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mardi 14 septembre 2010

"Go ahead, make my day, tell me to play Bond..."

Trouver un remplaçant à Sean Connery pour Vivre et laisser mourrir n’est pas une mince affaire. Broccoli et Saltzman pensent fortement à Roger Moore mais hésitent encore. Les pontes de United Artists, quant à eux, veulent une star américaine et contactent (sans en parler

aux producteurs)... Clint Eastwood, tout juste sorti de L'Inspecteur Harry.



« Il leur a ri au nez » raconte Broccoli dans ses mémoires, « en leur disant : ‘Je ne peux pas jouer le rôle. D’une part, je ne suis pas anglais et, d’autre part, je ne peux pas passer après Sean Connery. Quelque soit la somme d’argent que vous m’offrez, je ne jouerai pas Bond.’ » Il a eu bien raison, le père Clint. D'autant qu'il a pu tater de l'espionnage tout seul, dans La Sanction puis Firefox.

vendredi 9 juillet 2010

007 vs. The Beatles (4)

En 1973, trois ans après la fin des Beatles, Paul McCartney compose et interprète la chanson-titre de Vivre et laisser mourir. Pour l’occasion, il s’associe de nouveau avec George Martin (responsable de la BO), l’ex-producteur des Beatles.



« Je me suis dit « Pourquoi pas? », se souvient McCartney. Je leur ai demandé de me laisser une semaine pour essayer, leur affirmant que si je n’y parvenais pas, je n’insisterai pas. Habituellement, je n’écris pas sur commande. Mais le lendemain, j’ai lu le « James Bond », car ils n’en n’avaient pas terminé le tournage et, dès le surlendemain, la chanson était écrite. La semaine suivante, j’étais prêt à l’enregistrer avec George Martin. Ça m’a paru facile ; mais quand George l’a fait écouter à l’un des producteurs, celui-ci rétorqua « Parfait pour la maquette, mais quand allons-nous enregistrer le définitif ? » ce à quoi on lui a répondu que c’était le master ! L’une des meilleures maquettes que nous ayons jamais produites ! Ça avait été rendu difficile par le mélange de mon style et de celui des orchestrations des films de James Bond. »

McCartney et Martin ne cèdent pas aux exigences des producteurs et leur fournissent les enregistrements de la chanson, qui sortira en 45 T le 1er juin 1973 avec le succès que l’on sait. Le 5 juillet, le chanteur fait sensation en arrivant à la première de Vivre et laisser mourir torse nu sous son smoking !

mardi 25 mai 2010

"Dr No" vs. "Live & let die"

Pour le premier Bond de Roger Moore, Vivre et laisser mourir (1973), il semble évident que les auteurs se sont inspirés du premier film de Sean Connery, Dr No (1962). Des agents britanniques sont tués, et M demande à Bond d'aller enquêter...



Le méchant utilise la superstition de la population pour éloigner les curieux. Le dragon pour le docteur No, le vaudou pour le docteur Kananga (deux docteurs, tiens !).




Un animal venimeux est introduit dans la chambre de Bond (une araignée, un serpent).


On voit 007 dans son appartement...


Bond collabore avec Quarrel... puis avec son fils !



Et les deux films ont été en partie tournés en Jamaïque.

lundi 3 mai 2010

Portrait-robot

On le sait, Rien que pour vos yeux (1981) s'inspire de plusieurs éléments de Fleming, les nouvelles Top Secret et Risico, ainsi qu'un passage de Vivre et laisser mourir (lire ici). Mais on trouve également un emprunt à Goldfinger : l'Identigraph, qui permet à Bond dans le film d'identifier Emile Leopold Locque, est une transposition de l'Identicast.


"L'appareil s'appelait L'Identicast et fonctionnait suivant le procédé de la lanterne magique. Différentes formes de têtes étaient projetées, jusqu'à ce qu'une d'entre elles fût retenue. On passait ensuite aux cheveux, puis au nez, aux yeux, à la bouche, pour finalement arriver au portrait-robot de l'individu. Il fallut un moment pour trouver tous les éléments du visage assez extraordinaires de Goldfinger. Mais le résultat final rappelait d'assez près le personnage." (Chapitre 5)

jeudi 11 mars 2010

007 à la une

Allez, petit retour dans les années 70, avec ce florilège de couvertures de magazines avec l'ami 007...










mercredi 11 novembre 2009

Ça plane pour lui !

Dans Vivre et laisser mourir (1973), James Bond s'introduit sur l'île du Dr Kananga à l'aide d'un delta-plane tiré depuis un bateau.




Cette idée était déjà présente dans le comic strip Double Jeopardy écrit par Jim Lawrence et dessiné par Yaroslav Horak, publié dans le Daily Express en 1971, soit deux ans avant le film.



mercredi 16 septembre 2009

L'expo Fleming

En 2008, je me suis rendu à l'exposition du centenaire de la naissance de Ian Fleming à l'Imperial War Museum de Londres.





De nombreux "props" étaient exposés et pas des moindres.




Les chaussures de Risa Klebb dans Bons baisers de Russie (1963).


La chemise tâchée de sang de Bond dans Casino Royale (2006).


En vrac : le bâton de ski de L'espion qui m'aimait (1977), la pendule de l'avion de Goldfinger (1964), le cigare à oxygène de Opération Tonnerre (1965), le rétro de Vivre et laisser mourir (1973), l'étui à cigarettes de On ne vit que deux fois (1967)...


Le pistolet d'or (évidemment !).


Le réacteur dorsal de Opération tonnerre (1965).

mercredi 24 juin 2009

Lire et laisser mourir

Dans Vivre et laisser mourir (1973), James Bond partage sa chambre d'hôtel à San Monique avec Rosie Carver qu'il soupçonne de travailler pour Kananga. Après avoir trouvé une carte de tarot sur sa table de petit déjeuner, il se rend à la librairie du coin.




Lorsqu'il entre dans la boutique, on voit brièvement un présentoir sur lequel se trouve des livres de poches. Parmi lesquels se trouvent Battle Cry de Leon Uris (Le Cri de la victoire), The Crown (inconnu) et The Invader de Richard Wormser, un polar...


mercredi 10 juin 2009

Bienvenue à San Monique

Vivre et laisser mourir (1973) se déroule sur l'île imaginaire de San Monique, dirigée par le Dr Kananga. Lors de la scène où Bond et Solitaire arrivent au port pour embarquer sur le bateau de Quarrel Jr, on peut apercevoir brièvement une pancarte.

"Dr. Kananga reminds: the tourist is our friend, his welfare is our concern."

("Le Dr Kananga vous rappelle que le touriste est notre ami, son bien-être, notre préoccupation.")

Merci à Eric Saussine

mardi 2 juin 2009

Mise sur écoute

Dans Vivre et laisser mourir (1973), le docteur Kananga sait que son appartement new-yorkais est écouté par la CIA. En entrant dans son bureau avec ses hommes et Solitaire, il commence à dicter une lettre puis active un magnétophone qui continue son discours, "endormant" ainsi les hommes à l'écoute, pendant qu'il se déguise en M. Big.




Chose amusante, Bond fera de même au château de Max Zorin dans Dangereusement Vôtre (1985). Lui et Tibett jouent le sketch de l'aristocrate humiliant son domestique...



mardi 19 mai 2009

Quand Bond vole les tableaux de M

Dans Vivre et laisser mourir (1973), Bond ne va pas dans le bureau de M pour connaître les détails de sa prochaine mission. C'est en fait M qui se rend, en pleine nuit, chez son agent. L'occasion de voir le nouvel appartement de 007, bien différent de celui de Dr No (1962). Là où Connery affichait des gravures d'automobiles, Moore se passionne pour les bateaux anciens. Ce qui est un peu étonnant, même de la part d'un commander de la British Navy... En réalité, le décorateur a emprunté les tableaux du décor du bureau de M !

La gravure à gauche de Bond dans la cuisine...


... était déjà visible dans Bons Baisers de Russie (1963).




Le tableau que l'on voit derrière M quand il reproche à Bond d'avoir demandé à Q de faire réparer sa montre...



... se retrouve dans son bureau dans plusieurs films, dont Tuer n'est pas jouer (1987).

vendredi 3 avril 2009

On ne vit que trois fois


L'affiche nipponne de Vivre et laisser mourir (1973) est globalement celle que nous connaissons. Les Japonais semblent adorer le look (jeune) et la pose de Roger Moore car ils les reprendront pour Rien que pour vos yeux (1981)...


... et Octopussy (1983) !!!


vendredi 13 février 2009

Permis de jouer


En 1983, Victory Games obtient les droits de James Bond pour lancer une série de jeux de rôle qui durera jusqu'en 1987. Cette belle affiche en annonce le lancement, en reprenant la pose de Moore dans Rien que pour vos yeux (1981), le tout agrémenté d'éléments des affiches des Diamants sont éternels (1971), Vivre et laisser mourir (1973) et L'Homme au pistolet d'or (1974).

mardi 3 février 2009

Exploser et laisser mourir

On a longtemps cru que des scènes de Vivre et laisser mourir (1973) avaient été coupées au montage. En effet, de nombreuses photos montrant Roger Moore derrière une mitrailleuse (image reproduite sur l'affiche), par exemple, laissaient à penser que Bond utilisait à l'origine cette arme contre ses adversaires. En réalité, il s'agissait de séances de photos devant la presse internationale venue en nombre en Louisiane assister aux premiers pas de Roger Moore en 007.






Celle-ci (utilisée pour l'exploitation allemande) en fait partie, comme l'explique Roger Moore lui-même dans son carnet de bord (édité en 1973 en France chez Plon) : "Pour ces messieurs de la presse, la grande attraction de la journée, c'était l'explosion. Personne n'avait voulu me dire quelle quantité d'explosifs était entreposée dans le ventre de la longue péniche. Comme je ne figurais pas dans la scène de l'explosion, Dan Slatter, le publicitaire britannique, eut l'idée géniale de me faire asseoir calmement devant les photographes, un verre de porto blanc à la main, style Bond, la tête nonchalamment détournée de l'explosion qui éclaterait à trois cents mètres. J'acceptai, mais une heure plus tard, je m'aperçus que l'équipe de la caméra s'abritait derrière une barrière élevée à cet effet, pour se protéger de la déflagration et des débris divers.


-Eh les gars, lançais-je bêtement, pourquoi vous vous cachez comme ça?


-Ma foi, répliqua un des Américains de l'équipe, on dit comme ça que ça va faire un petit boum.


J'éprouvais quelques inquiétudes quand j'entendis Dan raconter à un journaliste que j'étais assuré pour cinq millions de dollars. Un assistant vint nous conseiller d'abandonner le ponton d'où l'on devait prendre les photos pour nous installer plutôt sur la berge opposée qui semblait mieux abritée mais qui se trouvait un peu plus près du lieu de l'explosion. Je me dis que James Bond n'aurait jamais eu les foies, alors je restai stoïque pendant le compte à rebours, serrant dans la main mon verre de porto blanc glacé, avec les photographes sur ma droite et tous les diables de l'enfer bientôt déchaînés sur la gauche.


L'explosion se produisit et je ne sais pas si le souffle me souleva ou si la peur me fit faire un bond d'un mètre, sans cependant renverser une goutte de porto. Pour une photo de Bond faisant une démonstration de sang-froid, c'était plutôt raté."

Certaines photos montrent en effet Moore sursautant les yeux fermés. Mais un photographe a réussi à déclencher son appareil une demi-seconde plus tôt...

lundi 1 décembre 2008

Le bain forcé de "Vivre et laisser mourir"

A la fin du roman Vivre et laisser mourir, James Bond passe un mauvais quart d'heure avec Solitaire... Mr Big les attache ensemble et les traîne dans l'eau derrière son bateau. Cette scène ne sera pas présente dans l'adaptation réalisée en 1973 par Guy Hamilton avec Roger Moore mais réapparaîtra à plusieurs reprises. Tout d'abord dans la version comic strip publiée dans le "Daily Express" en 1958 (Henry Gammidge au scénario, John McLusky au dessin).




En 1970, l'idée est réutilisée par le scénariste Jim Lawrence (avec Yaroslav Horak au dessin) dans la BD The Golden Ghost (où apparaît le SPECTRE), également dans le "Daily Express". Bond est cette fois attaché seul.



En 1981, la séquence est enfin reprise à l'écran dans Rien que pour vos yeux (qui s'inspire aussi de deux nouvelles de Fleming). James Bond et Melina Havelock subissent ce sort administré par Kristatos au large de la Grèce.