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vendredi 12 octobre 2018

lundi 12 février 2018

La fin du Quizz de Nina.























Il y a des noms qu'il est particulièrement suave d'écrire et allez savoir pourquoi, celui de Christopher Plummer nous fait à chaque fois le même effet. Car il s'agissait bien du Colonel Von Trapp dans "Beginners", et reconnaissons que ce n'était pas le Quizz le plus facile, tombé sans indice. 

Aussi nous sommes très heureux d'écrire... eh bien rien en fait, ou plutôt que l'Anonyme (mais ils sont si nombreux à remporter les Quizz) voit son nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages et lui seul saura que c'est de lui dont nous parlons. En tout cas bravo, c'était une magnifique intuition et vous recevez, comme il se doit, un bouquet d'edelweiss. 



































Sorti en 2010 et réalisé par Mike Mills à qui nous devions alors essentiellement des clips et des oeuvres graphiques, "Beginners", raconte comment Ewan McGregor, en pleine reconstruction amoureuse, apprend que son père est gay, l'a toujours été et qu'il est en train de mourir d'un cancer. Ce père, c'est bien entendu Christopher Plummer mais c'est aussi papa Mike Mills, qui annonça, alors âgé de 75 ans, à son fils qu'il était gay et en train de mourir d'un cancer. 

Fort sympathique au demeurant, "Beginners" n'en reste pas moins une sorte d'archétype de ce que l'on nomme un "film indépendant américain", qui est depuis longtemps non une réalité économique mais un genre à part entière, reconnaissable, souvent, à ses voix-off décalée, ses longues scènes improvisées, sa musique amusante et son acteur étranger invité, ici Mélanie Laurent. 



































Malgré, vous l'aurez compris, le possible agacement que peut parfois causer "Beginners", nous aimons ce film, ne serait-ce qu'en raison de ce qu'il fit à Christopher Plummer : l'obliger à envisager une extension à sa maison du Connecticut pour y placer toutes les récompenses qu'il remporta à la suite de sa prestation. Ce fut, en effet, une razzia impressionnante. 

Et joyau de la couronne, à 82 ans, il recevait son premier Oscar et étant de nouveau nominé pour son incarnation de J. Paul Getty dans "All the money in the world", il est devenu à la fois l'acteur le plus âgé à être récompensé et le plus âgé à être nominé puisqu'il a aujourd'hui 88 ans. Et tout cela en remplacement de Kevin Spacey pour les raisons que l'on sait et qui sont si polémiques que nous n'osons même pas les rappeler ici. Car nous ne voulons pas de problème... Nous avons toujours été gentils... et d'un comportement exemplaire surtout... et dans le cas contraire, nous avions bu... et ce n'était vraisemblablement pas nous. 







































Il doit être tout de même formidable d'obtenir une telle reconnaissance à plus de 80 ans et surtout après plus de 60 ans de carrière, lorsque l'on a déjà tout joué ou presque, ce que l'on peut dire lorsque l'on a été, dans le désordre, Cyrano, un cardinal face à Richard Chamberlain, un indien, un travesti et, évidemment, le père de 7 enfants livrés à eux-mêmes qui se métamorphosent dès qu'on les habille avec des rideaux. 

Devons-nous repréciser que Christopher Plummer détesta "The Sound of music" qu'il continue d'appeler "The Sound of Mucus" ? Sans doute pas, cela fait partie de la légende du film et de la légende personnelle de monsieur Plummer. En tout cas, il n'a jamais été autant en demande depuis 2010 et nous nous en réjouissons. D'autant que nous supposons qu'il doit prendre soin de sa fille Amanda qui était de toute évidence folle. Ah pas du tout ? Pourtant nous l'aurions juré...

  

vendredi 30 octobre 2015

vendredi 3 avril 2015

lundi 3 octobre 2011

La fin du Quizz de 20100COQ1



Suaves visiteurs, n'oubliez jamais que, même lorsqu'elle semble absente, Claire, notre Maharanée du Quizz, n'est jamais très loin. Il y a de plus des visages avec lesquels il ne faut pas jouer : camouflez Marlon, grimez Lana, transformez Anne, il ne feront pas longtemps illusion. Christopher Plummer faisant partie de cette liste de gens que Claire est capable d'identifier de dos dans le le noir, il n'est pas étonnant que le dernier Quizz n'ait tenu que quelques minutes.

Aussi chantons le retour de notre Impératrice, qu'elle voit son nom en noir sur gris cette semaine sur Soyons-Suave. Claire, vous nous surprendrez toujours.


Né en 1929 au Canada dont il détient tous les titres honorifiques imaginables, Christopher Plummer possède sans doute l'une des filmographies forçant le plus le respect qu'on puisse trouver. 50 années de présence sur les écrans, plus d'une centaine de films, à quoi s'ajoutent presque tous les grands rôles du répertoire au théâtre, des Tony, des Emmy... Christopher, en fait, est un monument et probablement l'heureux propriétaire d'une belle vitrine pour afficher ses trophées.

Pourtant, comme Anthony Perkins, Christopher Plummer est dans l'esprit de beaucoup l'homme d'un rôle, celui du Capitaine Von Trapp dans "La mélodie du bonheur", personnage avec lequel, comme on pouvait s'y attendre, il entretient encore aujourd'hui des relations houleuses.



Pour faire simple, Christopher Plummer hait le Capitaine, supporte à peine le film, refuse de participer aux cérémonies honorant les anniversaires de cette classique fantaisie alpine mais commente volontiers les nouvelles éditions DVD. Le Capitaine Von Trapp est en fait le cousin autrichien de Norman Bates, en moins psychotique.

L'une des raisons de ce désamour viendrait-elle du fait que, malgré ses tentatives en studio, la production ait jugé préférable de doubler Christopher Plummer qui, par conséquent, n'est pas réellement celui qui chante l'immortel "Edelweiss" à la guitare ? Sa prestation n'était pourtant pas déshonorante. Jugez vous-même en trouvant, ci-dessous, la version Plummer et celle finalement interprétée par Bill Lee dans le film :



S'il était courant à Hollywood de remplacer, parfois même sans l'accord des intéressés, une voix originale par une autre plus professionnelle (Audrey Hepburn, Natalie Wood ou Deborah Kerr ne chantent ni dans "My Fair lady", "West Side Story" ou "The King and I"), "La mélodie du bonheur" est pratiquement un bonheur de doubleur puisque mise à part Julie Andrews, rares sont les acteurs qui chantent vraiment à l'écran.

Et dans un délire ironique que seuls les studios hollywoodiens peuvent offrir, le film a donné son premier rôle marquant dans le rôle de soeur Sophia à Marni Nixon, soprano américaine qui sera la voix chantée d'Audrey Hepburn et de Deborah Kerr, quant elle avait déjà aidé Marilyn Monroe sur quelques notes dans "les Hommes préfèrent les blondes".


Pour revenir à Christopher Plummer, pratiquement méconnaissable dans "Star trek", demandons-nous s'il n'a pas tout fait pour qu'on oublie le visage trop lisse au-dessus de la veste autrichienne en privilégiant les compositions nécessitant postiches et prothèses en latex. Sans aller jusqu'à le comparer à Lon Chaney, il est autant crédible en indien qu'en Aristote ou Tolstoï, voilà pourquoi, pour peu qu'on cligne des yeux au moment du générique, il est fort possible de passer à côté de lui dans un film, à moins bien sûr de s'appeler Claire.

Remarquable récemment dans "The Insider" ou "Beginners" dans lequel il faisait (son personnage bien entendu, Christopher semble particulièrement hétérosexuel) son coming-out à 75 ans, Christopher Plummer, qui truste les films d'animation, n'a jamais été aussi actif. Il sera prochainement dans l'adaptation US du premier volet de Millenium de Stieg Larsson.


Nous évoquons souvent la situation parfois difficile, parfois pratique, d'acteurs dont les fils prennent peu à peu la place. Récemment, James Brolin ou James Caan illustraient ce qui peut être délicat lorsque votre enfant vous ressemble mais a, forcément, 30 ans de moins de vous.

Christopher Plummer se trouve dans une autre catégorie où il semble d'ailleurs être seul puisque, plus les années passent, plus il s'agit de sa fille, Amanda Plummer, qui se met à lui ressembler. Ce n'est sans doute pas suave pour elle. L'est-ce plus pour lui ? Uniquement dans le cas d'une relecture lesbienne de "la mélodie du bonheur" ce qui, du coup, serait franchement suave.

Le Brushing du jour.


Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette deux cent cinquante quatrième édition, Christopher Plummer nous propose un modèle intitulé "Le Cesar Romero".