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mardi 17 décembre 2013

Fragonard Poésie & passion, Exposition à Karlsruhe

Jean-Honoré Fragonard, La surprise, vers 1771, Musées d’Angers © Musées d’Angers, cliché: Pierre David
Fragonard Poésie & passion
du 30 novembre 2013 au 23 février 2014
Allemagne

Jean-Honoré Fragonard (1732–1806) nous a laissé un œuvre caractérisée par son élégance et sa puissance d’expression. Bien que comptant parmi les plus grands maîtres français du XVIIIe siècle, cet artiste reste largement méconnu en Allemagne jusqu'à l’heure actuelle.

Fragonard est né à Grasse mais a passé la plus grande partie de sa vie à Paris, où il fut élève de François Boucher. En dépit de premiers succès rencontrés au Salon, il fit une carrière hors de l’Académie et trouva ses plus fervents admirateurs parmi les collectionneurs fortunés.

L’exposition organisée à Karlsruhe présente des dessins du maître complétés par une sélection de toiles et d’esquisses à l’huile. Ces quelque quatre-vingts œuvres reflètent les multiples facettes de l’art de Fragonard : paysages, œuvres narratives et représentation de scènes enjouées ou empreintes d’une grande sensualité, ces dernières illustrant parfaitement la puissante imagination de l’artiste, son goût pour l’expérimentation et l’audace de ses compositions. L’exposition montre également à quel point Fragonard, enraciné dans la tradition artistique du XVIIe siècle, savait en réinterpréter librement les formes et les thèmes habituels. Nombre de ses œuvres à la craie et au pinceau se distinguent en effet par une composition débordante d’imagination et vibrante de passion.
  
Jean-Honoré Fragonard, Fête champêtre, vers 1780, Rijksmuseum 
© Collection Rijksmuseum, Amsterdam

Jean-Honoré Fragonard, Roger assiste au combat entre un géant et un chevalier
vers 1780 – 85, Staatliche Kunsthalle Karlsruhe © Staatliche Kunsthalle Karlsruhe 

Jean-Honoré Fragonard, L’Île d’amour, vers 1770, Museu Calouste Gulbenkian
© Calouste Gulbenkian Foundation, Lisbonne, cliché: Catarina Gomes Ferreira 

Jean-Honoré Fragonard, Les Cascatelles de Tivoli, 1760, Musée des Arts décoratifs
 de Marseille © Musée des Arts décoratifs Marseille, cliché: R. Chipault / B.Soligny 

Jean-Honoré Fragonard, Lion, années 1770 Albertina, Vienne © Albertina, Wien

Jean-Honoré Fragonard, Le Combat de Minerve contre Mars, vers 1771, Collection 
du Musée des Beaux-Arts de Quimper © Musée des Beaux-Arts de Quimper, France 

Jean-Honoré Fragonard, La Confidence, vers 1778 – 80, Museum Boijmans Van Beuningen 
© Rotterdam, Boijmans Van Beuningen Foundation (Collection Koenigs), cliché: Studio Buitenhof, Den Haag 

Jean-Honoré Fragonard, Le Baiser, vers 1775, Albertina, Vienne © Albertina, Wien 

Jean-Honoré Fragonard, Jeune fille (Marguerite Gérard?) dessinant
vers 1775–1780 Albertina, Vienne © Albertina, Wien

vendredi 12 octobre 2012

Camille Corot, Nature et rêverie

Camille Corot, Junge Frau einen Blumenkranz flechtend, ca. 1866-70, Museum of Fine Arts,
 Boston © Foto Courtesy Museum of Fine Arts, Boston
Camille Corot, Natur und Traum
Du 29 septembre au 6 janvier 2013

  Du 29 septembre 2012 au 6 janvier 2013, la Kunsthalle de Karlsruhe présente pour la première fois en Allemagne l’œuvre de l’artiste français Camille Corot (1796 – 1875).

  Rassemblant quelque 180 tableaux, dessins et estampes, cette manifestation offrira un panorama complet de l’œuvre de l’artiste : paysages lyriques, portraits subtils, esquisses lumineuses réalisées en plein air, œuvres décoratives de grand format et représentations de personnages fantastiques. Les œuvres issues des collections de la Kunsthalle se complèteront par de nombreux prêts effectués notamment par le Louvre, la National Gallery (Londres), le Metropolitan Museum (New York) et le Musée des Offices (Florence).

 L’exposition de Karlsruhe entend souligner la personnalité exceptionnelle de Corot, artiste dépassant la classification habituelle entre tradition et avant-garde : alors que les esquisses à l’huile réalisées au début de sa carrière manifestent une formation classique et renvoient encore aux paysages historiques typiques du XVIIe siècle, les œuvres plus tardives indiquent que Corot fut touché par l’esprit du romantisme et du réalisme et qu'il développa un style très personnel, empreint d’une conception imaginaire à la fois complexe et lyrique.

 Afin de souligner le rang et l’originalité de Corot, l’exposition présentera également des œuvres de ses contemporains et prédécesseurs immédiats ainsi que des toiles dues à des artistes représentant la grande tradition de la peinture française.

Camille Corot, Erinnerung an Mortefontaine, 1864, Öl auf Leinwand, 65 x 89 cm, Paris, Musée du
Louvre © bpk | RMN |René-Gabriel Ojéda

Camille Corot, Die Ruhe, 1860, überarbeitet ca. 1865-70, Öl auf Leinwand, 57,8 x 101,6 cm,
 Corcoran Gallery of Art, Washington, D.C., William A. Clark Collection

«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard