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dimanche 15 février 2015

La Ronce douce + alma nature 2024

Installer une ronce au jardin? Au fou crient en choeur le Bon Jardinier et la Belle Jadinière!!!
Normalement les ronces, on aurait plutôt l'idée de s'en débarrasser que de les cultiver, sauf au moment des confitures...Par ici, grâce aux bienfaits de nos agriculteurs et des renards réunis (et pourtant les deux espèces sont loin d'être complices, sauf dans ce cas ), on hésite à les ramasser.
Alors il existe une ronce qu'on peut cultiver dans nos jardins. Elle est censée être sans épines, mais ça, c'est une légende: elle en a!
Mais bon, comme l'autre, elle fait liane et peut garnir par exemple une clôture en grillage. Comme l'autre, elle n'est pas difficile;  elle ne craint ni le froid ni la terre lourde et humide.
C'est le bon moment pour l'installer au jardin et à part palisser ses tiges qui peuvent atteindre trois mètres, elle ne demande aucun soin particulier sauf une taille en automne des parties qui ont fructifié..
Ses fruits ont la même saveur que ceux de la ronce sauvage. Bien sûr il en existe des variétés hybrides qui donnent des fruits plus gros mais ils sont moins parfumés.

dimanche 7 septembre 2014

Mûres mûres + alma nature 2024

Des voisins rapaces ont encore grappillé les mûres dans la haie du pré, sans demander une permission que je leur aurait accordée volontiers, assortie d'une mise en garde: outre les diverses cochonneries répandues à foison par mes autres voisins agriculteurs, les mûres de cette haie celles du bas principalement peuvent avoir été infestée par l'echonococcose, cette maladie qui ronge le foie des renards et qui peut être transmise à l'homme pour qui elle est mortelle. A ce propos, au printemps, gardez-vous de la récolte de pissenlits! 
De plus en plus de plaisirs simples nous sont refusés dirait-on.
Donc laissons ces mûres tentantes et facile à attraper au imprudents mal éduqués, bottons-nous, munissons-nous d'une canne à crosse, et d'un brochon,  enfonçons-nous plus loin dans les fourrés à l'écarts des cultures et de leur pollution et ramassons quelques mûres bien juteuses et dodues. La canne servira à rapprocher les rameaux hauts perchés et de ce fait, épargnés de la contamination des renards.
Quand vous aurez rempli paniers et brochons, lavez bien les fruits par surcroît de précaution et avant de vous régaler, mettez de côté environ 2kg de mûres que vous laisserez macérer une nuit dans leur poids de sucre. Le lendemain, vous ajouterez dans la bassine quelques rondelles de pommes. Vous lancerez à feu vif en remuant constamment. A mi-cuisson, passez les fruits à la moulinette (grille fine), puis continuez la cuisson qui est achevée quand une goutte de confiture posée sur une assiette froide se fige rapidement.
Mettez en bocaux, fermez, n'oubliez pas la date sur une étiquette et... bonnes tartines!

mercredi 19 septembre 2012

Mûres mûres + alma nature 2024



Il n'y a pas grand chose à faire au jardin par ces temps-ci, à part arroser, nettoyer, récolter.
Cela vous donne le temps d'aller aux mûres qui commencent à noircir.
Attention à ne ramasser que celles qui sont en hauteur:les renards qui s'abritent et se soulagent dans les ronciers sont atteints d'une maladie (demandez son nom à votre vétérinaire), transmissible non seulement aus animaux , mais aussi à l'homme pour qui elle est mortelle.
Et le mieux serait encore de se passer de mûres cette année et de relire Philippe Delerme:


Aller aux mûres-
C’est une ballade à faire avec de vieux amis, à la fin de l’été. C’est presque la rentrée, dans quelques jours tout va recommencer ; alors c’est bon, cette dernière flânerie qui sent déjà septembre. On n’a pas eu besoin de s’inviter, de déjeuner ensemble. Juste un coup de téléphone, au début du dimanche après-midi :
-Vous viendriez cueillir des mûres ?
-C’est drôle, on allait justement vous le proposer !
On s’en revient toujours au même endroit, le long de la petite route, à l’orée du bois. Chaque année, les ronciers deviennent plus touffus, plus impénétrables. Les feuilles ont ce vert mat, profond, les tiges et les épines cette nuance lie-de-vin qui semblent les couleurs mêmes du papier vergé avec lequel on couvre livres et cahiers.
Chacun s’est muni d’une boîte en plastique où les baies n’ s’écraseront pas. On commence à cueillir sans trop de frénésie, sans trop de discipline. Deux ou trois pots de confitures suffiront, aussitôt dégustés aux petits déjeuners d’automne. Mais le meilleur plaisir est celui de sorbet. Un sorbet à la mûre consommé le soir même, une douceur glacée où dort tout le dernier soleil fourré de fraîcheur sombre.Les mûres sont petites, noir brillant. Mais on préfère goûter en cueillant celles qui gardent encore quelques grains rouges, un goût acidulé. On a vite les mains tachées de noir. On les essuie tant bien que mal sur les herbes blondes. En lisière du bois, les fougères se font rousses, et pleuvent en crosses recourbées au-dessus des perles mauves de bruyère. On parle de tout et de rien. Les enfants se font graves, évoquent leur peur ou leur désir d’avoir tel ou tel prof. Car ce sont les enfants qui mènent la rentrée, et le sentier des mûres a le goût de l’école. La route est toute douce, à peine vallonnée : c’est une route pour causer. Entre deux averses, la lumière avivée se donne encore chaude. On a cueilli les mûres, on a cueilli l’été. Dans le petit virage aux noisetiers, on glisse vers l’automne.


mardi 2 août 2011

LES MURES + alma nature 2024

S’il pleut à la Bonne Dame des Neiges
L’hiver aura autant de neige
Mais s’il fait beau ce jour-là
Hiver sec sera.




C’est en août qu’elles sont mûres ! Glaneuse, nul besoin de faire le mur, la mûre est partout, mais la mûre murmure ! Les herbicides lui vont mal ; ils la dessèchent avant maturité. C’est qu’il faut bien, nous disent les princes du tracteur et de la mois’bat, éliminer les ronces… car, oui, la mûre est une ronce et une ronce coriace. En dépit des ( mauvais) traitements qu’on lui fait subir elle s’accroche et persiste pour notre plus grand bonheur.
Voici donc venu, glaneuse, le temps d’aller en ramasser. Eloigne-toi des cultures céréalières et autres et emprunte les petits chemins qui mènent aux grands bois. C’est là qu’elles sont belles et noires et gonflées de jus à la fois acide et sucré ; elles ont sous ce couvert été préservées de la plupart des « icides » qui leur sont autant qu’à ta santé,néfastes.
Evite glaneuse, celles qui sont à ras de terre et ne cueille qu’au-dessus de tes genoux. Les renards aiment se soulager dans les ronciers et transmettent un maladie dont le nom m’échappe (demande au vétérinaire, il la connaît bien), et qui peut être  mortelle pour les humains.
Au retour, ton panier plein, regarde aux mois précédents pour en faire une excellente confiture.  Mais connais-tu le « Vin de Mûres » ?

Il te faut 3kg de fruits que tu écraseras pour obtenir 1kg de jus.
Dans un petit tonneau ou une jarre que tu tiendras dans un endroit où la température se maintient autour de 20°, (en été, un cellier fait l’affaire), tu versera le jus additionné d’un litre d’eau, d’un gramme de levure et d’un gramme d’acide tartrique.
Laisse reposer 48 heures, puis soutire le jus et ajoute-lui son poids en eau. Reverse ce liquide sur le marc qui est resté dans le tonneau et attend quatre ou cinq jours.
Il est temps maintenant de soutirer dans une bonbonne. Ajoute alors 250gr de sucre, un gramme d’acide tartrique, un gramme de levure de bière diluée dans de l’eau tiède.
Laisse fermenter, filtre, et verse dans de jolies bouteilles.

Tout l’hiver à la veillée, le parfum du moi d’août t’accompagnera.