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mercredi 15 octobre 2014

27 romans en lice pour le Prix des Libraires 2015

revue de presse : livreshebdo
Le Prix des Libraires a annoncé sa première sélection, composée de 27 romans francophones.
Chaque année, depuis 1955, l’ensemble de la profession participe au vote qui désignera le lauréat du Prix des Libraires, décerné à la mi-mars. La première sélection de 27 romans vient d'être diffusée. La deuxième le sera le 3 novembre.

livre en cours Première sélection:

-  Olivier Adam, Peine perdue (Flammarion)
-  Marcu Biancarelli, Orphelins de Dieu (Actes Sud)
-  Adrien Bosc, Constellation (Stock)
-  Aurélien Bellanger, L’aménagement du territoire(Gallimard)
-  Franck Courtès, Toute ressemblance avec le père(Lattès)
-  Julia Deck, Le triangle d’hiver (Minuit)
-  Frédérique Deghelt, Les brumes de l’apparence (Actes Sud)
-  Sophie Divry, La condition pavillonnaire (Noir sur Blanc)
-  Clara Dupont-Monod, Le roi disait que j’étais diable(Grasset)
-  David Foenkinos, Charlotte (Gallimard)
-  Alice Ferney, Le règne du vivant (Actes Sud)
-  Dalibor Frioux, Incident voyageurs (Seuil)
-  Christian Garcin, Selon Vincent (Stock)
-  Marie-Ange Guillaume, Aucun souvenir de Césarée(Le Passage)
-  Kaoutar Harchi, A l’origine notre père obscur (Actes Sud)
-  Oriane Jeancourt-Galignami, L’audience (Albin-Michel)
Serge Joncour, L’écrivain national (Flammarion)
-  
Marie-Hélène, Lafon Joseph (Buchet-Chastel)
-  
Gaëlle Josse, Le denier gardien d’Ellis Island (Noir sur Blanc)
-  Nelly Kapriélian, Le manteau de Greta Garbo(Grasset)
-  Eric Reinhardt, L'amour et les forêts (Gallimard)
-  François Roux, Le bonheur national brut (Albin-Michel)
-  Lydie Salvayre, Pas pleurer (Seuil)
-  Joy Sorman, La peau de l’ours (Gallimard)
-  Minh Tran-Hui, Voyageur malgré lui (Flammarion)
-  Eric Vuillard, Tristesse de la terre (Actes Sud)
-  Valérie Zenatti, Jacob, Jacob (L’Olivier), lu -  excellent

jeudi 9 octobre 2014

Patrick Modiano ajoute un Nobel à son « Pedigree »

revue de presse : le monde

Voilà une ligne qu’il ne pensait sans doute guère ajouter à son Pedigree (2005)– titre de l’un de ses plus beaux livres, dans lequel il revient sur les vingt premières années de sa vie. Patrick Modiano est le quinzième écrivain français distingué par le prix Nobel de littérature. « Pour l’art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l’Occupation », a précisé l’Académie suédoise, dans un communiqué diffusé jeudi 9 octobre, à la mi-journée.


Patrick Modiano.

Quand l'éditeur Antoine Gallimard a appelé l’intéressé pour le féliciter, l'écrivain était « très heureux », mais il a répondu avec « sa modestie coutumière » qu’il trouvait cela « bizarre » a raconté la maison d’édition.

L’Occupation, c’est le contexte dans lequel se sont rencontrés ses parents. Une mère flamande, « jolie fille au cœur sec », écrira son fils ; un père juif, Albert Modiano (« J’écris “juif”, en ignorant ce que le mot signifiait vraiment pour mon père et parce qu’il était mentionné à l’époque sur les cartes d’identité »), aux fréquentations et activités louches, pratiquant, sous une fausse identité, le marché noir pendant la guerre.

