- Editeur : editions de l'olivier (21 mars 2013)
A la fin des années 30, la pension Zaltzer est devenue le rendez-vous estival d'un groupe de de célibataires Viennois. Pour la plupart Juifs, ils forment une petite communauté de jouisseurs qui passe son temps à jouer au poker, boire du cognac et se perdre en intrigues amoureuses. Cet été-là Rita est la première à arriver, accompagnée de son fils Yohann. Bientôt rejointe par Zoussi Rauver et son prétendant Van, puis par un alcoolique sympathique dont elle est vaguement éprise, Beno Starck, elle a hâte que tous les habitués envahissent la pension. Un orage éclate, le fleuve se gonfle et déverse sa boue dans la cour de l’auberge, Beno se noie. L’inquiétude monte, se glisse dans les âmes. Les conversations s’enflamment.
Tous forment une ronde saisissante autour de la figure de Rita qui décide de fuir en Palestine. Dans ce roman s’affrontent deux visions de la vie, inconciliables, les uns prônant le culte de la liberté, les autres la fidélité aux anciens. Deux mondes, dont l’un est en train de sombrer…
Une sorte de huis-clos assez pathétique, désœuvrement et anxiété.
De riches oisifs de la Mitteleuropa. se retrouvent dans cette pension depuis de nombreuses années pour jouer au cartes et boire. Ils ont été jusqu'à une quarantaine, mais cette année est différente, peu d'entre eux ont fait le déplacement, pas de quoi organiser une partie de carte.
« J’ai parfois l’impression qu’ils souhaitent venir et qu’on les en empêche », dit Rita
On assiste à la fin d'une époque, d'un mode de vie, et d'un danger qui rode et menace. Un temps suspendu sur un radeau en perdition.
nombreux prix littéraires,
dont le Prix Médicis étranger en 2004, et le Prix Israël.