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mardi 30 août 2011

De l’homme aux yeux couleurs d’huîtres :Version fin de saison un« haras – kyrie »



Version fin de saison un« haras – kyrie »
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De l’homme aux yeux couleurs d’huîtres

Descend de l’autobus de La Rochelle un homme au teint basané aux bras tatoués,
Il va se jeter un p’tit rouge. Il sait que sa fille fait un voyage au bagne chaque année pour son anniversaire. Il va la voir, elle est fiable , si lui ne l’a jamais été : il aimerait bien la récupérer, le temps qu’il se refasse la main et se récupère le magot.
*
Un verre deux verres trois verres, les langues se délient , tout le monde ne parle que l’assassinat de l’apothicaire, il écoute la description de la suspecte , ce ne peut être que sa fille les uns la disent blonde aux yeux bleus, les autres brune, aux yeux noirs, cheveux rouges aux yeux bleus verts. Elle est tellement belle avec ses grands pieds comme la star américain qui passa sa vie en charentaise dés qu’elle arrivait au studio et ne revêtait ses groles qu’au plan large.
En elle, chacun projette son éternel féminin , dans le récit des fantasmes, chacun s’arrange à être plus prés du sien.

- « CARAMBA ET MILLE SABORDS ma fille en garde à vue à La Rochelle . Quel atavisme ! Père sortant fille dedans. »

Dans la ruelle au milieu des roses trémières conciliabule des chats , ils se miaulent donnant leur adieu, s’ils ne dégagent pas de l’île, ils vont être tués à la mort aux rats et vieilles dentelles, il y a une crypte formidable à l’île d’Aix ; la bonne du curé est une femme à chats, elle les adoptera , Mika , le chat de l’homme aux yeux couleurs d’huîtres viendra leur faire visite quand son maître aura fait son rendu au metteur en scène du film « le nain jaune ».

Une gran maman est arrivée dans l’île avec son gouvernant Isidore et un p’tit drôle aux cheveux d’or aux yeux de « chine toc » elle a rouvert la Villa Palmarès en villégiature dans le monastère , ancien orphelinat , derrière l’église de Saint Martin . Elle est nouvelle dans les épisodes elle a beaucoup travaillé avec Valère Navorina, elle a appris avec lui que les rognures , les ratures, les censures des textes , il les récupère toujours et écrit, écrit des heures des nuits des moi, mois, de leur substantifique moelle il en fait des pièces qui glacent la « partaire », et « l’échévéché ». Pour une raison concernant un point de la vie du petit garçon elle souhaite pouvoir rencontrer PEARL .
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Dans sa cabane au milieu des parcs de claires au milieu des marais salants, l’homme aux yeux couleurs d’huîtres à son établi de mixage, sous ses deux lampes rose jumelles Daum, la pantoufle bleu à carreau accrochée au mur juste sous les fils où sèchent ses piments d’Espelette , sa récolte de bolets , de girolles , de trompettes de la mort, sous le casque des sons il travaille , coupe passe d’une bande à l’autre… Il n’est pas numérisé. Le chat lèchE sa petite chatte de gouttière enceinte.
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Sur la petite plage derrière le bagne , le couple la femme et le varan prennent le soleil sous le regard attentif à leur gros réveil qui ponctue leur changement de pile et face. Pour leur peau si « encaillée », écaillée.
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Le "bedaineux" restaurateur remonte de la cave ses bocaux de pailla, et de soupe de poisson, le crime attire du monde son auberge ne va pas désemplir enfin il se frotte le ventre, il va récupère son manque à gagner de son juillet en soupe à l’oignon , et des grogs des jours de pluie qui avait coupé l’appétit des vacanciers.
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A l’hôtel du diable , ils ouvrent leur dépendance . éventent les édredons les couettes.
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Le Gilou avait dit à sa Charentaise qu’il allait s’acheter une douzaine d’huîtres ; il faut toujours se garantir des portes de revenir, même s’il n’avait pas envie de revenir des bacs à huîtres il faut savoir finir avec panache ses huîtres d’amour , Et ben il était ben content de lui quand il reçut la nouvelle de la garde à vue de sa copine aux nuits folles vosgiennes à la saucisse de Morteau et au chou farci.
Comme si de rien était il est vite revenu dans les bras de la Charentaise , elle n’aura même pas vue son changement de flux ,
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Une limousine ivoire avec un chauffeur qui parle qu’anglais avec un accent russe à couper au couteau tourne autour en se grattant la coupe de rocker platine avec ses santiags qui remontent sur le devant très pointu au moins de 7 -10 centimètres. Pendant que dedans HMB le mentor de « Pearl » se démène avec quatre IPOD .
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Ainsi dans la version frankiesque , se termine ce « bête seller » première saison impromptu de fin d’été .
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DE TEMPS EN TEMPS
A la rubrique du jeudi elle vous donnera des nouvelles de gran maman et du petit garçon,
A bientôt
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Peut-être une saison deux, vous avez votre mot à dire ainsi les autres auteurs

Allez voir sur la liste des blogs que je vous ai mis le billet précèdent
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FRANKIE PAIN



La liste des auteurs du" bête seller"




















L'HUÏTRE AVANT L'absorption







la bourgade des enfants retrouvés epéisode 3 ET 5
DEVENU
LA VILLA PALMARES EN VILLEGIATURE

devenu
AFIN DEMAIN D4ALLER CUEILLIR SUR LES DIFF2RENTS BLOG SURPRISE UNE VERSION DE LA FIN


AVEC REMERCIEMENTS à TOUS DE CETTE AVENTURE
Epistolière à l’iode et aux embruns et aux lecteurs


LA LISTE DES AUTEURS

ttp://lamangou1.blogspot.com/ FRANKIE PAIN
http://toutamohamotu.blogspot.com/
laura
http://croukougnouche.blogspot.com/ AGNES/CROUK
http://almanachronique.blogspot.com/POMME
Sébastien Haton, dresseur de verbes au vert
mon blog d'écritures : http://sebastienhaton.blogspot.com/
mon autre blog : http://lenversduverbe.blogspot.com/


FRANKIE QUI AVAIT COLLE UNE IMAGE AVEC DES ASSIETTES D'HUITRE ET UNE CHATTE ET
ET
COMME UN PAYS DE COCAGNE

BYE BYE DE FRANKIE



le bête seller, alors la fin de la saison demain sur les blogs de chacun des auteurs !?



alors ! ouaf ouaf ! comment çà va finir ? wouaf waouf ?


radiographie des échanges au début de pas cap "on l'écrit" pour dire court




Oh, ben si vous aimez ça... j'vais pas m'gêner...
La dame aux crevettes, elle est pas près de fricoter avec le mec au chat....
10 août 2011 03:45

croukougnouche a dit…
Oh! alors! tu vas pas nous la jouer fée de mauvaise augure! le mec aux yeux pairs il a de la ressource , et le chat de derrière les tonneaux qu'il est en accointances avec depuis belle lurette , c'est un sacré pirate des cœurs! et les crocs qu'il a!! attendez un peu voir!
10 août 2011 04:17

almanachronique a dit…
Ah! Ca va saigner alors!!!!Grrrrr!!!
10 août 2011 05:04

FRANKIE PAIN a dit…
il serait ben l'heure de voir l'ami
"SEBASTIEN HATON DU VERBE AU VERT"
du chevalier au rhinocéros prendre la suite

mais je sens que dans l'alambique des mots mijote mijote

demain sur les blogs respectifs peut-être pleuvra -t-il les mots qui clôtureront la première saison de ce "bête seller" d'été

"31 AOUT C4EST UNE BONNE DATE POUR UNE FIN"

conclure disait Lacan à la fin d'une analyse...
NOTRE écrit COLLECTIF NE DURA PAS LE TEMPS D4UNE ANALYSE CHEZ LACAN.

rendez-vous sur les différents blogs

comme une fermière avec son panier fait les différents nids pour récolter ses oeufs.


COUVRONT-ILS CET HIVER ?

JE SUIS PASSEE à Delphes ce matin

la Pythie n'a jamais été aussi silencieuse

qui fait la roche fait signe

qui fait signe fait mouche

qui fait mouche
va à la pêche à la truite

ou aux moules
pour rester dans la métaphore crustacés


belle journée chers lecteurs....

FRANKIE





vendredi 26 août 2011

"Les échos de la coquille" lien avec " le bête seller"





Les chats manifestent sur le port de SAINT Martin en Ré

miaou miaou on a touché à notre race.

UNE BELLE JEUNE TOURISTE EN GARDE à vue AU COMMISSARIAT DE LA ROCHELLE

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tous témoins de quelques détails se faire connaitre laisser message dans le fond baptistaire à la gauche de la crique de l'église de SAINT Martin en Ré.
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de la même manière si vous avez vu un homme aux yeux couleurs d'huitres se promenant avec une charentaise à carreaux bleus
**
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merci à tous les consommateurs d'huîtres de cette semaine le chiffre des vente à doubler.

REDACTEUR MY WELL
DE LA VILLA PALMARES EN VILLEGIATURE



mardi 23 août 2011

AVIS à LA POPULATION DES LECTEURS demain les suites du "Bête seller"








AVIS à LA POPULATION DES LECTEURS demain les suites du "Bête seller"




il y aura le 7épisode ,le 8 , 9, 10
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trois mousquetaires femmes autores
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et un chevalier
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à demain EN LECTURE CHEZ http://croukougnouche.blogspot.com/

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à ceux qui nous suivent déjà à ceux qui vont nous découvrir
si vous voulez vous mettre à jour des épisode précédents allez à la semaine dernière la rubrique du mercredi "bête seller " l'HOMME AUX YEUX COULEUR D'HUÎTRES. »

DANS LA COLONNE DE DROITE
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VOUS Y TROUVEREZ LA LISTE DES AUTEURS
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ET LES PERIGRINATIONS
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De PEARL , DES CHATS, " l'HOMME AUX YEUX COULEUR D'HUÎTRES , du
*
PHARMACIEN ET .....
BON LECTURE

N'OUBLIEZ PAS de nous laissez vos impressions

comme à la télé il y a saison un

saison deux

vos avis détermineront d'une nouvelle saison


je vous souhaite grand plaisir de lecteurs










samedi 20 août 2011

Pressée localement : l'écho des coquilles




L’écho des coquilles
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Comment peut-on se complaire à s’étaler
dans des dégueulis d’huîtres dans le bête seller :
« l’homme à la coquille d’huîtres »
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alors que tant
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Mortalité des huîtres 2010 : Sauve qui veut !
Mortalité des huîtres 2009 : Revue de Presse
Maladie ostréicole : Syndrome du parc vide !
Avis d'experts : Ostréiculture et biotechnologie
Huître : Les dix plaies de l'ostréiculture

Faudrait-il en compter une onziéme plaies ?
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ce « bête boire la tasse »
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Avant de se mettre à table
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hic huc nic nuc
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Il faudrait faire prendre à l’héroïne de la nivaquine
comme pour
les voyages en avion
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ainsi pourra –t-elle prendre son envol
dans les yeux couleurs d’huîtres
avec autant de frissons sans cracher
dans nos chères huîtres qui ont tant de mal
à reproduire et tenir leur nessaim, leur nez sain
*
de la radio Saint Michel
La patronne céleste des ostréicultures
Vrai ou ils sont discret
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là –bas, ils ont pas de parc à huître
*
Un danger peut rôder derrière vos sandales basques


article MYWELL DE R.de P.



mercredi 17 août 2011

vous avez pu lire le commentaire d'une lectrice toute la journée


la fin de la rubrique "le bête seller " l'homme aux yeux couleurs d'huitres"
se termine pour aujourd'hui
vous avez eu le bonheur de lire toute la journée exposée le commentaire et une proposition de suite

Seb Haton était à la machine à clôturer son épisode 7

Pomme attendait les nouveaux évenements pour s'y mettre

et frankie moi même , je reprendrai la plume au relais

et dans les espaces entre ce mercredi et l'autre mercredi agnés crouk
aura peut-être le temps de prendre aussi le relais

si vous êtes comme LAURE à AVOIR TOUT LU TOUTE LA NUI

et d'avoir rédiger son billet ce matin

vous aurez l'opportunité d'ête en lecture toute la journée
et de temps en temps quand les trois mousquetaires femmes et l'ami du chevalier au rhinocéros d'or

auront eu le temps de palabrer
nous trouverons le moment pour trouver l'opportunité de publier

c'est ainsi que cela à commencer cela à géner la formation de ces 4 PLUMES


LA AUSSI IL Y AURA UNE SUITE
QUI VEUT VOYAGER JUSQU'à BOUT DE QUELQUE CHOSE DE TENU

une grande exigence est requise dans les métiers de l'art et des scénarios
et les règles du récit n'y échappe pas



à la semaine prochaine
FRANKIE




mardi 16 août 2011

l'épisode six du "bête seler" l'homme aux yeux couleurs d'huîtres




Pearl regarde vite sa montre jaune en plastique étanche : déjà 11h;
Elle n'ose pas tourner la tête derrière elle: Ce qu'elle entend suffit amplement à lui faire dresser les cheveux sur le crâne:
" MRROUING! KFSSS!" Et la galopade feutrée accélère.
Elle visionne au mental toutes les babines, les dents , les moustaches , Elle qui kiffe normalos tous les chats de France et de Navarre, à rayures , à taches etc..,elle en a des sueurs froides: Tous ces poils en mouvement!




Elle tressaute du palpitant. Vite! Ripe à droite, puis à gauche vers le centre piétonnier, manque de binguer grave contre un acacia du Japon, les lanières de ses sandales catalanes lui dégringolent du mollet, elle rebondit, affolée de l'épaule , le long de la devanture de la boulangerie "Chez Camille" où elle s'engouffre pour échapper à la meute féline.
Calme odeur de brioche à l'intérieur .
Dehors, derrière la vitrine, dressés sur leurs pattes arrière, les minets féroces alignent leurs museaux au ras des choux à la crème et des bavarois framboise. Des pattes griffues grincent contre la vitre. Certains matous se mettent à sauter violemment contre la porte.

Madame Camille: "ah! Ça! Encore ces maudits Miaous des Rochers!
La mairie a décidé de les protéger! Patrimoine local qu'ils ont dit! Mais ce ne sont pas eux qui supportent les dégâts! Un chat ça va! J'adore! Mais 50 en troupeau, ça commence à faire! En plus, ils ont toujours faim! Vous verrez qu'un jour on aura un accident!
Bon, à part ça , qu'est-ce que je vous sers?"
Perle tousse, tousse et cligne des yeux, une poussière sans doute, et encore le souffle saccadé de sa course échappatoire!
"Euh! Un éclair au café" dit-elle.
Elle jette un regard de côté: Les chats ont disparu, le camion nettoyage est en train de passer dans la rue avec ses brosses rose-fluo et le vacarme a visiblement fait fuir ses poursuivants.
Elle paye son petit gâteau qu'elle engloutit immédiatement en sortant de la boulangerie pour se remettre de ses émotions . La voie est libre : elle remonte sans se presser la rue des Crécelles et s'arrête bientôt pour relacer correct les lanières de ses sandales.
Mais ça chatouille bizarre du côté du nez :
Elle fouille dans son sac trop grand: Un gouffre sans fond où elle transporte sa maison en raccourci, alors, le mouchoir à petits carreaux qu'elle a gardé par nostalgie de son Gilou enfui avec la coquine d'Oléron, elle a bien du mal à le trouver! Pourtant , l'affaire est urgente , elle sent monter pire qu'un éternuement, peut-être une allergie..Ouf!le tissu vaste et doux accueille le bruit assourdissant de l'explosion nasale qui la laisse pantoise et larmoyante . Mais aussitôt, un haut le cœur la saisit: Un corps d'huitre couleur d'aigue- marine git au creux du linge de l'amant perdu . Se peut-il qu'elle ait avalé ce mollusque à son insu, en une fausse route pernicieuse et qu'il ressorte ainsi propulsé par ses sinus agressés...?
Pourtant, durant l'étrange face à face avec l'homme aux yeux pairs, elle est certaine de n'avoir en rien touché aux coquillages offerts sur cette immense assiette vert émeraude . A moins que.. Les yeux envoûtants avaient capté les siens en une douce mélopée de regard désirant, les pupilles si noires au milieu des volutes vertes et brunes comme une huile capiteuse. Elle s'était sentie aspirée malgré elle par la voix grave, les mains voletant au dessus des coquilles, la belle bouche charnue gobant sans cesse les délices de la mer tandis que le pied nu aux orteils insidieux explorait son creux poplité en émoi..

Pleine de répulsion, elle saisit ,avec un rictus dégouté, le lambeau gluant pour le jeter en pâture aux oiseaux de mer: Mais soudain, elle sent sous ses doigts une petite masse dure, un os dans l'huitre???Une hérésie transgénique? Son instinct de chroniqueuse lui agite la clochette sous le nez. D'un index habile elle fouille la chair décrépite et dégage une perle de belle taille à l'éclat laiteux . Frottant d'une main l'objet contre sa poche-poitrine, elle expédie de l'autre, le cadavre direct au caniveau.
Ce faisant, elle a senti craquer sur son sein gauche la carte glissée précédemment . elle l'extirpe tout en remarquant au toucher le rythme désordonné de son cœur d'oiselle pintadine ... Les aventures prennent, ce matin , une tournure propre à échauffer ces jours de vacances tardives.
Dans sa main gauche , le bijou sauvage repose tiédeusement au creux de la paume. La carte un peu gondolée du séjour poitrinaire est ainsi libellée, sur fond turquoise profond :

AMBROISE MALIGNON
Séduction Animalière
Apprivoisements en tous genres.

Suivent une adresse et un contact téléphonique.
Sentant un léger picotement au niveau de sa cheville, elle s'assoit sur l'un des bancs de la promenade , toute émue par sa trouvaille perlière.
La robe étroite rendant la manœuvre malaisée, elle ôte quelques boutons du bas et, croisant les jambes, elle examine de plus près sa cheville droite: La peau blanche porte une fine marque circulaire, une sorte de tresse légèrement en relief, comme si le contact de la queue du gros chat mangeur de crevettes avait laissé une empreinte brûlante . Se retenant de gratter cette démangeaison potentielle, elle place soigneusement dans son porte monnaie, la perle éternuée.
"Soigner au plus vite cette brûlure!" se dit-elle. Marchant vers la place Neuve, elle entre dans la première pharmacie . Un carillon à l'ancienne retentit, l'espace de l'officine ,plutôt sombre, est coupé par un immense comptoir de bois lustré.



Les rayonnages chargés de médicaments montent jusqu'au plafond orné de caissons peints de scènes mythologiques, mais il est si haut qu'elle ne peut guère en voir les détails. Un homme moustachu a surgi du fond de la boutique et attend qu'elle s'avance vers lui.
"Je voudrais une pommade apaisante pour une brûlure" dit Pearl en posant son sac-polochon à rayures berlingot sur le bois luisant du comptoir. "Oh! Mais une brûlure, ça peut peut être grave! Pouvez-vous me montrer, je vous prie?" Dit-il en passant de son côté. Il l'invite à s'assoir sur une banquette , et elle tend sa jambe droite en désignant la cheville .

"Très curieux! comment diable vous êtes-vous fait cela?
-Un chat m'a attrapée avec sa queue!" Tout en disant ces mots , elle en ressent toute l'absurdité: Qui pourrait bien croire pareilles sornettes?
Mais la tête au crâne dégarni se relève brusquement et le pharmacien lui lance un regard amusé "Vous n'avez pas l'air d'une souris verte, pourtant!





-Oui! mais j'ai horreur des huitres, c'est pour ça! On a voulu m'y obliger!
-Mais à quoi?
-A en manger! c'est ce chat qui m'a capturée par la cheville, ce n'est pas compliqué tout de même! Et puis ça ne vous regarde pas! Donnez-moi une pommade et je me débrouillerai!" Pearl s'énerve un peu en parlant, elle a envie de partir de cet endroit étouffant .
L'homme lâche la jambe légère, non sans avoir laissé glisser ses doigts sur la peau douce.
Il s'éclipse entre les étagères et revient avec un tube dans une boîte cartonnée: " Grycoline" , ce sera parfait pour ce que vous avez!"
Il toussote et renifle en la toisant de haut en bas d'un œil quasi lubrique " Je serais vous, j'éviterais de manger des coquillages près du phare , ce n'est pas un endroit pour les demoiselles en vacances!
-Mais je vous ai dit que JE NE MANGEAIS PAS DE COQUILLAGES!!
-D'accord, mais si vous avez vu un chat qui mange des crevettes..."
Pearl a de plus en plus chaud, et le bracelet cuisant de sa cheville est à la limite du supportable. Elle ouvre son porte-monnaie pour régler son achat, et dans sa précipitation, laisse échapper la perle qui se met à rouler sur le comptoir jusqu'à la main du pharmacien qui la cueille avant la chute.




"Hmm! Beau spécimen! Cela fait bien longtemps que je n'en ai vu d'aussi grosse! Trouvée dans une huitre, je suppose?"
Il émet un couinement et un clappement de langue en lui tendant le trésor miniature .
"Faites attention, vous qui avez horreur des plateaux de fruits de mer, peut-être êtes vous aussi allergique aux perles? Enfin! Si c'est les cas , sachez que je suis preneur au prix que vous fixerez, ou bien , si vous préférez , j'ai en rayon d'excellents antihistaminiques en comprimés ou gélules. Car il serait dommage de priver un si joli décolleté de parures nacrées."
Pearl en a assez de ce manège sournois de lorgneur aux mains moites.
Elle saisit la petite sphère opaline, fait claquer le fermoir de son porte-monnaie pour la mettre en sureté . " Merci pour tout, au revoir Monsieur!" dit-elle d'un ton sec.
Elle franchit le seuil de la pharmacie avec soulagement.
Le carillon résonne dans son dos.
Le ciel est sans nuages et les mouettes se poursuivent en criant au dessus de la plage.
Pearl s'engage dans la ruelle conduisant à son logis vacancier.
Elle a très faim, malgré l'éclair au café.
C'est normal, Midi sonne à l'horloge de la mairie.
Vous aimerez peut-être:

de
agnés/ Crouk




http://lamangou1.blogspot.com/
Sébastien Haton, dresseur de verbes au vert
mon blog d'écritures : http://sebastienhaton.blogspot.com/
mon autre blog : http://lenversduverbe.blogspot.com/
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l'épisode cinq du "bête seler" l'homme aux yeux couleurs d'huîtres










S’il n’avait pas bondit sur la crevette au sol, c’est que Mika , notre chat noir et blanc était fort occupé à son morse félin . Il prévenait ses compères au bar à huîtres au bout de la jetée sur la route du phare. Une perle était rare , et, en face de son Saint Patron , la Perle allait sortir « eminament » sous le peu de sa robe chemisier beige des Colonies . Elle avait été bien travaillée par l’hypnose légendaire de son dompteur de Maître : « matous, matounes : soyez discrets , il se la veut. Croquez en vous quelques bouts qu’il n’en « voye » rien . Je m’arrangeai à couper l’électricité de la « caravanne » . Une fois entamée , il n’y « voira » même pas un incendie de fôrêt à sa porte . Mon cher Maître quand il est dans ses mesures typographiques et sa météorologie du corps, c’est un Tanakamine.
Matous, matounes nous pourrions tous rassemblés, lui raser sa touffe d’en haut, oui, ses herbes du marais d’en bas, il est dans la tâche, de ses corps au pied aux bout effilés de sa tignasse dorée, poivrée. Dix ans de Tibet, çà coud un bonhomme dans la conscience de l’instant jusqu’aux tripes jusqu’à la rate. Sans être, cependant, aux gros bouillons de ses alambiques »




En Elle même
« Qu’est ce qui m’a fait dire Pearl ? Ouh ! la ! là ! La ! Oui je l’écrirai Pearl . C’est ma copine Claire d’Aurillac qui va me tailler en saucisson de Salers sans les cornes , d’avoir pris le prénom de sa chère dear maman. Que faire à ma place, on prend ce qui vient, attrait « hypercutien » certes, pas au point de lui mettre mon bon prénom dans sa bouche à huîtres, et s’il me gobait comme le blanc de l’oeuf à la coq ?
Claire, huître fine de claire verte label rouge ! C’est incroyable , les huîtres de Claire , les genoux de Claire , ……bon ben alors , « mer ….credi » ! Je ne vais pas passer ma matinée a payé mes crevettes ! Gonflé le patron, il m’a rendu sur 10 euros mon billet de 20 ; ah ! les touristes on les assaisonne aux algues , « goémonds » et Guillot , et, j’ai du revenir passer devant ses baffreurs, ….. Rien ne me fut épargner ce matin, çà y est j’y pense , mon reportage au Japon avec HMB … cette jeune fille qui avait accepté de témoigner comment elle payait ses études, avec ses fœtus de ses avortements. Pour un institut où les grandes richissimes les gobaient incognito pour renouveler leurs cellules jeunesses. La richesse pour la jeunesse à tout prix. Le corps sait avant que nous sachions. La révulsion niche en nous sa raison.
Un russe monte au ciel ! (Un nuage passe) .
C’est pas sympa pour lui, en mettant le chat dans un placard car je doute qu’il supporte une partie de moutons à 5 Pattes , c’est genre Raspoutine à miauler tout le temps ,peut-être même à griffer profondément,se prendre pour une charrue dans mes chairs, non mais sa queue , me faisant bracelet, pour moi pendant « çà » a durer des heures…..faut pas grand-chose pour se sentir esclave… Dompteur de coquilles , dompteurs de puces criminelles, dompteur de chat « menotte ».
« Patron, s’il vous plait, elle entendait de la cuisine des grands « chleule, cheule » comme dans la chanson des vieux de Brel , côTé aspiration ,c’est bon ?… » « MA MONNAIE ! S’il vous plait ou je me sers dans la caisse les dix euros qui me manque ? »






L’homme se lève, prend un billet de 20 euros, lui tend :
- J’étais sur mon nuage, j’ai pas réagi, tenez Perle, c’est pour moi , je m’arrangerai avec lui. Quand il déguste, il n’aime pas qu’on l’interrompe, et , avec un sourire très subtilement entrouvrant ses lèvres sur un écrin d’ivoire, avec un grain de voix légèrement blésante : le suintement de l’accent de la Galice dans l’espagnol.

En elle-même
Ah ! ses épaules comme je m’y engouffrerai ,dedans, comme dans une Limousine quand l’averse de Mars surprend




L’homme a intercepté ce qu’elle ressentait. L’avantage des dompteurs « Huître » c’est que l’on est très doué au mouvement des lèvres, même le plus génésiaque.
Il se mord les lèvres, il peste en lui contre ses coquilles qui lui prend ses matins , ses nuits , ses chevilles qui sont attaquées par l’eau de mer, sa peau cuite comme un tourteau aux embruns ,soleil, vent.
…. Il pense avec emphase : et j’irai en âne au galot à l’estran de ses vagues migniardises ;;;;;;;; Olé ola carmaba,








dans un bain de lait d’ânesse , l’âne qui la monte, dans la légèreté d’une belle crème fouettée , avec une jetée de mûres "flaottantes" et de framboises velues…

J’ai trouvé ! Cà y est ! La nature aphrodisiaque de l’huître sera un des fils conducteur, je dompte leur scénario connaissant le nain jaune et le , ; , , ils n’ vont pas être contents, ils vont me virer.
Pendant ce temps là : repos sur mes coquilles
A moi l’aventure de mon poltron du corasson ,canAssone , Olé ola !









Oui , c’est çà …la musique avec le compositeur Mécéans, des bruits de coquilles , des haubants, un bicorno qui glisse sa palette dérape, la bernique qui couine à vouloir se détacher et qui peut pas … avec l’équipe des bruiteurs de France Musique pour les sons
J’avance.

Je vais pouvoir l’inviter : manger c’est pas notre meilleur ; nous avons commencer par le pire !
Il Lui donne sa carte
- appelez moi à 17 H moins le quart, je prendrais mon "quatre quat" et nous irons où « Vous, il vous plaira. »
-
Pearl sent son nez frissonné, veille à n’en rien y paraître . Machinalement sans regarder la dépose dans sa petite poche sur son sein gauche de sa robe de chasse dont elle a spécialement scupté la fente derrière.

Elle amorce le départ , ouvre la porte, pas un regard au chat . Il la miaule comme pour lui réclamer son regard, elle tourne la tête vers lui. Quelle surprise ! Il se lèche les babines, sa langue : longue comme un jour avec huîtres , un rouge branchie de poisson frais ,son faciés : un air insupportablement arrogant.

Cà. Cà lui remet la tête au dessus de son nombril.




Elle sort sentant la chaleur du regard sur son dos , le détail de sa robe chemise, sur des sandales basques : en ficelles tissées aux semelles compensées avec la toile de torchon à bœuf, couleur grenat. Ses lacets qui lui grimpent comme des volubilis jusqu’au milieu de la Jambe ; comme Gilles quand elle les portait à l’estuaire de la Gironde, son doux Gilou toujours obnubilé de trouver un lieu de vacances prés d’un parc à huîtres, si possible Charentaise : c’est plus calme que la foire du trône , moins dangereux quoique, une huîtres mauvaise peut vous emporter aux champs Elyssées ou aux Tartares, d’une intoxication alimentaire.
Et vas-y cocotte nous y revoilà dans notre obsession : "l’intoxscie" aux lamellibranches « Pintadine, Pintadine »
Elle franchit la porte, le soleil est très haut.
« Tout ce temps là » oh La Martine ô temps TU as suspend ton vol ! »



Se cachent derrière les rocher des paires d’yeux de feux , de brousse, de marais ; des balancier de poils , un bataillon.
Son service d’ordre , en camoufflé ! Aujourd’hui pas surveillance rapprochée, qu’est-ce qui m’a fait encore HMB ….
PEARL se met à courir son cœur s’affole lourdement, elle est facile à 130 battements minute c’est çà c’est le film de sear Alfred Hitchcock « THE BIRDS » là ils les ont tous bouffés, ils ont la dalle. AIE !






de franke pain
http://lamangou1.blogspot.com/

suite Agnés/Crouk

Sébastien Haton, dresseur de verbes au vert
mon blog d'écritures : http://sebastienhaton.blogspot.com/
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les épisodes du bête seller : "L'homme aux yeux couleurs d'huîtres"





le numéro 4

LES HUÎTRES
DE SEB


Cependant, malgré son intense répulsion, elle ne pouvait pas se lever ni s'en aller. Ses jambes lui commandaient une immobilité qui la laissait à la merci de ce regard aussi vitreux que verdâtre, un regard de mollusque... Peut-on voir par ce que l'on mange ? Elle pensa soudain à Gilles, le doux, le grand, l'adorable Gilles, celui qui l'appelait tendrement sa "pintadine" par dérision sur son joli prénom à elle... Lui aussi aimait tant les huîtres qu'il avait fini par la quitter pour une petite Charentaise à la peau écaillée. Je hais les huîtres et je hais les Charentaises, se disait-elle pendant qu'elle fondait dans son assiette de crustacés.

"Comment vous appelez-vous ? osa l'homme sans cérémonie superflue.
- Perle..." s'entendit-elle répondre comme si toute sa volonté avait disparu dans l'estomac de l'homme, à la suite des innombrables belons qui s'y trouvaient déjà.

Et, justement, l'un des lamellibranches entendit peut-être l'appel du divin prénom et voulut remonter par où il avait sombré. L'homme toussa si violemment que le chat sursauta sur sa chaise en rendant lui-même une partie de la crevette qu'il venait d'avaler ; sa queue se raidit et quitta la cheville qu'elle enserrait toujours. La jeune femme en frissonna d'un plaisir étrange, comme si l'étreinte soudain relâchée était plus agréable en souvenir...
L'homme semblait avoir du mal à remettre ses conduits droit. Il toussait encore, à intervalles réguliers, tandis que le chat fixait Perle avec un méchant air d'enfer félin, la queue battant sèchement l'air d'un côté et de l'autre.
Maintenant que l'emprise hypnotique de l'homme s'était éteinte, elle décida de pousser son avantage sans savoir où elle allait :

"Vous croyez à la réincarnation ? Au karma ?" demanda-t-elle en interrogeant du regard les huîtres immangées qui bougeaient à peine.

L'homme cessa de tousser, gronda à la place, et posa sur elle ses yeux de marais.

"Vous ne devriez pas parler de ces choses", fit-il trop sérieusement.

Allons, je l'ai blessé. Il y croit certainement...

"Mollusque tu mangeras, mollusque tu...
- Je vous l'ai dit ; vous ne savez pas de quoi vous parlez... Perle. C'est bien Perle, votre prénom ? Croyez-vous qu'un tel prénom vous fût attribué par hasard ? Et que notre rencontre serait elle aussi le fruit de la fortuité ?"

Ses mots étaient effrayants et elle eut l'impression qu'ils annonçaient plus qu'une courtoise malédiction sans lendemain. Elle s'aperçut en le fixant que ses yeux à lui n'étaient pas seulement glauques, ils étaient aussi chassieux. Les mollusques se vengeaient en dévorant le cerveau de leur bourreau, investissant ses globes oculaires et déposant dans ses flux lacrymaux une glaire épaisse qui se figeait sitôt qu'elle rencontrait l'air libre. Le chat et son maître avaient un air démoniaque qui l'effrayèrent tout à fait. Elle aurait aimé qu'ils la craignissent eux aussi... mais elle doutait de ses pouvoirs.
Perle se leva brusquement avec un affolement qu'elle souhaitait faire passer pour de l'assurance. Sa hanche heurta la table. Une crevette entière tomba de l'assiette, mais Chat ne bougea pas.

"Je vais m'en aller ! piailla-t-elle alors qu'elle était déjà debout.
- Je le vois. Je ne vous dis pas adieu, je vous dis à bientôt. Nous allons nous revoir.
- Je suppose que c'est inévitable, mentit-elle avec aplomb. M'avez-vous dit votre nom ?
- Non. Sachez que je ne m'appelle pas Gilles, c'est tout."

Il rit méchamment, sans forcer.
Elle le maudit à voix basse en allant régler son addition. Quand elle repassa devant la table, l'homme et le chat avaient repris leur besogne gastronomique avec un entrain qui acheva de l'écoeurer. Alors que l'homme faisait mine ne pas la voir, le chat la fixa jusqu'a ce qu'elle fût hors de son champ de vision.


SUITE
à frankie la plume



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L 'embryon d'un "Bête seller"



c'est d'elle que tout est partie




les trois mousquetaires femmes nommées ainsi par SEB Haton
et l'invité adoubé par l'ami intime de frankie Pain
e chevalier au rhinocéros d'or
ci - dessous
alfin que vous puissiez allez sur leur blog
parfois L'impatience , l'enthousiasme sont fort et il édite, eles éditent avant le mercredi alors on ne sait jamais


frankie pain
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POMME http://almanachronique.blogspot.com/



Frankie a dit
bon appétit huitres du MORBILLAN


DANS LE JARDIN SOUS LA SURVEILLANCE DE LA CHATTE DE LA MAISON
NOUS POUVONS déguster en paix la pêche du matin
diable si un homme avait la coueur des yeux des huitres je lui dirai rentre vite sous les jupes à ta maman autrement gare à tes entrailles !
almanachronique a dit…
L'homme aux yeux couleur d'huître.... en voilà un titre de roman...
T'as plus qu'à l'écrire... tiens...
FRANKIE PAIN a dit…
et bien ma chère pomme ok
écrivons le à deux mains ou trois ou quatre mains
c'est toi qui a vu le titre, c'est toi qui commence
SI QUELQU'UN VEUT SE MÊLER à cet embryon de « Bête seller »
LE TOUT C'EST DE RESPECTER
les ingrédients qui sont mis dedans
on a besoin d'éditer,
çà mange pas de pains,
du rebondissement.
Amartia a dit…
Tu me mets l'eau à la bouche avec tes huitres, couleurs d'yeux masculins ou pas ! Je pense d'abord à mes papilles devant une telles assiette....


naissance d'un bête seller ; l'homme aux yeux coul...
almanachronique
POMME http://almanachronique.blogspot.com/

Bon , ben je commence puisque ça suffit pas que je trouve le titre!!!
Ah lalalala! C'est le bagne;
Donc:::
Il avait laissé ses yeux dans un parc; Trop, beaucoup trop de coquilles! Ses yeux, s'étaient usés à force de les corriger...
Corriger des coquilles! Pourquoi pas dresser des escargots?....
A suivre
7 août 2011 10:44
L'homme cligna des paupières....des larmes sourdaient à ses yeux glauques...
Des coquilles, tant de coquilles!!!
Sa vie aventureuse, soudain battait derrière ses paupières rougies... roses comme ses crevettes dont le chat noir et blanc faisait craquer les carapaces d'une dent férocement gourmande...
Et cette femme, là qui beurrait ses tartines... était-elle une coquille , elle aussi, qu'il allait devoir corriger???
Corriger, corriger ...et des coquilles toujours...
Quel destin!!

Suite (bis)
Elle, était fascinée... cet homme là, qui la buvait des yeux... de ses yeux glauques, glauques comme les huîtres, ces huîtres qui s'agitaient, criaient silencieusement, pleuraient peut-être, malmenées dans les torsions de ses intérieurs avant de rendre leur dernier soupir... Allait-elle devoir avaler aussi ces yeux... elle ne pourrait jamais croquer des yeux... est-ce croquant des yeux... des sensations , des idées horribles lui venaient sur l'ingestion des yeux... Les huîtres déjà la dégoûtaient , alors des yeux!!!
Ah, qu'il cesse de la fixer ainsi! qu'il s'en aille lui et son chat aux yeux maléfiques, aux moustaches barbouillées du rose sanguinolent des crevettes...

croukougnouche a dit…
oh Pomme! quelle délicieuse horrifique ambiance tu inclines là ...ça promet des tentacules plumesques à la sauce Poe de perlimpinpin!!! j'en salive ...


Il avait laissé ses yeux dans un parc; Trop, beaucoup trop de coquilles! Ses yeux, s'étaient usés à force de les corriger...
Corriger des coquilles! Pourquoi pas dresser des escargots?....
A suivre


croukougnouche a dit…
Oh! alors! tu vas pas nous la jouer fée de mauvaise augure! le mec aux yeux pairs il a de la ressource , et le chat de derrière les tonneaux qu'il est en accointances avec depuis belle lurette , c'est un sacré pirate des cœurs! et les crocs qu'il a!! attendez un peu voir!
10 août 2011 04:17
almanachronique a dit…
Ah! Ca va saigner alors!!!!Grrrrr!!!
10 août 2011 05:04 FRANKIE PAIN a dit…
il serait ben l'heure de voir l'ami du chevaier au rhinocéros prendre la suite

mais je sens que dans l'alambique des mots mijote mijote
10 août 2011 05:06
FRANKIE PAIN a dit…
je veux parler de Seb of course
10 août 2011 05:07
seb haton a dit…
Vous me laissez jusqu'à demain ? J'ai le nez dans mon dictionnaire (celui que je co-écris) et j'ai un peu de mal à suivre votre rythme infernal !!
Mais demain soir, je vous envoie ma suite.

PS : je peux mettre des dialogues ?
ainsi se passa le premier épisode

le deux et e trois furent éditer mercredi dernier vous les trouverez sur ce blog
et chez seb qui les a regroupé


jeudi 11 août 2011

sur le route les perles de la parole rubrique conte du vendredi



je hèle un homme en "scootair" et je vais voir ce qui se passe au bout de la jetée

la route du rhum, la route du bout de la plage
et vive les coquilles
chez moi a richesse
nous allons les trier




cà C'est le clin d'oeil au chevalier l'ami du chevalier au rhinocéros d'or que nous attendons dans les lignes de ses dames plumes



la dame qui mange des crevettes ???? INS'IT !



"a petite poucet" "la big litle poucette" sur a route petit indice pour ceux qui écrive l'homme aux yeux couleurs d'huîtres parution mercredi prochain


Henri Pourrat: Le mendiant bête (Le Trésor des Contes. “Les Fées”)
voir aussi chez HENRI gougot

Il y avait une fois un voyageur qui passait par la montagne. Il voulut couper, tomba d'une coursière* dans l'autre. Et finalement, il ne sut plus trop par où prendre.
Il marchait sur le pâturage, au milieu de la brande**, quand il vit un vieil homme, un mendiant, assis sur une pierre, qui mangeait un morceau de pain.

“ - Dites, brave homme, marchant toujours par là, arriverai-je au Monastier?
- Sais pas, monsieur.
- Est-ce un chemin que je vois là-bas, vers ces trois arbres?
- Sais pas, monsieur.
- Ça a bien l'air d'en être un. Alors, où mène-t-il?
- Sais pas, monsieur.
- Sais pas, sais pas... Enfin, vous devez savoir où vous êtes, ici? Oui, dites, où sommes-nous?
- Sais pas, monsieur.
- Eh bien, moi, mon pauvre homme, je crois savoir une chose: que vous n'êtes qu'une bête, une bête bouchée.
- Ça se peut bien, monsieur, mais si bête bouchée que je sois, je viens d'où ça s'est trouvé, je vais où le vent me mène, et mon chemin, je ne l'ai toujours pas perdu.”

* coursière: sentier qui coupe à travers champs et à flanc de colline (TLFi)
** brande: bruyère des terrains incultes

Perdu dans l'entre-deux d'un lieu de départ et d'un lieu d'arrivée, d'un passé et d'un futur, égaré hors des “sentiers battus”, le voyageur touche un autre monde, un autre temps, une autre dimension, mais, trop préoccupé qu'il est, il ne s'en rend pas compte.

Pour le mendiant, son chemin est un point de l'espace et du temps: ici et maintenant. Sans autre lieu que l'ici même, sans autre temps que l'instant même, il ne se perd jamais. Il chemine comme un aventurier sans aventures, abandonné à l'ici et maintenant.

"se hace camino al andar - on fait son chemin en marchant" (Antonio Machado)

Bonne route à toutes et à tous!

_________________
« La Vérité n'a pas de sentier,
et c'est cela sa beauté : elle est vivante. »
Jiddu Krishnamurti (Se libérer du connu, Ch.1)
« ...je viens d’où ça s’est trouvé,
je vais où le vent me mène,
et mon chemin, je ne l’ai toujours pas perdu. »
Henri Pourrat (« Le mendiant bête », Le Trésor des Contes. « Les Fées »)
« Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait! » Mark Twain (source inconnue)