Édition Originale en LP Double Pathé Marconi
(2C 16212354/5) (France, 1972)
«Cette histoire commence dans vingt ans
Quand nos enfants auront vingt ans
Et que l’Orient et l’Occident
Respireront le même oxyde
Sous un soleil celluloïd
Et que la vie sera splendide
Entre les océans d’acides
Et les Florides de ciment...»
(2C 16212354/5) (France, 1972)
DISQUE 1:
A1. Prélude à Megalopolis 3:37
A2. Discours Pdg des USA d’Europe 7:12
A3. Pub-Jingles 3:15
A4. Arche de Noé 4:51
A5. Sérénade 4:27
A6. Radiotaxi 3:03
A7. La cuisine, le ménage et l’amour 4:18
B1. Deux sous la douche 3:57
B2. Soldats! 2:40
B3. Flash drogue 2:17
B4. Fils père, fille mère 6:05
B5. Ni Marx ni Jésus/Vole la colombe 4:21
DISQUE 2:
C1. Les tapis roulants 4:38
C2. Chez nous 4:19
C3. Le P.A.P.E. 9:06
C4. Confession d’un cadre supérieur etc… 4:12
D1. MEGAPOCALYPSE 16:55
D2. Le printemps d’après la fin du monde 3:02
«Cette histoire commence dans vingt ans
Quand nos enfants auront vingt ans
Et que l’Orient et l’Occident
Respireront le même oxyde
Sous un soleil celluloïd
Et que la vie sera splendide
Entre les océans d’acides
Et les Florides de ciment...»
Le "Megalopolis" d'Herbert Pagani commence par ces mots. C'est une tragique-comédie musical sortie de l'imagination délirante de ce poète visionnaire de la chanson française. Inspiré tout d’abord dans le livre "Il Médioevo Prossimo Venturo/Demain le Moyen Age", de Robert Vacca, cet album emblematic des principes des années 70s, avec une durée normale d'un ciné-film (environ 93 minutes) peut être écouté (vu) comme un film de science-fiction où la poésie, l'amour ou la solidarité essayent de survivre dans un monde cruel et technologique qui court vite à son suicide. Tout se produit dans la dernière décennie du 20ème siècle, où les Etats-Unis de l'Europe sont régis par un président nommé le général-directeur Maxime Van Der Love (décrit en tant qu'ayant les oreilles de De Gaulle, le nez de Richard Nixon, le sourire de John Ford et le regard de Jeanne d'Arc...).
Premier opéra écologique, première et unique oeuvre de politique-fiction sur disque, "Megalopolis" se développe sur deux niveaux: la décomposition d’un monde gangréné par l’épuisement des sources d’énergie et la résistance d’un groupe de rebelles à cet univers apocalyptique et sans futur. Pagani emploie son expérience comme animateur à la radio de Monte Carlo pour mélanger les pièces musicales avec fragments de bruits de la vie quotidienne, et de dialogues ou slogans publicitaires. Le résultat est magnifique, une oeuvre musical sans précédents dans le monde de la chanson.
Le double album s'était bien vendu (plus de 50000 exemplaires) à l'heure de sa sortie, mais il faudrait attendre quatre ans pour qu'il atteint un succès énorme en France et en autres pays européens, comme le Portugal, quand le message de "Megalopolis" passe enfin dans sa violente intégralité. Ce gros succès c’est dû aux spectacles du Bobino de Paris, en Avril de 1976, où le chanteur a joué sur scène tout l'univers de "Megalopolis". Deux ans après, dans un théâtre de Lisbonne appelé Coliseu, Pagani (ayant célébré juste 34 ans le jour avant) était l'invité d'honneur d'une campagne du parti socialiste. Il est apparu avec sa poésie, ses chansons et a également apporté "Megalopolis". J'étais l’un des types heureux de cette nuit mémorable. Et j’ai pu confirmer, pour la postérité, comme un homme, tout seul sur scène, pouvais transformer une salle de spectable dans une boule en cristal colossale où le bonheur collectif a souillé tout et tout le monde. Jamais, dans ma vie, j'ai pu assister à un spectacle pareil.
Plus de 40 ans s'ont passés. Pagani n'est plus entre nous (il est mort jeune, avec 44 ans, en Août 16, 1988) et son Apocalypse ne s'est pas produit (au moins jusqu' aujourd'hui...). Mais les Etats-Unis de l'Europe sont là et aussi l'inhumanity. La société de consommation est fleurissante et les réserves d'énergie commencent à s’épuiser. Et maintenante le COVID 19 a commencé à tuer milliers de personnes dans tout le monde. Qu'est-ce que de plus nous apportera l'avenir prochain ?
