu’un Helleu ou un Boldini.

  D'éducation française malgré ses origines britanniques, Jane Roberts est historienne d'art et marchande de tableaux. Spécialisée dans les œuvres des XIXe et XXe siècles, elle travaille depuis 1987 sur l'œuvre de l'artiste Jacques-Émile Blanche. Membre de la Compagnie Nationale des Experts, Jane Roberts a été nommée Chevalier dans l'ordre des Arts et Lettres en 2011.
 Éditions Gourcuff-Gradenigo

Jacques-Emile Blanche (1861-1942), Vaslav Nijinsky
dans la "Danse siamoise" (Les  Orientales) ou Le Baiser de l'idole

Jacques-Emile Blanche (1861-1942), Segnora Eugenia Huici de Errazuriz

Jacques Emile Blanche (1861-1942), Julia Bartet

Jacques Emile Blanche (1861-1942), Les Savile-Clark Girls ou Skirt Dance

Jacques-Emile Blanche (1861-1942), Marcel Proust

Jacques-Emile Blanche (1861-1942), La Partie de tennis

mardi 28 février 2012

Le Dandysme, Daniel Salvatore Schiffer

Boldini Giovanni (1842-1931), Le comte Robert de Montesquiou (1855-1921), écrivain. 
(C) RMN-GP (Musée d'Orsay) / Hervé

Présentation de l’Éditeur 
Le dandysme est méconnu. On le confond avec la simple élégance alors qu'il est bien plus : mode d'être, état d'esprit, style de vie, esthétique... C'est une philosophie de l'art en même temps qu'une esthétisation de soi. Il se veut également l'expression, au nom de la beauté, d'une immense liberté liée à une forme de révolte individuelle contre la société, son conformisme et son conservatisme, mais aussi contre le destin.
Le dandy, comme l'écrit Albert Camus, "ne se maintient que dans le défi". Plus encore qu'une oeuvre d'art vivante - pour reprendre l'aphorisme d'Oscar Wilde -, il est une utopie incarnée ! Mais le dandysme, c'est aussi un grand courant intellectuel, philosophique et artistique dont l'influence, prépondérante au XIXe et au XXe siècle, est loin de s'estomper aujourd'hui. Car l'esprit dandy touche toutes les formes d'art, des plus classiques aux plus contemporaines : aussi bien la littérature, la poésie et le théâtre que la peinture, la musique, la danse, la photographie et le cinéma...
C'est cette passionnante histoire du dandysme que nous raconte Daniel Salvatore Schiffer : de lord Brummell à David Bowie en passant par Byron, Wilde, Baudelaire, Kierkegaard, George Sand, Proust, Diaghilev, Cocteau, Tzara, Greta Garbo, Coco Chanel, Dior, Mishima, Visconti, Warhol, Gainsbourg, Lagerfeld ou Lady Gaga, sans oublier les écrivains décadents, les peintres symbolistes et préraphaélites... et beaucoup d'autres. Une promenade fascinante sur les traces de l'un des plus riches courants de la pensée européenne et de l'art occidental, magnifiquement illustrée de portraits, tableaux et photographies.

Daniel Salvatore Schiffer est philosophe et essayiste. Professeur agrégé de philosophie, il enseigne l'esthétique à l'École supérieure de l'Académie royale des beaux-arts de Liège. Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont La Philosophie d'Emmanuel Levinas : métaphysique, esthétique, éthique (PUF, 2007), Philosophie du dandysme. Une esthétique de l'âme et du corps (PUF, 2008), Oscar Wilde (Gallimard, "Folio Biographies", 2009), Le Dandysme, dernier éclat d'héroïsme (PUF, 2010), Critique de la déraison pure. La faillite intellectuelle des "nouveaux philosophes" et de leurs épigones (François Bourin Editeur, 2010). François Bourin Editeur

lundi 20 février 2012

La Parisienne dans l'art, Sabine Denuelle

« Si vous voulez savoir comment agira une Parisienne dans une circonstance donnée, 
prenez le contre-pied du lieu commun généralement admis et vous le saurez exactement. 
Soyez assuré qu'elle fera toujours le contraire de ce qu'indique le vulgaire poncif 
d'élégance ou d'esprit. » Théodore de Branville

