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lundi 18 mars 2013

La Berce + alma nature 2024

On lui dit aussi patte d'ours en raison de la forme de ses feuilles. C'est une vivace qui peut atteindre 1m, 50. On la trouve un peu partout au bord des routes, le long des chemins, dans les fossés. Comme elle domine toutes celles qui lui ressemblent, vous ne risquez pas de la manquer.
Elle est tonique, digestive, elle apaise les coliques et de plus elle est aphrodisiaque, d'ou son surnom de ginseng d'Europe. On utilise sa racine et ses feuilles qu'on récolte en mai/juin. Les racines nettoyées seront séchées au soleil; les feuilles s'utilisent fraîches; broyées, elles apaisent les piqûres d'insectes.
Pour une décoction, il faut 30gr de feuilles ou de racines par litre d'eau.
Le coeur des jeunes pousses agrémente les salades en y ajoutant une saveur proche de celle de la mandarine.
Les Polonais font de la bière avec tiges, feuilles et graines fermentées. Tout simplement, faites en macérer dans un litre de bon vin blanc un peu sucré, et gardez bien la bouteille pour les longues soirées d'hiver... Vous savez quoi? C'est probablement là le "Vin Herbé" qu'ont bu Tristan et Yseult... Alors faites bien attention à qui vous l'offrez...

Les femmes administrent l'Almanach et les eaux de mars s'écoulent dans les contes.

mardi 14 août 2012

Ô ma fiancée à travers les branches en fleur, salut!

CLAUDEL

vendredi 20 juillet 2012

samedi 23 octobre 2010

Le Salon des Berces (2)+ alma nature 2024


Dressées en îles sur le vallon herbeux, les berces du Caucase marquent l'espace en toutes saisons sauf par grands froids lorsque les feuilles d'un vert émeraude s'affaissent et disparaissent. Je dois aux berces l'invention du Jardin en mouvement, mode de gestion respectueux des énergies en place. les déplacements physiques des espèces à cycle court illustrent, entre autres, la question des échanges d'énergie au jardin. La berce du Caucase demeure pour moi, et pour l'histoire même de ce jardinage, l'emblème d'une gestion différenciée, soucieuse de préserver la diversité. En toutes saisons j'y fait passer les étudiants et tous ceux qui cherchent les preuves du mouvement au jardin.
La berce du Caucase est à la fois une architecture et un évènement. Une star et une insaisissable vagabonde. Elle se tient en marge mais on parle d'elle. Elle signe la Vallée.
La plante, pourchassée au titre d'invasive mais aussi pour les brûlures provoquées à son contact, jouit d'une réputation exécrable chez les censeurs du paysage naturel. Par on ne sait quelle magie protectrice, les écosystèmes devraient demeurer purs, indemnes de corps étrangers, aussi éloignés qu'il se peut des mécaniques du brassage planétaire. Au salon des berces, les grandes ombelles se couvrent de longicornes, de diptères et de cétoines rutilantes au mois de juin. Les hampes côtelées, parfumées à l'angélique, dressées en îles mobiles avec le temps, se signalent de loin. Elles changent les échelles du vallon par la hauteur des plantes et leur présence à la vue en un lieu si petit. Le sentiment d'encombrement cesse avec la fauche d'été...

Gilles CLEMENT - Le salon des berces