Primeira ópera ecológica, primeira e única obra de ficção-política em disco, "Megalopolis" reparte-se por dois níveis: a decomposição de um mundo minado pelo esgotamento das fontes de energia e a resistência de um grupo de rebeldes a esse universo apocalíptico e sem futuro. Pagani utiliza a experiência ganha como animador na rádio Monte-Carlo para entrecortar as partes musicais com fragmentos de ruídos da vida quotidiana de todos os dias, a par de diálogos ou tiradas publicitárias. O resultado é de uma tremenda eficácia, originando uma obra musical sem precedentes no mundo da canção.
O duplo album vendeu razoavelmente bem (mais de 50000 exemplares) na altura do seu lançamento mas foi necessário esperar quatro anos para que atingisse um êxito estrondoso em França e noutros países europeus, nomeadamente Portugal, quando finalmente toda a violenta mensagem de "Megalopolis" passou na sua integralidade. Tal facto ficou devido aos espectáculos no Bobino de Paris, em Abril de 1976, onde o cantor recriou ao vivo todo o universo de "Megalopolis". Dois anos depois, num Coliseu de Lisboa em festa, Pagani (acabado de fazer 34 anos no dia anterior) era o convidado de honra de uma campanha do partido socialista. Veio com a sua poesia, as suas canções e trouxe também "Megalopolis". Eu fui um dos felizardos dessa noite memorável. E pude comprovar, para a posteridade, como é que um único homem, sózinho em palco, conseguia transformar uma sala de espectáculos numa gigantesca bola de cristal onde a felicidade colectiva contaminava tudo e todos. Nunca, em toda a minha vida, assisti a um espectáculo parecido com aquele.
Mais de 40 anos se passaram. Pagani já não está entre nós (morreu cedo, aos 44 anos, em 16 de Agosto de 1988) e o seu Apocalypse não se confirmou (pelo menos até hoje...). Mas os Estados Unidos da Europa estão aí e a desumanização também. A sociedade de consumo floresce e as reservas de energia começam a esgotar-se. E agora o COVID 19 começou a matar milhares de pessoas em todo o mundo. Que mais nos trará o futuro próximo?
Herbert Pagani’s "Megalopolis" starts with those words. It’s a musical tragic-comedy from the delirious imagination of this visionary poet of the French song. Mainly inspired in the book "Il Médioevo Prossimo Venturo/Demain le Moyen Age", of Robert Vacca, this emblematic album of the early 70s, with a normal duration of a feature film (about 93 minutes) can be heard (seen) as a science-fiction movie where poetry, love or solidarity are trying to survive in a cruel and technological world racing wildly for its self-destruction. Everything happens in the last decade of the 20th century, where the United States of the Europe are governed by a president called general-director Maxime Van Der Love (described as having the ears of of De Gaulle, the nose of Richard Nixon, the smile of John Ford or the look of Joan of Arc...).
First ecological opera, first and only politic-fiction work in record, "Megalopolis" is divided in two levels: the decomposition of a world mined for the exhaustion of the power resources and the resistance of a group of rebels fighting that apocalyptic universe without any future. Pagani uses his experience as entertainer in the Monte-Carlo radio to mix the musical parts with fragments of noises of the everyday life, along with dialogues or advertising slogans. The result is tremendous, giving birth to a musical work without precedents in the world of the song.
The double album sold well (more than 50000 copies) at the time of its release, but it was necessary to wait four years so that it reached a huge success in France and others European countries, like Portugal, when finally the violent message of Megalopolis has passed completly. Such fact was due to the shows in Bobino of Paris, in April of 1976, where the singer played live all the universe of "Megalopolis". Two years later, in a Lisbon’s theatre named Coliseu, Pagani (just celebrating his 34th birthday in the previous day) was the guest of honor of a campaign of the socialist party. He appeared with his poetry, his songs and also brought "Megalopolis". I was one of the lucky guys at that memorable night. And I could confirm, for the posterity, the way one man, alone in the stage, was able to transform a theatre into a gigantic crystal ball where the collective happiness contaminated everything and everybody. Never, in my whole life, I attended a show like that one.
More than 40 years have passed. Pagani isn’t anymore between us (he died early, with 44 years, in August 16, 1988) and his Apocalypse hasn’t occured (at least until today...). But the United States of the Europe are there and also the inhumanity. The consumer society is blossing and the energy reserves begin to wear out. And now the COVID 19 has began to kill thousands of people around the world. What else will bring to us the coming future?