Mot de l’Éditeur
À la fin du XIXe siècle, la Parisienne fascine le monde entier : emblème de la séduction, on vante ses robes, sa coiffure, son allure, son esprit, et même ses défauts deviennent des qualités. Mais elle n’est pas née en un jour, car il ne suffit pas d’habiter Paris pour être et se sentir parisienne ; il faut incarner un style, posséder ce je ne sais quoi qui parle à l’imagination et que les autres reconnaissent sans toutefois pouvoir le définir. La Parisienne brille : c’est le regard de l’autre qui la fait exister et la meilleure preuve de cette existence est qu’on ne cesse de vouloir la copier.

De siècle en siècle, elle a construit un style. Où habite-t-elle ? Comment s’habille-t-elle ? Où s’amuse-t-elle ? Comment séduit-elle ? Différente de la femme de la cour, elle s’oppose aussi à la femme de province : il n’y a de réussite qu’à Paris et se moquer de la provinciale est une façon pour elle d’asseoir sa supériorité. Fantaisie, liberté, goût : elle sait faire valoir ingénieusement tout ce qu’elle a d’aimable. Son élégance la distingue, mais plus encore ces petits signes immatériels qui ne se monnayent pas et qui, au fil du temps, se réfèrent de moins en moins à une classe sociale. Mais la Parisienne n’est pas exempte de défauts et la satire côtoie l’apologie. Frivole, superficielle, arrogante : le regard de l’étranger, s’il ne subit pas son charme, peut devenir critique et défiant.

De Ninon de Lenclos à Arletty, de la marquise de Sévigné à Françoise Sagan, de Rose Bertin à Coco Chanel et à Inès de la Fressange, l’histoire de la Parisienne est une longue suite d’existences singulières, uniques et pourtant voisines. Théodore de Banville trouve un trait commun à toutes ces femmes : « Si vous voulez savoir comment agira une Parisienne dans une circonstance donnée, prenez le contrepied du lieu commun généralement admis et vous le saurez exactement. Soyez assuré qu’elle fera toujours le contraire de ce qu’indique le vulgaire poncif d’élégance ou d’esprit » (1876).

Sabine Denuelle
Après des étude de lettres classiques à la Sorbonne, Sabine Denuelle a suivi un cursus de Sciences Po où elle a rencontré le professeur Louis Chevalier, titulaire d'une chaire d'Histoire de Paris au Collège de France. Elle a travaillé de longues années à ses côtés.
Elle est l'auteur de nombreux ouvrages parus chez Aubanel, La Marinière, Larousse, etc.
Citadelles & Mazenod


Jean Béraud  (1849-1936), La pâtisserie Gloppe, 1889
Paris, musée Carnavalet

Marie Laurencin  (1883–1956), Portrait de Mademoiselle Chanelle, vers 1923
Paris musée de l'Orangerie

Jean Honoré Fragonard (1732-1806), La lettre d'amour, vers 1770
New York, The Metropolitan Museum of Art

Jean Béraud (1849-1935), Parisienne, place de la Concorde, vers  1890
Paris, musée Carnavalet

Charles Alexandre Giron (1850-1914), La Femme aux gants, dite La Parisienne, 1883
Paris, Musée du Petit-Palais

jeudi 26 janvier 2012

32e Salon du livre

du 16 au 19 mars 2012
***
Avec plus de 2 000 auteurs présents, la littérature française sera encore bien représentée cette année au Salon du livre. Près de 400 conférences, des rencontres et des débats…

La littérature japonaise, invitée d’honneur 2012
Cette année, le Salon du livre à décidé de mettre à l’honneur la littérature japonaise. Une trentaine d’auteurs japonais (romanciers, auteurs de polars, de livres jeunesse, poètes et mangakas) seront présents au Salon.

