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jeudi 20 septembre 2018

International Guy 1 - Paris, Audrey Carlan.

Découvrez le premier opus de l’agence de coaching dont vous ne pourrez plus vous passer. Faites la connaissance de Parker Ellis et ses comparses.
La première mission de l’agence International Guy se déroule à Paris dans l’univers des parfums.

Nos trois héros débarquent dans la capitale afin de venir en aide à Sophie, jeune héritière d’une grosse société. Le Dream Maker – Parker –, le Love Maker – Royce – et le Money Maker – Bo – vont unir leurs forces et leurs compétences pour se mettre au service de la jeune femme.

Entre leurs mains expertes, elle va s’épanouir et devenir une chef d’entreprise efficace et sûre d’elle. Les trois experts sauront-ils rester professionnels face à l’éclosion d’une jeune femme sexy ?
 
Après avoir abandonné la série Calendar Girl au mois de mai, j’étais curieuse de voir ce que l’auteure aurait à dire dans sa nouvelle série qui se décline dans le même genre soit une petite plaquette d’environ 120 pages pour chaque roman.
 
Autant le dire tout de suite, c’est du pareille au même.  En quelques pages, la cliente et le professionnel passent aux choses sérieuses ce qui veut dire qu’ils sont l’un sur l’autre et que les règles d’éthique professionnelles sont vite de l’histoire ancienne… Audrey Carlan écrit de la romance très sexy et les histoires ne sont qu’un prétexte pour mener à quelques scènes très torrides.  Je ne pense pas poursuivre avec cette série pour les mêmes raisons que pour l’autre.  J’ai besoin d’un peu plus de contenu.  J’ai souvent levé les yeux au plafond avec ce premier tome, je ne vais certainement pas me torturer avec le reste de la série.  C’est rempli de clichés et franchement le trio de l'International Guy ne m'a du tout conquise!  Personne n'a jamais rencontré une femme aussi sublime, le sexe n'a jamais été aussi bon, les hommes sont toujours musclés et prêts à sauver une femme en détresse... Ouf... Je suis convaincue que la maison Harlequin fait mieux dans ce genre de littérature!
 
Je passe, ce n'est pas pour moi.

Hugo et Cie
ISBN: 9782755637717
 

jeudi 30 août 2018

Toute la vérité, Karen Cleveland.

À la poursuite d’une cellule dormante d’agents russes sur le sol américain, une analyste de la CIA découvre un dangereux secret qui mettra sa loyauté envers l’Agence – et envers sa famille – à rude épreuve.
 
Vivian Miller est une analyste du contre-renseignement de la CIA, très attachée à son métier. On lui confie la mission de démasquer les chefs d’une cellule d’agents dormants russes aux États-Unis. Visant une promotion dont elle a un besoin urgent, elle a mis au point un système permettant d’identifier des agents russes, des individus d’apparence ordinaire, qui existent et se déplacent au grand jour.
 
Après avoir accédé à l’ordinateur d’un probable agent de Moscou, Vivian tombe sur un dossier secret concernant des agents sous couverture à l’intérieur du territoire américain. En quelques clics, tout ce qui compte à ses yeux – sa profession, son mari, et même ses quatre enfants – se trouve menacé.
Elle a prêté officiellement serment de « défendre son pays contre tous ses ennemis, intérieurs ou de l’étranger ». Mais, à présent, elle est confrontée à des choix insurmontables. Déchirée entre loyauté et divulgation de secrets, allégeance et trahison, amour et suspicion, à qui peut-elle se fier ?
Dans toutes mes lectures annuelles, je compte très peu de thrillers et je ne saurais vous dire pourquoi.  Parce que je suis peureuse de nature?  Parce que je n’aime pas être angoissée? Parce que je n’aime pas la violence et le sang?  Probablement…  Heureusement, pas de violence et de sang ici, mais un niveau de stress assez élevé qui dépasse de loin ce que je peux retrouver dans mes lectures habituelles.  Je pense que je suis en train de devenir accro au genre! 
 
Parce qu’il y a des enfants impliqués dans cette intrigue, j’ai souvent refermé le livre parce que cela dépassait mes limites de confort.  Je ne veux en rien brûler les punchs de ce roman, mais je vous dirais que Vivian a dû faire des choix difficiles pour protéger sa famille. Dans une entrevue donnée par l’auteure, je l’ai entendue dire qu’elle n’aurait pas fait les mêmes choix que son personnage dans certaines situations et je me suis moi-même souvent arrêtée pour me demander ce que moi j’aurais fait. Lorsque vous avez quatre enfants avec un homme qui soudainement n’est plus celui que vous connaissiez le jour d’avant, que faites-vous?  Vivian prend de gros risques pour sa carrière et c’est avec l’arme au poing qu’elle ne se laisse pas intimider.  Le rythme est palpitant et l’histoire qui se déroule en quelques jours défilent à toute vitesse!
 
Un très bon thriller! Très convaincant pour une « non adepte » du genre. J’ai d’ailleurs une collègue qui n’a pas encore terminé sa lecture et j’ai très hâte d’en discuter avec elle. Donc, un roman captivant non pas sans effets!

Robert Laffont
ISBN: 978-9782221214947

vendredi 3 août 2018

Les jours de ton absence, Rosie Walsh.

