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samedi 10 novembre 2012

Réflexions dans une DBIII



Maintenant que tout le monde a dû voir Skyfall (si ce n'est pas le cas, ne lisez pas ce qui suit), voici quelques réflexions personnelles sur le film :


* C'est la deuxième fois que le bâtiment du MI-6 à Vauxhall est la cible d'une attaque (et que M se réfugie en Ecosse) après Le monde ne suffit pas (1999).

* C'est la deuxième fois qu'une référence est faite à la mort des parents de Bond après GoldenEye (1995), et qu'une pierre tombale familiale est montrée, après Rien que pour vos yeux (1981).

* Lors de sa rencontre avec Bond dans Casino Royale (2006), Vesper estimait qu'il devait venir d'un milieu modeste. La découverte du manoir écossais familial, conservé par Bond depuis la mort de ses parents, tendrait à prouver le contraire.

* Bond a gagné son Aston Martin DB5 au poker contre Dimitrios dans Casino Royale (2006). Après l'avoir laissée à l'aéroport de Miami, il l'a donc fait venir jusqu'à Londres, et la conserve dans un box. C'est donc une voiture pour son seul usage personnel. Comment se fait-il qu'elle se retrouve équipée des gadgets du service Q ?

* M nous apprend qu'en tant que responsable de la station du MI6 à Hong Kong en 1997, elle s'est assurée que la rétrocession de l'île à la Chine se passe en douceur. C'est drôle, je m'étais laissé dire qu'à cette époque, elle dirigeait le MI-6 et qu'elle avait dû faire face à une grave crise avec la Chine provoquée par Eliott Carver...

* Bond revient à Macao, 38 ans après L'Homme au pistolet d'or (1974), et 53 ans après Ian Fleming (dans le recueil de reportages Des villes pour James Bond). Quant à Istanbul, 007 y était déjà allé dans Bons Baisers de Russie (1963) et Le monde ne suffit pas (1999), et devait s'y rendre sur ordre de M dans Permis de tuer (1989).

* Skyfall est certainement le film où le plus d’œuvres sont citées : les chansons Boum ! de Charles Trenet et Boom Boom de John Lee Hooker (par The Animals), les toiles La Femme à l'éventail de Modigliani et The Fighting Temeraire de Turner, et Ulysses, le poème de Tennyson.

* Ralph Fiennes faisait partie des acteurs pressentis pour reprendre le rôle de Bond dans GoldenEye, selon la presse en 1994. Il a incarné John Steed dans l'adaptation cinéma de Chapeau melon et bottes de cuir en 1998, face à Sean Connery.

* Parmi les gardes qui amènent Bond et Séverine sur l'île de Silva, se trouve un Asiatique (c'est lui qui emmène la jeune femme). Que lui arrive-t-il, sachant qu'on ne le voit plus par la suite ?



samedi 1 septembre 2012

007 vs. Spielberg (1)

Steven Spielberg est un grand fan de 007. "J'ai toujours aimé James Bond, son héroïsme, son accent british un peu coincé et tout son attirail... Tout cela m'a toujours fasciné. Avant Les Dents de la mer, juste après Sugarland Express (1974), je suis allé voir les Artistes Associés pour leur demander d'en faire un. Ils m'ont fait savoir que je n'étais pas prêt."





En 1975, Les Dents de la mer est le premier gros succès du wonder boy. Deux ans plus tard, L'espion qui m'aimait y fait référence avec le personnage de Jaws (titre américain du film), qui est traduit en français par Requin (permettant ainsi de conserver l'esprit de l'allusion originale).




Dans Permis de tuer (1989), Bond se présente chez Milton Krest à la recherche d'indices et discute avec le gardien:

"Je viens exprès de Londres pour vous rendre visite. Universal Export, on est mandaté par un grand zoo britannique pour lui expédier un carcharodon carcharias.
- Un quoi ?
- Un grand requin blanc."




Ce dialogue fait référence à une scène des Dents de la mer entre le maire (Murray Hamilton) et Hooper (Richard Dreyfus):

"Comment dites-vous que s'appelle ce requin?
- C'est un carcharodon carcharias. C'est le grand requin blanc."

A noter que sur le tournage de ce film, Steven Spielberg a eu l'occasion de discuter de James Bond avec Robert Shaw, notamment à propos de la bagarre dans l'Orient-Express de Bons Baisers de Russie (1963). "C'est l'un de mes plus grands souvenirs de bagarre au cinéma", explique le réalisateur.



à suivre...

dimanche 14 novembre 2010

Le mystère de l'ouest

S'il est fréquent de voir des personnages des Bond lire des livres (cliquez sur "Livres" dans les libellés), il est plus rare qu'ils regardent un film. Cela n'arrive en fait qu'une seule fois, dans Permis de tuer (1989). Lupe est dans sa cabine à bord du Wavecrest ; allongée sur le lit, elle regarde distraitement la télévision qui diffuse un western... A 35mn02, on voit Krest la reluquer par la fenêtre et on entend clairement le bruit d'une bataille entre cow-boys et indiens. Lorsqu'il entre dans la cabine (à 35mn18), on aperçoit difficilement l'écran mais il est possible de comprendre qu'un troupeau de vaches traverse une plaine. Une musique "western" illustre la scène. De quel film s'agit-il ? Aucun crédit dans le générique de fin. Que peut-on en déduire ? Que la production a utilisé des images libres de droits et que Michael Kamen a composé une mélodie pour l'occasion ? Mystère, mystère....


vendredi 25 juin 2010

Cartoo(7)n

Oui, je sais... la série cartoon James Bond Jr est insupportable ! Mais il faut la remettre dans son contexte. A l'époque, la série officielle est interrompue à cause d'une histoire de procès avec la MGM. Six ans sépareront Permis de tuer de GoldenEye... Les aventures du neveu de 007 (!) sont donc la seule chose que les fans peuvent se mettre sous la dent. Mais à regarder aujourd'hui cette pub pour la sortie en VHS, je me demande comment j'ai pu tenir plus de deux minutes !!! (à noter que Bond Junior est doublé par Luq Hamet, qui prêta sa voix à Jason Connery dans le téléfilm sur Ian Fleming)



(oui, oui, le titre du post est nul, je sais...)

lundi 7 juin 2010

Lost in translation

En Italie, Permis de tuer (1989) s'est appelé Vengeance privée (Vendetta privata). Pourquoi ?


Parce que le titre italien de Dr No (1962) n'est autre que... Permis de tuer (Licenza di Uccidere) !!

mercredi 28 avril 2010

Dalton au Carlton

En mai 1987, en plein festival de Cannes, Timothy Dalton apparaît sur la façade du Carlton.


L'année suivante, MGM-UA annonce le titre du prochain Bond... License Revoked ! C'est en effet ainsi que s'est d'abord appelé le film (lire ici), avant d'être remplacé par License to kill (Permis de tuer).


En 1990, Timothy Dalton est toujours officiellement l'interprète du rôle et un film est en préproduction. Son titre ? Il n'en a alors pas encore, juste le "17ème James Bond", et n'en aura d'ailleurs jamais...



mardi 30 mars 2010

Le prix du pouvoir

Dans Permis de tuer (1989), lorsqu'il se réveille dans la propriété de Sanchez, Bond croise Lupe, en train de lire sur la terrasse. Il est difficile de voir dans le film le titre du livre mais une photo d'exploitation allemande nous donne la réponse.

Il s'agit de The Price Of Power du journaliste Seymour M. Hersch, un ouvrage publié en 1983 et consacré aux années passées par Henry Kissinger à la Maison-Banche sous la présidence de Richard Nixon.


Pourquoi lit-elle ce livre ? Mystère. (lire aussi l'article sur les lectures de Maud Adams ici).

vendredi 11 décembre 2009

Un contrat sur James Bond

Le scénario de Permis de tuer (1989), assez proche dans l'esprit de la série des Arme fatale, semble trouver sa source dans un film de John Irvin avec Arnold Schwarzenegger, Le Contrat (1986)... Dans les deux cas, il est question de la mort d'un enquêteur et du désir de vengeance envers un gros caïd de la mafia. La mission est "off" pour le héros : Schwarzy se fait passer pour mort et Bond démissionne du MI6. Ils se font tous deux remarquer auprès de l'organisation par des actions d'éclat et se font ainsi engager (se moquant au passage des compétences des hommes de main). Ils montent les échelons jusqu'au sommet et se débarrassent de leur ennemi, malgré la présence d'un traitre (le procureur fédéral Marvin Baxter, l'agent de la DEA Killifer).




Et, cerise sur le gateau, Robert Davi joue un employé de Petrovida dans Le Contrat et Franz Sanchez dans Permis de tuer...


vendredi 9 octobre 2009

Buffet froid chez Sanchez

Si plusieurs scènes coupées de Permis de tuer (1989) sont visibles sur le DVD, l'une d'elles ne s'y trouve pas. On en voit une photo dans le livre "The Making of Licence to Kill" de Sally Hibbin :



Il s'agit visiblement d'un buffet organisé par Sanchez pour les trafiquants asiatiques avec lesquels il compte s'associer.

jeudi 8 octobre 2009

On s'agite et on se secoue chez Martini !

En 1989, à l'occasion de la sortie de Permis de tuer (1989), la marque Martini s'est associée en Belgique à James Bond, proposant des verres réunis dans un coffret 007...







Cette association est en définitive totalement absurde puisque Bond ne boit pas la marque Martini mais bien des Martini Cocktails (à base de vermouth, de gin ou de vodka)....

mercredi 17 juin 2009

Permis de poser

Le mannequin Diana Lee Hsu interprète dans Permis de tuer (1989) Loti, un agent des Narcotics de Hong Kong, qui aide Kwang dans sa tentative de coincer Franz Sanchez.


Possédant une plastique des plus intéressantes, qui lui valut de poser pour "Playboy" en 1988, elle fait également partie du générique de Maurice Binder, grand amateur de jolies femmes...


jeudi 4 juin 2009

Coplan vs. 007

En 1989, James Bond se retrouve face à Francis Coplan FX-18 en personne ! Dans Permis de tuer, en effet, Timothy Dalton donne la réplique à Claudio Brook, qui joue le rôle du directeur de la banque de Isthmus.


Brook avait interprété l'agent secret français créé par Paul Kenny dans Coplan sauve sa peau d'Yves Boisset en 1968. On a aussi pu le voir en agent infiltré dans Du rififi à Paname et en parachutiste anglais dans La Grande Vadrouille.



lundi 1 juin 2009

Permis de fumer... enfin, presque !

Le générique de fin de Permis de tuer (1989) contient cet étonnant avertissement :

"Comme des produits à base de tabac sont utilisés dans ce film, les producteurs aimeraient rappeler au public L'AVERTISSEMENT DU MINISTRE DE LA SANTE DES USA: "Fumer peut causer un cancer des poumons, des maladies cardio-vasculaires, des emphysèmes et peut compliquer les grossesses.""


Il est vrai que le tabac n'aura jamais été aussi présent : Bond fume des cigarettes dans le bureau de Felix Leiter qui lui offre ensuite un briquet, Sanchez fume des cigares, Pam Bouvier se plaint de s'être remis à la cigarette et le détonateur utilisé par 007 pour faire sauter la fenêtre de son ennemi se trouve dans un paquet de Lark (Timothy Dalton tournera une publicité pour cette marque).


(merci à Eric Saussine)

mardi 3 mars 2009

Les références de « Meurs un autre jour » # 2


L’Homme au pistolet d’or
Le mur de miroirs dans la clinique de Cuba.
Le QG flottant du MI6 dans la baie de Hong Kong.

L’espion qui m’aimait
Le parachute de Graves aux couleurs de l’Union Jack.

Moonraker
Bond s’allie avec une espionne américaine.
Une des entrées de la base de Graves se fait par l'eau dans un décor exotique.
Bond s’extirpant d’un engin, qui bascule dans le vide, par la voie des airs.

Octopussy
L’Acrostar, la corde enroulée du fakir et le crocodile sous-marin dans le labo de « Q ».
Le passage secret de la clinique.

Dangereusement Vôtre
Bond surfant sur la neige.
Bond en scooter des neiges.

Tuer n’est pas jouer
La mission d’infiltration des 3 agents (prégénérique).
Les missiles de l’Aston Martin.
La bagarre dans l’Antonov et la fuite par la soute arrière.

Permis de tuer
Le nœud papillon défait sur l’affiche (comme Dalton sur celle de son dernier Bond).
La valise de gadgets dans le labo de « Q ».
Le pistolet de la chinoise accrochée sur sa cuisse.
Permis de tuer retiré par M.
L'arrivée de Bond chez Raoul.

GoldenEye
Le satellite de destruction.

Demain ne meurt jamais
Bond, accroché à un filin, marchant quasiment à la verticale sur le dôme (comme Wai Lin).
Bond commande sa voiture à distance.
Le discours de Graves (proche de celui de Carver).Le saut périlleux de Jinx dans l'avion (comme Wai Lin contre l'escalier).


Générique
Le générique comprend des références aux trois précédents : l’œil d’or de « GoldenEye », la glace qui se rompt de « Demain ne meurt jamais », le pétrole du « Monde ne suffit pas ».

Romans
« L’Homme au pistolet d’or » (la capture et l’emprisonnement de Bond), « Moonraker » (Graves ressemble à Hugo Drax).

dimanche 9 novembre 2008

License Revoked

Lorsque la préproduction du deuxième James Bond interprété par Timothy Dalton débute en 1988, le titre est encore License Revoked (Permis retiré). Un sondage réalisé auprès du public américain démontrera que tout le monde n'en comprend pas le sens et License To Kill (Permis de tuer) est finalement choisi. On trouve cependant certains documents, comme ce dossier de presse d'avant-tournage, estampillé du titre original...