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dimanche 19 avril 2015

Papillon Papillonnage... moi aussi!

Si ce n'était de ma nouvelle blogueuse québécoise préférée, Marie-Claude de chez Hop! sous la couette, je n'aurais jamais découvert ce site qui offre de jolis petits papiers.  Papillon Papillonnage, ce sont des cartes postales, des petites cartes, des calendriers, des dessins originaux et bien plus encore. 
 
Allez faire un tour pour voir si vous pouvez résister à la tentation... moi je n'ai pas pu!  Voilà mes petites cartes avec un marque-page en prime.  La propriétaire de ce blogue est fort sympathique et très talentueuse.  J'adore mon lot de cartes et je ne suis même pas fâchée contre Marie-Claude pour m'avoir incitée à dépenser!! :O)
 

 
Joli tout cela, n'est-ce pas?

mardi 2 décembre 2014

Un soir au club, Christian Gailly.

Sait-il, vraiment, Simon Nardis, qu’il rate son train pour ne pas laisser passer sa chance ? Une chance double, celle de retrouver la musique qu’il avait perdue et la femme qu’il n’espérait plus. Seulement voilà, qui dit train dit horaire, qui dit horaire dit morale, qui dit morale dit vie conjugale. Simon Nardis était déjà marié.
 
Après 10 ans d'abstinence, Simon Tardis retrouve ses vieux démons: le jazz et l'alcool.  À la veille d'un long weekend Suzanne, sa femme, l'attend.  Ils doivent prendre le train le lendemain matin pour rendre visite à la famille.  Simon ne fera jamais le voyage et Suzanne non plus...  Malgré une narration difficile car les dialogues sont dans un même paragraphe et il est parfois difficile de discerner qui parle exactement, j'ai lu ce roman d'un seul trait.  Parce que j'ai voulu savoir si Simon finirait par rentrer après ce satané soir au club! 
 
C'est un roman sur l'explosion d'un homme après trop de retenue... une explosion qui l'amènera plus loin qu'une seule rencontre avec la musique.
 
Un roman qui s'est mérité le prix Livre inter 2002 et qui est une suggestion de mon club de lecture.

jeudi 27 novembre 2014

Les petits papiers... mes choix de novembre.

Chaque dernier mercredi du mois, dans une bibliothèque de notre réseau, j'assiste au club de lecture Les petits papiers.  Animé par Marie-Ève Sévigny, journaliste littéraire, auteure et grande lectrice, ce club est celui des coups de cœur.  Aucune lecture imposée, chacun (je devrais dire chacune!) présente (ou pas) ce qu'il a aimé.  C'est simple et convivial, c'est une excellente formule.  Alors, voici les livres qui ont retenu mon attention ce mois-ci:

 
A la fin des années 90, Joanna, qui vient de terminer ses études de lettres, s’installe à New York où elle a trouvé un poste d’assistante dans une grande agence littéraire. Chaque jour, elle quitte l’appartement minuscule et délabré qu’elle occupe à Brooklyn avec son petit-ami, Don, aspirant écrivain ténébreux et neurasthénique, pour se rendre en métro sur Madison avenue et retrouver l’antique dictaphone et la machine à écrire qui trônent encore sur son bureau. Mais aussi et surtout sa boss, une femme de tête fantasque et charismatique qui semble n’avoir d’autre préoccupation qu’un mystérieux Jerry…
 
Hommage à la ville de New York, des cafés bohèmes de Brooklyn aux terrasses et aux lofts du Lower East Side, Mon année Salinger est aussi un récit d’apprentissage subtil, émouvant et drôle : la trajectoire littéraire et sentimentale d’une jeune femme et sa rencontre avec Salinger.
 
 
« L'histoire est classique du buveur désintoxiqué qui, après des années d'absolue sobriété, s'autorise soudain un petit verre. Juste un petit verre. Et replonge. À fond. Mais l'on ne se soûle pas que d'alcool. Parfois on ne retombe que pour mieux ressusciter. Retourner à son vice, à son démon – à son art – ouvre de somptueux vertiges, interdits aux repentis. Voyez Simon Nardis, le nouveau personnage de Christian Gailly. Il a suffi d'un soir au club, un petit club de province, pour qu'il se remette à la vodka... et au jazz. Dix ans plus tôt, pianiste renommé, il avait abandonné pour "raisons de santé". Il était devenu bon mari, bon père, bon spécialiste du chauffage industriel, n'écoutant plus que de la musique classique : "À défaut de swing il se gavait de beauté." Ayant une heure à tuer avant de rentrer chez lui par le train, il accompagne dans le club un ingénieur dont il vient de dépanner l'usine. Et, d'entrée, il est secoué. Dans l'excellente façon de jouer des trois jeunes musiciens américains, il reconnaît... son style. Un "style qui avait pas mal chamboulé la pratique du piano en jazz". Pendant la pause du trio il se met au clavier. La patronne du club le "reconnaît" à son jeu. Bientôt elle le rejoint sur l'estrade, se penche vers lui, reprend la mélodie au vol. Et c'est le bonheur qui revient. Fulgurant. La nuit qui suit et le lendemain, entre cet homme "près de la retraite" et cette femme "qui avait bien l'âge qu'elle ne faisait pas" va s'amplifier et se concrétiser ce bonheur. Jusqu'à se vouloir éternel. Et la femme de Simon dans tout ça ? Elle arrive. En voiture. N'en disons surtout pas plus. Il serait criminel de dévoiler ne serait-ce qu'un soupçon de la suite de l'intrigue, elle-même criminelle. À sa façon. » (Jean-Pierre Tison, Lire) Un soir au club a reçu le prix du Livre Inter en 2002.
 