Leur fils aîné, Patrick, naît en 1945 ; suivi en 1947 par Rudy, qui mourra dix ans plus tard. C’est à ce cadet que Patrick Modiano, au sortir d’une adolescence empreinte de solitude, entre fugues du pensionnat et errances dans les rues deParis, dédiera son premier livre, La Place de l’Etoile (Gallimard, 1968), dont il estime que la publication constitue son véritable acte de naissance. Le livre vaut au jeune homme, protégé de Raymond Queneau, d’être immédiatement remarqué et célébré pour son talent – plus rageur dans ce livre sur l’Occupation qu’il ne le sera par la suite. Les Boulevards de la ceinture (1972) lui vaut le grand prix de l’Académie française, Rue des boutiques obscures (1978), le prix Goncourt, et l’ensemble de son œuvre, le grand prix national des lettres, en 1996. 

En exergue de Villa triste (1975), Patrick Modiano inscrira ce vers de Dylan Thomas : « Qui es-tu, toi, voyeur d’ombres ? » Comme s’il s’adressait la question à lui-même, lui dont l’œuvre est pleine de fantômes et de pénombre, de silhouettes entraperçues et de souvenirs flous, lui qui écrira dans Dora Bruder (1997), extraordinaire enquête sur une jeune fille juive disparue dans le Paris de l’Occupation : « Beaucoup d’amis que je n’ai pas connus ont disparu en 1945, l’année de ma naissance. » Il dira aussi qu’il a « toujours l’impression d’être une plante née du fumier de l’Occupation »

Ses livres ont très tôt fait de Patrick Modiano une figure majeure de la littérature française. Il y a ces déambulations dans les rues de Paris, ces atmosphères crépusculaires, ces enquêtes qui n’en sont pas, qui tournent court, et ces personnages que l’on peut reconnaître d’un livre à l’autre – Patrick Modiano professe que le matériau biographique n’a d’intérêt que s’il est « vaporisé dans l’imaginaire ». Et puis, surtout, la beauté et la fluidité de sa phrase. Il y a aussi le personnage public, qui éveille immédiatement l’affection du public, avec ses phrases hésitantes, pleines de « C’est bizarre » et de points de suspension que laisse traîner sa belle voix basse et cendreuse. Son dernier livre, Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, hanté par ses thèmes de prédilection, paru le 2 octobre, était un succès de librairie avant même l’annonce du Nobel.
livre en cours
Récompenses :

dimanche 5 octobre 2014

Antoine Volodine reçoit le Prix de la Page 111

Le Prix de la Page 111, récompense créée en 2011 par l'équipe de l'émission littéraire « Nova Book Box » de Richard Gaitet, est un prix un peu spécial. Il couronne un livre de la rentrée littéraire sur sa seule page 111, ce qui facilite, et en même temps complique, le travail des jurés. Antoine Volodine a gagné un agrandissement de sa page, une résidence permanente tout au long de l'année dans l'émission, ainsi que 111 bisous.

Prix de la Page 111 2013

Volodine publie en cette rentrée Terminus Radieux chez Seuil, et les jurés ont gagné au change : une page, la 111, sur 620, cela ne se refuse pas. Le livre d'Antoine Volodine a été salué pour la construction parfaite de cette seule page 111. 40 % des pages 111 lues en cette rentrée littéraire étaient écrites au passé, 59 % au présent, et une seule au futur, croient bon de préciser les jurés.

« Mystère, action, récit qui s'accélère, du suspens jusqu'au cliffhanger final, mais cela va au-delà de ça. [...] Ce qui fait un bon scénario, ce qui créé la tension dramatique, c'est le déséquilibre. Vous aurez noté en milieu de page cette métonymie subliminale, ce déséquilibre qui met l'histoire en marche, et le personnage au même moment perd l'équilibre. En terme de construction, c'est brillant », commente le jury dans l'émission.

Pour le reste de l'histoire, voici le résumé de l'éditeur : 
Taïga sombre et immense, steppes infinies... La scène se passe d'abord après l'irradiation complète de la Sibérie et l'écroulement de la Deuxième Union soviétique, puis des siècles plus tard. La région, dévastée par des accidents nucléaires, est à jamais inhabitable. Entourés de paysages grandioses, des soldats fantômes, des morts vivants et d'inquiétantes princesses s'obstinent à poursuivre le rêve soviétique. Désormais le centre du monde a un nom, Terminus radieux, un kolkhoze dont la pile atomique s'est enfoncée sous terre. Solovieï, le président du village, met ses pouvoirs surnaturels au service de son rêve de toute-puissance : vie et mort, amour éternel, renaissance. Assisté par l'immortelle Mémé Oudgoul, il règne en maître sur le destin des hommes et des femmes qui ont atterri là. Non loin du kolkhoze passe une voie ferrée où circule un unique convoi, toujours le même. Prisonniers et militaires cherchent en vain le camp où leur errance prendra fin. Mais, là encore, Solovieï ordonne l'histoire. Il leur faudra attendre des milliers d'années pour que s'éteigne sa présence dans leur cauchemar.

