Agrion délicat Comme son nom l'indique, délicat il l'est, petite brindille rouge au vol malhabile... Premiers individus rencontrés en juin, mais encore beaucoup d'émergences ces jours-ci, d'où plusieurs immatures présents sur ces clichés. Peu de femelles, une seule en (1), discrètes comme toujours, et donc pas de cœur copulatoire, il faudra attendre. Et délicat ou pas, cela n'empêche pas de déguster un petit papillon...
Agrion délicat Après les gros porteurs jaune ou bleus, retrouvons un peu de délicatesse et de légèreté avec le délicieux Ceriagrion tenellum. Comme souvent, les femelles sont plus discrètes, et sont plus faciles à apercevoir avant la période de reproduction (clichés 2 et 3, forme typica) car ensuite on risque de ne plus les voir... qu'en cœur. Images des 21 et 27 juin.
Agrion délicat Cette petite Demoiselle fragile n'est pas une grande voltigeuse, mais ses vols pour mal assurés qu'ils soient suffisent souvent à lui faire prendre la poudre d'escampette au moment où elle est convenablement cadrée dans le viseur... Si les mâles ont l'abdomen d'un beau rouge, les femelles présentent quatre variantes de couleurs : sur la première image, cette jeunette est de la forme typica, abdomen noir en partie supérieure de S3 à S8. Sur le cliché 2, forme intermedium entre erythrogastrum ("ventre rouge") et typica : abdomen rouge mais traces de noir. La quatrième forme est melanogastrum, partie supérieure de l'abdomen entièrement noire. On ne s'ennuie jamais avec les libellules...
Et revoici notre allumette rouge ! Ces images sont toutes du 12 juillet 2017, et sans même consulter mes carnets je revois la mare forestière aux abords envahis de mollinies où elle s'ébattait... Cette mare offre l'intérêt de n'être jamais à sec, bien sûr son niveau baisse au plus fort de la sécheresse, et en ce moment elle a fait le plein ! Comme toutes les autres mares que je fréquente... Ce qui ne veut pas dire qu'elles seront forcément très peuplées d'Odonates au printemps, il faut pour cela que les larves qui y étaient l'an passé aient survécu... Possible pour certaines espèces, Aeschne bleue par exemple, mais d'autres ne verront leurs effectifs redevenir "normaux" que dans deux saisons au moins... Et de tels effectifs, en ces temps de déclins des insectes en général, ce serait inespéré, bien que ne signifiant pas grand chose... Et s'il n'y avait que la sécheresse...