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samedi 2 janvier 2016

La chaussure fatale



Dans Bons Baisers de Russie (1963), la terrible Rosa Klebb a à sa disposition un gadget redoutable : une lame empoisonnée rétractable cachée dans sa chaussure. C'est d'ailleurs avec ça qu'elle tuait Bond dans le roman... Cette arme a marqué les esprits et a été reprise dans d'autres films à de nombreuses reprises. 



Dans Quand la Panthère rose s'emmêle de Blake Edwards (1976), un des tueurs lancés à la poursuite de l'inspecteur Clouseau tente de se débarrasser de ce dernier à la Fête de la bière de Munich mais c'est un autre qui prendra le coup à sa place (Anthony Chinn, apparu dans plusieurs Bond, lire ici).



Dans Une nuit en enfer 3 de P.J. Pesce (1999), le hors-la-loi Johnny Madrid est sur le point d'être pendu mais il est sauvé juste à temps...


Une balle coupe la corde au moment où la trappe de l'échafaud s'ouvre et en atterrissant sur le sol, deux (!) lames sortent de ses bottes !




Dans The Dark Knight de Christopher Nolan (2008), le Joker fait irruption dans une soirée donnée par Bruce Wayne et exige qu'on lui livre Harvey Dent...



... mais Batman arrive et une bagarre s'ensuit avec les sbires du fou criminel, avant que celui-ci n'intervienne et n'utilise sa chaussure....



Il y en a bien d'autres encore mais surtout, on la retrouve dans Meurs un autre jour (2002), lors de la visite de 007 dans le laboratoire sous-terrain de Q...



mardi 22 décembre 2015

Paris in the Printemps

Dans Bons Baisers de Russie (1963), James Bond et Tatiana Romanova dînent avec Red Grant dans l'Orient-Express et l'on peut apercevoir derrière Sean Connery une publicité pour le grand magasin du Printemps, situé sur le boulevard Haussmann.



Sur cette même avenue se trouve le repaire du SPECTRE dans le roman Opération tonnerre (au 136 bis) et pas très loin non plus, le hammam où se rend Blofeld (lire ici).



jeudi 15 octobre 2015

Les adresses de Bond à Paris (1)





En octobre 1963, Ian Fleming et son épouse Ann sont au Touquet, une ville qu'ils apprécient particulièrement (et qui servit en partie d'inspiration pour la ville imaginaire de Royale-les-eaux dans Casino Royale). Attiré non par le jeu en soi, disait-il, mais par « le drame permanent de la tabagie du casino et la fièvre momentanée du jeu », le romancier joue au casino et remporte 500 Livres sterling. Il décide alors sur un coup de tête de dépenser l'intégralité de cette somme en caviar Beluga, qui sera le plat principal du dîner que les Fleming ont l'intention d'organiser chez eux après la première du film Bons Baisers de Russie.

Ils partent aussitôt pour Paris et arrivent assez tard. Au téléphone, la journaliste et romancière Nancy Mitford leur conseille de se rendre le lendemain matin chez Petrossian, 18 boulevard de la Tour-Maubourg. Cette maison a été fondée en 1920 par les frères Melkoum et Mouchegh Petrossian qui ont eu l'idée de commercialiser le caviar en France où il était encore inconnu. Au fil des années, cette adresse est devenue incontournable pour les gourmets et amateurs de produits fins.



Fleming achète donc pour 500 Livres de caviar et charge sa femme d'emmener les deux énormes boites par avion tandis qu'il repart en voiture. « Et s'ils essaient de me taxer à la douane ? » demande-t-elle. « Dis-leur que c'est pour James Bond », répond-il. Le 10 octobre, le tout-Londres presse pour assister à la première de Bons Baisers de Russie. « Ce n'est pas un très bon souvenir, raconte Ann Fleming. Ian était horriblement malade. Signer les autographes fut pour lui un supplice et j'eus toutes les peines du monde à l'arracher à ses admirateurs. Au souper, Ian paraissait aller un peu mieux. » Le 12 août 1964, Ian Fleming mourra d'une crise cardiaque. Mais en se remémorant l'épisode du caviar, Ann dira : « C'était une extravagance. Mais cela lui faisait plaisir et c'est ce qui comptait. »

samedi 27 juin 2015

Martine à la plage




En 1994, le magazine Fantastyka propose une interview de l'actrice Martine Beswick. Voici les extraits consacrés à James Bond :

"Bons baisers de Russie" a été votre premier film ?
Ce n'était pas le tout premier, mais ce fut mon premier film important. Ma carrière de mannequin m'avait donné la possibilité de tourner dans des films "touristiques" qu'ils commençaient à produire en Jamaïque. L'un d'eux a obtenu un prix, et cela m'a lancée. J'ai eu une proposition en Angleterre, où je suis  retournée. C'était en 1961. On m'a proposé immédiatement de jouer dans Dr No le rôle de Honey - qui  échut ensuite à Ursula Andress - et j'ai rencontré Terence Young, le réalisateur, mais c'était encore prématuré pour moi, aussi j'ai travaillé un  peu la mode et également à la TV. Et j'ai débuté à l'écran dans "Saturday Night Out", où je campais une barmaid... Puis, Terence Young, avec qui j'étais restée en contact, m'a appelée pour le second James Bond, Bons baisers de Russie.

La fameuse scène de combat est restée dans toutes les mémoires...
C'était une merveilleuse scène de bagarre, entièrement chorégraphiée, que nous avons répétée trois semaines durant ! Nous l'avons tournée en une semaine. La caméra était tenue à la main, ce qui donne à cette séquence son réalisme et sa fluidité.


Où fut-elle tournée ?
A l'origine, elle devait être filmée en Turquie, mais finalement nous l'avons tournée aux environs de Londres, dans les studios de Pinewood. Ce qui n'est pas plus mal, car j'aurais eu peur d'être arrêtée en Turquie, à cause de mon comportement assez différent de la "norme" locale (Rires).





Comment cela se fait-il que l'on vous retrouve à nouveau dans un autre James Bond, "Opération Tonnerre" ?
Ce n'était pas prévu au départ, mais ils avaient besoin d'une fille "des îles", et j'étais toute désignée ! Cependant, j'étais devenue "toute blanche" et j'ai passé deux semaines à me faire bronzer à Nassau - c'était ma préparation au film ! (Rires) (...) Durant le tournage, nous vivions exactement comme les personnages, avec le meilleur champagne, le meilleur caviar, etc. Nous étions de toutes les fêtes, c'était magique, le mot "Bond" ouvrait toutes les portes, et tous les jours ou presque j'accordais des interviews pour les journaux du monde entier ou posais pour des photos publicitaires.


propos recueillis par Quelou Parente et Pierre Gires et publiés dans "Fantastyka" n°3 (avril 1994).

samedi 10 novembre 2012

Réflexions dans une DBIII



Maintenant que tout le monde a dû voir Skyfall (si ce n'est pas le cas, ne lisez pas ce qui suit), voici quelques réflexions personnelles sur le film :


* C'est la deuxième fois que le bâtiment du MI-6 à Vauxhall est la cible d'une attaque (et que M se réfugie en Ecosse) après Le monde ne suffit pas (1999).

* C'est la deuxième fois qu'une référence est faite à la mort des parents de Bond après GoldenEye (1995), et qu'une pierre tombale familiale est montrée, après Rien que pour vos yeux (1981).

* Lors de sa rencontre avec Bond dans Casino Royale (2006), Vesper estimait qu'il devait venir d'un milieu modeste. La découverte du manoir écossais familial, conservé par Bond depuis la mort de ses parents, tendrait à prouver le contraire.

* Bond a gagné son Aston Martin DB5 au poker contre Dimitrios dans Casino Royale (2006). Après l'avoir laissée à l'aéroport de Miami, il l'a donc fait venir jusqu'à Londres, et la conserve dans un box. C'est donc une voiture pour son seul usage personnel. Comment se fait-il qu'elle se retrouve équipée des gadgets du service Q ?

* M nous apprend qu'en tant que responsable de la station du MI6 à Hong Kong en 1997, elle s'est assurée que la rétrocession de l'île à la Chine se passe en douceur. C'est drôle, je m'étais laissé dire qu'à cette époque, elle dirigeait le MI-6 et qu'elle avait dû faire face à une grave crise avec la Chine provoquée par Eliott Carver...

* Bond revient à Macao, 38 ans après L'Homme au pistolet d'or (1974), et 53 ans après Ian Fleming (dans le recueil de reportages Des villes pour James Bond). Quant à Istanbul, 007 y était déjà allé dans Bons Baisers de Russie (1963) et Le monde ne suffit pas (1999), et devait s'y rendre sur ordre de M dans Permis de tuer (1989).

* Skyfall est certainement le film où le plus d’œuvres sont citées : les chansons Boum ! de Charles Trenet et Boom Boom de John Lee Hooker (par The Animals), les toiles La Femme à l'éventail de Modigliani et The Fighting Temeraire de Turner, et Ulysses, le poème de Tennyson.

* Ralph Fiennes faisait partie des acteurs pressentis pour reprendre le rôle de Bond dans GoldenEye, selon la presse en 1994. Il a incarné John Steed dans l'adaptation cinéma de Chapeau melon et bottes de cuir en 1998, face à Sean Connery.

* Parmi les gardes qui amènent Bond et Séverine sur l'île de Silva, se trouve un Asiatique (c'est lui qui emmène la jeune femme). Que lui arrive-t-il, sachant qu'on ne le voit plus par la suite ?



samedi 1 septembre 2012

007 vs. Spielberg (1)

Steven Spielberg est un grand fan de 007. "J'ai toujours aimé James Bond, son héroïsme, son accent british un peu coincé et tout son attirail... Tout cela m'a toujours fasciné. Avant Les Dents de la mer, juste après Sugarland Express (1974), je suis allé voir les Artistes Associés pour leur demander d'en faire un. Ils m'ont fait savoir que je n'étais pas prêt."





En 1975, Les Dents de la mer est le premier gros succès du wonder boy. Deux ans plus tard, L'espion qui m'aimait y fait référence avec le personnage de Jaws (titre américain du film), qui est traduit en français par Requin (permettant ainsi de conserver l'esprit de l'allusion originale).




Dans Permis de tuer (1989), Bond se présente chez Milton Krest à la recherche d'indices et discute avec le gardien:

"Je viens exprès de Londres pour vous rendre visite. Universal Export, on est mandaté par un grand zoo britannique pour lui expédier un carcharodon carcharias.
- Un quoi ?
- Un grand requin blanc."




Ce dialogue fait référence à une scène des Dents de la mer entre le maire (Murray Hamilton) et Hooper (Richard Dreyfus):

"Comment dites-vous que s'appelle ce requin?
- C'est un carcharodon carcharias. C'est le grand requin blanc."

A noter que sur le tournage de ce film, Steven Spielberg a eu l'occasion de discuter de James Bond avec Robert Shaw, notamment à propos de la bagarre dans l'Orient-Express de Bons Baisers de Russie (1963). "C'est l'un de mes plus grands souvenirs de bagarre au cinéma", explique le réalisateur.



à suivre...

mercredi 29 février 2012

Richelieu, chef du SPECTRE

A l'occasion de The Artist, on parle beaucoup de Douglas Fairbanks, la grande star des années 20. Même s'il a co-fondé la United Artists, ses rapports avec Bond semblent inexistants. Et pourtant... J'ai découvert que le SPECTRE doit tout (enfin, quelques éléments...) aux Trois Mousquetaires de Fred Niblo (1921) !



On y voit en effet le cardinal Richelieu prendre un remède. La poudre se trouve dans un cornet en papier, sur lequel est écrit un message secret...


... exactement ce que fera Kronsteen au début de Bons Baisers de Russie (1963) !



Un peu plus tard, on découvre le fourbe cardinal... caresser un chat blanc !



Mais surtout, apparaît tout au long du film ce plan de la main de Richelieu caressant l'extrémité de son accoudoir. La menace est ainsi présente sans qu'on n'ait besoin d'en montrer plus...


... gageons que les scénaristes de Bons Baisers de Russie se sont inspirés de ces idées pour représenter Blofed ainsi :


mercredi 2 mars 2011

Attention ! Un Kerim Bey peut en cacher un autre !

Dans Bons baisers de Russie (1963), Bond et Kerim Bey se rendent dans un camp gitan et sont admis à la table du chef.


Une danseuse du ventre vient charmer de près 007... A bien regarder ce plan, on ne fait qu'apercevoir l'épaule et le bras de Pedro Armendariz...



... qui n'est tout simplement pas là, car il s'agit d'une doublure !

mardi 1 juin 2010

SPECTRE collection printemps-été

Bons Baisers de Russie s'est tourné d'avril à août 1963. Au regard d'un certain détail, on peut établir que la scène du prégénérique sur l'île du SPECTRE a été filmé au début d'un printemps maussade, tandis que l'arrivée de Rosa Klebb sur cette même île l'a été quelques mois plus tard.



Regardez la végétation quasi inexistante sur la terrasse, et comparez-la...