Nobel de littérature 2014 : l'Afrique pressentie, Kundera seul Français

Alors qu'on célèbre le 50e anniversaire du refus historique, par Jean-Paul Sartre, du prix Nobel de littérature, les bookmakers s'enflamment alors que la semaine prochaine, les prix seront remis. Depuis des semaines, tout le monde tente sa chance, de droite et de gauche, pour tenter de savoir qui sera le lauréat 2014, et heureux bénéficiaire des 880.000 euros qui récompenseront l'auteur(e). 

Les noms sont connus, on retrouve régulièrement les mêmes : Haruki Murakami, Joyce Carol Oates, ou encore Philip Roth (en dépit de sa retraite), Salman Rushdie et d'autres, encore. Et cette année, encore, le romancier japonais, qui a publié en septembre son dernier roman chez Belfond, fait partie des grands favoris, pour ne pas dire LE favori. 

Pourtant, la critique littéraire Elise Karlsson, citée par l'AFP, estime qu'il « manque à ses oeuvres ce supplément de profondeur », qui font les grands vainqueurs. Les parieurs seraient donc unanimes, mais les journalistes spécialisés n'auraient pas tous la même vision du monde. Cela dit, un manque de profondeur chez Murakami, quand le Chinois Mo Yan a été récompensé l'an passé, cela prête à sourire.

Dans le même temps, on constate, soudainement, que seuls quatre Africains ont été primés depuis 1901, aussi quelques écrivains d'origine africaine suscitent l'intérêt. Actuellement, chez Nice Rodds, site de paris qui rassemble les pronostics de plusieurs autres, Murakami remporte l'adhésion globale. 

Le seul français que la liste contienne est... Milan Kundera, ce qui ne devrait pas déplaire aux éditions Gallimard, bien entendu. L'écrivain, originaire de Tchécoslovaquie a été nationalisé le 1er juillet 1981 – année de la loi Lang : selon certains astrologues que nous avons pu solliciter, avec Mars dans Neptune, ça devrait marcher...


Reste qu'en regard des lauréats de ces dernières années, ce n'est généralement pas une figure médiatique qui émerge de l'Académie suédoise, laquelle doit se prononcer jeudi pour la littérature.  - actualitte

La première sélection du Prix Interallié 2014 est dévoilée

 La seconde sélection viendra le 29 octobre, annonce tout de go le Prix Interallié, mais savourons donc un instant la première. Quatorze romans de la rentrée, avec bien entendu quelques noms déjà vus ailleurs, mais dans l'ensemble, pas vraiment des romanciers/ières à qui la rentrée n'avait pas accordé de place. De Foenkinos à Adrien Bosc, en passant par Joncour, ou Reinhardt, on retrouve les petits chouchous de la presse. 

Philippe Tesson, président de l'édition 2013, se défendait l'an passé de tout sexisme, pour l'Interallié, mais avec trois romancières uniquement, il sera encore difficile de ne pas pointer l'univers mâle de cette récompense. « La femme est considérée comme un élément étranger à l'esprit du prix du fait de sa délicatesse, de la priorité qu'elle donne au cœur... On en est encore là, vous savez », expliquait-il à ActuaLitté

Dans tous les cas, les délibérations seront accompagnées de libations, promis – « Nous sommes un jury qui aime boire : l'alcool joue un rôle dans nos relations, et certaines discussions se terminent en claquement de portes... » 

Eh bien, avant de boire, il faudra lire, à moins que ce ne soit l'inverse. L'an passé, c'est le roman de Nelly Alard, Moment d'un couple, qui fut récompensé. Quant à la liste, la voici : 

