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samedi 10 octobre 2015

007, Gary Cooper et le Grand Rex







Construit en 1932, le « Rex » est une des plus belles salles de cinéma du monde, grâce à un décor somptueux et un plafond culminant à plus de trente mètres, représentant une voûte étoilée. Il a subi les assauts de l'Histoire (se transformant en Soldatenkino pendant l'Occupation) et a connu de multiples modernisations en tous genres. Ainsi, le 7 juin 1957, la salle abandonne ascenseurs et liftiers (!) pour un escalator, le premier en France. La presse française ne sait d'ailleurs trop comment qualifier cet escalier d'un nouveau genre : « automatique », « roulant » ou « mécanique » ? Toujours est-il qu'il s'agit d'un événement et que l'inauguration est faite par Mylène Demongeot et Gary Cooper. La jeune actrice est sous le charme : « LUI, en personne et exactement comme dans ses films, grand, beau, timide, rougissant, empressé ! Je le regarde, il me sourit, il est absolument merveilleux... Je suis en transe... » La star américaine est à Paris pour la promotion de Ariane de Billy Wilder, tourné dans la capitale à l'automne précédent.





Le même jour, Gary Cooper déjeune au restaurant avec Gregory Ratoff. Ce Russe émigré aux États-Unis dans les années vingt est un joueur ; en 1954, il réalise Abdullah Le Grand, tourné en Égypte. Comme d'autres membres de l'équipe, il vole 10 000 Livres égyptiennes à la production et, le tournage terminé, quitte le pays en cousant l'argent dans sa veste. Il se fait alors la promesse, s'il n'est pas arrêté, d’acquérir les droits du premier roman sur lequel il tomberait. Or, il lit dans l'avion une critique de Time Magazine consacrée à Casino Royale de Ian Fleming...



En 1957, un premier script est prêt. Mais Ratoff ne croit pas au personnage de James Bond, qu'il trouve ridicule et demande au scénariste Lorenzo Semple de le modifier. L'agent secret britannique devient alors une sorte de joueur professionnel plus ou moins affilié à la mafia, répondant au nom de Lucky Fortunato, que les services secrets américains chargent de ruiner au poker un agent communiste surnommé Le Chiffre.



Au cours du déjeuner parisien, Ratoff parle de Casino Royale à Gary Cooper et lui propose le rôle principal, cette sorte de « non-James Bond ». L'acteur est enthousiaste et donne son accord. Dans l'après-midi, il va jusqu'à envoyer un télégramme à Charles K. Feldman, l'associé de Ratoff : « Cher Charlie, quand puis-je lire le scénario de Casino Royale ? » Ce dernier est loin d'être emballé par la nouvelle. Quatre jours plus tard, il écrit à son partenaire : « Cher Gregory, même dans mes rêves les plus fous, je ne peux concevoir ce film comme un véhicule pour Cooper. » Gregory Ratoff mourra en 1960 sans être parvenu à réaliser son projet et Charles K. Feldman produira une version parodique de Casino Royale en 1967.





Ironie de l'histoire, le Grand Rex accueillera la première de... Casino Royale de Martin Campbell le 17 novembre 2006 (et 007 Spectre de Sam Mendes y sera présenté le 29 octobre 2015).


lundi 15 août 2011

Deux voix pour une voiture

Si Cars 2 regorgent de références bondiennes (déjà très présentes dans Les Indestructibles), il en est une qui n'existe que dans la version française du teaser du film. En effet, la voiture-espionne Finn McMissile (jouée par Michael Caine en vo) parle avec la voix d'Emmanuel Jacomy, qui doubla Pierce Brosnan sur tous ses Bond. (prêtez l'oreille à 26 et 39 secondes)





Mais pour le film, Jacomy a été remplacé par Lambert Wilson. Ce qui n'est pas un mauvais choix car il est sans doute l'un des acteurs français les plus "british". Et, rappelons-le, il a également été pressenti pour incarner 007 (lire ici).

mercredi 16 mars 2011

Wagner, Robert Wagner...



Dans ses mémoires ("Pieces of my heart"), Robert Wagner révèle que son ancien agent et grand ami Albert Broccoli a pensé à lui en 1969 pour interpréter 007...

"Il n'y a pas eu de proposition formelle mais Cubby pensait que j'étais un candidat possible pour remplacer George Lazenby. J'ai réfléchi à sa proposition pendant deux secondes et j'ai compris que je ne convenais pas. "Je suis trop américain" ai-je dit à Cubby. "James Bond doit être anglais. Roger Moore est le gars idéal.""

mardi 18 janvier 2011

Eastwood, Clint Eastwood...


