vendredi 1 octobre 2010
Le ruban de solidarité géant le 1er octobre à Berne
mardi 14 septembre 2010
Ruban rose
lundi 8 mars 2010
Journée internationale des femmes
mercredi 25 novembre 2009
25 novembre - Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes
mardi 4 août 2009
Pour un pantalon
Mme Loubna Hussein a été arrêtée le 3 juillet dans un restaurant de Khartoum en même temps que 12 autres femmes pour "tenue indécente", alors qu'elle portait un pantalon large et une longue blouse.
La journaliste a déclaré lundi à l'AFP que son "principal objectif" était de "supprimer l'article 152", en vertu duquel elle est jugée. "Cet article est contraire à la Constitution et à la charia", la loi islamique en vigueur dans le nord du Soudan depuis 1983.
"Si certains se réclament de la charia pour flageller les femmes en raison de ce qu'elles portent, qu'ils me montrent les sourates du Coran ou les hadith (paroles du prophète Mahomet, ndlr) qui le stipulent. Je ne les ai pas trouvés", a lancé cette veuve d'une trentaine d'années.
Dix des femmes arrêtées en même temps qu'elle avaient été convoquées par la police et fouettées dix fois chacune, selon Mme Hussein. Parmi elles figurent des Soudanaises du Sud, majoritairement chrétien ou animiste, où la charia, ou loi islamique, n'est pas en vigueur.
La journaliste, qui porte la "tarha", ce grand foulard traditionnel soudanais recouvrant la tête et les épaules, s'est dite "prête à toutes les possibilités".
"Je n'ai absolument pas peur du verdict", a-t-elle déclaré à l'AFP.
"Des dizaines de milliers de femmes et de jeunes filles ont été flagellées à cause de leurs vêtements ces vingt dernières années. Ce n'est pas rare au Soudan", selon elle.
"Simplement, aucune d'entre elles n'ose se plaindre, car qui croirait qu'elles ont été flagellées juste pour avoir mis un pantalon? Elles ont peur du scandale, des doutes sur leurs moeurs", a-t-elle affirmé.
J'admire le courage dont fait preuve cette femme pour oser aller à l'encontre des moeurs de ce pays. J'espère que les risques qu'elle prend, au nom de toutes les autres femmes de ce pays, ne seront pas vains.