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03 December 2018



'In the monotheistic religions, Mary is the female model that is most represented, the most known and therefore the most exploited', de Robertis explains. 'The figure of Mary in Lourdes is in the end just as exploited as the face of the Mona Lisa in the Louvre. It is the goose that lays the golden eggs, it drives the economy of the Marian city. Like the Mona Lisa, her head can be found on mugs, t-shirts and keyrings. Like the female genitalia of the Origin of the World, which attracts tourists and fills the coffers of the Musée d’Orsay, the representation of Mary attracts pilgrims from all over the world', she says.

12 May 2018

O magno e eterno problema das maminhas *, da pilinha e do pipi (II)

(ao cuidado de Deborah de Robertis)

Cortesã - Jacob Adriaensz Backer (1609-1651)

* recordar a particularidade literária lusa

30 September 2016

Femibarbie - Deborah de Robertis


FEMIBARBIE , la Barbie émancipée que MATTEL ne pourra jamais créer. 

Déférée, le 19 septembre 2016 devant le Procureur de la République de PARIS, après avoir été placée en garde à vue pour une performance exécutée le 18 septembre 2016 au Musée des Arts Décoratifs de PARIS, dans le cadre d’une exposition consacrée à la poupée BARBIE.  

Cette exposition inédite, puisque c’est la première fois que Barbie faisait l’objet d’une véritable invitation dans un musée français, visait à redorer l'image poussiéreuse et démodée de ce produit manufacturé, auquel se sont identifiées de petites filles. "Barbie change parallèlement à l’évolution du rôle de la femme" peut-on lire dans le catalogue de présentation de l’exposition. "Avec Barbie, tu peux être tout ce que tu veux", annonce la nouvelle Barbie "émancipée" confectionnée par Mattel.

Cela m'a conduit à imaginer une performance visant à critiquer la démarche "marketing" du fabricant de cette poupée, qui n’hésite pas à utiliser un argument féministe pour faire évoluer les personnages de la célèbre poupée. Cette exposition coïncide avec un revirement marketing causé par la perte de vitesse de la compagnie Mattel. 

C’est ainsi que j'ai présenté, et incarné en chair et en os, Barbie vedette de l'exposition accompagnée de ses gardes du corps, Barbie écoute du rap et surgit dans l’exposition sans y avoir été conviée, s’affranchissant de la tutelle de son fabricant car la barbie émancipée se renouvelle sans Mattel. 

Portant une combinaison couleur chair laissant apparaître les seins et arborant un postiche sur la combinaison au niveau du sexe, la Barbie contemporaine assume ses tétons, ses poils pubiens et arbore fièrement une caméra GOPRO pour affirmer son point de vue. D’après la philosophe Geneviève Fraisse, critiquer les stéréoypes serait moins efficace que de créer de nouveaux modèles, alors allons-y ! 

En réincarnant Barbie à ma façon, je donne vie à un nouveau modèle et j'impose son point de vue et son esthétique. Barbie 2016 s’impose en pionnière, Barbie 2016 est une meneuse qui porte un regard sur elle-même et sur le monde et le réinvente avec et surtout sans Mattel. La performance consiste à distribuer une centaine de FEMIBARBIE'S, un nouveau modèle de poupées affranchies avec comme attributs des poils et une go-pro, concept - "Deborah De Robertis" - fabriquées en collaboration avec le plasticien Miguel Gonçalves.

29 September 2016

Je ne comparais pas - Deborah De Robertis


A l’attention de Madame ou Monsieur le Procureur,

J' ai choisi de ne pas me présenter à la convocation qui concerne une plainte pour exhibition sexuelle suite à la performance artistique que j'ai réalisée à la Maison Européenne de la photographie le 27 mars 2016.

Au delà du fait que je ne reconnais pas ma culpabilité, je ne comparais pas car il me semble que vous vous êtes trompé de destinataire. En effet la loi sur l’exhibition sexuelle ne s’applique pas à une œuvre d’art. Mon corps d’artiste et de femme ainsi que mon travail n’ont donc pas leur place dans un palais de justice.

Comparaitre serait faire semblant d’accepter de prendre cette place. Si je dois comparaitre, ce ne sera pas pour avoir réalisé une performance dans une institution artistique, ce sera pour avoir fait le geste symbolique de laisser cette place vide.

En tant qu’artiste, je prends le droit de faire le geste de sortir du cadre de L’Origine du Monde de Gustave Courbet; une fois de plus, c’est en tant qu’artiste que je fais le geste de soustraire mon corps du cadre dans lequel on voudrait le confiner aujourd’hui.

Je me suis demandée longuement comment répondre à cette convocation, j’y réponds par le vide afin que l’absence de mon corps fasse entendre la voix de toutes les femmes.

Comme preuve de mon innocence et pour valider mon propos, je peux vous faire parvenir l’œuvre sur laquelle porte l’accusation.

Très respectueusement,
Deborah De Robertis

22 September 2016

"Dans les articles sur ma démarche, il est surtout question de l'aspect scandaleux de celui-ci et trop peu de l'aspect performatif, expérimental ou humoristique de mes vidéos comme si il s'agissait d'un acte impulsif et uniquement militant sans recherche esthétique: En effet la vidéo issue de cette performance n'a rien de scandaleux et c'est avec légèreté et humour que je révèle les mécanismes de censure liés au regard porté sur la nudité féminine dans nos sociétés occidentales et présentes directement et indirectement dans nos institutions artistiques. 'De la fascination à la provocation: quatre œuvres jugées scandaleuses et vandalisées lors de précédentes expositions seront présentées pour questionner les limites de la censure. Montrer Serrano, c’est affirmer les valeurs qui nous fondent. Contre la barbarie et l’intolérance. Contre l’obscurantisme et l’inhumanité'. Tels sont les mots utilisés pour présenter l'exposition de Serrano intitulée 'Uncensored Photographs' aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique. J'ai choisie cette photo intitulée 'The Interpretation of Dreams (Triumph of the Flesh)' d'Andres Serrano pour deux raisons: La première, elle nous renvoie inévitablement au sexe de l' Origine du monde de Gustave Courbet; la seconde, cette photo - 'exposant le sexe féminin' - n'éta it pas présente à l'exposition. Si la nudité exposée par un artiste homme a le statut de représenter 'les valeurs qui nous fondent' qu'en est t-il de la nudité exposé par une artiste femme ? Où se situent 'les limites de la censure'? Pour les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, elles semblent se situer dans le point de vue incarné par le sexe féminin"

21 September 2016

"Je me suis faite arrêter pour une performance au Van Gogh Muséum dans le cadre de l’exposition Easy Virtue. Cette exposition est organisée en collaboration avec le musée d’Orsay et a été montrée d’abord à Paris sous le titre Splendeurs et misères. Images de la prostitution, 1850-1910. Suite à ma performance Olympia je décide de donner un 'troisième coup' en poursuivant Orsay jusqu'a Amsterdam. Je réinterprète le 'teaser' réalisé par le musée Van Gogh car dans leur volonté de renvoyer une image de femme émancipée ils ne font finalement que reproduire des stéréotypes en effet rien de contemporain dans le regard qu’ils portent sur les femmes. Vu la grande similitude de leur 'teaser' avec le concept de mon travail qui fait revivre les modèles je me suis sentie concernée et j’ai décidé de leur proposer un version moins poussiéreuse que leur 'teaser'. Je fais sortir Gallien’s Girl du tableau, elle prend place devant le lit de prostituée exposé en plein musée. Sur le lit, la musique démarre : 'Fuck My Money', c’est une reprise de la musique du 'teaser' de l’exposition Easy Virtue en version rap. La performance commence. Dans un geste viril et provocateur, je balance des faux billets d‘euros tout autour de moi. Ce geste dit: 'Les putes c’est vous'. Par ce geste je renverse le rapport entre la prostituée et son client et je critique le modèle du marché de l’art"

20 September 2016


"'Dès que je suis sorti du ventre de ma mère, je me suis retourné pour photographier son vagin?', affirme Araki. Que se passerait-il si l'on inversait le point de vue ? Si le creux du vagin devenait l'objectif? Dans le prolongement direct de ma performance au Musée d’Orsay sur l’Olympia de Manet, dont le regard frontal avait scandalisé, je réalise là un nouveau contre-pied en donnant une voix aux modèles de l’artiste. Et si le modèle sortait de son mutisme pour briser ce silence muséal et nous jouir en pleine face ? J’ai choisi de réinterpréter 'paysage avec couleur' de Nobuyoshi Araki, photo qui représente une femme tenant à sa bouche un morceau de pastèque faisant allusion à une fellation. Il y a une dimension viscérale dans la photo que j’ai choisie, comme si le modèle se délectait de son intestin, surprise dans sa chambre et heureuse d’être surprise dans sa monstruosité. Dans ma réinterprétation de l’œuvre la pastèque évoque le sexe féminin, mon sexe que je fais juter et que je dévore jusqu'à l’extase en filmant le spectateur. J’ai intitulé ma reproduction 'paysage avec go – pro' pour signifier l’importance du regard du modèle. Dans ma performance le dispositif est inversé, ici c’est le modèle qui surprend le voyeur et enregistre son visage et non l’inverse. 'Ni soumission, ni extase', lit-on dans le catalogue de l'exposition pour décrire le regard des modèles du photographe, comme si il y avait dans leur yeux une absence de regard sur le monde, sur nous. L’interprétation suggère que ce qui aurait scandalisé dans l’Olympia de Manet est la nudité alors que c’est son regard, celui qui nous met nous spectateur en position de servants. Pour Araki, l’acte de photographier est semblable à l’acte sexuel et de mon point de vue c’est le modèle qui baise le photographe"