Moscou, ville invitée
Après le succès de Buenos Aires avec son café littéraire et son chaleureux tango, le Salon du livre a décidé de renouveler le concept de ville invitée en conviant des auteurs originaires de la magnifique cité moscovite. 

vendredi 30 décembre 2011

Ladurée: Coffret L'Art de recevoir

Ladurée
L'Art de recevoir

Vincent Lemains et Michel Lerouet, respectivement chef pâtissier et chef des cuisines de Ladurée, nous dévoilent tous les secrets de l'art de recevoir de leur prestigieuse maison. Du petit déjeuner au dîner de gala en passant par le pique-nique chic, le déjeuner de famille, le dîner en amoureux... Toutes les occasions de se réunir en 10 petits livrets où sont proposés menus et conseils d'art de la table. En prime, un carnet d'adresses L'Art de recevoir signé Ladurée. Chêne

Buffet dînatoire

Merci Françoise d'avoir déposé ce magnifique coffret sous mon sapin!

mercredi 21 décembre 2011

Les trois Médinas - Tunis, Alger, Fès


Par son ampleur, par la richesse exceptionnelle de sa documentation photographique, réalisée par Alexandre Orloff, en mission pour l’Unesco, par l’autorité, le style souverain et enjoué de son auteur, Salah Stétié, voici le livre majeur sur les médinas.
Ces “villes” par excellence, bordées par le désert, furent de tout temps au cœur de la civilisation méditerranéenne. Les merveilles de l’architecture et du décor – mosquées, écoles coraniques (medersas), zaouïas consacrées à un saint, portes monumentales, coupoles, plafonds et fenêtres de bois polychrome –, se déploient en majesté, au rythme des doubles pages qui, pour un même sujet, alternent vues panoramiques et détails des entrelacs décoratifs à la vertigineuse complexité.
A l’instar de Chartres, de Reims ou de Versailles, voici, à Fès, la célèbre mosquée Al-Qaraouyîne, synthèse de tous les courants artistiques de l’art médiéval en Islam, qui fut la plus ancienne université d’Occident (avec sa bibliothèque de trente mille volumes et dix mille manuscrits) ; la suprême élégance des medersas Bou-Inania, el Azzarine, Sahrig aux fenêtres de bois sculpté… auxquelles répondent, à Tunis, les marbres des mosquées Ez-Zitouna et Hammouda Pacha ou de la medersa Suleymaniya à la coupole d’une finesse inégalée.
Les palais de la casbah d’Alger – celui du Raïs, aujourd’hui restauré, ceux du dey et du bey, zelliges, miroirs et stucs de Dar Hassan Pacha et Dar Bekri (musée des Arts et Traditions populaires) – rivalisent de luxuriance avec le splendide Dar Husseïn de Tunis (Institut d’art et d’architecture) ou, à Fès, le palais du Glaouï et le Dar Chergui et son riyad aux célèbres fontaines. La profusion des matériaux – marbre, céramique, stuc, verre, bois (à Fès spéciale-ment) – et les multiples influences stylistiques – italienne et turque à Tunis, andalouse à Alger et surtout à Fès, évitant toute monotonie, conduisent le lecteur de surprises en émerveillements sans cesse renouvelés. Alexandre Orloff & Salah Stétié. Actes Sud

Alexandre Orloff, Photographe américain, a réalisé sous les auspices de l’unesco, voici trois décennies, ces reportages qui constituent un document unique sur l’héritage culturel des médinas du Maghreb en leur dimension architecturale, artistique et humaine : héritage aujourd’hui compromis sous l’effet de la déshérence ou d’une modernisation aveugle. Pour ce travail exceptionnel, il a reçu le prix Kodak de la critique photographique.