 
 
Au cours d’une partie de chasse, un homme tombe dans une galerie souterraine. Tristan est désigné pour rester sur les lieux tandis que les autres iront chercher du renfort. Mais les secours n’arrivent pas et la tempête se lève. Une longue attente commence. Tout en essayant de soutenir moralement celui qui s’est blessé en tombant (et dont il se sent si loin), Tristan se remémore la suite des événements. Il revit sa rencontre avec sa femme Emma, l’évolution de leur relation. C’est elle qui l’a convaincu de partir chasser, pour que les autres l’acceptent dans le cercle des hommes. Il repense aussi à sa mère malade dont l’image le hante encore aujourd’hui, au petit garçon docile qu’il était alors à son chevet. Et lui, qui a toujours plié sous la volonté des femmes, interroge enfin la place de son propre désir.
 
Tristan s’abrite de la tempête comme on se terre au fond d’un terrier, dialoguant en cachette avec un animal rescapé de la partie de chasse, quand les voix des humains ne lui parviennent plus. La nature se déchaîne alors dans une colère salutaire. Et peut-être le déluge, qui emporte tout sur son passage, obéit-il au rêve de Tristan de faire table rase.
 
Avec Une partie de chasse, Agnès Desarthe signe un roman violent et énigmatique. Il nous parle d'un monde que les dieux auraient abandonné, laissant la place aux pulsions les plus secrètes qui dorment dans le cœur des hommes.
 
Avez-vous lu ces romans et qu'en avez-vous pensé? 
 
Les petits papiers reprendront le dernier mercredi de janvier 2015 à la bibliothèque
Collège-des-Jésuites
1120, boulevard René-Lévesque Ouest
Québec (Québec) G1S 4W4
Téléphone : 418 641-6792


vendredi 28 septembre 2012

Jules découvre une nouvelle maison d'éditions québécoise...

et a déjà repéré un titre!




L'histoire touchante d'une femme et de son enfant, tous deux à la fois trompés et sauvés par ce que l'Amérique moderne a à leur offrir : du plus violent au plus réconfortant.

 

RÉSUMÉ

Parce qu'il leur a permis d'éviter les griffes d'un réseau de traite des femmes, Nick Delwigan se sent responsable de Lonie et de son jeune fils, Ludo. Tous deux, venus du Bélize avec l'espoir d'une vie meilleure, se retrouvent devant rien. Nick, un homme juste et bon, demande à sa sœur Maureen de les héberger pour un temps. Or, le destin leur réserve une épreuve accablante qui nous fera découvrir une Amérique aussi chaleureuse que perverse. Comment la vie pourra-t-elle suivre son cours, si celui-ci coule dans le lit d'une rivière de mensonges
L'AUTEUR

Alain Beaulieu est l'auteur de dix romans. Il a remporté à deux reprises le Prix littéraire Ville de Québec-Salon international du livre de Québec, soit en 2006 pour Aux portes de l'Orientie et en 2007 pour La Cadillac blanche de Bernard Pivot. Il a écrit aussi pour le théâtre et la radio. Son roman Le Postier Passila (Actes Sud/Leméac), paru en France et au Québec en 2010, a été finaliste au Prix du Gouverneur général 2011.
  Les Éditions Druide, c'est par ici!

jeudi 27 septembre 2012

Les petits papiers...

Les petits papiers, c'est un club de lecture à lequel j'assiste le dernier mercredi du mois.  Deux petites heures où l'animatrice et les participantes partagent leurs coups de coeur.  Aucune lecture imposée (c'est merveilleux!), la liberté totale.  Essais, beaux livres, biographies, romans, on y fait de belles découvertes.  À chaque fois, c'est au moins une vingtaine de titres à noter. Hier, deux ont retenu mon attention, les voici:


Claudie Hunzinger vit en montagne. Elle est artiste et écrivain. Elle a fabriqué des livres en foin, écrit des pages d’herbe, édifié des bibliothèques en cendres ; elle a publié chez Grasset son premier roman, Elles vivaient d'espoir (2010).
Jenny et Sils, un couple de libraires, sont soudain contraints de rendre les clefs de leur librairie et de l’endroit où ils vivaient. Tout loyer étant devenu trop élevé, il ne leur reste qu’une solution : partir s’installer dans une maison perdue, en ruines, dans la montagne au-dessus de Colmar. Avec leurs cartons de livres, une ânesse et une chienne, ils vont devoir s’acclimater à cette nouvelle existence. Il va s’agir de survivre aux intempéries, à une vie plus que frugale de Robinson Crusoé du XXième siècle, exclus de la société matérialiste, tandis que derrière eux, ils ont laissé un monde en péril. D’étranges visiteurs, plus ou moins hostiles, s’inviteront, notamment un troupeau de cerfs qui fascine Jenny. Jenny et Sils, unis par des années de complicité et de tendresse, et par leur passion pour les livres (elle est fascinée par Aby Warburg et sa célèbre bibliothèque) et la géologie (il a pour livre de chevet le De re metallica de Georg Agricola) traverseront avec grâce et vigueur cet exil forcé. Ce livre parle du pouvoir des livres dans notre vie à une époque où pèse sur l’édition la menace de l’arrivée du livre numérique. Il parle aussi de la nature, d’une vie rude, au plus près des éléments où il est question de désir, d’énergie et d’une vraie poésie.



Originaire d’un petit village du Portugal, José Luis Peixoto a débuté comme journaliste et critique littéraire, tout en publiant des textes de poésie et de prose. A 26 ans, son premier roman, Sans un regard (Grasset, 2004), porté par une écriture exceptionnelle et un univers bouleversant, lui vaut le prix Saramago. Avec ce livre déjà culte, puis Une maison dans l’obscurité, Peixoto s’impose comme l’un des écrivains les plus doués et enthousiasmants de sa génération. Il est aujourd’hui traduit dans douze langues et publié dans les plus prestigieuses maisons de chaque pays.


Tout commence par la chronique d’une bourgade dans la campagne portugaise, immobile et hors du temps, sous le joug de la dictature de Salazar, et par l’abandon du petit Ilídio, âgé de six ans, laissé un soir près de la fontaine du bourg par sa mère, une couturière « de mauvaise réputation », qui disparaît avec sa valise. Ilídio est recueilli par un maçon au grand coeur, Josué, qui l’élèvera comme son fils.

On suit alors l’enfance et l’adolescence d’Ilídio et de quelques autres personnages, on devine la pauvreté, l’étouffement, et aussi le désir réprimé mais d’autant plus violent. Puis vient le temps des premières amours, compliquées par la dictature, le temps des départs et de l’émigration vers la France.

C’est pour Ilídio, et son ami Cosme, une effrayante expédition à travers les montagnes, traqués par la police portugaise puis espagnole. Et enfin, l’arrivée en France, avec ses chantiers épuisants et ses bidonvilles, où les immigrés sont des ombres qu’on ne voit pas. Mais un jour, Ilídio rencontre Adelaide, son amour de jeunesse…

Tous les deux publiés chez Grasset.

Vous les avez lus?  Qu'en avez-vous pensé?

dimanche 3 juin 2012

Deux abandons...


Le premier personnage, ici, c'est Venise - une Venise d'hiver, plus souvent brumeuse qu'ensoleillée, la Venise labyrinthique des rues éloignées, quasi désertes.

Le deuxième personnage - elle - est une princesse romaine résidant dans un hôtel de luxe, fréquentant les milieux snobs et cosmopolites, et venue là pour une salle des ventes, à la recherche d'œuvres d'art. Le troisième personnage - lui - est le guide d'un groupe de touristes minables traîné à l'économie de monument en monument. Guide dont l'érudition et la distinction contrastent étrangement avec une valise râpée et un imperméable constellé de taches.

Ce qui résultera de leur imprévisible rencontre, et pourquoi celle-ci prendra sans cesse des allures d'énigme, c'est l'objet de ce roman. Où l'ironie et le sens du détail vrai, qui sont propres à Fruttero et Lucentini, se doublent de tendresse, de nostalgie - de profondeur.

Abandon p.252... Plus de la moitié quand même!  Soyons brefs... d'un ennui total!  Même Venise n'a pas su me charmer ici. Je ne saurai peut-être jamais ce que cache Mr.Silvera et ça ne me dérange pas du tout. Je n'irai même pas lire la fin...  J'ai noté ce livre suite à une rencontre du club de lecture à lequel j'ai assisté cet hiver.  Il faisait l'unanimité, j'ai dû passer à côté de quelque chose...

The beloved American classic about a young girl's coming-of-age at the turn of the century, Betty Smith's A Tree Grows in Brooklyn is a poignant and moving tale filled with compassion and cruelty, laughter and heartache, crowded with life and people and incident. The story of young, sensitive, and idealistic Francie Nolan and her bittersweet formative...
Abandon p.70... Déjà lu il y a plusieurs années, j'ai un vague souvenir de l'histoire, mais je n'ai plus envie de poursuivre.  

