
01 Between Skylla And Charibdis
02 Dyptich
03 Miserere
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Kiss The Anus Of A Black Cat est une sacrée surprise. Alors que l’on s’attendait à découvrir avec lassitude un enième groupe de métal parodique, il faut bien reconnaître que nos tristes premières impressions ont laissé rapidement place à une réelle admiration, après une écoute religieuse de "The Nebulous Dreams".
En trente minutes, Kiss The Anus Of A Black Cat signe trois superbes morceaux d’un folk gothique des plus saisissants. Les quinze minutes de
Between Skylla And Charybdis sont ahurissantes. Après une puissante introduction où des violons évoquent quelques sensations d’agression pour nos oreilles et d’expérimentation proche de la noise, la voix tendue de Stef Heeren distille quelques atmosphères opiacées, tandis que la musique bascule dans un folk hypnotique, minimaliste et apaisant. Après un tel morceau de bravoure, on enchaine sur la suite avec impatience ...
Avec
Dyptich on bascule carrément dans des ambiances plus drones, et les psalmodies de Heeren rappellent parfois celle d’un Sunn O))), les larsens en moins. Le disque semble alors se muer en une espèce de cérémonie païenne célébrant un culte ancien et Lovecraftien. Enfin le disque se termine avec le magnifique
Miserere, un morceau captivant joué à la guitare acoustique, construit autour d'un arpège joué en boucle, où la musique de Kiss The Anus Of A Black Cat se fait plus facile d’approche et aborde un folk plus classique, sans toutefois perdre de son côté solennel et sombre.
Ce "Nebulous Dream" a tout de l’OVNI musical derrière lequel se cache un petit chef d’œuvre. Kiss The Anus Of A Black Cat propose des atmosphères sombres dans lesquelles se mélangent avec réussite folk, post-rock et goth. Un disque qui se mérite un peu, et que l’on ne conseillera donc pas forcément à toutes les oreilles. Mais les plus courageuses et aguerries d’entre elles seront ravies de se plonger dans ces rêves nébuleux, sombres et psychédéliques, absolument magnifiques.
IndiepoprockAfter an initial wave of entangled, bowed-string dissonance, you'll soon find yourself struck by how closely this album orbits the Current 93 sonic globe, with Stef Irritant's vocals all-but imitating David Tibet's devilish delivery. There's less of an obvious folk influence at work here though, and 'Between Skylla And Charybdis' is a more of a diabolic avant-rock incantation than doom-folk prophecy. Next comes the medieval organ tones and ceremonial repetitions of 'Dyptich', whose title, in conjunction with those contrivedly silly vocals invites some sort of joke involving the word 'dipstick'. Finally, 'Miserere' arrives at the sinister, pagan folk recipe Nebulous Dreams has been hinting at all along, installing some bells, fingerpicked acoustic guitar and (more likely than not) a Maypole.
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