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mardi 15 juillet 2014

Elmore LEONARD - Hitler's day

328 pages - moyen
  • Editeur : Rivages (4 mars 2009)-Collection : Rivages thriller
 Walter Schoen, boucher à Detroit, d'origine allemande et nazillon à ses heures, pense qu'il est le jumeau d'Himmler, dont on l'aurait séparé à la naissance (ils sont nés le même jour, à la même heure, au même endroit) afin que chacun d'eux puisse accomplir sa « destinée » propre…
Mais si la « destinée » d'Himmler semble claire - nous sommes en pleine guerre mondiale - celle de Walter apparaît assez lamentable, limitée à un peu d'espionnageHoney, ex-femme américaine de Walter, n'a jamais su grand-chose de ses activités: de toute manière, elle s'est vite lassée du personnage et en a divorcé…
Surgit alors le marshal Carl Webster, le « Kid de l'Oklahoma », lancé à la poursuite de Jürgen Schrenk, officier nazi évadé d'un camp de prisonniers… Webster pense que Walter planque Schrenk, et espère donc que Honey pourrait l'aider à le retrouver… Entre le commandant SS Otto Penzler, une espionne ukrainienne et son amant douteux, un « grand dragon » du KKK et une Honey libérée qui semble surtout intéressée par les beaux marshals, Webster lutte à la fois pour rester fidèle à sa femme et pour - si possible - éviter de se faire descendre.
 lecture de juillet 2014
moyen - caustique, drôle et plein de surprise,  une intrigue à la fois amusante et effarante, trop peut-être ! Un peu déçue, impossible d'y croire à cette intrigue, et comme une impression qu'il manque quelque chose concernant les personnages, mais de bon passages tout de même. Seule la fin est surprenante et inattendue.
MichelFolon pour l'instant en lecture chez mon voisin, puis il prendra son envol vers Argali Lit... qui l'appréciera peut-être plus que moi.
voir le commentaire de k-libre


  1. 100 livres, chez Mylène 
  2.  XXe siècle, chez TÊTE DE LITOTE 
  3. Polars du monde, chez Vermicélia (le parloir litteraire)
  4. Thrillers et Polars, chez  Liliba  
  5. polars historique, chez samlor
  6. challenge "Seconde Guerre Mondiale", chez Ostinato
  7.  tour du monde en 8 ans, chez Helran 
  8. mois Américain, chez Noctenbule et la page Facebook.
  9. Challenge été PAL 2014  Challenge de l’été – 2e édition – Ma PAL fond au soleil, chez Métaphore
  10.   Challenge de l'été - Edition 2014, chez Saefiel
  11. Destination PAL CHALLENGE DESTINATION PAL, chez Lili Galipette


vendredi 6 juin 2014

Erri De Luca - Le tort du soldat

96 pages - très bien
  • Editeur : Gallimard (6 mars 2014) - Collection : Du monde entier
  • Un vieux criminel de guerre et sa fille dînent dans une auberge au milieu des Dolomites et se retrouvent à la table voisine de celle du narrateur, qui travaille sur une de ses traductions du yiddish
  • En deux récits juxtaposés, comme les deux tables de ce restaurant de montagne, Erri De Luca évoque son amour pour la langue et la littérature yiddish, puis, par la voix de la femme, l'existence d'un homme sans remords, qui considère que son seul tort est d'avoir perdu la guerre. Le tort du soldat est un livre aussi bref que percutant qui nous offre un angle inédit pour réfléchir à la mémoire si complexe des grandes tragédies du XXe siècle.
  • photo (15) lecture d'avril 2014
  • très bien - très court roman, rencontre fortuite dans une auberge d'un ancien SS et d'un traducteur de Israel Joshua Singer, deux histoires qui se croisent. Très beau livre comme souvent avec l'auteur, mais pas facile d'en parler... on s'attend à une confrontation qui ne se passe pas, d'ailleurs qu'aurait a se dire les deux personnages ? 
  • Tout naît d’une demande éditoriale adressée à Erri De Luca, choisir et traduire du yiddish quelques œuvres d’Israel Joshua Singer, frère du Nobel, inconnu du lectorat italien. Tout part de sa connaissance et de son amour pour le yiddish, et, surtout de ce que représente cette langue. Un univers — « elle possède une structure grammaticale allemande, elle est écrite en caractère hébraïque, elle se lit de droite à gauche » — une mémoire — « parlée par onze millions de Juifs d’Europe de l’Est et rendue muette par leur destruction » — et enfin une famille d’élection, « le yiddish ressemble à mon napolitain, deux langues de grande foule dans des espaces étroits ».
    La langue est tout, elle dit un rapport hérité mais aussi choisi au monde, elle est un engagement, une prise de position humaniste et politique — « il revient aux écrivains de rétablir le nom des choses » —, elle est le terreau d’histoires. Celles des frères Singer, celles d’Erri De Luca parti faire de l’escalade dans les Dolomites, et, le soir, lisant, écrivant, traduisant dans une auberge. Là se tissent souvenirs et réflexions, le ghetto de Varsovie, son insurrection, le yod, les arbres — De Luca en plante au fil des années, car « celui qui fait l’écrivain doit rendre au monde un peu du bois abattu pour imprimer ses livres » —, le yiddish appris comme un acte de résistance et de mémoire : « le yiddish a été mon entêtement de colère et de réponse. Une langue n’est pas morte si un seul homme au monde peut encore l’agiter entre son palais et ses dents, la lire, la marmonner, l’accompagner sur un instrument à corde ».
    Le Tort du soldat est d’abord ce journal d’un écrivain (de « celui qui fait l’écrivain », dit De Luca), d’un alpiniste, d’un amoureux des mots et des langues, le récit de sa manie « de voir de l’écriture partout », jusque dans le dessin que forment les racines des arbres. Mais Le tort du soldat est aussi un récit dans le récit : dans l’auberge des Dolomites, un soir de juillet, dînent aux côtés de l’écrivain une femme d’une quarantaine d’années et un homme plus âgé, son père. « Ils parlaient allemand, avec l’accent autrichien », ils mangent puis partent dans une voiture blanche. Le soir, l’écrivain voit « une carcasse blanche » dans un ravin.
    Là débute le second récit qui compose le livre : celui de ce père, ancien criminel de guerre, à travers les mots de sa fille, qui tente de comprendre cet homme qui a fui l’Allemagne après la défaite (en Italie, longtemps en Argentine) avant de revenir à Vienne, « après l’enlèvement d’Eichemann », « avec un autre nom et d’autres traits de visage. On se cache mieux dans sa propre région, c’est bien connu ». L’homme a refait sa vie, sa fille est née en 1967 mais le père a menti et lui a fait croire qu’il est son grand-père.
    Le récit creuse cette mémoire du mensonge, double (privé comme historique), la vie d’un homme sans scrupule ni remords, puisque pour lui la seule faute fut de perdre la guerre… « Je suis un soldat vaincu. Tel est mon crime, pure vérité. (…) Le tort du soldat est la défaite. La victoire justifie tout. Les Alliés ont commis contre l’Allemagne des crimes de guerre absous par le triomphe ». Et le récit de déployer une quête multiple, celle du père qui voudrait comprendre cette défaite qu’il considère comme la seule faute du nazisme et lit dans la kabbale des correspondances qui seraient la clé de l’univers comme de la défaite du nazisme..., celle d’une fille qui se met à nu et tente de découvrir son père « sans pacte de complicité ».
    Erri De Luca
    Erri De Luca
    Le récit d’Eric De Luca est d’une brièveté cinglante. Mais, démultiplié par les échos et perspectives, il bouleverse par sa sobriété même et cette manière de laisser le sens en suspens comme en relief dans ces jeux de miroir — « la beauté invente des variantes, elle ne répète pas en miroir ». Ce faisant, De Luca montre combien la littérature est, par essence, mise en perspective de l’Histoire. La littérature est filiation et transmission, quête de sens, comme l’art, elle permet de « digérer les tragédies », comme le disait récemment Erri De Luca à Alain Veinstein sur France Culture (l’émission peut être podcastée ici).
    Parmi les réflexions du livre sur la langue, une méditation sur cette « lettre hébraïque qui, placée devant un verbe au futur, le transforme en temps passé. Il paraît qu’aucune grammaire au monde ne possède un tel atout. L’hébreu ancien traite le temps comme l’aiguille à tricoter la pelote de laine. Sa lettre vav en accroche un bout et le ramène en arrière ». 
  • Le récit, tel qu’Eric De Luca le pratique est ce vavclou, crochet, pieu, suspension, cheville, ou encore rame (ce qui fait tenir ensemble deux éléments dissemblables, avec la dualité comme constante du récit) mais aussi la lettre d’un futur puisé dans le passé, seul à même de construire un présent qui se souvienne des leçons de l’Histoire. - mediapart










écrivain yiddish. Il était le frère ainé et mentor de Isaac Bashevis Singer et d'Esther Kreitman.

Le yiddish est une langue germanique dérivée du haut allemand, avec un apport de vocabulaire hébreu et slave, qui a servi de langue vernaculaire aux communautés juives d'Europe centrale et orientale (ashkénazes) à partir du Moyen Âge. Il est également parfois appelé judéo-allemand (yidish-daytsh (yi) ייִדיש-דײַטש).
Le yiddish était parlé par les deux tiers des Juifs du monde, soit onze millions de personnes à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Depuis le génocide des Juifs par les nazis, au cours duquel la majorité de la population juive d'Europe a été exterminée, « la langue yiddish est devenue la langue d'une minorité dispersée en voie de disparition »2.
Les linguistes divisent l'histoire du yiddish en quatre grandes périodes : le pré-yiddish, jusqu'en 1250 ; le yiddish ancien, de 1250 à 1500 ; le moyen yiddish, de 1500 à 1750 et, enfin, le yiddish moderne, de 1750 à nos jours.
Le yiddish est né vers le xiie siècle dans les communautés juives prospères de Basse-Lotharingie (en Rhénanie), autour de Mayence (Magenza), CologneSpire (Schapira), Worms(Wormaïza) et Trèves. Cette interprétation est soutenue par le grand linguiste du yiddish Max Weinreich. Cependant, d’autres estiment que le yiddish serait né du côté de la frontière germano-polonaise. Les linguistes ont recherché son origine en utilisant des critères historico-linguistiques, tels que la recherche de sa proximité la plus grande avec les différents dialectes allemands. Cette langue provient de multiples dialectes germaniques, venus se greffer sur des bases d'hébreu, araméen et ancien français. La première inscription en yiddish date de 1272 : il s'agit d’un fragment de prière écrit dans la marge du Mahzor de Worms (livre de prière pour les fêtes juives) qui se trouve actuellement à la bibliothèque nationale d’Israël. Le premier texte littéraire écrit en yiddish est le manuscrit de Cambridge datant de 1382.- wikipédia


ItalieDrapeau

Eric Le Nabour - Les anges de Jaïpur

  •  316 pages - moyen
  • Editeur : Presses de la Cité (31 mars 2011)
  • En 1925, le voyage de noces en Inde de Matthias d'Assenbourg, diplomate français, tourne au cauchemar lorsque son épouse, Amy Colton, disparaît. Une mère trop tôt décédée, un beau-père laissé pour mort dans un accident de train, un savant hindou qui en sait trop, des textes de propagande antisémite, un inspecteur de police britannique... L'étau se resserre autour de Matthias, accusé de meurtre, traqué par des fanatiques et devenu hors-la-loi. Pour retrouver celle qu'il aime, Matthias se lance dans une course folle contre la montre qui le conduira jusqu'à la mystérieuse ville rose de Jaipur, où des " anges " lui révéleront une vérité inattendue... Un roman d'aventures et de suspense dans l'Inde des mythes et des légendes, qui offre un éclairage passionnant sur les prémices du mysticisme nazi.
  •  lecture d'avril 2014
  • moyen - première fois que je lis cet auteur... plus roman d'aventure dans le genre Indiana Jones que polar, à la recherche d'un  svastika mystérieux ayant appartenu au premier Lama. Les deux héros ne sont pas les seuls sur la piste... en 1925 déjà, les dévuts du nazisme commence a se faire sentir, et un archéologue nazi est également sur la piste.
  • Un roman qui se laisse lire, plutôt agréable d'ailleurs, mais qui ne me laissera sans doute pas beaucoup de souvenirs. Bref, à lire par une journée de paresse durant ses vacances.
  •  biographie de Éric Le Nabour
  • livre en coursCharles X : le dernier roi (avec une préface d'Alain Decaux). éditions Jean-Claude LattèsParis, 1980. 405 p. 
  • Barras : le vicomte rouge. Jean-Claude Lattès, Paris, 1981. 335 p. 
  • Le Régent : libéral et libertin. Jean-Claude Lattès, Paris, 1984. 338 p. .
  • La Reynie : le policier de Louis XIV. Perrin, collection « Présence de l'histoire », Paris, 1990. 276 p.
  • Nicolas Simonnet, Le Mont-Saint-Michel et la baie. Hachette, collection « Guides bleus », Paris, 1991. 64 p.
  • Les Meilleures Aventurières. Criterion, collection « L'histoire en tête. Les meilleurs », Paris, 1991. 264 p. + 8 p. d'illustrations. 
  • La Veuve rouge. Fleuve noir, collection « Les drames de l'histoire » no 1, Paris, 1992. 187 p. 
  • Les Deux Restaurations. Tallandier, collection « Pour comprendre », Paris, 1992. 245 p. 
  • Alexandra David-Néel. Jean-Claude Lattès, collection « Ushuaia présente » no 4, Paris, 1992. 221 p. + 8 p. d'illustrations.
  • Bretagne : lieux sacrés et initiatiques. Dervy, collection « Chemins de l'harmonie », Paris, 1993. 127 p.
  • Itinéraires cathares : histoire, religion, lieux sacrés et initiatiques (avec des photographies de). Dervy, collection « Chemins de l'harmonie », Paris, 1994. 152 p. + 12 p. d'illustrations.
  • Un Indien dans la villeTF1 éditions, collection « TF1 Novellisat », Boulogne-Billancourt, 1994. 214 p. 
  • Le Chasseur d'âmes : roman. Presses de la Renaissance, Paris, 1998. 270 p. 
  • Le Nagual. Ramsay, Paris, 1998. 326 p.
  • La Porteuse d'ombre : madame de Maintenon et le Roi-Soleil. Tallandier, collection « Raconter l'histoire », Paris, 1999. 329 p.
  • La Prophétie d'Ascalon. Presses de la Renaissance, Paris, 2003. 296 p. 
  • Letizia Bonaparte : la mère exemplaire de Napoléon Ier. Pygmalion, Paris, 2003. 247 p. 
  • Orages sur Calcutta : roman. Presses de la Cité, collection « Sud lointain », Paris, 2005. 410 p. 
  • Les Rois maudits : l'enquête historique (avec une préface de Colette Beaune). Perrin, Paris, 2005. 296 p. 
  • Les Démons de Shangairoman. Presses de la Cité, collection « Sud Lointain », Paris, 2006. 
  • Kaamelott, Tome I : Au cœur du Moyen Âge, Perrin, Paris, 2007. 214 p.
  • Les Jardins d'Istanbul: roman. Presses de la Cité, collection « Sud Lointain », Paris, 07/2007. 
  • Kaamelott, Tome II : À la table du Roi Arthur, Perrin, Paris, 2007.
  • Le Christianisme, une aventure de 2000 ans, Éditions Trajectoires, Paris, 2008. 
  • Les ombres de Kervadec, Presses de la Cité, collection « Terres de France », J.Balland, Paris, Mars 2008.
  • Retour à Tinténiac, Paris, Calmann-Lévy, collection « Romans de France », juin 2010. 
  • La Dame de Kyoto, Paris, Calmann-Lévy, 2012. 
  • A l'ombre de nos larmes, Paris, Calmann-Levy, 2013.

 un peu d'histoire...
Le svastika ou swastika , mot sanskrit dérivé de su (« bien») et de asti (« il est »), avec la variante orthographique sauvastika parfois attribuée à son symétrique sinistrogyre , est un symbole que l'on retrouve en Eurasie, en Afrique, en Océanie, aux Amériques (Amérique précolombienne chez lesMayas et amérindiens Navajos et kunas) et en Extrême-Orient. Il apparaît à l'époque néolithique pour la première fois dans la préécriture de la culture de Vinča. On peut le décrire comme une croix composée de quatre potences prenant la forme d'un gamma grec en capitale (Γ), d'où le nom de croix gamméequi lui est parfois donné depuis son apparition dans l'art chrétien primitif et l'art romain d'Orient primitif.
Ce symbole est surtout utilisé en Asie dans la symbolique jaïnehindoue et bouddhique, en Chine pour symboliser l'éternité et dans l'Asie bouddhiste. EnOccident, le svastika pointant vers la droite, et généralement incliné de 45 degrés, a été adopté comme emblème par les nazis et a par conséquent acquis après la Seconde Guerre mondiale une forte connotation négative. Certaines factions politiques minoritaires et extrémistes l'utilisent pour se rattacher directement à cette idéologie (voir Croix gammée nazie).
En Asie, et tout particulièrement en Inde, c'est toujours un symbole omniprésent. Il symbolise, parmi d'autres sens, le dieu Ganesh qui est fort populaire. D'autre part, il est le symbolepremier du jaïnisme, considéré par ses adeptes comme le plus favorable de tous les symboles. - wikipédia,