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vendredi 9 juillet 2021

Et maintenant chantons !


Terminons cette semaine musicale et amoureuse par ce que vous attendez tous (si si) : non seulement le récapitulatif à télécharger de toutes les merveilles entendues depuis lundi (accompagnées de quelques ajouts) mais également deux curiosités qui vont confirmer que vraiment, "Nous, les amoureux" fut et continue d'être une grande chanson. 

La variété yougoslave est-elle assez présente sur nos pages ? Nous pensons que non, aussi accueillons le francophile Vice Vukov (mais comment peut-on se prénommer Vice ?) qui dès 1961 permettait aux Balkans de chanter l'Eurovision, avant de représenter la Yougoslavie en 63 et 65 au concours puis d'être banni et interdit d'antenne dans son pays pour ses revendications trop croates. 






















Dans un genre beaucoup moins polémique, c'est en juin 61 que les Riff, formation vocale comme il y en eut quelques unes dans les années 60 et dont les membres étaient souvent interchangeables, enregistra cette fort jolie version de "Nous, les amoureux", sous la direction de leur créateur, Jean-Michel Riff, alias le Ray Conniff français que nous vous avions déjà présenté. 

"Nous, les amoureux" fut donc LE TUBE de 1961 et connait depuis quelques temps une sorte de renaissance. Totalement oublié pendant des années, il accompagnait il y a quelques semaines la vidéo de la nouvelle campagne de Santé Publique contre les discriminations et était repris par un candidat de The Voice dans une version atroce dont on se dispensera aisément.

Heureusement pour nos oreilles, il reste tout ce que nous avons savouré cette semaine et que vous pourrez télécharger ci-dessous, avec en prime quelques versions instrumentales et chantées inédites. 


 

 




Ne dites rien, c'est normal. 

mercredi 31 juillet 2019

Et maintenant chantons !



En 1958, comme nous l'évoquions hier, Sarah Vaughan accepte à contre coeur d'enregistrer "Broken Hearted melody" qui va devenir le plus gros succès de sa carrière et un tube mondial. Et en cette fin des années 50, on ne perd pas de temps lorsqu'un air paraît séduire les foules puisque c'est en février 1960 que Richard Anthony livre au monde "Mélodie pour un amour", adaptation française signée Franck Gerald, auteur de plus de 1000 chansons pour des gens aussi divers que Tino Rossi, Françoise Hardy pour Mathé Altery pour ne rester que dans les noms en "i". 

Mais à vrai dire, Richard, qui n'est alors qu'aux frissonnements de sa carrière (il n'entendra siffler le train qu'en 1962) n'est pas le premier à s'emparer du tube de Sarah et sa version est déjà une reprise de reprise, sortie encore plus tôt, en 1959 et interprétée par celle qui enregistrait à l'époque environ 300 singles par an, lorsqu'elle n'était ps trop fatiguée : Dalida. 



En fait, dès 1959, on se jette littéralement sur "Broken Hearted melody" en France (dans toute l'Europe même), un phénomène qui ne va pas durer très longtemps mais suffisamment pour nous laisser de fort jolies pochettes.

Notons qu'aucune de ces versions ne deviendra véritablement un tube. N'est pas Sarah Vaughan qui veut.

























Oui ! Même Georges Guétary.

Avouons pour finir une très grande tendresse pour la version de Jean-Michel Riff, qui est, comme on peut l'imaginer, un pseudonyme, et pas de n'importe qui puisque derrière ce nom de scène qui sent bon la guitare se cache en fait le clarinettiste et chef d'orchestre et compositeur Hubert Rostaing, qui offrit d'ailleurs, sous l'autre patronyme de Earl Cadillac, à la France ses premiers rocks.

C'est d'une suavitude affirmée et ça donne irrésistiblement envie de commander un long drink.