Salah Stétié,  Grand poète de langue française et de langue arabe, ancien ambassadeur du Liban au Maroc, sait écouter le coeur des villes, au rythme du périssable et de l’éternel. Naguère délégué permanent du Liban à l’unesco, il prit une part active au sauvetage des monuments de Nubie : il préserve en ce livre la part la plus profonde, la plus secrète, de ces trois médinas, à l’infinie complexité, celle du rêve et de la vie. 

jeudi 15 décembre 2011

Désir et peinture, Martine Lacas

Désir et peinture, Martine Lacas

 Qu'elles soient plaisantes, édifiantes, émouvantes, troublantes ou inquiétantes, qu'elles soient profanes ou religieuses, soixante-douze œuvres peintes entre le XVIe et le XIXe siècles sont ici observées de près pour tenter de découvrir comment et pourquoi la peinture à partir de la fin du XVe siècle, entretient manifestement un lien si étroit avec le désir, comment et pourquoi le désir devient un sujet, voire une structure, en peinture. Du désir et de son objet représentés au désir du spectateur sollicité et mis en scène par l’œuvre, du désir de l'artiste lui-même au désir de savoir ce qu'il en est du désir de peindre et du désir « tout simplement » : au gré de cette enquête qui puise également à des sources littéraires et philosophiques, c'est une histoire critique de l'art pictural qui progressivement se trace. Mais c'est aussi une histoire du spectateur, l'histoire possible d’un individu qui cherche à savoir pourquoi il est attiré par certaines œuvres et non par d’autres, pourquoi la mémoire plus exacte qu'il conserve de certaines d'entres elles se double du désir de les revoir, et cela même quand il les a déjà revues plusieurs fois. Une histoire d'amour et de désir pour la peinture. Seuil

Jean-Léon Gérôme, Pygmalion et Galatée, 1890

Le Titien, La Vénus d’Urbin, 1538

Le Caravage, Saint Jean-Baptiste Baptiste au bélier, vers 1600

Jean-Honoré Fragonard, Le verrou, vers 1784

jeudi 20 octobre 2011

Les femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses, Laure Adler & Stefan Bollmann

 Sir John Lavery (1856-1941), Miss Auras (Le Livre rouge) Collection particulière

« Quiconque sait lire voit deux fois mieux. »
Méandre (IV siècle avant Jésus-Christ)
*** 

Mot de l'Editeur
C'est une lectrice encore plus redoutable et avisée que Stefan Bollmann et Laure Adler introduisent dans ce volume les Femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses, tout en poursuivant l'exploration du thème de la lecture féminine et de sa représentation. La lecture de romans, méprisée par les hommes et considérée par eux comme une perte de temps, commence à porter ses fruits pour les femmes. Des siècles durant, leur addiction à la lecture a été blâmée parce qu'elle était considérée comme une activité désordonnée, manquant de discernement, les incitant à négliger d'abord leurs tâches domestiques, puis leurs devoirs publics: en d'autres termes, c'était une activité immorale, impudique et dépravée. Les femmes qui lisaient non seulement se mettaient en danger, mais elles étaient dangereuses.
En réalité, par leur désir effréné de lecture, elles ont acquis une grande connaissance des hommes et une subtile intelligence de la vie.
Paisible, dans un intérieur bourgeois, sous le pinceau de Gustave Caillebotte, solitaire, dans l'entrée d'un hôtel, chez Edward Hopper, dénudée chez Félix Valloton, la femme, un livre à la main, se pose en militante. De courtes notices incisives accompagnent une très belle sélection de peintures, dessins et photographies présentant des lectrices de toutes les conditions et de toutes les époques.

Laure Adler, née en 1950, est journaliste, historienne et écrivain, spécialiste de l'histoire des femmes  et des féministes aux XIXe et XXe siècles. On lui doit de nombreux ouvrages, notamment une biographie de Marguerite Duras (Gallimard, 1998), Dans les pas de Hannah Arendt (Gallimard, 2005), L'Insoumise, Simone Weil (Actes Sud, 2008), Françoise (Biographie de Françoise Giroud, Grasset, 2011). Elle vient de publier chez Autrement un Manifeste pour les hommes qui aiment les femmes.

