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vendredi 20 octobre 2017

mercredi 6 juin 2012

La question suave du jour : le Marcel d'hier vaut-il celui d'aujourd'hui ?


L'évocation du "Marcel" ou "maillot de corps" ou "débardeur" ou "camisole" si vous êtes sur les rives du Saint Laurent, ne peut qu'entraîner les cinéphiles vers la sueur moite de Marlon dans "Un tramway nommé désir" ou celle encore plus brûlante d'Yves Montand dans "Le salaire de la peur". Tramway et camion ? Est-ce un hasard ? Bien sûr que non.

Crée à priori au XIXe siècle pour les forts des Halles, le Marcel, fabriqué à Rouanne par Marcel Eisenberg est un article vestimentaire typé et le porter à l'écran signifie qu'on est, soit dans l'intimité (après tout c'est un sous-vêtement) ou prolétaire (après tout il était destiné aux dockers et aux manutentionnaires). On peut bien sûr être à la fois pauvre et manuel ce qui justifie d'autant plus de l'arborer. Illustrations.







Intimité ou prolétaire : jusqu'à récemment, il n'y avait que ces deux explications possibles. Mais la mode évoluant et les mentalités faisant de même, le Marcel, loin d'avoir disparu, est toujours là et ne veut plus du tout dire la même chose.

Pourquoi donc continuer à le porter et surtout, le Marcel d'aujourd'hui vaut-il celui d'hier ? La réponse à la première question est évidente : à la différence de la culotte de zouave ou des guêtres qui ont mystérieusement sombré dans l'oubli, le Marcel est pratique. Son absence de manche permet le mouvement et sa maille aéré la ventilation du torse. Que penser alors de ces jeunes hommes qui succombent encore aujourd'hui à sa blancheur immaculée (car il ne s'envisage pas en couleur et se change dès qu'il n'est plus très net)... Observons quelques exemples récents :






De toute évidence, ce que confirment les premières images de "Magic Mike" qui espère relancer l'intérêt pour le strip-tease masculin, le Marcel aujourd'hui est porteur d'un message simple : j'ai fait de la gym récemment.

C'est évidemment moins sociologique et même, n'ayons pas peur des mots, moins politique. Ce n'est pas forcément moins suave à regarder mais c'est tout de même moins fort idéologiquement.

Finalement, n'avons-nous pas le Marcel qu'on mérite ? Craignons de répondre oui...


vendredi 30 décembre 2011

La question du jour : est-il suave de collectionner Carol Channing ?


Malgré une popularité qui a rarement dépassée les frontières américaines, Carol Channing, 90 ans et en bonne voie vers les 91, est cependant une institution que l'on devrait remercier tous les jours puisqu'elle a été l'exemple vivant que :

1) on pouvait réussir dans la chanson malgré une voix donnant l'impression que l'on a mangé du gravier au petit-déjeuner

2) un seul rôle peut suffire pour construite une carrière et une réputation : "Hello Dolly", joué pendant 40 ans ou presque.



Plus cartoonesque que réelle, Carol Channing, dont personne n'est obligé de posséder tous les enregistrements sonores, sauf à des fins de tortures sur voisins, a justement, par son personnage hors du commun, inspiré de nombreuses branches d'activité allant de l'édition à la confiserie.

Alors que 2011 se meurt et que 2012 s'annonce, vous êtes peut-être encore en train de chercher à donner un sens à ces 12 mois qui vont sembler bien longs sans but précis. Et alors que certains vont une fois encore tenter le sevrage tabagique ou l'exercice physique régulier, les danses folkloriques ou l'élevage de canaris à houppette, Soyons-Suave vous suggère une activité bien plus originale : collectionnez du Carol Channing !

C'est amusant, c'est assez diversifié, ce n'est pas onéreux, toutes les qualités requises pour être suave. Illustrations :


Classique et toujours de bon goût : la poupée à découper.



Un peu plus rare mais fréquemment soldée : la poupée ou la marionnette, licorne en option.


Un peu tard pour cette année mais un délice de l'hiver prochain : la décoration de Noël.


Un timbre certes, mais d'Antigua.


Spectaculaire travail du sucre et de la pâte d'amandes.


Nous ne saurions évoquer à quel point l'art reste une valeur refuge.

Lors d'un bref moment de fatigue comme nous en connaissons tous, surtout en hiver, nous avions commencé il y a quelques temps une collection d'un autre Channing, Tatum de son nom de famille, à vrai dire sans réellement nous en rendre compte. Suaves visiteurs, cette collection ne présente que peu d'intérêts.





Car bien que fort décorative, une collection de Channing Tatum est finalement très répétitive. Un slip, pas de slip, un pantalon, pas de pantalon... Nous en reparlerons lorsque, éventuellement, la clef USB, le coussin ou le modèle au point de croix seront disponibles. Mais pour le moment, c'est très lassant.