Voilà deux nouvelles places à combler sur ma table de chevet...

dimanche 15 avril 2012

Intimité et autres objets fragiles, Marie-Ève Sévigny.


Intimité et autres objets fragiles explore la frontière entre la vie privée et la vie publique des êtres que nous côtoyons, dans l’indifférence ou l’indiscrétion. En cette approche de l’autre, l’oeil s’attarde au corps, à ce qui l’entoure, aux objets qui portent tous notre empreinte, nous révèlent, nous trahissent… Dix histoires où la matérialité des choses, par son silence équivoque, influence les personnages dans leur rapport à autrui, à eux-mêmes.

Marie-Ève Sévigny est une journaliste littéraire qui communique sa passion avec une vigueur peu commune.  Que ce soit dans ses articles ou dans ce recueil de nouvelles, son amour pour les mots et les histoires est contagieux!  Pour avoir fréquenté depuis quelques mois Les petits papiers, le cercle littéraire qu'elle anime, elle m'a donné l'occasion de faire d'agréables découvertes et surtout beaucoup de dépenses!!! 

Avant de me lancer dans cette lecture aujourd'hui, j'imaginais que ce livre serait à l'image de l'auteure.  Je ne me suis pas trompée!  Vivant, accessible et touchant, ce livre déborde de belles phrases ( de belles images et de beaux paragraphes!) que j'ai eu envie de surligner.  Mais comme je suis encore farouche à l'idée de mettre de la couleur et du crayon dans mes chers livres, en voici un tout petit exemple parmi plusieurs:

"Cette nuit-là était nue, sans lune ni étoile.  Le ciel, la mer, le rivage se confondaient en un bloc d'ardoise que le faisceau du phare venait égratigner toutes les dix secondes." (p.23)

Du jeune docteur en chaise roulante qui reprend du service dans des lieux peu conventionnels à un Régis qui se cherche une autre femme, en passant par la retraite dans un chalet en Abitibi et une grosse rousse qui veut retenir l'attention par autre chose que son physique, le livre gagne en intensité après chaque nouvelle.  D'ailleurs, l'avant-dernière, je l'ai lue à voix haute pour la poésie des mots et la force des images.  La dernière, et bien... je vous laisse découvrir l'effet qu'elle produit. Je vous défie de ne pas avoir un petit trémolo au coeur!

Si certains thèmes sont récurrents, on ne s'ennuie pas car ils sont traités de façon différente.  C'est un livre "Tout sucre, tout beurre".  Un peu comme mon billet, je vous entends! Alors, je vais graisser encore un peu plus en vous disant que c'est vraiment un excellent moment de lecture. 

En écho à la dernière phrase, moi je me demande, comment font ceux qui ne lisent pas?

ISBN 978-2-89031-744-4, 100 p.      

Au beau milieu, la fin. Denise Boucher.

Après un long séjour à l'étranger, Adèle retrouve son appartement saccagé. C'est une petite fin du monde, car Adèle est... devenue vieille du jour au lendemain, dirait-on. Et ce monde n'est pas pour les vieux, ni pour les désargentés. Mais faut-il pour autant se taire et disparaître?

Lorsque l'animatrice du club de lecture à lequel j'assiste une fois par mois a parlé de ce livre, je le voyais léger comme l'air.  ERREUR!  Denise Boucher a énormément d'imagination pour pondre des phrases qu'il faut relire au moins trois fois pour finalement ne pas être certain à 100% d'avoir bien compris...  En voilà un charmant exemple:

"Je me préparais à une visite chez le pneumologue et j'écrivais la vie est courte, l'art est long, l'occasion fugitive, l'expérience trompeuse, le jugement difficile.  Si Hippocrate a formé le docteur, je veux bien savoir ce qu'il pense." (p.41)

Ses phrases provenant d'un soi-disant poète québécois (lequel? Elle-même?) sont aussi succulentes:

"Laissons filer ces choses vers les nuages roses du jour avec le poète québécois: nous sommes des choses qui réfléchissent au fait d'être des choses." (p.49)

En lisant la quatrième de couverture (et les premiers chapitres!), j'étais prête à me laisser attendrir par l'histoire de ce pauvre couple qui retrouve leur maison sans dessus-dessous au retour d'une belle année vécue en Europe.  Mais Adèle est une vieille femme sarcastique et enragée... On le serait à moins que cela me direz-vous, mais ce qui rend Adèle si aigre, c'est que tous les petits bobos de vieux se sont subitement mis à apparaître avec le choc du retour.  Elle doit arrêter de fumée pour son asthme, voilà rien pour alléger son caractère, croyez-moi!  C'est à travers les lettres qu'elle écrit à son amie Brigitte que nous apprenons à connaître cette Adèle aux mille visages: Adèle la liseuse, Adèle l'insoumise, Adèle la pôvre, etc.  Chaque chapitre étant signé d'une nouvelle Adèle.