Christian Authier, Le Soldat d'Allah, Grasset
Adrien Bosc, Constellation, Stock
Christophe Donner, Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive, Grasset
Pauline Dreyfus, Ce sont des choses qui arrivent, Grasset
Nicolas d'Estienne d'Orves, La Dévoration, Albin Michel
David FoenkinosCharlotte, Gallimard
Simonetta Greggio, Les Nouveaux Monstres, Stock
Stéphane Guibourgé, Les Fils de rien, les princes, les humiliés, Fayard
Serge Joncour, L'Ecrivain national, Flammarion
Mathias Menegoz, Karpathia, POL
Jean-Marc Parisis, Les Inoubliables, Flammarion
Eric Reinhardt, L'Amour et les forêts, Gallimard
Romain Slocombe, Avis à mon exécuteur, Robert Laffont -  excellent

Minh Tran Huy, Le Voyageur malgré lui, Flammarion (et pas Min Tran Hui, comme on peut le trouver ailleurs)

jeudi 18 septembre 2014

Le jury du Prix Femina dévoile sa première sélection 2014

Prix Femina revue de presse : actualitte

En cette saison où fleurissent les lauriers littéraires, le jury du Femina a dévoilé ce mercredi sa première sélection de romans, treize français pour quatorze étrangers, désormais en lice pour le Prix. La récompense sera décernée le 3 novembre, tandis que les prochaines sélections seront annoncées les 9 et 23 octobre au Cercle Interallié.

Avec 15 romans français annuels, en moyenne, la quantité aura légèrement été revue à la baisse pour cette édition annuelle. En revanche la liste d'auteurs étrangers s'en trouve allongée avec 14 romans.

Comme pour le Goncourt, on dénombre des poids lourds absents, notamment l'habitué du Femina, David Foenkinos, ou encore Anne Serre, finaliste 2012, et Éric Reinhardt.

De même du côté des grandes maisons d'édition nationales : les incontournables Grasset, Gallimard, Le Seuil, Mercure de France, Albin Michel, et Actes Sud ne présentent chacun qu'un candidat.

Ci-dessous, les fameuses listes :

Romans français :

  • Yves Bichet, L'homme qui marche (Mercure de France)
  • Gérard de Cortanze, L'an prochain à Grenade (Albin Michel)
  • Julia Deck, Le Triangle d'hiver (Minuit)
  • Isabelle Desesquelles, Les hommes meurent, les femmes vieillissent (Belfond)
  • Claudie Hunzinger, La langue des oiseaux (Grasset)
  • Fabienne Jacob, Mon âge (Gallimard)
  • Marie-Hélène Lafon, Joseph (Buchet-Chastel)
  • Yanick Lahens, Bain de lune (Sabine Wespieser)
  • Luc Lang, L'autoroute (Stock)
  • Laurent Mauvignier, Autour du monde (Minuit)
  • Antoine Volodine, Terminus radieux (Seuil)
  • Éric Vuillard, Tristesse de la terre (Actes Sud)
  • Valérie Zenatti, Jacob, Jacob (L'Olivier)

Romans étrangers :


  • John Banville, La lumière des étoiles mortes (Robert Laffont) - Irlande
  • Sebastian Barry, L'homme provisoire (Gallimard) - Irlande
  • Lily Brett, Lola Benski (La Grande Ourse) - Australie
  • Jennifer Clement, Prière pour celles qui furent volées (Flammarion) - États-Unis
  • Charles Frazier, A l'orée de la nuit (Grasset) - États-Unis
  • Drago Jancar, Cette nuit je l'ai vue (Phébus) - Slovénie
  • Nell Leyshon, La couleur du lait (Phébus) - Grande-Bretagne
  • Claire Messud, La femme d'en haut (Gallimard) - États-Unis
  • Philipp Meyer, Le fils (Albin Michel) - États-Unis
  • Leonardo PaduraHérétiques (Métailié) - Cuba
  • James Salter, Et rien d'autre (L'Olivier) - États-Unis
  • Taiye Selasi, Le ravissement des innocents (Gallimard) - Grande-Bretagne
  • Zeruya Shalev, Ce qui reste de nos vies (Gallimard) - Israël
  • Juan Gabriel Vasquez, Les réputations (Seuil) - Colombie