"Le Figaro Magazine" vient de publier une interview de Clint Eastwood où il évoque ce dont j'avais déjà parlé ici :

" Je ne crois pas aux regrets. Je fonctionne à l'instinct. Une fois ma décision prise, je ne tergiverse pas. Un refus ne signifie pas qu'on estime que le projet sera un échec, simplement qu'il conviendra mieux à quelqu'un d'autre. Des exemples? J'aurais pu succéder à Sean Connery et être le nouveau James Bond dans Au service secret de Sa Majesté ! J'avais le même avocat que le producteur Cubby Broccoli, qui a suggéré que je prenne la relève en 1968. Cela aurait été un deal très avantageux financièrement pour moi, mais je venais de terminer une trilogie et je ne me voyais pas signer pour une autre en risquant d'être cantonné dans un genre et piégé à long terme. J'estimais aussi que le rôle devait être tenu par un Anglais de souche. Il m'aurait fallu travailler très dur pour être convaincant. Il me semble qu'ils ne se sont finalement pas trop mal débrouillés sans moi ! "

lundi 29 novembre 2010

Lambert, Christophe Lambert...



En 1984, Christophe Lambert, qui n’a pas encore tourné avec Sean Connery (Highlander) et John Glen (Point Men), a la côte. Le succès de Greystoke en a fait une star et les propositions affluent. Alors que Roger Moore semble hors-course pour Dangereusement Vôtre, Lambert rencontre Albert Broccoli et John Glen. Selon ce dernier, son accent français l’a écarté des prétendants. L’acteur s’en expliquera le 10 mai 1986 à l’émission « Champs-Elysées » : « La réponse a été non. Parce qu’ils m’ont proposé à ce moment-là six ou sept films. Et il y a autre chose, je pense que James Bond est un personnage totalement anglais et que l’accent anglais est très difficile à prendre quand on n’est pas né dans le pays, quand on n’a pas vécu là-bas. Je pense que ça appartient totalement à Sean Connery, à Roger Moore et au prochain Anglais. »


Depuis, Christophe Lambert s'est consolé avec la Bond Girl du Monde ne suffit pas, Sophie Marceau...

mardi 14 septembre 2010

"Go ahead, make my day, tell me to play Bond..."

Trouver un remplaçant à Sean Connery pour Vivre et laisser mourrir n’est pas une mince affaire. Broccoli et Saltzman pensent fortement à Roger Moore mais hésitent encore. Les pontes de United Artists, quant à eux, veulent une star américaine et contactent (sans en parler

aux producteurs)... Clint Eastwood, tout juste sorti de L'Inspecteur Harry.



« Il leur a ri au nez » raconte Broccoli dans ses mémoires, « en leur disant : ‘Je ne peux pas jouer le rôle. D’une part, je ne suis pas anglais et, d’autre part, je ne peux pas passer après Sean Connery. Quelque soit la somme d’argent que vous m’offrez, je ne jouerai pas Bond.’ » Il a eu bien raison, le père Clint. D'autant qu'il a pu tater de l'espionnage tout seul, dans La Sanction puis Firefox.

mardi 31 août 2010

Taylor, Rod Taylor

Parmi tous les acteurs préssentis pour le rôle de Bond pour Dr No (1962) figurerait Rod Taylor, la vedette de La Machine à remonter le temps, Les Oiseaux ou récemment Inglorious Basterds (dans le rôle de Churchill). C'est en tout cas se qu'affirmait l'acteur au magazine "Starlog" en 1991.

"Le producteur Cubby Broccoli voulait me faire passer un essai pour James Bond, quand il préparait Dr No. J'ai refusé parce que je trouvais cela indigne de moi. Je ne pensais pas que Bond aurait du succès au cinéma. Cela a été une des plus grosses erreurs de ma carrière ! A chaque fois qu'un film de Bond cassait la baraque, je m'arrachais les cheveux ! J'en ai beaucoup ri avec Cubby depuis."


Chose amusante, Rod Taylor a joué en 1965 dans un "anti-James Bond", Le Liquidateur, d'après John Gardner (qui reprendra les romans de 007 dans les 80s). Il y donnait la réplique à Jill St John (Les diamants sont éternels)...

lundi 2 novembre 2009

Collins, Lewis Collins...

En 1982, le producteur Euan Lloyd engage l’un des acteurs de la série Les Professionnels, Lewis Collins, pour incarner le rôle d’un officier du SAS dans le film d’action Commando (Who dares wins). Se rappelant comment son ami Terence Young avait transformé le rugueux Sean Connery en espion sophistiqué après l’avoir emmené chez son tailleur et son barbier, Lloyd fait passer Collins par les deux mêmes établissements ! Et voilà le résultat :







Une fois le film terminé (voir mon article sur le tournage), Barbara Broccoli pense que Collins pourrait faire un très bon James Bond et en parle à son père. À l’époque, le producteur fait passer des auditions à de jeunes acteurs, afin de dissuader Roger Moore d’augmenter ses cachets… « Je suis resté dans son bureau cinq minutes, raconte Collins en 1982 au Daily Star, mais cela a été fini pour moi en quelques secondes. J’ai entendu dire depuis qu’il ne m’aimait pas. C’est injuste. Il attend qu’un nouveau Connery passe sa porte et il y en a d’ailleurs quelques uns. Mais je pense qu’il a refermé la porte sur moi. Il m’a trouvé trop agressif. (…) Alors que mon attitude n’était que l’autoprotection. » Euan Lloyd ajoute que Collins s’était présenté au rendez-vous en tenue décontractée (à la Professionnels) et non comme on le voit sur les photos… Dommage, il aurait fait sûrement un excellent 007 !

jeudi 28 mai 2009

OSS 117 vs. 007 (4)


Pas de roses pour OSS 117 (1968) est sans doute le film le plus faible de la série. Mais il est passé à deux doigts de devenir un film cultissime ! En effet, John Gavin, après avoir incarné Hubert Bonisseur de la Bath, a signé le contrat pour être James Bond dans Les diamants sont éternels (1971) ! Le producteur Albert Broccoli voit en lui l’interprète idéal : "grand, athlétique et très bon acteur". Mais la United Artists parvient à convaincre Sean Connery de rendosser le smoking une dernière fois et Gavin est remercié (non sans avoir touché intégralement son cachet).



mardi 17 mars 2009

Wilson, Lambert Wilson...


En 1986, Lambert Wilson se rend aux studios Pinewood pour passer un screen test pour le rôle de... James Bond ! Broccoli cherche en effet un remplaçant à Roger Moore pour Tuer n'est pas jouer et John Glen auditionne plusieurs acteurs (dont Sam Neill). Wilson parle couramment anglais et s'est déjà illustré dans deux importantes productions internationales, Sahara et Cinq jours ce printemps-là (avec Sean Connery !). Le jeune comédien va donner la réplique à Maryam d'Abo (qui n'est pas encore engagée pour le rôle de Kara Milovy) dans une reconstitution de la scène de rencontre entre James Bond et Tatiana Romanova dans Bons Baisers de Russie (1963).


Il s'essaie également dans une scène d'action. Bref, le parcours du combattant habituel pour les candidats au rôle. Broccoli raconte dans ses mémoires qu'il appréciait Wilson mais qu'un autre Wilson (Michael G.) n'était pas aussi enthousiaste. Exit donc Lambert.



En 1997, Lambert Wilson assistera à la première parisienne de Demain ne meurt jamais et posera avec Pierce Brosnan...



jeudi 15 janvier 2009

McGoohan, Patrick McGoohan...

"Tous les gouvernements ont leurs services secrets. En Amérique, c'est le CIA, en France le Deuxième Bureau, en Angleterre le M15. L'Organisation Atlantique a le sien aussi. Dans les cas difficiles, on fait appel à moi ou à quelqu'un dans mon genre. Oh, je me présente: je m'appelle Drake, John Drake..."



Diffusée dès septembre 1960, la série d’espionnage Destination Danger avait précédé la série des James Bond et inauguré d’une certaine façon la vague de l’espionnite. Aussi sembla-t-il quasi-logique de proposer à l’interprète de John Drake, agent secret au service de l'OTAN, le rôle de James Bond. Il a souvent été dit que Patrick McGoohan l’avait refusé par puritanisme. Cependant... « On a beaucoup exagéré cette histoire, affirmait-il à "Première" en 1995. C'est le partenaire de Broccoli qui m'avait proposé le rôle de Bond, à la fin de la première année de Destination Danger. J'ai lu le scénario, pas très bon à l'époque, même s'il l'est devenu par la suite. La vraie raison de mon refus, c'est qu'il y avait une certaine personne, dans l'équipe technique, avec laquelle je ne voulais pas retravailler... De toute façon, ce n'était pas un rôle pour moi, et Sean a été parfait là-dedans. »



Patrick McGoohan est mort avant-hier à Los Angeles.

vendredi 28 novembre 2008

Les prétendants au rôle de Bond (1968)

En 1968, après le départ de Sean Connery (annoncé avant même la sortie de On ne vit que deux fois), plusieurs acteurs sont testés pour le rôle de James Bond. On le sait, l'ancien mannequin George Lazenby, qui n'avait pourtant pas l'expérience de la comédie, sera choisi. Mais avant lui, d'autres effectueront des bouts d'essai, dont voici quelques photos...

Anthony Rodgers


Robert Campbell


John Richardson


Ces photos ont été publiées à l'époque dans Life Magazine.