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vendredi 17 avril 2015

Instantanée de la semaine







Francis Azemmard Photographe  est un de mes lecteurs de mes textes. 
Il est allé au petit palais . et il est tombé nez à bedauté avec ce tableau. IL avait lu  du nouveau roman "la Palombière, la surprise de Charlie aprés la tonte du lévrier Afghan dans la vielle villa de Paladio dans le Médoc

et IL l'a photographié pour moi et les lecteurs de ce texte.
Photo de Francis Azemmard
pour Frankie et ses amis de la blogosphére.

et cliquez sur le lien pour rencontrer les autres aventures photographiques de la semaine










lien http://mesinstantanes.blogspot.gr/

dimanche 5 avril 2015

feuilleton Pascal : La palombière



La palombière
1
L’étalon reproducteur
 (voir la semaine dernière si vous voulez le lire)
2
Les interdits accumulés



Dans le grand salon des lévriers afghans, devant la grande cheminée, la  langue de Peter ose.
Charlie.
Peter je vais dormir dans ton lit ? !
Peter
Il se peut que la nuit se passe à parler. Je pense comme nous  nous savons mortels, maintenant  nous sommes d’un certain âge, nous connaissons depuis si longtemps nous n’avons plus peur de l’autre……. !?  Nos charmantes « solidarités mystérieuses » *se sont fécondées. Si nous sommes honnêtes envers soit et l’autre  nos affinités électives ont fait des bébés.
Charlie
A elle même
Y’a bien les hommes pur ne penser qu’à çà !
Peter
Laisse –moi finir ce n’est pas facile Charlie…Tu as bien galéré aujourd’hui, il est tant que tu saches concrètement : mon épaule est ton épaule, te blottir contre moi n’est pas simplement un abri pour ton jour de pluie. Nos ronrons mélangés peuvent éveiller ce que nous nous sommes toujours interdit depuis le premier jour.
Charlie.
Tu étais  le psychiatre du secteur sur lequel j’intervenais. Il y a de l’interdit dans ce type de relation. In job, no sexe.
Peter
Oui mais maintenant, tu es sortie de l’enfance inadaptée.  
Charlie.
Charlie pouffe de rire   en catimini et en elle-même 
En monologue intérieur :
 Si c’était vrai. Si l’on pouvait en sortir…
Ce que l’on scelle d'un cachet de cire rouge, même  invisible, çà marque, c’est ce qui nous sauve, et protège notre clientèle.
 Peter
C’est  venu depuis beaucoup plus longtemps que toi,  l’interdit ?
Charlie.
AH ! ?
Peter
Oui, belle Dame. J’adore te dire cela aujourd’hui. La détermination des choses de la vie.
Allons-nous coucher….              Prends cela comme une demande de fiançailles.
Charlie éclate de rire.
Peter
 Qu’est ce qui est si rigolo ?
Charlie.
Ben, j’ai passé la journée à extraire des demandes en fiançailles, suite d’une vision.
Peter
La tonte de Burt !
Charlie.
Que c’est « Bo »  quelqu’un qui entend bien.
J’ai revécu   une condensation, oui,  freudienne, de traces en moi de ruptures diverses mais close up ; après un exercice d’écriture littéraire, une sorte d’anamorphose, une rationalisation de la vision comme dit Durer : « l’art de la perspective secrète ».
Peter
C’est çà. Et maintenant je peux … L’inconscient n’attend jamais que l’on soit atterri, bien remis  avec congé maternelle, oui  renouer avec la perte, c’est ensemencer, générer d’autre naissance.
Et ce bon copain l’inconscient  crée dans l’environnement proche  comme piste d’atterrissage ou d’envol ; la piste est libre l’avion peut atterrir ou décoller… Ca m’est venu en voyant Burt, sa truffe brillante humide dans le hamac créé par ton  entrejambe et ta jupe. J’ai senti que Burt avait partagé  quelque chose avec toi autre qui vous mêlais d’avantage. Il est sensible, il a traversé  tes ancres,  et le débordement de tes encriers,  ta détresse, il t’a entourée d’une attention nouvelle. Il m’a regardé comme si ses yeux me disait : « et ta femelle mon gars, tu ne peux pas la laisser comme çà. »
Charlie.
Il a la sensibilité et  la tendresse d’un cheval, une présence très puissante, oui, c’est cela comme celles des chevaux.  Je reviens un peu plus haut de la conversation  depuis quand pour toi cet interdit ?
Peter
Tu étais une jeune fille de 13 ans et demie, la cuisinière du château qui me recevait en échange culturelle. Quand je t’ai entendu parler, j’ai été pris dans une attraction  pour ta voix tes raisonnements, leur expression. A ta première vaisselle, je déplaçais tous les codes des convenances  de chez les De la Motte de la Tour Saint Jacques,   j’étais là à tes cotés avec un torchon et j’essuyai la vaisselle : t’entendre parler. A l’époque j’étudiais la linguistique pour après aller étudier les dialectes en Afrique. Mon père était muté à Johannesburg. Ma langue maternelle était l’anglais. La richesse de la langue française me fut révélée et je ne la lâchais pas. Un livre en anglais, deux livres en français. Et toi ! La structure de tes phrases rien que çà était un carambolage de toutes mes règles apprises. L’emploi des mots, les verbes. Tu étais folle du subjonctif t’essayait de le mettre partout. Et ton passé simple, c’était à se tordre de rire. J’ignorai qui t’avait appris les verbes irréguliers. Il y avait quelque chose de savant et en même très bancale. Tu étais la mystérieuse Melle Doolittle 2. T’entendre me faisait être le personnage de Monsieur Henry Higgins de Bernard Shaw, dans Pygmalion.
 Charlie.
Peter ! Jamais je n’ai oublié ce Peter. Combien j’y ai repensé. J’ai beaucoup regretté d’être plus jeune.
J’accepte de dormir dans ta chambre. Et j’accueille ce présage en annonce de fiançailles. C’est ton fils qui va être très heureux et très rassuré. Mais je  tombe d’émotion, il me faut m’allonger.
Bonne nuit Burt. Veilles                                                     bien sur tes petits.
Peter
Tu connais, passe par la bibliothèque : c’est ta meilleure entrée pour « ma » chambre.  J’ouvre  le chemin pour la  ballade de nuit des afghans, je te rejoins. Fais couler un bain, il y a des remous, je suis là dans une demi heure.

(à suivre )
auteure Frankie Pain
droits  réservés 


de la Pain le lapin vous souhaite joyeuses Pâques




vendredi 27 mars 2015

Ecrit de Frankie Pain : "L'étalon reproducteur"





Quand Charlie  passe dans ce château c’est toujours un bonheur. Le châtelain est un psychanalyste à la marge des écoles  référenciées mais il accomplit son travail avec le butinage savant   usant sans antinomie des concepts  de ses pères du 2O iéme siècle. 

Charlie passe régulièrement se poser après  son tour du Médoc dans les châteaux où elle donne avec sa fille Lili – violoncelliste- des contes. Elle met la musicienne au bus Citram de Pauillac et elle va  se reposer au château, Villa  de Palladio  en ruine, bien restaurée  par une  ancienne relation de Charlie. Avec l’accord du propriétaire, ils lui ont fait une véranda aménagée pour son ouvroir d’écriture  et une pièce pour toutes les commodités d’un campement confortable. Charlie aime à dire de ce coin sa « palombière  ».  Son âmi  Peter : « ma chère Charlie le Médoc est un far ouest, le jour où l’inconscient y arrivera,  l’humanité sera sauvée…. les hommes  de cette contrée Charlie sont   surtout très misogynes… »  Peter lui recommande  de    ne pas  porter pas haut en gorge sa « palombière » car un jour sur le chemin de son îlot « Douanier  Rousseau » c’est un fusil qui la fera gravir en direct le paradis. Pas son Eden. Charlie est très vigilante. Sa petite Lili a encore  besoin d’elle.

L’effluve de ses narcisses et jacinthes en bain de soleil  bat son Açores .Charlie s’est servie le thé dans sa véranda,  les portes sont ouvertes. La douceur d’une belle journée printanière. Elle prend quelques notes à chaud de leurs spectacles,  les commentaires…, elle  boit tranquillement son thé en y trempant son cher Cake que Peter lui ramène d’Angleterre quand il va voir sa chère Angelande. Pour Angelande, Charlie est la femme de son fils. A force de dire «  non », ils ont accepté, çà arrange tout le monde, même Lili que cela fait sourire, et elle les taquine... Son regard balaie son cher décor la pinède au loin et l’étalon lévrier Afghan est à son poste : c’est là qu’il se place toujours quand Charlie est là. . Soudain  une sensation étrange la  trouble, son stylo encre levé,  la dernière gorgée de sa tasse, elle reste en suspension, elle hallucine : Burt l’étalon est une vision terrifiante d’un de ses anciens fiancés le fils des D. Jamais jusqu’à ce jour cette captation s’était produite. Elle observe, elle éclate de rire. Son Burt a été rasé sauf ses longs poils sur les oreilles et le panache de sa queue. Son cher visage, ses yeux qui vous font craquer de la couleur de ses iris au dégradé du noir au gris au beige à l’écru au blanc qui le dessinent aussi précisément qu’un  tableau Velasquez. Ce corps, sans son écrin de poils, ce creux du ventre du lévrier géant musclé,  l’impudeur de son entrecuisse. Ah ! Et mon pauvre Burt, c’est Lancaster dans «  The Swimmer » mais il avait un maillot de bain ! Sa nature « sous poils »  révélée. Sa gueule est bien fermée comme s’il  suppose que son absence de robe, - sa robe plus longue que de moutons les plus laineux  -oui  sa langue si débordante carmin sanguine au bout … pendante, en et  après sa course, là, chevillée dans sa gueule,  mon Burt quelle pudeur ! Son Marco Polo diabolique  l’homme à la course incroyable,  jusqu’au jour où Charlie découvrit qu’il s’amusait de voler à l’étage pour avoir des charges d’adrénaline. Elle l’avait surprise, elle l’avait vu son visage transmuer par un rire atroce, un rire sardonique quand il avait vu la panique dans les yeux de l’homme volé. Il était à la tête d’une grande fortune : la jeunesse dorée belge les parents payants toutes les originalités de leur fils, pas prodige,... La course de cet homme lévrier afghan sans poils. La décongélation de l’amour fut immédiate sans passer par le micro ondes. Rupture des fiançailles  Charlie lui fit avaler son rubis d’Indochine serti sur la belle griffe en or des ateliers de beau papa. Ce que Charlie regrettera le plus ce n’est pas sa vie sans compter, mais le couple de gouvernants qui  leur avait  été alloué par les parents du Marc.

Charlie se lève,remplit sa théière transparente, l’eau sur les fleurs de thé. Elle fixe son attention sur ces anémones de thé, leur éclosion, elle fait venir en tête, le violoncelle,  l’accompagnement de Lili dans «  son chevalier  à la tête de rhinocéros d’or »,   elle ne peut échapper à cette attraction malsaine à son cher Etalon lévrier afghan  enfin  l’image de Marc : partie. Très vite substituée à celle du fiancé photographe avec sa tonsure de silence au dessus de la tête. Malgré les  boucles  blondes auréolant son visage, il a une  ressemblance avec Jean Marais. La mémoire est précise, le lieu de leur rencontre : les entrepôts Lainé à Bordeaux, le grand vernissage de Sol Lewit,   le musée d’art contemporain. Charlie est au bras  de Mickaël Lonsdall qui ne comprend rien au jaune Lewit. Première ressortie dans le monde depuis sa rupture avec HMB. Un jour Charlie avait reçu une gerbe de fleurs mortuaires - anémones violettes à grande corole- à l’heure pile des 4 ans de leur  amour, le mot : « je suis cet animal étrange qui ne peut tenir ma passion plus de 1500 jours. Que ces fleurs étanchent tes larmes. Tu recevras des invitations de toutes les expositions où notre couple fut conviée. Tu t’apprendras à vivre sans moi, que l’art ne te quitte jamais… » Charlie est fébrile, les répétitions se continuent en soirée ce qui autorise à rester entre deux eaux, cela est pratique  pour colmater la venue des souvenirs d’HMB…Elle n’a pas vue le photographe l’observer, il a été cherché deux coupes de champagne. Mickaël Lonsdale refuse, elle  fait de même, le dandy  photographe  l’entraine légèrement à l’écart : «  vous êtes trop jolie » il prit sa nuque dans sa large main, s’ensuivit le baiser du siècle, engagé,…. de ceux qui invite à trouver une couche de passage ; des tapas du corps au plat de résistance, sans trou normand. Ils se sont fréquentés longtemps sur cet acquis. Toujours dans le monde. Il a vu toutes ses pièces,….  Un jour,  il convie Charlie en pleine cambrousse : Terre Neuve en  Périgord. Là Charlie le soir  pénètre la caravane du photographe, elle  se glisse dans son sac de couchage. Il sort comme un polichinelle de sa boite : - Non, mais çà va pas, hurle-t-il outré, agressif.- Elle le voit violemment nu. -Il est temps non ! Que l’un prenne les commandes. 1O ans. J’ai la fidélité d’une Pénélope. Cà commence à compter. Tu as usé ma patience, je commençais à douter de moi.-
- je suis homosexuel.    -  Ah ! …Le  baiser … J’ai mal au ventre de  Charlie….. !    - Ce baiser me permit de résoudre les doutes que l’on pouvait avoir sur moi, être le nouveau  après HMB c’était ma plus belle garantie, mes atouts, mon hétérosexualité.-     Il arrache un rideau  de la caravane, il  entoure la nudité…
Burt, mon bon chien, vas chez ton maître. Vas….
Le chien remue son long panache, ses yeux s’apitoient, et,  magie ou horreur de la synchronicité,  là c’est le père de la Lili. Les jeux olympiques de Tokyo, la beauté athlétique du lévrier afghan,  celle de l’athlète de la médaille d’or. Charlie a offert  le bouquet de fleurs aux médaillés. Tout est  bleu, ses yeux, le bleu de ses veines saillantes. Le bleu  dans le cœur des  aimantés  de la médaille d’or.   Au défilé de la fin des JO,  l’attraction se confirme,  ils se sont retrouvés dans le dédale de leur hôtel du village Olympique. L’effusion est si forte que  les lits jumeaux se sont séparés et eux le lendemain au petit déjeuner des berniques sur le rocher à marée basse. Le mont Fuji au cœur des nuages à son sommet et sommet  de leur étreinte. Le séjour dans le monastère du maître de l’athlète… Quand Charlie est rentrée en Franc, jamais elle n’a eu un tel mal d’avion, de mer, …. La puissance de leur amour a donné du galbe à sa jeune poitrine, elle est dans la fatigue du fuseau horaire, le retard à son printemps  féminin, classique en voyage.  L’emprise de cet état est grande, un jour elle a une gastrite,  elle  se rend aux urgences, elle en ressort avec la petite Lili dans ses bras. Le médaillé est comblé il avait le fantasme d’un bébé avec elle.  C’est bon pour la presse… les entrainements l’éloignent, rarement là. Un jour chez le coiffeur, elle lit la presse People : elle tombe sur la robe de mariage  de son JO. L’alliance l’a coupé des podiums, le daddy de Lili en fumée. Le violoncelle happa sa peine. Charlie fit tout pour que ce soit le champion qui offrit le violoncelle.
- Allo ! Peter  appelles ton étalon, je ne suis pas bien, pourrais le temps de mon séjour l’habiller d’un plaid.  S’il te plait. …. Oui, je viens manger avec toi ce soir.
Charlie prend une douche longue, longue, elle réentend Lili sur les marches du bus Citram : « tu vas vers tes nostalgies… ?! » Elle n’a pas compris sur le coup. Elle ne doute pas d’elle Charlie. Phrases au hasard comme elle aime en faire à sa mère Lili…. Ces histoires, elles les avaient habités, décousues, défaites au moment juste où continuer eut été un enfer qu’aucun être mérite. Ses deuils acceptés, nettoyés plusieurs fois qu’une.

Charlie arrive dans le grand salon du château. Peter lui tend les bras avec un sourire chaleureux et la serre fort contre elle. La famille des lévriers afghans est là sur le grand canapé rouge. L’étalon Burt avec un plaid d’un écossais de souche irlandaise. Le panier aux  petits chiots dans l’antre de la cheminée ronronne,  bruisse.  Burt vient saluer sa Charlie, il se couche à ses pieds,  dépose  délicatement  son museau  dans le tissu de sa jupe  bâillante entre ses deux jambes. Sa truffe noire,   les yeux fixent, Charlie lui sourit rassurante. Il l’a senti cet après midi, autre son Âmie. Charlie le caresse, lui parle, le félicite de sa belle portée.
Peter : j’ai fait des plateaux cheminée, et ce soir tu dors au château. Ton visage n’est pas remis c’est prés de moi que tu dormiras cette nuit. Quelques larmes coulent sur les joues de Charlie. En caressant la tête de Burt - Merci mon cher Burt. Tu m’as soigné cet après midi. Tu y aies pour rien.
Peter : quand on se couche dans de la mélasse ; la tondeuse n’est pas loin.
Éclats de rire  de Peter et de Charlie.

fin

de Frankie Map's MOnde

Droits réservés
                                  


Velasquez pour vous  tous et toutes et le cheval pour Mimi du sud


                              Belle lecture
et  à demain
l'instantanée