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vendredi 31 octobre 2014

vendredi 8 février 2013

Et maintenant rions avec Jack Palance.



















Si suave qu'on aimerait en faire un flip-book. 

La question suave du jour : est-il possible de mourir sans avoir vu "Le calice d'argent" ?

































Puisque tout est envisageable, nous devons prendre en compte les petits désagréments parfois fatals que sont les fausses routes, les traversées de boulevards très fréquentés en dehors des clous et le camion, là, attention, pour rester dans les exemples routiers qui pourraient ruiner toute velléité de visionnage. 

Cependant, si vos gènes s'y prêtent et que votre hygiène de vie est raisonnable, il serait dommage de mourir de vieillesse sans avoir connu la félicité que procure invariablement "Le calice d'argent", qui est notre héros du jour ce qui explique déjà un Paul, une Pier et une Virginia. 














Adapté d'un roman de Thomas Costain qu'on n'envisagera qu'en reliure artisanale et dorée sur tranche, le film réalisé en 1954 par Victor Saville propose la première apparition à l'écran de Paul Newman pour ce qui restera pour lui le pire film de sa carrière.


















Et il serait dommage de louper Paul en jupette, parfois même sous une soyeuse fourrure, incarner avec la force de la Méthode un sculpteur chargé de confectionner, par l'apôtre Luc, un calice en argent destiné à contenir le Saint Graal.   

Avouons que l'intérêt principal du film, (gardons Jack Palance en magicien pour plus tard) réside cependant dans la direction artistique de Rolf Gerard auquel on ne confiera plus jamais de sa carrière (à l'origine de chef-costumier) les décors d'un film. Voilà ce qui se passe quand on a une vision et que la vision dépasse ce qu'un spectateur lambda de 1954 était capable de recevoir. Ce n'est plus Antioche, c'est la scène de l'Opéra Garnier qu'on aurait confié à Dali. Le film sera un échec. Illustrations : 
















Et parfois, on découvre, à sa grande surprise, qu'un centurion sur un dôme peut illuminer une journée. 

Il serait par conséquent regrettable de ne pas accorder quelques minutes (qui pourront, d'accord, parfois vous sembler un peu longues et hypnotiques) à ce "Calice d'argent" mal-aimé qui vous donnera également des envies de douches en extérieur, un film qu'il serait donc fort suave de distribuer chez Leroy-Merlin si vous voulez notre avis. 











Et pour encore plus de captures d'écran et de suavitude, c'est ici