... avec celle, foisonnante du plan de l'atterissage de l'hélicoptère.

mercredi 19 mai 2010

Bons baisers de Londres (3)

Le London Film Museum, plus communément appelé Movieum, se trouve sur les bords de la Tamise, à County Hall, à deux pas du London Eye, la gigantesque grande roue. Un peu fourre-tout, sans doute, mais passionnant. On y trouve les armures de Excalibur, des maquettes des Thunderbirds, le costume de Austin Powers, un Terminator et, bien sûr, pas mal d'accessoires en tous genres issus des James Bond. Ainsi, la "Petite Nellie" de On ne vit que deux fois (1967)...


... le "jet pack" de Opération Tonnerre (1965)...


... une navette de Moonraker (1979)...


... le poignard de la mallette de Bons Baisers de Russie (1963)...


à suivre...

mardi 8 décembre 2009

Harry Palmer vs. 007 (3)

Malgré ses lunettes, son modeste appartement et son cynisme, Harry Palmer a quelques points communs avec James Bond.


Dans Mes funérailles à Berlin, Palmer explique au téléphone qu'il sera en retard à son rendez-vous avec son chef, car il est en galante compagnie. Exactement ce que faisait Bond dans Bons Baisers de Russie (1963) et ce qu'il fera dans Tuer n'est pas jouer (1987).




Ses relations avec Miss Babcock sont assez semblables à celles qu'entretient 007 avec Miss Moneypenny.




Dans Un cerveau d'un milliard de dollars, Palmer utilise un Walther PPK.


Dans les Palmer, le MI-6 se trouve sur Trafalguar Square, ce qui sera le cas également dans Tuer n'est pas jouer (1987).


à suivre...

mercredi 14 octobre 2009

Bons Baisers d'Istanbul

Pendant l'été 1992, j'ai passé une semaine de vacances à Istanbul et il va de soi que j'ai pisté certains des lieux de tournage de Bons Baisers de Russie (1963)... [Je n'avais pas à l'époque d'appareil très sophistiqué (et encore moins numérique), donc mes photos sont de piètre qualité, je m'en excuse]

Le pilier de la mosquée Saint-Sophie où s'accoude Bond, en attendant Tatiana.



L'endroit où Bond repère un homme de main ennemi.

Le pilier où Tatiana pose la boite contenant le plan du consulat et où le même homme de main est tué par Red Grant.

La gare d'Istanbul d'où partent Bond et Tatiana avec le Lektor. (les scènes se déroulant dans les gares de Belgrad et Zagreb ont aussi été tournées là)

vendredi 25 septembre 2009

La bague de Blofeld

Dans Bons Baisers de Russie (1963), Blofeld dirige les opérations visant à récupérer le Lektor et à discréditer Bond depuis son yacht ancré au large de Venise. On ne voit de lui que ses mains caressant un chat blanc. Il porte une bague représentant une pieuvre, le symbole du SPECTRE (que Largo et Fiona Volpe porteront également dans Opération Tonnerre). Et à bien l'observer, ce bijoux est plutôt capricieux... Il passe de l'auriculaire gauche...


... à l'auriculaire droit !


mercredi 9 septembre 2009

A quoi ressemble un Lektor ?

Dans Bons Baisers de Russie (1963), le MI-6 accepte de plonger tête baissée dans le piège qui est tendu par le SPECTRE, à savoir envoyer James Bond à Istanbul récupérer le Lektor, une machine de déchiffrement. A quoi cela ressemble-t-il ? Selon Tatiana Romanova, "ça a l'air d'une machine à écrire, environ 10 kg, dans une mallette marron. C'est inséré dans une rainure et le message apparaît sur une bande papier d'une autre rainure de l'autre côté." Elle parle aussi de "plusieurs disques perforés en cuivre avec une petite lumière". Mais ce qui représente le moteur de l'histoire est en réalité secondaire et on ne peut apercevoir cette machine que très brièvement, lorsque Bond la vole au Consulat.



jeudi 30 juillet 2009

Voyage en famille

Lorsque l'Orient-Express arrive à la gare de Zagreb dans Bons Baisers de Russie (1963), James Bond regarde par la fenêtre pour apercevoir Nash, son contact. Il s'arrête un moment entre deux dames, qui ne sont autres que la femme et la mère du producteur Harry Saltzman !

mercredi 22 juillet 2009

Belle Nadja...

Dans Bons Baisers de Russie (1963), l'actrice d'origine yougoslave Nadja Regin interprète la bonne amie de Kerim Bey...



... avant d'être celle de Bond dans Goldfinger (1964) ! Elle est la danseuse du ventre dans l'oeil de laquelle 007 aperçoit son agresseur.