Lorsque Sarah rencontre Eddie, son monde bascule. Ils sont faits l’un pour l’autre, elle en est certaine. Les jours qu’ils passent ensemble ressemblent à un rêve et Sarah a le sentiment que sa vie débute enfin. Quand Eddie, également fou amoureux, part à contrecœur pour un voyage prévu de longue date, tous deux se quittent en sachant qu’ils se reverront très vite.
Pourtant, quelques jours plus tard, Eddie n’a toujours pas donné de signe de vie. Le portable de Sarah reste désespérément muet. Refusant d’écouter ses amis qui lui conseillent de passer à autre chose, Sarah met tout en œuvre pour comprendre la raison de ce silence.
Elle ne sait pas encore que l'explication qui se dessine peu à peu la bouleversera au plus profond de son être. Une chose qu'elle ne peut maîtriser les sépare irrémédiablement, la seule qu'ils n'ont pas partagée : la vérité.
 
J’avais envie de vous faire un beau billet détaillé sur ce roman, mais je l’ai effacé.  Pas que je veuille que vous preniez ce court commentaire comme du cash, mais c’est un roman d’amour avec quelques rebondissements qui m’a beaucoup plu. Parfait dans la catégorie « lecture d’été », il nous trimbale entre la campagne anglaise bucolique et la chaleur écrasante de Los Angeles. On voyage à peu de frais!
 
Sarah et Eddie ont vécu une semaine de rêve, mais le destin les sépare sans vouloir les recoller… Et c’est cela le nerf de la guerre du roman : POURQUOI?  De belles surprises, de bons moments, beaucoup de frustrations, des interrogations... Je suis passée au travers du roman à une vitesse folle parce que je voulais vraiment connaître la fin! Pas déçue du tout, mon p’tit cœur est satisfait de la tournure des événements. Le genre de roman que vous refermez avec un « Hoooonnnnn, c’est ben cute! » Mais n’allez pas vous méprendre, ce roman n’est pas tout sucre et miel, il contient quand même une petite portion dramatique… de quoi lui donner un peu de tonus!
 
ISBN: 9782365693530

mercredi 1 août 2018

La fille du roi des marais, Karen Dionne.

Enfin, Helena a la vie qu’elle mérite  ! Un mari aimant, deux ravissantes petites filles, un travail qui occupe ses journées. Mais quand un détenu s’évade d’une prison de sa région, elle mesure son erreur  : comment a-t-elle pu croire qu’elle pourrait tirer un trait sur son douloureux passé  ?
Car Helena a un secret  : elle est l’enfant du viol. Sa mère, kidnappée adolescente, a été retenue prisonnière dans une cabane cachée au fond des marais du Michigan, sans électricité, sans chauffage, sans eau courante. Née deux ans plus tard, Helena aimait cette enfance de sauvageonne. Et même si son père était parfois brutal, elle l’aimait aussi… jusqu’à ce qu’elle découvre toute sa cruauté.

Vingt ans après, elle a enfoui ses souvenirs si profondément que même son mari ignore la vérité. Mais aujourd’hui son père a tué deux gardiens de prison et s’est volatilisé dans les marais, une zone qu’il connaît mieux que personne. Malgré la chasse à l’homme lancée par les autorités, Helena sait que la police n’a aucune chance de l’arrêter. Parce qu’elle a été son élève, la seule personne capable de retrouver cet expert en survie, que la presse a surnommé Le Roi des Marais, c'est sa fille.
 
Helena a grandi dans les marais.  Son père a enlevé sa mère lorsqu’elle avait 14 ans pour la faire vivre auprès de lui dans une région éloignée du Michigan.  Dans les marais, Helena est élevée à la dur auprès d’un père prêt à la faire souffrir pour son éducation.  Au début du roman, nous retrouvons donc cette jeune femme qui est maintenant mère de famille. Avec son conjoint Stephen, ils ont deux petites filles.  Tous ignorent son passé et ne connaissent rien de cet homme méchant et égocentrique qu'est son père… jusqu’au jour où il refait surface.  Et là, je vous dis, la tension monte d’un cran!  Helena n’a rien oublié de son éducation en pleine forêt et c’est avec agilité qu’elle traque cet homme dangereux afin qu’il ne s’approche pas de sa famille.
 
Si vous êtes claustrophobes, oubliez ce roman.  Pratiquement tout le long du livre, nous sommes plongés en pleine forêt et dans les marais.  On y apprend beaucoup de choses sur le milieu, la chasse et la culture des Amérindiens.  Oubliez les balades en ville, sortez plutôt vos fusils de chasse et votre huile à mouche! Ici, pas d’électricité et pas de réseau.  Les journées sont remplies de corvées autour de la cabane.  Ramassage de petits fruits, tournée des collets pour le petit gibier, couture pour l’hiver, on y vit comme au 19ieme siècle.  Oubliez aussi votre douche quotidienne et vos repas équilibrés.  Quand il n’y a plus de sel, il n’y a plus de sel et quand c’est un ours qui se présente sur votre perron, il y a de fortes chances qu’il se retrouve dans votre assiette! Ce qui m’étonne de ce roman, c’est que j’aurais pensé qu’il aurait été écrit par un chasseur d’expérience, mais il s’agit plutôt d’une femme d’un certain âge qui en est l’auteure.  Je suis impressionnée, vraiment! Après avoir lu un roman dans les rues de New York, celui-ci dépayse pas mal!
 
J’ai beaucoup aimé ce thriller psychologique car même si cet homme a été accusé d’enlèvement et de viol, il demeure un père pour Helena qui a beaucoup appris auprès de lui.  Ignorant la nature de la relation entre son père et sa mère, celle-ci est constamment partagée entre le respect et la haine pour cet homme qui n’est pas toujours doux avec elle.  Jusqu’à la fin du roman, elle est tiraillée et cela ajoute beaucoup au suspense!
 
J’avais lu beaucoup de bons commentaires sur ce roman et je ne suis pas du tout déçue!
 

ISBN: 9782709659215

dimanche 28 janvier 2018

Mrs Creasy a disparu, Joanna Cannon.

1976. C’est l’été sur l’Avenue.
Alors qu’une redoutable canicule s’insinue dans les cours et les jardins, dans le moindre interstice de vies comme mises entre parenthèses, une voisine disparaît. Tandis que Grace et Tilly mènent l’enquête, les esprits s’échauffent, les langues se délient, les souvenirs remontent à la surface – les souvenirs, et la culpabilité.

 Car dix ans plus tôt, quelque chose est arrivé dans cette rue bien comme il faut. Quelque chose de terrible. Et face au vide causé par la disparition de leur voisine, Sheila, Petit Brian, Harold et tous les habitants de l’Avenue sont forcés de faire face au vacarme assourdissant de leurs propres doutes. Chacun à leur tour, ils vont se quereller, se jeter leurs vieilles rancœurs au visage et s’épier les uns les autres, bien à l’abri derrière leurs portes closes...
Qu’est-il arrivé à Margaret Creasy? Que cache l’anxiété des voisins ? Et qu’est-ce que Walter Bishop, l’inquiétant occupant du numéro 11, a bien pu leur faire, pour qu’ils gardent une telle dent contre lui ?
 
Abandon p.64
 
Je ne m'y habitue pas! Des enfants qui ont comme projet d'été de retrouver la voisine disparue... no thanks!  Quand un livre m'agace dès les premières pages, je ne force pas.  Dommage, il y a bien longtemps que j'avais repéré ce roman dans sa version originale, mais je n'y ai pas trouvé mon compte.  Suivant!
 

mardi 23 janvier 2018

Mensonges de femmes, Ludmila Oulitskaïa.

Dans ce livre, qui se présente comme un roman à épisodes, la grande romancière et nouvelliste russe Ludmila Oulitskaïa nous propose de subtiles variations sur le mensonge au féminin. Car, d'après notre auteur, les mensonges des femmes se distingueraient nettement de ceux des hommes, et seraient presque toujours dépourvus de finalité. Génia, le personnage principal, est ainsi confrontée à toutes sortes d'inventions ou d'affabulations. Comme le récit d'Irène, dont elle fait la connaissance en vacances en Crimée, sur la mort de ses enfants, qui l'émeut jusqu'aux larmes. La petite Nadia s'invente un grand frère, Lialia une liaison avec un peintre célèbre, et Anna se prétend poète...

Chaque nouvel épisode de ce roman à thème illustre à sa manière l'étendue du talent de Ludmila Oulitskaïa, la précision de son sens de l'observation, l'originalité de ses canevas, et surtout, une grande tendresse pour ses personnages et à travers eux pour l'être humain et ses faiblesses.

Je n'aurais probablement jamais lu cette auteure russe si  je ne m'étais pas inscrite au Défi littéraire 2018 de Madame Lit! Janvier était consacré à la littérature russe et comme je ne me suis décidée le 14 janvier, je n'avais pas le temps de plonger dans un classique volumineux.  J'ai choisi ce roman parce que la couverture m'intriguait et parce que l'auteure est une des plus connues dans la littérature russe contemporaine.  Malheureusement, je n'ai pas du tout accroché à ce roman constitué de scènes de vie autour du personnage principal, Génia.  Je vous dirais que les premières histoires sont les plus marquantes, mais le ton change en milieu de livre et il n'y a plus vraiment de chute à la fin de chaque histoire.  À dire vrai, j'ai peiné pour terminer ce roman et j'ai expédié les derniers chapitres sans grand intérêt. Même s'il n'y a qu'un personnage récurrent, il manque un fil conducteur. J'avais l'impression d'être baladée d'un côté et de l'autre comme si l'auteure avait éparpillé ses notes et avait tenté de remettre de l'ordre sans grand succès. Bien que le mensonge soit au cœur de chaque histoire, il est parfois flagrant et parfois très subtil.  Le fond culturel est intéressant et on y boit beaucoup de vodka, mais j'aurais peut-être aimé moins d'épisodes pour approfondir certains volets de la culture russe qui transperçaient dans quelques unes des histoires.  Pour ce qui est du mensonge féminin, j'en déduis qu'il sert à se rendre plus intéressante ou à trafiquer une réalité un peu trop douloureuse...

Je ne mets pas une croix sur Ludmila Oulitskaïa. Si vous avez un coup de cœur, merci de partager!
 
ISBN: 9782070771059
 
 

dimanche 7 janvier 2018

Les attachants, Rachel Corenblit.

Durant une année, le quotidien d’une jeune enseignante de primaire, Emma, nommée dans un quartier populaire, confrontée à des enfants en grandes difficultés scolaire, affective, sociale. Elle s’attache notamment à Ryan, un garçon dont on va progressivement découvrir la maltraitance. Un roman d’une grande force, à la fois émouvant et politique, dans le meilleur sens du terme : quelle école et quelle société voulons-nous pour nos enfants ? Rachel Corenblit a été enseignante en primaire puis formatrice d’enseignants pendant dix-huit ans. Elle s’est inspirée de son expérience professionnelle pour écrire ce roman.

Emma est une jeune enseignante qui récolte les classes les moins faciles dans les premières années de sa carrière.  Elle finit par se poser dans une école qui est n'a rien du Klondike!  Enfants issus de l'immigration, troubles mentaux, abus physiques et mentaux, pauvreté et j'en passe, rien n'est gagné d'avance.  Pourtant, elle survit et fait sa place auprès de ces jeunes presque abandonnés.  Certains sont durs, d'autres brillants, mais pratiquement tous méfiants de cette jeune institutrice presque trop gentille pour eux.
 
L'avantage de ce roman est qu'il est court, parce que franchement on fait vite le tour de la question.  Je ne veux en rien diminuer le travail de ces enseignants ou celui de l'auteure.  Mais je pense simplement que le sujet n'avait rien de nouveau pour moi.  Il fait état des écoles que l'on peut retrouver dans plusieurs pays du monde, mais plus particulièrement en France où les portes ouvertes de l'Europe permet d'avoir des classes très multiculturelles.  S'adapter aux façons de faire des ces enfants et surtout de leurs parents peut être un vrai défi.
 
En parallèle, il y a la vie d'Emma aussi qui se décourage parfois et déprime sur le divan de sa mère.  On peut très comprendre car le métier d'enseignant en est un où l'on peut parfois se sentir impuissant devant les situations critiques des enfants.
 
"Ne pas s'attacher aux gens.
Simplement les aimer.  Les supporter.  Les accompagner. Et les laisser partir."
 
Ironiquement, ce roman est sorti en août juste avant la rentrée des classes.  Ce n'est peut-être pas le meilleur roman à lire pour un enseignant qui s'interroge sur sa carrière, mais il en est un que chaque parent devrait lire pour comprendre la réalité du métier et arrêter de chialer sur le prof comme on dit ici! 
 
Rouergue
ISBN: 978-2-8126-1436-1

dimanche 27 août 2017

Par le vent pleuré, Ron Rash.

Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements, ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis un demi-siècle.
 
1967 : le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead. Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent bien loin de ces révolutions, sous la coupe d’un grand-père tyrannique et conservateur, vont se laisser séduire par Ligeia la sirène et emporter dans le tourbillon des tentations. Le temps d’une saison, la jeune fille bouleversera de fond en comble leur relation, leur vision du monde, et scellera à jamais leur destin – avant de disparaître aussi subitement qu’elle était apparue.
 
À son macabre retour, les deux frères vont devoir rendre des comptes au fantôme de leur passé, et à leur propre conscience, rejouant sur fond de paysages grandioses l’éternelle confrontation d’Abel et de Caïn.
 
Il y a bien longtemps, il me semble, avoir abandonné un livre de cet auteur américain reconnu pour ses romans où l'atmosphère est généralement très lourde.  Avec Par le vent pleuré, les fans purs et durs de l'écrivain trouveront peut-être qu'il y est allé d'une main molle, moi j'ai vu cela comme l'opportunité de pouvoir enfin lire ses écrits sans toute cette pesanteur.
 
Si le roman se déroule entièrement dans un seul été, nous avons l'occasion de retrouver Bill et Eugene quarante-six ans plus tard quand le passé revient les hanter. Ce qu'ils ont vécu dans cet été mythique de leur adolescence est quelque chose d'unique dans leur vie d'orphelin de père et les événements auront des conséquences pour le reste de leur vie.  Élevés par leur mère dans la maison de leur grand-père paternel, ils sont à la merci de celui-ci.  Ce grand-père est médecin de profession et il a de grandes ambitions pour ses petits fils. Sa belle-fille a très peu de pouvoir contre lui.  Ils apprennent à être responsable en travaillant durement pour cet homme qui ne recule devant rien et surtout devant personne.  L'étendu de sa domination vous surprendra!
 
Ligeia est une jeune fille en plein "flower power".  Elle a 17 ans, mais elle est surtout une très mauvaise influence pour les garçons.  Ses parents l'ont expédiée de la Floride pour l'éloigner de sa vie de délurée.  Pensez-vous que cette décision améliora son sort? Ne pariez pas trop sur cela...
 
Je suis curieuse de lire ce que les vrais fans de Ron Rash penseront de ce nouveau roman. De mon côté, c'est une lecture intéressante, mais certainement pas un coup de cœur.
 
ISBN: 9782021338553

mardi 22 août 2017

La tresse, Laetitia Colombani.

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
 
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
 
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
 
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
 
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Un petit roman de 161 pages qui déplace de l'air!  Trois femmes sur trois continents qui n'ont absolument rien en commun sont liées par un fil qui les reliera à un moment précis de leurs vies. 
 
Smita est hors caste en Inde et refuse de poursuivre sa vie les mains dans la saleté des autres. Son mari s'oppose à sa décision.
 
Giulia doit prendre la relève de l'entreprise familiale en Sicile suite à l'incapacité de son père. Sa mère fait obstacle à sa nouvelle méthode de gestion.
 
Sarah est une avocate canadienne réputée, divorcée deux fois avec trois enfants issus de ces mariages.  Dans un monde d'hommes elle doit mettre les bouchées doubles pour conserver sa position. Le ciel lui tombera sur la tête et personne ne lui viendra en aide.
 
Rapidement, je me suis laissée emporter par ces trois femmes fortes qui refusent la fatalité. Aucune de trois n'a la vie facile, mais elles sont tellement déterminées à vouloir se sortir de cette situation qu'elles foncent droit devant en heurtant parfois les coins de mur...  Franchement, en tant que lectrice, j'étais presque derrière elles à crier vas-y, vas-y tu es capable!  C'est un roman qui exprime bien la réalité de la condition féminine dans le monde sans aucun larmoiement.  L'auteure a décidé de prendre le taureau par les cornes en démontrant qu'avec de la volonté on peut aussi faire sa place au soleil. Il faut parfois juste un peu de courage...
 
Un très beau roman que j'aurais voulu ne pas quitter tant je m'étais attachée à ses trois petits bouts de femme.

Grasset
ISBN: 9782246813880

dimanche 16 juillet 2017

Calendar Girl - Mai, Audrey Carlan.

Le mois de mai est chargé en émotion.

Avant de s’envoler pour son nouveau job, Mia passe à Las Vegas où elle rencontre le petit ami de sa soeur lors d’un dîner très officiel chez les parents du jeune homme. Les tourtereaux annoncent leur intention de s’installer ensemble et de se marier. Mia a un peu de mal à digérer la nouvelle.
C’est à Hawaï que nous la retrouvons. Elle est engagée comme mannequin pour une célèbre marque de maillots de bain. Angel D’amico veut prouver qu’on peut être belle même si on ne fait pas une taille 34. Il a créé une nouvelle ligne pour les filles ayant des formes, et Mia est son mannequin vedette.

En arrivant dans ce lieu paradisiaque, Mia découvre son partenaire mannequin, Taï Niko, dont le corps musclé et les tatouages tribaux la font immédiatement fantasmer.
Son séjour sur l’île risque de ne pas être de tout repos, d’autant qu’elle attend l’arrivée de sa soeur et de sa meilleure amie qui viennent la rejoindre pour une semaine de vacances.

Après Elin Hilderbrand à Nantucket me voilà à Hawaii dans ce volet des aventures de Mia la belle Calendar Girl!  Décidément, mes lectures sont très estivales en juillet.  Il ne manque que la plage pour en profiter au maximum, mais ça viendra bientôt car c'est prévu à  mon calendrier de vacances.

Mia débarque à Honolulu pour une séance de mannequinat où elle posera pour une compagnie de maillots de bain.  Bien entendu son collègue est le plus beau Samoan de l'île.  Musclé, tatoué, basané et professeur de surf, Mia ne met que quelques minutes avant de le mettre dans son lit! Disons que sa libido est en santé et qu'elle est sans scrupules... Ce sera probablement mon tome préféré car il m'a rappelé mon voyage à Honolulu.  Tout y est magnifique et Mia y passe un mois de rêve.  Même si elle n'oublie pas ses anciens clients devenus amis et même plus, elle admet que Taï est un amant comme jamais elle n'a connu avant.  Il est intense, bien membré (bien oui, il faut le mentionner!) et il ne rechigne pas à faire jouir sa dame plus de 6 fois en ligne.  Payée 100 000$ par mois pour "subir" cela et je si je pouvais vivre avec ma conscience, je prendrais bien sa place quelques fois dans l'année!!  Celles qui ont lu ces romans savent de quoi je parle...

Audrey Carlan ne lésine pas sur les scènes torrides et elle ne met que quelques pages avant de déshabiller sa Calendar Girl... car la chimie entre les personnes est rapidement au rendez-vous et c'est comme cela dans pratiquement chaque tome.  Vous êtes avertis!
 
ISBN: 9782755629163

vendredi 16 juin 2017

Un secret bien gardé, Alice Hoffman.

Ethan Ford mène une existence heureuse dans une petite ville du Massachusetts, jusqu’au jour où tout son univers s’écroule. Accusé d’avoir violé et assassiné une adolescente quinze ans plus tôt, il est jeté en prison. Le choc est terrible pour ses proches comme pour la petite communauté brusquement déchirée par les rumeurs. Son épouse prend aussitôt ses distances et se lance dans une enquête terrifiante. Certains habitants créent au contraire un comité pour la défense de cet homme jusqu’alors admiré de tous. La belle Rosarie Williams qui, à dix-sept ans, fait chavirer tous les cœurs et la petite Kat, enfant secrète et tourmentée par la mort de son père, voient à leur tour leur destin transformé par la résurgence de ce crime. Alice Hoffman brosse avec une grande férocité le portrait d’une société confrontée à ses propres démons tout en ménageant un suspense qui tient le lecteur en haleine jusqu’aux toutes dernières pages.
 
Dans la même veine que Lesecret du mari de Liane Moriarty, Un secret bien gardé représente le cauchemar que redoute toute personne… et si la personne qu’on aime n’était pas vraiment celle qu’elle est?  Jordie et Ethan sont amoureux depuis longtemps et ils ont un fils de 13 ans, Collie. La vie est belle.  Ils sont heureux, ils sont enviés par la communauté et ils sont fiers de leur fils, mais un beau matin tout s’arrête.  La police est devant la porte et elle doit arrêter un membre de cette famille.
 
Il a longtemps que je voulais découvrir l’œuvre d’Alice Hoffman.  Je suis enchantée d’avoir commencé par ce roman même si j’aurais voulu que l’accent soit mis sur certains personnages plutôt que d’autres.  Un tel événement perturbe une petite ville et j’ai beaucoup aimé que l’auteure fasse le tour du jardin.  Ceux qui ont côtoyé la personne coupable ont tous une opinion sur la situation, à commencer par Kat, la petite voisine perspicace!  Charlotte, la meilleure amie de Jorie vit également un drame de son côté.  Alice Hoffman dresse donc le portrait d’une communauté très liée et sur laquelle un petit rien de travers peut avoir un grand impact.  Personne ne passe incognito, ce qui aggrave grandement les choses…
 
Ce n’est pas un roman à grand suspens, l’auteure s’étant concentrée sur l’état psychologique de plusieurs personnes impliquées, mais j’ai passé un très bon moment.  N’hésitez pas à me recommander d’autres titres si vous connaissez son œuvre!
 
Flammarion 04/10/2002
ISBN : 9782080681379                        
 
 

samedi 15 avril 2017

Calendar Girl - Avril, Audrey Carlan.

Le premier contact avec Mason Murphy est assez rude ! Le joueur phare de l’équipe des Red Sox est un véritable goujat. Mais il ne connaît pas encore le caractère bien trempé de Mia qui va rapidement le faire changer d’attitude.
 
Un mois entourée des joueurs de son équipe de base-ball favorite, Mia est aux anges. Pourtant, son bonheur va être entaché d’une mauvaise nouvelle. Pourra t-elle surmonter cette déception ?

Dans ce quatrième tome, Mia n'est plus qu'une simple escorte, elle est aussi l'initiatrice d'une bonne œuvre en plus de jouer le rôle d'entremetteuse entre deux personnes destinées à être ensemble depuis longtemps. 

J'avoue qu'à ce stade, je poursuis la lecture de cette série par curiosité.  L'auteure ne peut qu'enchaîner des scènes torrides, elle doit y mettre un peu de contenu pour arriver à une petite plaquette d'environ 115 pages.  J'ai hâte de voir ce qu'elle inventera pour combler l'année au complet! En parallèle, on suit un peu l'évolution de sa petite sœur et de sa meilleure amie Gina.  Mais puisqu'elle ne les voit que deux jours par mois, ce n'est pas le plus important dans le roman.  Mia subit également une certaine évolution, elle a des sentiments très fermes pour un de ses anciens clients, mais saura-t-il attendre à la fin de l'année?  Et voudra-t-il toujours d'une femme qui se sera donnée à plusieurs hommes en si peu de temps?
 
À suivre le mois prochain!

Hugo et Cie
ISBN: 9782755629156

dimanche 19 mars 2017

Calendar Girl - Mars, Audrey Carlan.

Avant de s’envoler vers sa prochaine mission, Mia fait un petit séjour à Las Vegas où elle retrouve sa soeur et sa meilleure amie. Elle en profite pour aller rendre visite à son père qui est toujours dans le coma.

Elle a rendez-vous avec son usurier pour lui remettre le deuxième versement, et cette rencontre n’est pas des plus sympathiques ! Mais la voilà à nouveau dans un avion, direction Chicago, pour y retrouver le bel Anthony Fasano, propriétaire d’un restaurant italien.
 
J'avoue que ma curiosité à découvrir chaque nouveau client me pousse à lire cette série plus que le texte en soi.  Les scènes sont souvent redondantes, mais je dois dire que l'auteure a été originale dans ce troisième volet.  Le client en est un assez particulier et Audrey Carlan a profité de cette "particularité", dont je ne peux vous en dire plus, pour nous faire une belle surprise!
 
Sinon, nous sommes dans la ville des vents à Chicago et la cuisine italienne est à l'honneur.  Quelques séances de shopping sont aussi au menu et en compagnie d'un ami gay, cela coûte toujours plus cher, n'est-ce pas?!
 
Ce sont des romans très courts qui se lisent en une heure ou deux, qui font monter la pression artérielle et qui nous font fantasmer sur le corps masculin bien entretenu! Une fois par mois, je ne dis pas non!
 
Le site de l'auteure: Audrey Carlan.
ISBN: 9782755629149

dimanche 19 février 2017

Une orchidée pour un parvenu - Les Ravenel tome 2, Lisa Kleypas.

Helen Ravenel devait épouser le richissime Rhys Winterborne, propriétaire du plus grand magasin de Londres. Puis, sur un malentendu, leurs fiançailles ont été rompues.
 
Le cœur brisé, Helen ose aller trouver Rhys pour lui clamer son amour. Mais l'irascible Gallois sait que les Ravenel s'opposeront désormais à leur union. Pour leur forcer la main, il lance un ultimatum à la jeune fille : elle doit se donner à lui le jour même. Une fois compromise, elle ne pourra plus lui échapper.
 
La timide Helen se surprend elle-même en acceptant ce pacte scandaleux. Dans les bras de cet amant fougueux, elle découvre des plaisirs insoupçonnés… bien consciente de prendre un risque énorme. Car si Rhys venait à percer son lourd secret, il refuserait de faire d'elle sa femme…  

J'ai fait une rechute... Près de 25 ans après avoir passé un été à lire deux-trois Harlequin par jour, je m'étais promis de ne plus me droguer à coups de beaux mâles ténébreux et de femmes faibles devant toute cette virilité! Je vais devoir me soigner, mais ce sera après le dernier volet. Juste une dernière fois, promis!
 
Deuxième tome de la trilogie, j'ai retrouvé Helen une jeune femme douce et délicate qui a décidé de prendre son destin en main en ignorant la bonne conduite dictée par la société. Du jour au lendemain, elle perd toute son innocence, devient audacieuse et délinquante!  Lorsqu'on a vécu toute sa vie sous la protection de chaperons dans un domaine éloigné en campagne, un beau Gallois riche et entreprenant peut avoir tout l'air d'une grande aventure... surtout lorsqu'il ne provient pas de sa caste!  Rhys Winterborne n'est pas né dans le luxe et bien qu'il se soit construit un empire, il ne peut acheter sa place dans la haute société.  Helen Ravenel sera sa porte d'entrée. Les deux parties sont gagnantes.
 
Ce que j'ai surtout apprécié, c'est que ce deuxième livre enchaîne directement avec la fin du premier.  On y résume l'histoire en quelques pages, le lecteur (la lectrice à 99%!) est vite replacé dans le contexte.   Comme pour le précédent, ne comptez pas sur cette série pour en apprendre beaucoup sur la fin du 19ième siècle... On y parle un peu de mode, de médecine et des conventions de l'époque, sans plus.  Mais bon, je l'ai déjà dit la dernière fois, on y est pour les scènes torrides et tous le suspense des entaches aux réputations! On y vit dangereusement sur l'étage des chambres...
 
Contrairement à ce tome, il n'y a pas d'indice sur qui sera la prochaine personne du clan Ravenel a vivre tumultes, honte et tragédies, mais c'est un rendez-vous que je ne manquerai pas.  C'est une drogue, je vous dis! N'y touchez pas, vous serez cuites!
 
Un autre emprunt électronique de ma bibliothèque municipale, je tiens toujours mes résolutions!

J'ai lu pour elle
ISBN: 9782290135020

mercredi 8 février 2017

Coeur de canaille - Les Ravenel tome 1, Lisa Kleypas.

Une canaille, c'est ainsi que Devon Ravenel se définissait à l'époque où il menait une vie futile et égoïste. Ce qui lui convenait tout à fait. Jusqu'au jour où la mort inattendue de son cousin Théo fait de lui le nouveau comte de Trenear. Un destin auquel rien ne l'a préparé. Du jour au lendemain, le voici criblé de dettes, à la tête d'un gigantesque domaine comptant plus de deux cents familles de métayers. Accablé par tant de responsabilités et conscient de son incompétence, Devon décide aussitôt de tout vendre pour reprendre son existence bohème. N'est-ce pas ainsi qu'agirait tout bon vaurien de sa trempe ?
 
Mais c'était avant de rencontrer Kathleen, la veuve de son cousin, une jeune femme courageuse, pétrie de grands principes, qui va révéler le héros qui sommeillait en lui...
 
Dans ma résolution d’emprunter plus de livres de la bibliothèque municipale cette année, je me suis tournée vers la collection numérique pour lire cette série suggérée par Kirkus dans un article intitulé
I’m hooked alright!  Bien que cette série se classe dans la catégorie roman d’amour historique, vous pouvez compter les faits historiques sur une seule main.  L’histoire se déroulant à la fin du 19ième siècle, certains manoirs ne sont pas encore dotés d’eau courante ou de salles de bain complètes.  L’auteure ne va pas vraiment plus loin… On circule à dos de cheval ou en fiacre et la médecine n’est pas aussi avancée qu’aujourd’hui.  Tant pis, parce que ce qui nous intéresse vraiment, c’est l’avenir du beau grand et fort Devon Ravenel!  Ayant hérité du manoir en ruine de son cousin Théo, il ne sait quoi faire de sa jeune veuve et des sœurs du défunt.  Habitué à son rythme de vie d’un homme de 28 ans sans grandes responsabilités, il se voit confronter à de grosses dettes accumulées par la famille.  Pauvre Devon… La veuve de son cousin a des yeux d’ambre, la taille fine et laisse un parfum enivrant de rose sur son passage.  Il fait tellement pitié!  **Soupirs**  Combien de temps mettra-t-il avant de la mettre dans son lit?
 
J’avais quelques réticences avant ma lecture car j’ai souvent des préjugés sur les romans dans le style Harlequin, mais je dois dire que c’est très bien écrit!  Ça se lit en criant lapin et franchement, j’ai hâte de connaître le destin de plusieurs des personnages dont Lady Helen.  Premier volet d'une trilogie, le deuxième volume est actuellement disponible sous le titre: Une orchidée pour un parvenu.  Et je crois bien savoir qui c'est!
 
Lisa Kleypas est une auteure américaine qui cumule les succès dans le genre.  Un nom que je retiendrai lorsque j’aurais envie de frivolité et de grands soupirs de jalousie! ahah
 
Collection: Aventures et Passions

mercredi 12 octobre 2016

Petit pays, Gaël Faye.

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages... J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »


Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.
 
C’est exactement pour ce genre de roman que j’aime lire!  Celui qui nous ramène des souvenirs d’enfants dans un pays lointain.  Ce petit pays, c’est le Burundi, un pays peu connu mais voisin du Rwanda qui a connu ses heures de gloire malheureusement.  Ici, le génocide des Tutsis est raconté de l’intérieur par un enfant de 10-11 ans, métis.  Né d’un papa français et d’une maman rwandaise, Gaël savoure son bonheur de vivre sur cette terre africaine près des Grands Lacs jusqu’au jour où cette guerre fait écho jusque dans son impasse. 

