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mardi 10 décembre 2013

10 ans déjà maman...

1947 - 2003

Pour toi maman, partie trop vite... Tu nous manques toujours...

Une mère (Lynda Lemay)

Ça travaille à  temps plein, ça dort un œil ouvert
C'est d'garde comme un chien
Ça court au moindre petit bruit, ça s'lève au petit jour
Ça fait des petites nuits.
C'est vrai, ça crève de fatigue
Ça danse à  tout jamais une éternelle gigue
Ça reste auprès de sa couvée
Au prix de sa jeunesse, au prix de sa beauté.

Une mère,
Ça fait ce que ça peut, ça ne peut pas tout faire,
Mais ça fait de son mieux.
Une mère,
Ça calme les chamailles
Ça peigne d'autres cheveux que sa propre broussaille

Une mère,
C'est plus com' le autres filles
Ca oublie d'être fière
Ca vit pour sa famille
Une mère,
Ca se confine au bercail
C'est pris comme un noyau
dans le fruit de ses entrailles


Une mère,
C'est là  qu'ça nous protège
Avec les yeux pleins d'eau, les cheveux pleins de neige
Une mère,
A un moment, ça s'courbe, ça grince quand ça s'penche
Ça n'en peut plus d'être lourde
Ça tombe, ça se brise une hanche
Puis rapidement, ça sombre
C'est son dernier dimanche
Ça pleure et ça fond à  vue d'oeil
Ça atteint la maigreur des plus petits cercueils
O bien sûr, ça veut revoir ensemble
toute sa progéniture entassée dans sa chambre
Et ça fait semblant d'être encore forte
Jusqu'à  c'que son cadet ait bien fermé la porte
Et lorsque, tout' seule ça se retrouve
Ça attend dignement qu'le firmament s'entr'ouvre
Et puis là , ça se donne le droit
De fermer pour une fois les deux yeux à  la fois
Une mère ça ne devrait pas partir
Mais on n'y peut rien faire
Mais on n'y peut rien dire.
 
 
 

dimanche 23 décembre 2012

Menu du réveillon...

Chez nous, la dinde, on la garde pour le jour de Noël.  Le 24, la tradition a toujours été de se faire un réveillon spécial sans éléments traditionnels (sauf peut-être le fameuse bûche en dessert!)... Maman n'est peut-être plus là, mais depuis 9 ans, j'ai conservé le rituel.  Maintenant, les allergies, les restrictions alimentaires et les goûts de certains compliquent un peu le menu, mais je pense que tout le monde trouvera un petit  quelque chose pour se remplir la panse!  Sinon, il y a aura beaucoup de bons liquides à boire!!!


Toasts croustillants suédois au saumon fumé et aneth fraîche

Craquelins anglais et sa rillette de canard à la Dijon

Canapés aux huîtres fumées sur neige de fromage à l’ail et ciboulette

Brochettes de tomates en duo et bocconcinis marinés

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Soupe à l’oignon gratinée

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Gratin de pommes de terre

Osso Bucco et sa gremolata

Rôti de dinde farci aux canneberges

Pâté à la viande Château-Richer

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Dessert cochon en surprise

 

J O Y E U X  N O Ë L !

jeudi 17 novembre 2011

Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan.

Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre.

Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.

Ils se font rares ces livres qui me touchent au point de me faire pleurer une fois refermé… Malgré le succès qu’elle remporte sur les blogs, c’est mon premier Delphine De Vigan. J’ai résisté par manque de temps, de listes et de piles à lire trop remplies. Celui-ci avait de particulier qu’il traitait de la mort d’une maman et d’une femme qui a eu le courage de mettre des mots sur cette vie triste et sinistre. Je voue une profonde admiration aux gens qui peuvent parler de la mort d’un proche de cette façon et aussi rapidement après leur départ. Éric Fottorino m’avait beaucoup émue avec « L’homme qui m’aimait tout bas » et j’ai pensé retrouver le même partage d’émotions chez De Vigan. Je ne me suis pas trompée, ce livre mérite d’être lu. Il règne une froideur évidente entre ces deux êtres. Elle n’est que de surface parce qu’en grattant un peu, on constate qu’il y a plus d’une façon d’aimer ses proches, l’auteure et sa mère avaient les leurs. Comme Lucille le mentionne dans sa très courte lettre d’adieu, elle a fait comme elle a pu… et Delphine aussi dans les circonstances!

Ce livre a eu une large couverture médiatique, je n’insisterai pas sur ce billet car il est bien clair que je le recommande! J’aime ces livres qui viennent me chercher au plus profond de ma vie personnelle. Ma mère ne s’est pas suicidée, heureusement. Mais chaque fois que je tombe sur un de ces hommages, je me rappelle en parallèle qui était ma propre mère et son combat contre une longue maladie. En fait, à chaque fois, je vis un genre d’expérience « Down the memory lane ». Pas toujours positif, mais nécessaire pour ne pas oublier.

À lire absolument même si vous ne vous sentez pas concernés de près!

lundi 19 octobre 2009

Nostalgie des années 70...

Aujourd'hui Michel Louvain a 72 ans, il chante encore et son film est sorti le 16 octobre (mais pas à Québec!). Lorsque j'étais jeune, c'était le plus hot! Pour nos mères, il était le Michael Jackson de ma génération et le Justin Timberlake des jeunes d'aujourd'hui... Si maman était encore là, je serais bien forcée de lui admettre qu'il a du charme ce crooner!


lundi 16 février 2009

Tag 6 choses quotidiennes...

**** Edit 18h45: du piquant pour aujourd'hui, je viens de me casser une molaire en mangeant mon super bon Osso-Bucco!

Je suis taguée! Karine a osé! Je ne suis pas si intéressante au quotidien... ni mensuellement si j'y pense bien! Mais allons-y pour 6 "événements" de mon quotidien.

1) Je me lève sans cadran tous les matins de la semaine à 6h00 (et même le weekend!). Ma chère maman qui aurait eu 62 ans aujourd'hui m'a refilé le gêne de l'insomnie!

2) J'ai un horaire précis réglé au quart de tour: une douche, le maquillage, le p'tit déj, le séchage de cheveux, brossage de dents, habillage, sortie à 7h10. Quelques caresses à Felfel qui demande beaucoup le matin et un bisou pour Antonio qui est généralement plongé dans un livre... Qui se ressemble s'assemble!

3) Je prends 2 autobus le matin pour me rendre à mon travail (que j'ai hâte de quitter pour cette raison!!). J'ai toujours un livre juste au cas où je pourrais m'asseoir (c'est l'heure de pointe!).

4) Au boulot, je bois au moins 2 cafés dans ma journée, je lis le midi, je regarde mes courriels quelques fois dans la journée, je "placote" avec mes collègues et je sors à 16h00 avec un grand smile!

5) Je rentre à la maison, je me branche sur mon Google reader et je vous lis avec un certain décallage pour la plupart!

6) Ensuite, je prépare le souper en attendant qu'Antonio rentre du boulot vers 18h00-19h00. Pendant la soirée, je lis, (je ne regarde pas la télé), je mets la table pour le p'tit déj du lendemain (un autre héritage de ma maman qui me manque, alors je suis ravie de ces manies!!).

Tout ceci semble bien ennuyant, mais il m'arrive d'aller au cinéma en semaine, de prendre un appéro en vous lisant (comme en ce moment un Jacob's Creek Chardonnay australien), d'assister à des spectacles, d'accomplir quelques tâches ménagères, de faire du scrapbooking (des signets...). La vie est calme sans enfants (même si je voudrais le contraire, maudit bordel!! comme dirait Marie-Chantal Toupin dontjeconnaispasvraimentleschansons!!!), mais on a beaucoup de temps devant soi le soir et c'est très agréable!!

Voilà, je suis ennuyante n'est-ce pas?!

mardi 9 décembre 2008

Dans l'insouciance totale...

"Saute crapaud les chemins sont beaux
En été y’a pas de cahots
L’hiver en bedaine don daine
L’été en boghei don dé
"

Lorsque je chantais cette chanson dans le vieux Jimmy de mon père, les fenêtres baissées, dans une route perdue de la forêt québéoise, au travers des moustiques et de la poussière, je pensais que me cogner la tête au plafond était tout ce qui pouvait m'arriver de pire...

samedi 16 février 2008

Parce que je n'oublie pas, bon anniversaire...


Maman (16-02-1947 / 10-12-2003)


L'amour d'une mère c'est comme l'air : c'est tellement banal qu'on ne le remarque même pas. Jusqu'à ce qu'on en manque.

Pam Brown (extrait de Maman ou mère)

lundi 10 décembre 2007

10 décembre 2003.

C'était l'anniversaire de mon oncle, l'anniversaire d'un ami et depuis cette année-là, c'est aussi le jour du souvenir de ma chère maman qui est en haut. Impossible d'oublier! Quatre ans après, c'est encore trop frais... Cette année, je m'en souviendrai comme étant celle où j'ai encore un rhume qui me cloue au lit et que tu n'es pas là pour me faire ta mixture magique miel-citron-thym... Je m'ennuie de tes mains douces maman...

vendredi 16 février 2007

samedi 13 janvier 2007

Le Livre de ma mère, Albert Cohen.

Un livre qui aura certainement le pouvoir de faire regretter d’être demeuré indifférent à toutes les petites attention d’une mère, d’avoir été encombré par ses petites manies qui mettent parfois mal à l’aise devant les amis et d’avoir pris pour acquis sa présence dans notre vie...

« Pleurer sa mère, c’est pleurer son enfance. L’homme veut son enfance, veut la ravoir, et s’il aime davantage sa mère à mesure qu’il avance en âge, c’est parce que sa mère, c’est son enfance. » p.24

Une fois qu’elle n’est plus, c’est un peu oublier les détails qui nous sont chers : sa première dent, ses premiers pas, comment nous étions petits, ce que nous aimions faire avec elle dans notre jeune âge, nous lisait-elle des histoires ? Si je pouvais rectifier la situation, je prendrais le temps de poser les questions, prendre des notes pour plus tard… Les pères de ma génération n’ont, en général, qu’une vague idée de tous ces souvenirs. Une mère, c’est parfois la seule clé pour ouvrir la porte de notre enfance. Malheureusement, je n’ai plus cette clé, mais Cohen m’a permis de refaire un bout de chemin à travers ce dont je me rappelle. Comme lui, je repousse l’idée de fouiller dans le matériel restant ; la boîte où je conserve ses photos, la dernière pantoufle tricotée (une seule, elle n’a pas eu le temps de commencer l’autre…) et quelques objets qu’elle m’avait offerts. Plus de 3 ans que je la conserve intacte pour le jour où je serai assez forte pour l’ouvrir.
J’avais une seule crainte en lisant ce livre, c’était d’être profondément attristée. Je le suis, mais joyeuse en même temps parce que je pense ne pas avoir été aussi pire envers ma mère !

Un très beau livre que j’aurais voulu lire avant qu’il ne soit trop tard… jamais plus…

« Que chaque jour vous lui apportiez une joie, c’est ce que je vous dis du droit de mon regret, gravement du haut de mon deuil. » p.116

vendredi 8 décembre 2006

Plus que tout, plus que tout...


- Maman, tu sais que je t’aime plus que tout ?
- Oui. Plus que tout, plus que tout.

Dernière manifestation de mon amour pour maman. Ce dimanche, maman sera disparue depuis 3 ans d’un vilain cancer. La douleur est si intense, malgré le temps, qu’à écrire ces quelques phrases, je pleure déjà ! Il n’y a pas d’âge pour perdre un proche qu’on aime plus que tout… C’est toujours difficile ! Aujourd’hui, je me sens amputée d’une partie de moi-même qui me raccrochait à mon passé et qui m’aurait accompagné dans le présent et le futur. Cette maman qui vous dorlotte, vous aime sans condition, vous aide dans les moments difficiles. Celle qui vous a donné la vie et qui vous guide… Perdre maman pour moi, c’est perdre quelques repères et ma bouée de secours ! À 30 ans, tout n’est pas nécessairement réglé dans une vie et on a souvent besoin de « l’expérience » pour nous diriger… Je n’ai plus ce privilège… Ensuite, ce sont toutes les Fêtes qui sont ternies, tous les plats qui ne goûtent pas aussi bon, la maison qui n’est plus la même et toutes les rencontres familiales qui ne sont plus aussi agréables. Tout change, même si tout le monde fait l’effort pour que ce soit « comme avant »…

Je voudrais écrire tellement de chose sur maman, qui prenait le temps de prendre soin des autres, qui ne demandait pas grand-chose, qui cuisinait comme un chef… Les mots me manquent parce que la douleur gagne du terrain au fil des lettres…

J’ai mis un œillet, parce que c’était sa fleur préférée. Symbole de sa simplicité d’être ! Un regret… je ne sais pas quelle couleur elle préférait. J’ai mis le rouge parce que sur une photo sur mon bureau elle était vêtue de rouge à son dernier Noêl… Elle était, resplendissante et joyeuse malgré la maladie.

Pour moi maman, tu seras toujours une belle fleur rouge aux effluves de Paloma Picasso, ton parfum préféré. Tu ne seras jamais fanée dans mon souvenir et je serai toujours fière de ce que tu as été.

Je t’aime maman, plus que tout, plus que tout...