Je n'ai pas détesté ce livre, mais je serai très franche en vous disant que je n'ai pas tout saisi de l'histoire.  Ce que trame Carmen, l'amie d'Adèle, me laisse un peu perplexe... J'aurais besoin d'une deuxième lecture pour lire entre les lignes.  La subtilité m'échappe souvent et je préfère quand c'est écrit en gros, noir sur blanc.  Sinon, vendredi dernier dans la salle d'attente où j'étais, une femme lisant le même livre s'est assise à côté de moi et m'a suppliée de ne pas lui dire la fin! Comme quoi, ce livre contient un élément de suspense!!! 

Roman ⁄ 2011 ⁄ 14 x 21,5 cm ⁄ 160 pages
ISBN 978-2-7609-3337-8 ⁄  

jeudi 29 mars 2012

D'autres envies...


«Je veux mourir là où mes enfants sont heureux», dit Dounia, une Libanaise d'origine installée au Québec. La femme de 75 ans ne sait ni lire ni écrire et ne parle que l'arabe. Avec cette vieille dame attachante, on se laisse bercer par les proverbes libanais, on questionne la vie et la mort, on rit et on pleure.



Après un long séjour à l'étranger, Adèle retrouve son appartement saccagé. C'est une petite fin du monde, car Adèle est... devenue vieille du jour au lendemain, dirait-on. Et ce monde n'est pas pour les vieux, ni pour les désargentés. Mais faut-il pour autant se taire et disparaître?
 
Deux autres envies nées de ma présence au Club de lecture Les petits papiers qui a eu lieu hier soir!

dimanche 26 février 2012

La memoria, Louise Dupré.

Ce roman a été un succès dès sa parution. Emma Villeray apprend à brûle-pourpoint que son amant la quitte pour des cieux meilleurs. Elle ne s’y attendait pas. C’est une tragédie. Et l’occasion de s’interroger sur sa manière d’aimer, sur son passé, sur sa mère et surtout sur sa sœur, sa rivale, son miroir. Un roman intime sur les femmes et la condition humaine.    

Une pensée pour sa soeur disparue, une pensée pour son ex exilé au Brésil et une pensée pour sa vie actuelle.  Chaque chapitre touche les différents aspects de la vie d'Emma, une traductrice qui approche la quarantaine.  Loin des romans à grand remous, il ne laisse pas le lecteur indifférent pour autant parce que le personnage principal vit des troubles intérieurs profonds suite aux évènements malheureux qui s'accumulent depuis sa jeunesse.  Tranquillement, sa guérison se fait au fil des pages et l'histoire n'est pas du tout déprimante!  À travers des réflexions, la nostalgie et beaucoup de belles phrases (à noter), elle quitte ses monstres rongeurs d'âme et se laisse à nouveau aller à l'amour et à l'espoir. Par moment, j'ai cru que la fin serait tragique, mais il n'en est rien.  Ce roman m'a même réservé une surprise que je n'ai jamais imaginée.  C'est une belle histoire de famille, mais surtout celle d'une femme qui prend sa vie en main.    

Un autre bel exemple du talent québécois que je prends de plus en plus plaisir à découvrir...

mercredi 1 février 2012

Le jardin sablier, Michèle Plomer.

Herbier des Cantons-de-l'Est, Le jardin sablier est un livre calendaire qui a le même effet sur l'âme qu'une visite chez l'herboriste ou un après-midi couché dans l'herbe. Une vie lente, réglée par les demandes du jardin, y est décrite avec compassion. Pivoines attachées, haricots en guirlande givrée, œillets d'Inde et bottes de caoutchouc deviennent les personnages d'une intrigue terrestre qui cache une histoire d'amour.

Voilà une autre récolte (quel jeu de mot!) provenant de mon cercle littéraire! C'est un livre très court, un calendrier d'avril à mars tenu par une femme qui s'est donné comme mission d'être une jardinière vénérable. Dans un pays comme le nôtre, avoir un jardin n'est pas une activité annuelle.  De novembre à mars, il faut un peu oublier ce loisir et trouver autre chose.  Imaginez que vous ne puissiez lire un livre pendant tous ces mois, pouvez-vous imaginer le manque que cette inactivité procurerait?  Pour avoir lu HKPQ, je suis contente de découvrir cette auteure dans un autre registre.  Ce n'est pas un livre pour un large public, mais si le jardinage, La semain verte ou la vie dans la belle campagne québécoise vous intéressent, c'est le moment de vous accoder une pause du roman traditionnel et de savourer ce que Michèle Plomer a semé.  

En février, Mme.Plomer sera l'invitée du fameux cercle littéraire à lequel je participe.  Je vais tenter de lire ces livres avant la rencontre.  Heureusement que sa bibliographie ne comporte que trois livres à l'heure actuelle!

dimanche 29 janvier 2012

Petite armoire à coutellerie, Sabica Senez.

Ce carnet révèle l'impossible deuil d'une histoire amoureuse. Par fragments qui évoquent autant les traces d'un bonheur que ces cicatrices, Petite armoire à coutellerie raconte le vertige suivant la rupture, la fuite dans les bras d'un autre et même la tentation de la folie. Mais surtout, entre la crainte de voir mourir l'être aimé et celle de se dérober à soi-même, une femme déclare son amour profond.
Dans une langue juste et éloquente, où chaque mot est affûté, l'écriture devient ici un rempart contre l'oubli et l'inexorable perte.

"Je voudrais avoir le don de réanimation sur toi et c'est tout.  C'est beaucoup, j'en conviens." (p.46)

"À l'instant où je t'en veux et te déteste, je suis une langue sale qui prononce un nom propre." (p.70)

De belles phrases sur la rupture amoureuse, les émotions, la haine envers l'autre et/ou l'amour qui ne veut pas s'éteindre.  Un livre qui se lit en moins d'une heure.  Un livre qui fait rire, réfléchir et repenser à nos deuils d'amour... Une belle plume, bien dosée, un petit bijou sur le sujet. 

C'est une belle découverte qui proveint du cercle littéraire à lequel je participe...

jeudi 26 janvier 2012

Les petits papiers...

Deuxième rencontre à laquelle j'ai participé hier et si j'ai passé mon temps à regarder l'horloge, c'est que les deux heures ont passé trop vite!  Chacun y va de son intervention, de ses coups de coeur et c'est plus qu'intéressant, c'est enrichissant.  Les points de vue divergent, les livres sont comparés dans leurs sujets, j'adore!

Quelques noms ont volé de part et d'autre:

Jean-François Beauchemin
Sabica Senez
Laurent Gaudé
Karen Levine
Yves Beauchemin
Gilles Archambault
Stefan Zweig
Louise Dupré
Hans-Jürgen Greif
Michèle Plomer (qui sera d'ailleurs l'invitée au prochain cercle le 29 février prochain!)
et bien d'autres dont les noms m'échappent malheureusement...

Des noms déjà connus pour la plupart, mais mon attention s'est porté sur Louise Dupré et son livre La memoria que je vais tenter de me procurer sous peu.  Je vous laisse avec la présentation de l'éditeur:

Ce roman a été un succès dès sa parution. Emma Villeray apprend à brûle-pourpoint que son amant la quitte pour des cieux meilleurs. Elle ne s’y attendait pas. C’est une tragédie. Et l’occasion de s’interroger sur sa manière d’aimer, sur son passé, sur sa mère et surtout sur sa sœur, sa rivale, son miroir. Un roman intime sur les femmes et la condition humaine.

Quelques prix mérités par ce livre qui me donne encore plus le goût de le lire:

Prix Ringuet de l'Académie des lettres du Québec 1997


Prix Femme de mérite WYCA 1998

Prix de la Société des écrivains canadiens 1996

Finaliste au Prix Québec-Paris 1997

Finaliste au Grand Prix littéraire de la ville de Montréal 1996

mardi 3 janvier 2012

Mort à la Fenice, Donna Leon.

Les amateurs d'opéra sont réunis à la Fenice de Venise. Une sonnerie annonçant la fin de l'entracte retentit, les spectateurs regagnent leur place et le brouhaha s’estompe. Les minutes passent, le silence devient pesant : le maestro se fait attendre… Il gît dans sa loge, mort. Le commissaire Brunetti, aussitôt dépêché sur les lieux, conclut rapidement à un empoisonnement au cyanure. Dans les coulisses de l’opéra, Brunetti découvre, horrifié, l’envers du décor.

Une toute première expérience de lecture en format Point2 réussie!  Maintenant, si je pouvais convertir ma PAL dans ce format, je serais très heureuse.  Léger, petit et pratique, il se trimballe facilement n'importe où.  Le seul inconvénient, le papier étant mince, il est parfois difficile de tourner les pages.  Il tient dans une seule main et pas question de forcer pour tenir le livre ouvert comme c'est souvent le cas avec certains formats poche tricottés serré! 

Mort à la Fenice est aussi ma première expérience avec l'enquêteur Brunetti.  Roman policier?  Oui, oui, mais ce n'est pas ce que je retiens de ce petit bouquin.  Venise y prend pratiquement toute la place pour mon plus grand bonheur.  Moi qui aime voyager de mon divan, j'ai été gâtée!  Ce roman frôle le guide touristique, pas de doute que l'auteure adore cette charmante ville. L'opéra, les canaux, le people... Venise dans tous ses aspects prend forme sous la plume de Donna Leon.  Une ancienne collègue de travail épluchait tous ses livres et je comprends mieux pourquoi aujourd'hui.  Moi aussi, j'ai envie de poursuivre mon voyage à Venise en compagnie de l'enquêteur Brunetti!  Tout commence lorsqu'un grand chef d'orchestre meurt dans sa loge pendant l'entracte.  Avec plus de 1000 personnes dans la bâtisse ce soir là, l'enquêteur a du pain sur la planche pour résoudre le meurtre.  Il tente de retrouver le coupable en rencontrant la veuve, quelques musiciens, des journalistes, des médecins et quelques anciens contacts du défunt.  Si celui-ci a jouit d'une belle popularité de son vivant, il perd un peu de ses belles plumes durant l'enquête.  Venise, elle, étale tout son charme (ou pas!) dans ces quelques 500 pages (qui se lisent rapidement!).

Voilà, je me suis abonnée à l'oeuvre de Donna Leon pour les prochaines années... c'est qu'elle a bien des écrits à son actif et un peu comme pour Agatha Christie, je ferai durer le plaisir!


jeudi 8 décembre 2011

Hélié, fils des bois, Marie Le Franc.

Jamais réédité depuis sa parution dans les années 1930, ce grand roman de Marie Le Franc – par ailleurs récipiendaire du prix Femina en 1927 – apparaît au lecteur d’aujourd’hui comme la première incursion littéraire féminine dans la forêt nordique. Cette oeuvre déploie un fascinant imaginaire de la forêt, ici celui du lac Tremblant dans les Laurentides, qui se nourrit des paysages découverts lors des nombreux séjours de la romancière et des sensations vécues au contact d’une nature qui, sans être totalement hostile à l’être humain, n’en demeure pas moins extrêmement difficile à habiter. La radicale altérité de la forêt, qui se joue de rapports intimes et intérieurs, renforce l’intérêt contemporain pour cette oeuvre.


Voici un autre livre que j'ai découvert à travers mon nouveau cercle littéraire.  Si la tendance ce maintien, ce cercle m'apportera beaucoup car je puis dire que ce livre là est un petit bijou!  Si il y a une chose dont je suis certaine, c'est que moi qui regarde beaucoup les couvertures, je n'aurais jamais acheté ce livre.  Elle est tout simplement hideuse!  Malheureusement, je serais passée à côté d'un texte riche et d'une finesse comme j'en vois rarement. Je ne crois pas avoir lu autant de belles descriptions en ce qui concerne la forêt canadienne ou toute autre forêt à dire vrai.  L'histoire de Julienne, cette jeune française qui compte sur le calme de la forêt pour se retrouver est magnifique.  Pour son exil, Julienne elle a choisi le Tremblant. À l'époque où a été écrit le livre (1930), cette région n'était pas encore la méga station de ski touristique pour bien nantis qu'elle est aujourd'hui. Quelle merveille de découvrir un terrain vierge et ses "habitants" tel que le cher Hélié qui par son assurance en pleine forêt aura de quoi séduire la belle Julienne. Par contre, ne cherchez pas trop les bisous, car je crois que les écrivaines étaient encore pudiques à cette époque. Avec cette institutrice, nous parcourons les bois, rencontrons des gens de campagne et nous vivons avec elle ce que peut être habiter toute seule avec des arbres (ça fait peur parfois!!!).  Un endroit où dès le matin, tu peux être toi-même, sans sourire forcé, sans vêtements, sans obligations (sauf de chauffer le poêle!) et personne ne peut te le reprocher.  Les phrases sont magnifiques, dans certains chapitres Marie Le Franc aborde des thèmes et en fait le tour en 3-4 pages, c'est merveilleux.  

"À présent, c'était le Tremblant qui ouvrait devant elle son énorme livre à la page illisible et qui ne se souciait pas d'être lue, dans l'épaisse reliure de la forêt." (p.76)

J'ai rarement le goût de relire un livre, je pourrais faire une exception pour celui-ci, juste pour prendre le temps de savourer la prose maintenant que je connais la fin...

mardi 6 décembre 2011

Mon enfant de Berlin, Anne Wiazemsky.

En septembre 1944, Claire Mauriac se trouve à Béziers où elle est ambulancière à la Croix-Rouge française. François Mauriac, son père, l'autorise à partir pour Berlin afin de porter assistance aux milliers de blessés. Elle rencontre Yvan Wiazemsky en 1945, un Russe émigré en France. Aux yeux de Claire, c'est l'homme idéal. A. Wiazemsky s'est servie ici du journal intime de sa mère.

Sur fond de deuxième guerre mondiale, nous suivons les tribulations intérieures d’une jeune fille qui est dans sa deuxième moitié de la vingtaine. Elle est ambulancière pour la Croix Rouge, tient à sa liberté, mais ne peut s’empêcher de tomber amoureuse! À travers un échange épistolaire régulier entre ses parents et elle, nous découvrons son quotidien, ses nombreuses migraines et crises de foie ainsi que ce que représente son travail à cette époque. C’est une jeune fille courageuse qui veut se prouver (et aux autres!) que malgré ses lacunes scolaires, elle peut réussir à faire quelque chose de sa vie. Quand son papa s’appelle François Mauriac, ne pas réussir ses études peut être fatal pour l’estime de soi, mais Claire a choisi de se donner corps et âme aux blessés de la guerre. Elle semble aimer l’instabilité et finira par adopter Berlin où elle donnera naissance à son permier enfant : Anne.

Je ne peux pas dire que ce livre est passionnant parce que déjà qu’il traite de la guerre, il a de quoi m’éloigner! Mais quel bel hommage à sa maman que l’auteure nous fait ici. Petit à petit, je me suis laissé transporter par ces lettres en temps de guerre (malgré moi!). La vie difficile, le manque de premières nécessités, les villes détruites et la souffrance humaine ne peuvent laisser un lecteur de glace même si le sujet a été recopié depuis des décennies… En parlant de sa mère, Anne Wiazemsky donne une autre dimension à cette guerre, une version féminine qu’on oublie souvent. Des femmes qui ont aussi travaillé à sauver les Hommes et je pense qu’on ne le mentionne pas assez souvent. Au sacrifice de leur vie personnelle et du confort qu’affectionnent tant les femmes, celles-ci ont travaillé d’arrache-pied sans fusils et souvent sans protection.

J'ai découvert ce livre à travers les coups de coeur d'une participante au cercle littéraire à lequel je participe maintenant une fois par mois.

vendredi 2 décembre 2011

Les petits papiers

Mercredi dernier, je me suis rendue pour la première fois à un nouveau cercle littéraire organisé par le réseau des bibliothèques de la ville de Québec. Animé par une journaliste littéraire connue, la rencontre de deux heures m’a paru durer deux minutes. Que c’est bon de se retrouver avec des gens qui aiment parler de livres, de leurs coups de cœur et de leurs belles découvertes sans prétention. Quelques anecdotes se mêlant à tout cela, nous avons beaucoup rit. Contrairement à un club de lecture, aucune lecture n’est imposée et c’est une excellente idée. Nous n’avons pas tous les mêmes goûts et je dois vous avouer qu’en voyant les dames (et oui, aucun homme n’a osé se présenter!) déjà arrivées par la fenêtre, j’ai failli retourner chez moi. Pourquoi? La moyenne d’âge dépasse largement les 60 ans! Finalement, l’animatrice a environ mon âge et ces charmantes dames sont très intéressantes à écouter! Un peu comme si elles étaient déjà de l’autre côté de la piscine olympique alors que moi j’étais encore sur le podium à me préparer pour sauter à l’eau. C’est qu’elles ont de bonnes longueurs d’avance. À la retraite depuis plusieurs années pour la plupart, elles ont tout le loisir de lire à gogo... les chanceuses! J’ai déjà hâte à la prochaine rencontre à la fin janvier (trop loin!). En attendant, voici ce qui risque de chambouler mon plan lecture de décembre. J’ai retenu trois livres présentés (avec tant de conviction!) et je les ai ajoutés à ma PAL… Heureusement qu’il n’y a qu’une seule rencontre par mois, parce que je me ruinerais facilement!

En septembre 1944, Claire Mauriac se trouve à Béziers où elle est ambulancière à la Croix-Rouge française. François Mauriac, son père, l'autorise à partir pour Berlin afin de porter assistance aux milliers de blessés. Elle rencontre Yvan Wiazemsky en 1945, un Russe émigré en France. Aux yeux de Claire, c'est l'homme idéal. A. Wiazemsky s'est servie ici du journal intime de sa mère.


Jamais réédité depuis sa parution dans les années 1930, ce grand roman de Marie Le Franc - par ailleurs récipiendaire du prix Femina en 1927 - apparaît au lecteur d'aujourd'hui comme la première incursion littéraire féminine dans la forêt nordique. Cette oeuvre déploie un fascinant imaginaire de la forêt, ici celui du lac Tremblant dans les Laurentides, qui se nourrit des paysages découverts lors des nombreux séjours de la romancière et des sensations vécues au contact d'une nature qui, sans être totalement hostile à l'être humain, n'en demeure pas moins extrêmement difficile à habiter. La radicale altérité de la forêt, qui se joue de rapports intimes et intérieurs, renforce l'intérêt contemporain pour cette oeuvre.


Une histoire de la maison, de la ferme paysanne avec son unique pièce chauffée par la cheminée, aux appartements modernes. Elle éclaire les coutumes et les sensibilités de ses usagers et de ses propriétaires.