Stefan Bollmann, né en 1958, a étudié la philolophie, le théâtre, l'histoire et la philosophie; c'est un spécialiste de Thomas Mann. Auteur et éditeur, il vit actuellement à Munich. Flammarion

Gwen John (1876-1939), L'Etudiante 1903. Manchester Art Gallery
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Tamara de Lempicka (1898-1982), Kizette en rose 1926
Musée des Beaux-Arts, Nantes
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Diego Velázquez (1599-1660), Sibylle 1644-1648. Meadow Museum, Dallas
*
Sofonisba Anguissola (Vers 1530-1625), La Soeur de l'artiste en habit de religieuse 1551 
City Art Gallery, Southampton
*
Emile Lévy (1826-1890),  La Lettre d'amour 1872. Collection particulière
*
Alfred Stevens (1817-1875), Le Bain vers 1867. Musée d'Orsay, Paris
*
Julius LeBlanc Stewart (1855-1919), Sarah Bernhardt et Christine Nilsson 1883 
Collection particulière
*
Jacques-Joseph James Tissot (1836-1902), Octobre 1877 
The Montreal Museum of Fine Arts, Montréal
*
Leonard Tsuguharu Foujita (1886-1968), Café 1949. 
Musée d'Art moderne de la ville de Paris, Paris
*

mardi 12 juillet 2011

Une blonde à Manhattan

© Ed Feingersh / Michael Ochs Archives / Getty Images
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 Ed Feingersh,
Une blonde à Manhattan
du 31 mai au 7 octobre 2011

A l’occasion de la parution du livre d’Adrien Gombeaud , Une blonde à Manhattan, aux éditions Serpent à Plumes, présentation en grand format des images du reporter Ed Feingersh rarement montrées en public. Prises à New York , une semaine de mars 1955, elles témoignent du quotidien de la star en pleine transition. Elles appartiennent aux archives Michael Ochs, conservées et restaurées par Getty Images. En partenariat avec Le Serpent à Plumes, Getty Images et l’Office du Tourisme de New York City.

© Ed Feingersh / Michael Ochs Archives / Getty Images

© Ed Feingersh / Michael Ochs Archives / Getty Images



© Ed Feingersh / Michael Ochs Archives / Getty Images
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Ed Feingersh et Marilyn Monroe
La semaine la plus glamour de l’histoire de New York

Mars 1955.
Marilyn s’exile à New York pour échapper à la pression de la Twentieth Century Fox. La star veut se débarrasser de son image de blonde écervelée et rejoint Lee Strasberg à l’Actor Studios. Ed Feingersh, photographe pour Redbook, va la suivre pendant une semaine qui entrera dans la légende. Durant sept jours, il l’immortalise dans les lieux les plus ordinaires, le métro, sa chambre d’hôtel… Ensemble, Ed et Marilyn inventent un type de reportage diabolique et efficace, une illusion d’intimité entre le lecteur et la star. Après 1955, le photographe perdra tout goût pour la création. Les fameuses photos, gardées secrètement, ne seront retrouvées que trente ans après sa mort. Que s’est-il passé pendant cette semaine ? Quelle relation est née entre le photographe et son modèle ?

Adrien Gombeaud a réuni les témoignages de Robert Stein, de photographes et d’amis d’Ed Feingersh, pour comprendre l’enjeu de cette collaboration mythique. Avec Une blonde à Manhattan, il revient sur une page importante de la photographie à travers deux destins tragiques : l’un glorieux, l’autre anonyme.

Adrien Gombeaud, journaliste et critique de cinéma, collabore au quotidien Les Échos et est membre du comité de rédaction de Positif. Il a notamment publié Séoul Cinéma (2006), et L’Homme de la place Tiananmen (Seuil 2009).
Editions, Le Serpent à Plumes
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard