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vendredi 21 mai 2021

Quelques nouvelles (à défaut d'un titre plus inspiré)

Depuis quelques jours, je me suis remise à la lecture des blogs que j'avais l'habitude de suivre - je ne m'étais pas rendu compte à quel point ça m'avait manqué. Quel délice de se replonger dans les aventures et les états d'âmes des autres, ces personnes lointaines et proches à la fois. Alors depuis le temps que j'y pense, depuis le temps que je le dis, je compte bien me remettre également à écrire ici.

 

A la fin février, j'ai ENFIN rendu mon travail de master. A la dernière minute, le jour du dernier délai, comme d'hab. Ce qui m'a valu quelques émotions, car je n'avais à ce moment plus accès à l'icône sur le compte en ligne qui m'aurait permis de soumettre la version pdf dudit travail (ce qui est indispensable, en plus des versions papier). Après quelques e-mails paniqués au décanat, à ma prof ainsi qu'à toutes les personnes à qui j'ai pu penser et qui pouvaient potentiellement m'aider, et après quelques heures angoissantes à attendre les réponses, tout s'est arrangé : je pouvais envoyer le pdf par e-mail et venir déposer la version papier à l'université.

J'ai passé plusieurs minutes accroupies au bord du chemin à observer plein de minuscules sauterelles se réchauffer au soleil...

Les dernières semaines avaient été laborieuses, j'avais eu un mal fou à me mettre au travail, à avancer, à faire les modifications demandées par ma prof. J'aurais voulu faire beaucoup mieux, mais j'ai fait aussi bien que possible. 


J'aimerais pouvoir dire que le fait d'avoir rendu ce travail m'a soulagée, mais ça n'a pas vraiment été le cas. En partie parce que je me suis immédiatement mise à angoisser pour la suite (la soutenance, la recherche d'emploi), mais aussi parce que je n'arrivais pas à être vraiment contente de moi. C'est que je suis une personne qui a tendance à être très perfectionniste, et si ce terme peut donner une image prétentieuse, en réalité, ce qui se cache derrière peut être un vrai calvaire. Ça signifie ne pas être capable de lâcher prise, ne pas savoir s'arrêter avant que le résultat ne nous convienne parfaitement, être étonnée quand une chose que l'on a faite est jugée très bonne par quelqu'un d'autre, et être rarement fière de soi et encore moins sûre de ses compétences...

Je ne savais pas qu'il y avait de l'ail des ours à cet endroit avant de voir ces fleurs. L'année prochaine, je saurai où venir en chercher.

Quelques semaines plus tard est venue la soutenance (préparée à peine quelques jours à l'avance, à vrai dire je modifiais encore mon Power Point 45 minutes avant le rendez-vous sur Zoom). C'est allé mieux que je pensais, j'étais plutôt à l'aise et j'ai à peu près réussi à respecter la limite de temps. Le jury a délibéré, j'ai eu ma note, j'ai réussi ! Et enfin, ENFIN, après plus de quatre ans et demi, j'avais FINI, vraiment fini. Je ne sais pas vraiment dire ce que j'ai ressenti à ce moment-là, peut-être qu'il y avait enfin un peu de soulagement. Un grand vide, aussi. Après tout ce temps avec cet objectif en tête, l'obtention de mon master, comme un port éloigné au bout d'une longue traversée en mer... La mer est traversée mais maintenant, il faut réussir à s'adapter à la vie sur terre. 

Sur le point d'éclore...

Je me suis donc inscrite au chômage, et j'envoie mes postulations réglementaires (minimum 8 par mois). Certaines offres m'enchantent et je me donne beaucoup de peine pour écrire ma lettre de motivation. D'autres m'enchantent moins (les jobs que je suis quasiment sûre de ne pas obtenir, ceux qui ne sont pas exactement dans mon domaine...) mais écrire ma lettre me demande quand même beaucoup d'efforts (cf. ci-dessus, mon éternel besoin de perfection...).


A relire mon texte, je me rends compte que ça sonne bien négatif - et c'est vrai que ce n'est pas une période toute facile pour moi. Cela dit, ça pourrait être pire, et il y a quand même l'espoir que cette situation se débloque bientôt, que je sois bientôt enfin appelée pour un entretien, et que je trouve bientôt du travail... on croise les doigts.



samedi 14 novembre 2020

Je n'teul fais pas dire (7)

Ça faisait un bail que je n'avais plus rempli le questionnaire de ronchonne de Mahie, mais aujourd'hui, ça me tente ! Alors c'est parti.



Aujourd’hui je me sens
: Bien. J'ai bien dormi, j'ai eu le temps d'aller au marché tranquillement, j'ai pris une bonne douche, je n'ai rien de spécial à faire aujourd'hui à part un peu de ménage... tout va bien.

Ce matin la première personne à qui j’ai parlé une fois sortie de la maison : Un des vendeurs du stand de légumes, qui était plutôt sympa même s'il avait l'air assez timide.

J’ai été super contente de : Me lever seulement à 8h30 ce matin, et que mes enfants aillent acheter le pain.

Ça m’a franchement énervée de : Devoir demander à mes enfants de se taire, dix fois par soir, tous les soirs de la semaine.



Ma conversation/situation surréaliste de la semaine
 : Se tenir à la sortie de l'église, après l'enterrement de ma grand-maman, sans trop savoir quoi faire, puisqu'on ne pouvait pas se réunir pour prendre un verre tous ensemble... On a quand même pu discuter quelques minutes, sur le parvis du temple, avec nos masques et un peu de distance entre nous.

Je suis grognon : Non, aujourd'hui ça va. Ça devrait aller jusqu'au moment de mettre mes enfants au lit ; là, je râle immanquablement.

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de/que : Donald Trump s'accroche à la Maison Blanche comme un gamin de maternelle à son joujou qu'il ne veut pas prêter ?

C’est exquis de : Discuter avec sa meilleure copine à la place de jeux, tout en poussant sa petite filleule sur la balançoire, avec un doux soleil qui nous réchauffe délicatement.



Ça me rend extatique :
De faire des croix dans mon bullet journal lorsque j'ai réussi à terminer une tâche que j'avais programmée.

En ce moment je lis : A son of the circus, de John Irving (Un enfant de la balle, en français). J'aime beaucoup cet auteur, mais j'ai un peu de mal à entrer dans l'histoire de celui-là... Je vais quand même continuer.

Je dis « respect » à :  Ma grand-maman, pour avoir été une personne si gentille et merveilleuse pendant toutes ces années.

Je ne résiste pas à : Manger quelques carrés de chocolat tous les jours. J'adore le chocolat.

J’vais t’dire une bonne chose : Y a pas de mal à se faire du bien !



Dans ma bagnole je n’ai besoin de personne et j’écoute à fond :
Ce qui passe à la radio, je suis pas compliquée.

La pensée hautement philosophique de la semaine : Mieux vaut entendre ses enfants hurler que d'être sourd. Non ?

Je me taperais bien : Un repas dans un resto chic, une nuit dans une cabane dans les arbres ou un voyage à l'Ile Maurice. Pour tout ça, il va encore falloir attendre bien longtemps...

J’ai été raisonnable : Je me remets à manger un peu correctement, et le mieux c'est que ce n'est même pas difficile.



Cette semaine pour la première fois j’ai :
Pris mon vélo jusqu'au village d'à côté pour acheter quelques habits de seconde main pour mon fils. Je n'avais plus sorti ma bécane depuis des mois.

C’est bien la dernière fois que je : Non, là je ne trouve rien.

L’émission de tv, de radio, ou l’article de presse qui m’a le plus frappé cette semaine c’est : Les discours du futur ex président américain qui ne veut pas admettre qu'il a perdu.

Plutôt que d’être assise à mon bureau, là tout de suite j’aimerais mieux : Être allongée dans un sauna ou encore mieux, sur une table de massage...

Et vous alors, comment s'est passée votre semaine ?

dimanche 1 novembre 2020

De rouge, d'orange et d'or

Dans les commentaires de mon dernier article, un poil déprimant, Valvita me demandait quelles étaient les choses que je pouvais faire et qui me faisaient du bien. L'une d'entre elles, c'est d'aller me promener en forêt. Seule avec mon appareil photo, prendre une heure pour marcher, sans musique ni podcast dans les oreilles, à réfléchir, respirer, et repérer les jolis petits détails qui parsèment le sous-bois automnal.

L'autre jour, le soleil jouait à cache-cache derrière les nuages. Il ne semblait pas avoir très envie d'être trouvé, car il restait plus longtemps à l'intérieur de sa cachette que hors d'elle.

Mais même sans soleil, les couleurs de la forêt étaient magiques. Rouge, orange, vert, jaune, brun, noir... J'avais envie de photographier presque chaque feuille, chaque branche.

Quelques champignons poussaient ça et là le long du sentier... J'aimerais bien connaitre un peu les champignons, et savoir où chercher bolets et morilles. Mais je n'y connais rien.

Il ne pleuvait pas au moment de ma sortie, mais tout était mouillé, parce que la pluie n'a pas beaucoup arrêté ces derniers jours. Je dois dire que ça me plait bien, cette pluie. C'est un vrai automne, et j'imagine les nappes phréatiques qui se remplissent et les plantes et les animaux qui profitent de cette manne tombée du ciel. Et tant pis si on doit mettre un imperméable pour sortir.

Quand le soleil daignait enfin se montrer (trouvé !), les couleurs devenaient plus éclatantes encore, les contrastes plus saisissants. J'aime les jeux d'ombre et de transparence sur les feuilles d'arbres éclairées par un doux soleil d'automne, la lumière du matin qui offre de si jolies couleurs.

Parfois, je me dis que je devrais emporter une de ces petites planches en mousse que les jardiniers utilisent pour s'agenouiller devant leurs plantations, pour pouvoir prendre des photos comme celle qui suit plus facilement. J'aime me mettre au ras du sol et changer de perspective, et voir un petit champignon frêle et gracile comme une haute tour élancée, et une toute petite pousse d'arbre comme un grand parasol.

Alors oui, même quand ça ne va pas, il y a des choses qui me font du bien. Auxquelles j'essaie de me raccrocher, autant que possible. Depuis quelques jours, j'ai retrouvé un peu d'énergie, un peu de motivation. J'avance sur mon travail autant que possible, et je n'oublie pas de prendre des pauses, des moments pour m'aérer, sortir, et aller profiter de la beauté de la nature.


Et vous alors, dites-moi... Quelle sont les petites choses qui vous font du bien ?


vendredi 5 juin 2020

Les petites (et grandes) réussites du confinement

Bon, un mois après, c'est peut-être un peu ridicule de parler encore du confinement. En fait, ce message est en cours d'écriture depuis longtemps, j'ai un peu trainé des pieds (ou des doigts ;), mais j'avais quand même envie de le terminer. Et puis, c'est important pour moi de noter les petites choses positives que j'ai réussies à faire - j'ai souvent besoin de petite piqûres de rappel dans ce domaine.

Pendant le confinement, on a dû complétement réorganiser nos journées pour s'occuper de nos deux garçons, qui devaient subitement avoir l'école à la maison. Tout n'a pas toujours été rose, mais il y a eu quelques semaines vraiment chouettes, où on a eu l'occasion de passer de très bons moments en famille, notamment lors de belles balades en forêt. Même si tout ça a commencé petit à petit à se casser la figure vers la fin, au moment où j'ai été malade et que l'énergie et la motivation n'étaient plus vraiment là, ni pour l'école à la maison, ni pour le ménage, ni pour exiger que les enfants aident à mettre ou à débarrasser la table, ni même pour les sorties, j'en garde quand même plusieurs très bons souvenirs, et même quelques petites réussites personnelles ou familiales que j'aimerais partager avec vous.

Les photos de petites fleurs

C'était dans la liste des choses que j'avais envie de faire au début de cette année, inscrit là bien avant le début du confinement. J'avais envie de sortir en forêt et de réussir quelques jolies photos des fleurs du printemps. Le résultat a été bien au-delà de mes espérances : j'ai fait des centaines de photos de fleurs des bois, dont une bonne partie a d'ailleurs été postée ici. Pour la première fois, j'ai vu le sous-bois changer de jour en jour, les différentes espèces fleurir puis faner les unes après les autres. C'était superbe, et j'ai appris le nom de plusieurs plantes. Ce qui m'amène au point suivant :

Une petite orchidée découverte au bord d'un chemin

La découverte de la forêt

En Suisse, on avait la chance de ne pas être vraiment confinés, mais juste encouragés à ne pas s'approcher des autres à moins de deux mètres. Rien ne s'opposait à de régulières sorties en forêt aux abord de notre petit village, où on ne croisait que peu de monde... et on en a énormément profité !
On a réalisé quelques-uns des petits défis envoyés par e-mail par la section locale de l'association Pro Natura, comme créer un abri pour les petits animaux, dans lequel on a de temps en temps déposé quelques noisettes. On a aussi investi un petit coin en forêt, notre "Coin secret" (qui n'a de secret que le nom !) : on a créé un petit foyer, deux genre de bancs avec les nombreuses branches coupées récemment par des bûcherons, et on a passé plein de chouettes moments, tout les quatre, là-haut.

Abri pour petits animaux dans une souche morte - quelqu'un a apprécié les noisettes déposées là.

Les cartes de vœux

Vous le savez, j'aime dessiner... Je dessine dans mon bullet journal, mais quand j'ai déjà fait la page du mois, celle de la semaine, les diverses choses que je fais d'habitude, eh bien... Parfois, je me retrouve frustrée, parce que j'ai encore envie de dessiner, ou de faire du lettering, mais que je n'aime pas vraiment dessiner sans but, sur une feuille blanche, allez savoir pourquoi.

Pendant le confinement, j'ai pris le temps de faire quelques cartes, par exemple une pour ma grand-maman, une pour l'anniversaire d'une amie... J'en ai fait faire aussi plusieurs aux enfants, puis on les a toutes envoyées. Ce qui paraît évident, mais si vous saviez le nombre de cartes qui trainent dans mes tiroirs !

Filmer mon dessin

Une des choses que je suis le plus fière d'avoir faite, c'est de me filmer en train de réaliser mon dessin de fleurs dans une cage à oiseaux. Souvent, déjà, j'avais eu l'idée de faire ce genre de petite vidéo, mais je m'étais à chaque fois découragée, ne trouvant pas le temps de le faire, ou finissant par me dire que ce n'était pas une si bonne idée, que ça n'intéresserait personne, etc. Il a fallu une pandémie mondiale pour que je réussisse enfin à me réserver une bonne heure pour filmer ça un après-midi, puis à prendre quelques heures plusieurs soirs de suite pour faire le montage... Je suis très heureuse de l'avoir fait, et je pense en proposer d'autres dans un futur proche - enfin, si j'y arrive.



Faire de la pâtisserie
Ça n'a pas amélioré ma courbe de poids (au contraire, elle monte, elle monte...), mais ça a sans doute fait du bien à mon moral. J'ai eu l'occasion de confectionner de bonnes petites choses à manger, parfois avec mes enfants, parfois seule. On a fait, entre autres, un délicieux moelleux au chocolat, auquel j'ai apporté une petite variante : j'ai remplacé le beurre par... de la compote de pommes ! C'était une vraie réussite : le gâteau reste moelleux à souhait, et on peut même diminuer la quantité de sucre.

Les bricolages

Les enfants et moi avons fait des tas de petits bricolages ou activités créatrices, que ce soit des cartes de vœux, des collages, des lettres en carton décorées de fils de coton... et même un abat-jour Minecraft en carton et papier coloré ! Il pend fièrement au plafonnier de la chambre de mes Petits Loups, ayant remplacé la boule japonaise qui commençait à se déchirer.

Zombie et Creeper, bizarrement ils ne font pas de cauchemars avec ça au-dessus de leur tête ;)


Renouer avec mes enfants

Enfin, la chose la plus importante, c'est que j'ai réappris à passer de bons moments avec mes enfants. Avant cela, j'ai traversé des mois, des années plutôt difficiles, avec mes deux gamins insupportables, pas d'énergie, pas de plaisir à m'occuper d'eux... Burn out maternel ou dépression... J'ai toujours un peu de mal à mettre des mots là-dessus. Il faudrait que j'essaie, un jour, de faire un article où j'en raconte plus - histoire aussi de rassembler mes idées, de comprendre un peu ce qu'était vraiment ma vie pendant cette période...


Toujours est-il que le début de 2020 a sonné un peu comme une renaissance. En mars et avril, on a vécu repliés sur nous-mêmes, avec nos sorties, nos activités en famille, l'école à la maison. Presque pas de contacts à l'extérieur, on ne voyait même pas mes parents. On a créé un rythme qu'on arrivait tous à suivre, qui nous a permis de nous retrouver. On a joué tous ensemble, on a observé les insectes et les fleurs du sous-bois. On s'est fait les chatouilles, on a ri. On a fait des bricolages, j'avais subitement deux enfants intéressés à autre chose qu'à leurs précieux écrans, c'était formidable. Il y a eu des crises aussi : Grand Loup qui ne voulait pas sortir, P'tit Loup qui ne voulait plus avancer, un repas qui ne plaisait pas à Messieurs les enfants, des moments où ils ne voulaient pas couper leurs jeux vidéos, des soirs où tout le monde était si fatigué que plus rien n'allait...

Mais dans l'ensemble, on s'est retrouvés. Ensemble. On a retrouvé les rires. On s'est apaisés. Peut-être que mes enfants n'ont pas changé, peut-être est-ce juste moi qui ai changé. En tout cas, ça se passe mieux qu'avant à la maison, et ça fait beaucoup de bien.

Et vous, y a-t-il aussi de petites choses que vous êtes fiers d'avoir fait pendant ces quelques semaines un peu spéciales ?

jeudi 28 mai 2020

Des fourmis et des pommes

Un dimanche, on prend la voiture pour aller pas trop loin, explorer un chemin de forêt.


Je suis toujours émerveillée par les couleurs invraisemblables et éclatantes des petites fleurs des bois.


Arrivés près d'un petit ruisseau, les enfants ne veulent plus avancer, mais plutôt se tremper les pieds dans l'eau glacée...


...sauter d'une pierre à l'autre...


...jeter des cailloux dans l'eau, jouer avec des bâtons, manger le goûter même si c'est des pommes et pas des biscuits.


Au retour, on s'arrête pour observer une fourmilière...


...vraiment immense ! Et puis vite, vite ! C'est le week-end, alors les gamins veulent rentrer pour jouer à la Switch, leur sainte Switch, leur satanée Switch.


Bon, d'accord, on a quand même passé un bon moment à jouer dehors, vous pouvez avoir votre temps d'écran, à présent.

vendredi 24 avril 2020

Paréidolie, jolie

Quand votre œil repère une image connue alors que ce que vous avez sous les yeux, c'est une association de formes, de couleurs, de textures complètement aléatoires, ça s'appelle la paréidolie. C'est ce qui se passe quand vous voyez un animal dans les nuages, une lettre dans des branchages, la tête du Christ sur votre toast du matin ou un visage sur la lune.

Comme je sais qu'elle aime ça, j'ai pensé à virevolte en photographiant ces jolis cœurs, trouvés tous deux le même jour...


Un cœur dans les bois

Mon cœur rien que pour toi

...et surtout, en apercevant cette drôle de tête de monstre en bordure de chemin.

Tête coupée

Et sur ma dernière photo, que voyez-vous ?

Hou-hou !

dimanche 15 mars 2020

Vous avez dit virus ?

C'est tellement étrange, les écoles fermées, les cinémas aussi, les réunions de plus de 100 personnes interdites. Ce week-end, il faisait bon, on est allé se promener. Samedi, en forêt, on n'a croisé qu'un homme qui faisait du jogging. Nous, on a dessiné un cœur en pives et épines de pin, et construit des petits bidules avec des bouts de bois.


Le matin, on était allés faire les courses normalement, sans les enfants. Il y avait du monde au supermarché, mais les rayons étaient encore remplis. Sauf celui des pâtes, bien entamé. Et il était 9 heures du matin. Au marché, c'était comme d'habitude. Je crois. Sauf que certains maraîchers portaient des gants de chirurgien. J'ai acheté mes carottes, mes endives, mes champignons, mon brocoli, en essayant de ne pas trop me coller aux gens.


Aujourd'hui, dans le village, beaucoup de familles étaient sorties se promener. Nous aussi. On se croise, on se salue, on ne se mélange pas. Mais ça ressemblait à un dimanche normal en somme. Il y a juste un je-ne-sais-quoi d'étrange qui flotte dans l'air, et une idée unique, comme un nuage qui tourne autour de toutes les têtes : coronavirus, coronavirus, virus, virus...


Il y a une semaine encore, j'avais croisé une copine au magasin en vrac et on s'était fait la bise en riant, affirmant qu'on n'avait « pas peur ». En une semaine, beaucoup de choses ont changé.


Je ne sais pas trop ce que je ressens face à tout ça. Vendredi, je l'avoue, une espèce de panique vague et irraisonnée s'emparait de moi. Une crainte diffuse, pas pour moi, pas pour mes enfants, puisqu'il parait que les enfants son peu touchés, et qu'on est plutôt en bonne santé. Mais pour les autres. Je pensais à mes parents, à ma grand-mère. Mes beaux-parents tout là-bas, dans un pays où il vaut mieux ne pas avoir besoin de respirateur artificiel si on n'a pas les moyens de payer une clinique privée. Je pensais même aux autres, à tous ces gens que je ne connais pas, qui risquent de souffrir, de mourir peut-être. Chaque mort, c'est quelqu'un qui perd sa mère, son frère, sa tante, son mari. Ce n'est pas parce que je ne les connais pas que ce n'est pas triste.


D'un point de vue un peu plus philosophique, par contre, cette situation est plutôt fascinante. Notre société va devoir ralentir. Et ralentir, c'est bien. Pendant un temps, pas de shopping irraisonné, pas de voyages en Thaïlande ou de week-ends à  Barcelone. On oublie les gros événements et on reste en famille. En petits comités. C'est bien, mais c'est aussi inquiétant. Quel impact est-ce que ça aura sur l'économie ? Les petits commerçants, toutes les personnes qui travaillent en indépendant... comment vont-ils s'en sortir ? Et puis, les gens... Nous, on est quatre à la maison. Et ceux qui vivent seuls ? Ces fameuses "personnes vulnérables", est-ce qu'elles ont quelqu'un pour s'occuper d'elles ?


Cette situation est inquiétante, étonnante, presque irréelle. En tout cas, tout à fait inédite pour moi, et la plupart des gens ici. On va s'en sortir, oui, sûrement. J'espère en tout cas que toutes ces mesures auront l'effet escompté, que les gens respecteront les consignes, que les services de santé ne seront pas surchargés, et que dans quelques mois la situation retournera un peu à la normale...

vendredi 14 février 2020

Je ne teul'fais pas dire (6)

On est vendredi, et c'est reparti pour le chouette questionnaire de ronchonne de Mahie. Je pense que je vais essayer de le remplir à peu près toutes les deux semaines, ça me semble être un bon rythme. Ça me permet d'évoquer un tas de petites choses auxquelles je ne consacrerais pas un article entier, mais que j'ai quand même envie de raconter.

Aujourd’hui je me sens : Plutôt bien, mais un peu stressée aussi.

Fin janvier, une marche en forêt, en famille

Ce matin la première personne à qui j’ai parlé une fois sortie de la maison : J'ai salué une femme qui promenait son chien, sur le chemin de la gare, puis j'ai remercié la fille assise en face de moi dans le train qui venait de ramasser le bandeau que j'avais fait tomber.

J’ai été super contente de : D'un truc dont la psy m'a fait me rendre compte, hier. Quand j'y repense, je sens encore mon cœur tout léger comme s'il avait des ailes.

Sculptures de glace au-dessus du ruisseau

Ça m’a franchement énervé de : m'apercevoir que je redevenais accro à Youtube, et que par la même occasion je laissais mon livre de côté. Il faut que ça change !

Ma conversation/situation surréaliste de la semaine : Rester plusieurs heures figée devant mon ordinateur, à faire tout et n'importe quoi d'autre que ce que je devrais faire, juste parce que je suis morte de trouille d'envoyer un simple petit e-mail... Surréaliste, mais véridique. Qu'est-ce que j'ai docteur ? Je sens qu'il y a encore des sujets à aborder avec ma psy.

L'année passée, il y avait de la neige, et un peu plus de glace.

Je suis grognon : Bah non, aujourd'hui ça va.

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de/que : Que les légumes bio soient systématiquement emballés sous une grosse couche de plastique au supermarché ?

C’est exquis de : Manger un bon burger avec des frites tout en parlant lectures avec une personne très sympathique !

Mais c'était très beau quand même

Ça me rend extatique : J'ai perdu du poids et je suis en train de prendre de bonnes habitudes alimentaires, à ma sauce et sans trop faire d'efforts. C'est agréable.

En ce moment je lis : Un recueil d'histoires courtes de Dino Buzzati, Le K. Elles sont toutes plus surprenantes les unes que les autres, mais il faut bien avouer que la plupart d'entre elles donnent le cafard.

Encore de délicates sculptures...

Je dis « respect » à : Aux personnes qui ont le courage de se lancer et d'agir pour réaliser leurs rêves, plutôt que de les laisser dormir dans un coin de leur tête. 

Je ne résiste pas à : Jeter un coup d’œil dans toutes les boîtes à livres que je croise, même si j'ai déjà une pile immense de bouquins qui m'attend à la maison.

Plus bas, on pénétrait dans le brouillard...
 
J’vais t’dire une bonne chose : C'est pas parce que la météo annonce du mauvais temps qu'on n'aura pas l'occasion de s'assoir sur un banc pour manger des cupcakes !

Dans ma bagnole je n’ai besoin de personne et j’écoute à fond : Dance Monkey, de Tones and I. Ce n'est pas tout à fait vrai, mais j'aime bien cette chanson et je l'ai dans la tête en ce moment.

La pensée hautement philosophique de la semaine : Y a plus d'saisons, ma bonne dame.

...qui créait une atmosphère particulière
 
Je me taperais bien : Un bon cupcake comme ceux que Valvita m'a offerts lundi. Ou alors une mousse au chocolat.

J’ai été raisonnable : Pas tellement. Je m'étais dit que je n'allais pas reprendre de bouquins dans des boîtes à livres, ni en emprunter à la bibliothèque tant que je n'avais pas lu ceux que j'ai chez moi... Eh bien hier, j'en ai emprunté deux, et pris trois dans une boîte (ou même quatre, je ne sais plus). Mais comme je lis beaucoup, ces derniers temps, on va dire que ce n'est pas grave !

Les enfants marchaient loin devant, en parlant de leurs jeux vidéo

Cette semaine pour la première fois j’ai : Je me suis installée dans un petit coin lecture de la bibliothèque (un matelas et des coussins dans un genre de petite alcôve), et... je me suis carrément endormie.

C’est bien la dernière fois que je : Que j'oublie mon portemonnaie le jour où je vais au marché ! Heureusement que ma sœur tient un magasin en ville et a pu me dépanner.

Je me suis rendue compte qu'ils avaient grandi. Ils ne se sont pas plaints une seule fois
 
L’émission de tv, de radio, ou l’article de presse qui m’a le plus frappé cette semaine c’est : Une interview de Mike Horn, à propos de l'expédition au pôle Nord lors de laquelle il a bien failli perdre la vie. Je ne sais pas si le magazine était très récent ou pas, je l'ai lu dans la salle d'attente chez la psy.

Plutôt que d’être assise à mon bureau, là tout de suite j’aimerais mieux : Être toute nue dans un sauna, une agréable odeur de pin flottant dans l'air, ma transpiration ruisselant sur mon corps, et rien d'autre à faire que profiter de l'instant et me reposer.