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mercredi 24 août 2011

Je sacrifie mon âme... Ibn 'Arabî

Antonio Torres Fuster (1874-1945), An Oriental beauty
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Je sacrifie mon âme aux belles arabes distantes!
Comme elles se jouent de moi qui embrasse leurs demeures!
Si tu t'égares derrière elles,
L'effluve qu'elles exhalent t'indique le chemin.
Et si la nuit sans lune descend sur moi,
En évoquant leur souvenir, je chemine dans l'éclat de la lune.
Et si nuitamment je poursuis leurs montures,
La nuit devient pareille au soleil du matin.
J'en courtisai une
A la beauté suprême.
Se dévoile-t-elle, ce qu'elle montre est lumière
Comme un soleil sans mélange.
Soleil son visage, nuit sa chevelure,
Merveille d'image du soleil et de la nuit réunis!
Nous sommes dans la nuit en pleine lumière du jour,
Et nous sommes à midi dans une nuit de cheveux!

Ibn Arabî, Le Chant de l'ardent désir. Editions Actes Sud
Né en 560/1165 à Murcie en Andalousie, et mort en 638/1240 à Damas, Ibn 'Arabî est considéré comme le plus grand maître soufi.

lundi 9 mai 2011

Traîtresse, Ibn 'Arabî

John William Godward  (1861-1922), A Classical Beauty
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Traîtresse aux tresses de serpents,
Elle l'abandonna qui cherchait son chemin.
Mais au coeur elle l'atteignit quand doucement elle
  se retourna,
Le laissant malade sur la couche.
De l'arc du sourcil, elle décocha les flèches du regard,
Par quelque fente que tu viennes, tu es tué.

Ibn Arabî. Extrait de Le Chant de l'ardent désir, traduction de l'arabe Sami-Ali
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard