Il y a longtemps Un film en noir et blanc Dessinait sur l'écran Le chagrin d'une enfant Et ses larmes coulaient Sur son air préféré D'une musique si jolie Celle des jeux interdits
Une guitare fait chanter nos mémoires Nous permet de refaire Le chemin à l'envers On remonte le temps On réveille un instant Notre enfance endormi Dans les jeux interdits
Il y a longtemps Agités par le vent Même les fleurs sur l'écran Etaient en noir et blanc Mais je garde en mon coeur Des images en couleurs Une musique si jolie Celle des jeux interdits
Quand parfois ce refrain Me rattrape en chemin Une enfant de cinq ans Cueille des fleurs en chantant
Il y a longtemps il y a bien des printemps Le bonheur sur l'écran Etait en noir et blanc Mais je garde en mon coeur Des images en couleurs Tant de rêves sont permis sur les jeux interdits
Oh! Je voudrais tant que tu te souviennes des jours heureux où nour étions amis En ce temps-là la vie était plus belle et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui Les feuilles mortes se ramassent à la pelle... Tu vois je n'ai pas oublié Les feuilles mortes se ramassent à la pelle les souvenirs et les regrets aussi et le vent du nord les emporte dans la nuit froide de l'oubli Tu vois je n'ai pas oublié la chanson que tu me chantais
C'est une chanson qui nous ressemble Toi tu m'aimais et je t'aimais Et nous vivions tous deux ensemble toi qui m'aimais et que j'aimais Mais la vie sépare ceux qui s'aiment tout doucement sans faire de bruit et la mer efface sur le sable les pas des amants désunis...
Mais mon amour silencieux et fidèle sourit toujours et remercie la vie Je t'aimais tant tu étais si jolie Comment veux-tu que je t'oublie En ce temps-là la vie était plus belle et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui Tu étais ma plus douce amie... Mais je n'ai que faire des regrets Et la chanson que tu chantais toujours toujours je l'entendrai
C'est une chanson qui nous ressemble Toi tu m'aimais et je t'aimais Et nous vivions tous deux ensemble toi qui m'aimais et que j'aimais Mais la vie sépare ceux qui s'aiment tout doucement sans faire de bruit et la mer efface sur le sable les pas des amants désunis
me llaman calle, pisando baldosa la revoltosa y tan perdida me llaman calle, calle de noche, calle de día me llaman calle, hoy tan cansada, hoy tan vacía como maquinita por la gran ciudad
me llaman calle, me subo a tu coche me llaman calle de malegría, calle dolida calle cansada de tanto amar
voy calle abajo, voy calle arriba no me rebajo ni por la vida me llaman calle y ése es mi orgullo yo sé que un día llegará, yo sé que un día vendrá mi suerte un día me vendrá a buscar, a la salida un hombre bueno pa toa la vida y sin pagar, mi corazón no es de alquilar
me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar
me llaman calle, calle más calle
me llaman calle, siempre atrevida
me llaman calle, de esquina a esquina me llaman calle bala perdida, así me disparó la vida me llaman calle del desengaño, calle fracaso, calle perdida me llaman calle la sin futuro me llaman calle la sin salida
me llaman calle, calle más calle la de mujeres de la vida suben pa bajo, bajan para arriba como maquinita por la gran ciudad
me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar me llaman calle, calle más calle
me llaman siempre, y a cualquier hora me llaman guapa siempre a deshora
me llaman puta, también princesa me llaman calle, es mi nobleza me llaman calle, calle sufrida, calle perdida de tanto amar
me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar
a la puri, a la carmen, carolina, bibiana, nereida, magda, marga, heidi, marcela, jenny, tatiana, rudy, mónica, maría, maría
me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar
"Que esperáveis, pois, quando retirásseis a mordaça que tapava estas bocas negras ? Que elas vos entoassem louvores?" Jean Paul Sartre, no prefácio de "Anthologie de la nouvelle poésie africaine et malgache"
Primeiro pinte uma gaiola com a porta aberta Depois pinte algo gracioso, algo simples, algo bonito algo útil para o pássaro. Então encoste a tela a uma árvore num jardim num bosque ou numa floresta. Esconda-se atrás da árvore sem falar sem se mover... Às vezes o pássaro aparece logo mas ele pode demorar muitos anos antes de se decidir. Não desanime. Espere. Espere durante anos se necessário. A rapidez ou a lentidão do pássaro não influi no bom resultado do quadro. Quando o pássaro aparecer se ele aparecer observe no mais profundo silêncio até o pássaro entrar na gaiola. E quando ele entrar delicadamente feche a porta com o pincel. Então apague uma a uma todas as grades tomando cuidado para não tocar na plumagem do pássaro. Em seguida pinte a árvore escolhendo o mais bonito dos seus galhos para o pássaro. Pinte também a folhagem verde e o frescor do vento o dourado do sol e a algazarra das criaturas na relva sob o calor do verão. E então espere até que o pássaro decida cantar. Se o pássaro não cantar é um mau sinal, um sinal de que a pintura está ruim. Mas se ele cantar é um bom sinal, um sinal de que você pode assinar. Então, com muita delicadeza, você arranca uma das penas do pássaro e escreve o seu nome num canto do quadro
Já no final de um discurso extremamente importante o grande homem de Estado engasgando com uma bela frase oca escorrega e desamparado com a boca escancarada sem fôlego mostra os dentes e a cárie dentária dos seus pacíficos raciocínios deixa exposto o nervo da guerra: a delicada questão do dinheiro.
Toi, par tes mille et un attraits Je ne sais jamais qui tu es Tu changes si souvent de visage et d'aspect Toi quelque soit ton âge et ton nom Tu es un ange ou le démon Quand pour moi tu prends tour à tour Tous les visages de l'amour
Toi, si Dieu ne t'avait modelé Il m'aurait fallu te créer Pour donner à ma vie sa raison d'exister Toi qui est ma joie et mon tourment Tantôt femme et tantôt enfant Tu offres à mon cœur chaque jour Tous les visages de l'amour
Moi, je suis le feu qui grandit ou qui meure Je suis le vent qui rugit ou qui pleure Je suis la force ou la faiblesse Moi, je pourrais défier le ciel et l'enfer Je pourrais dompter la terre et la mer Et réinventer la jeunesse
Toi, viens fais moi ce que tu veux Un homme heureux ou malheureux Un mot de toi je suis poussière ou je suis Dieu Toi, sois mon espoir, sois mon destin J'ai si peur de mes lendemains Montre à mon âme sans secours Tous les visages de l'amour Toi ! tous les visages de l'amour
Tu sais, je n'ai jamais été aussi heureux que ce matin-là Nous marchions sur une plage un peu comme celle-ci C'était l'automne, un automne où il faisait beau Une saison qui n'existe que dans le Nord de l'Amérique Là-bas on l'appelle l'été indien Mais c'était tout simplement le nôtre Avec ta robe longue tu ressemblais A une aquarelle de Marie Laurencin Et je me souviens, je me souviens très bien De ce que je t'ai dit ce matin-là Il y a un an, y a un siècle, y a une éternité
On ira où tu voudras, quand tu voudras Et on s'aimera encore, lorsque l'amour sera mort Toute la vie sera pareille à ce matin Aux couleurs de l'été indien
Aujourd'hui je suis très loin de ce matin d'automne Mais c'est comme si j'y étais. Je pense à toi. Où es-tu? Que fais-tu? Est-ce que j'existe encore pour toi? Je regarde cette vague qui n'atteindra jamais la dune Tu vois, comme elle je reviens en arrière Comme elle je me couche sur le sable Et je me souviens, je me souviens des marées hautes Du soleil et du bonheur qui passaient sur la mer Il y a une éternité, un siècle, il y a un an
On ira où tu voudras, quand tu voudras Et on s'aimera encore lorsque l'amour sera mort Toute la vie sera pareille à ce matin Aux couleurs de l'été indien
Mon amour, sur l'eau des fontaines, mon amour Ou le vent les amènent, mon amour Le soir tombé, qu'on voit flotté Des pétales de roses
Mon amour et des murs se gercent mon amour Au soleil au vent à l'averse et aux années qui vont passant Depuis le matin de mai qu'ils sont venus Et quand chantant, soudain ils ont écrit sur les murs du bout de leur fusil De bien étranges choses
Mon amour, le rosier suit les traces, mon amour Sur le mur et enlace, mon amour Leurs noms gravés et chaque été D'un beau rouge sont les roses
Mon amour, sèche les fontaines, mon amour Au soleil au vent de la plaine et aux années qui vont passant Depuis le matin de mai qu'il sont venus La fleur au coeur, les pieds nus, le pas lent Et les yeux éclairés d'un étrange sourire
Et sur ce mur lorsque le soir descend On croirait voir des taches de sang Ce ne sont que des roses ! Aranjuez, mon amour
Se alguém lhe perguntasse, à queima-roupa A inocência é uma virtude? Por mim, não responderia. Sairia pela tangente. Diria:" você já leu Cézanne?"
Algumas pessoas esquecem de mentir E afirmam:"Não sei!" Nem todas podem ser forçadas.
Naturalmente, a inocência não é uma virtude. Porque, com o tempo, se suspeitaria. Minha tia era cheia de virtudes. Até hoje é. E está velha. Os gregos também tinham virtudes E os gregos não eram inocentes Pois guilhotinaram Sócrates.
É difícil julgar, obviamente, não estávamos lá. Mas o mais acertado, em tal circunstância, É abster-se de responder E procurar uma escapatória... Se não houver jeito, sempre resta o suicídio...
Cada um que passa em nossa vida passa sozinho... Porque cada pessoa é única para nós, e nenhuma substitui a outra. Cada um que passa em nossa vida passa sozinho, mas não vai só... Levam um pouco de nós mesmos e nos deixam um pouco de si mesmos. Há os que levam muito, mas não há os que não deixam nada. Esta é a mais bela realidade da vida... A prova tremenda de que cada um é importante e que ninguém se aproxima do outro por acaso...