Je me suis lancée dans cette lecture sans vraiment savoir dans quoi j’embarquais.  C’est après avoir vu la couverture à plusieurs reprises sur les blogs (sans lire les billets!) que j’ai voulu savoir quel était le buzz!  Ce roman ne fait que 175 pages, vous devez le lire.  L’auteur a réussi à démontrer l’horreur de cette guerre sans effusion de sang et empilage de cadavres.  À travers son quotidien, ses émotions et sa bande de copains, le petit Gaël nous fait état de l’avant et de l’après.  Forcé de quitter son pays, il a tout perdu.  Pour lui, il ne reste les souvenirs de mangues bien juteuses, d’insouciance et de graves gestes commis malgré lui.  Maintenant, il doit recréer une banque de nouveaux souvenirs, d’amis et d’attaches dans un autre pays, la France.  Il doit oublier aussi… un peu.  Surtout les parents laissés derrière et cela ne se fait pas sans douleur.

C’est un roman qui m’a profondément marquée parce que j’ai connu des Tutsis qui avaient tout perdu. Il s’en dégage beaucoup de poésie malgré l’atrocité du sujet.  Il y a une multitude de passages à surligner.  C’est un premier roman réussi et dépaysant.

ISBN: 9782246857334

dimanche 18 septembre 2016

Les abandons de la semaine... 3!

On me demande : c’est qui ta mère, c’est qui ton père. Moi je n’en sais rien, j’ai Titi et c’est à peu près tout. Ensemble, on décore les châssis avec des branches d’arbres qui se fanent, tombent et deviennent des lambeaux mortuaires séchés qu’on ne balaie pas. Et certains soirs, je sens mon cœur qui se gonfle et qui essaie de me parler pour me dire bonjour, quelque chose de grave est arrivé et ça n’est pas fini. Olé.
 
Elle vit à l’écart du village, dans les bois, près de la rivière, avec sa sœur. Ou sa mère. Elle ne le sait pas très bien. Sa vie était simple mais rien n’est immuable. Son corps change, la vie autour aussi. Et il n’y a pas grand monde pour lui expliquer ce qui se passe.
 
Une histoire à l’ambiance sombre et décalée, portée par une narratrice au langage unique et coloré.

Abandon à 25% lu...

Un abandon contre les marées (tout le monde aime!), parce que je suis totalement hermétique à ce genre de littérature.  C’est un roman très poétique et même avec un texte qui stimule les belles images dans nos esprits et qui fait sourire parfois, je peine à avancer.  C’est loin d’être mauvais, mais ce livre ne me convient pas. Des expressions dans le genre « du liquide à joie dans son cœur », moi je lève les yeux au ciel.  Excusez-moi, je n’y peux rien!
Québec-Amérique / La Shop
ISBN: 978-2-7644-3189-4


Femme de 52 ans, 1,67 m, 57 kg. Des seins, pas de fesses. Artiste et cartésienne, vive et lucide, franche jusqu'à l'insolence. Moyens financiers décents, responsable et intègre.

J'aime le bricolage, le champagne et les grands garçons qui écrivent bien, surtout ici, sans échange de phéromones. Je cherche mon équivalent masculin, ou mieux.

Veuillez noter que chauves, bedonnants, pauvres ou dysfonctionnels ne sont pas considérés comme des équivalents.

Au plaisir
Abandon p.30
 
Des extraits de discussions entre une femme et ses prospects sur un site de rencontre... Malheureusement, j'ai peu d'intérêt pour le sujet en ce moment.  Le personnage est une femme brillante qui cherche à ne plus être célibataire, tout simplement.  Je suis convaincue que plusieurs passeront un excellent moment de lecture en sa compagnie.
 
ISBN: 9782764811870
 
…Samantha Mc Allister est une fille comme les autres. Du moins en apparence. Elle cache un secret que ses amies, passionnées de mode et de soirées pyjama, ne pourraient pas comprendre : Sam est envahie d’angoisses et de sombres pensées qu’elle n’arrive pas à contrôler. Chaque acte, chaque prise de parole est un véritable calvaire. Pas évident quand on fait partie d’un groupe où tout fashion faux-pas ou crush sur le mauvais mec fait l’objet d’un raz-de-marée de critiques. Mais un jour, Sam rencontre Caroline… Enfin, elle peut rester elle-même, voire se confier sur ses séances hebdomadaires chez le psy. Très vite, Caroline fait découvrir à Sam un lieu secret caché sous le gymnase du lycée : le Club des poètes, où chacun peut monter sur l’estrade et réciter ses créations. Peu à peu, Sam se prend presque à se sentir  » normale « … Mais pourquoi AJ, le mystérieux guitariste du groupe, ne semble-t-il pas accepter sa présence ? Sam devra-t-elle une fois de plus tout remettre en question ?…
 
Abandon p.74
 
Il y a des fois où j'aime les romans jeune adulte et d'autres fois pas du tout.  Un lieu secret sous le gymnase du lycée où se rencontrent des adolescents pour parler poésie... ouais... bon... non! J'ai largement dépassé les 50 pages, je me permets de dire que je n'aime pas.
 
ISBN: 9782755623314
 
C'est une très mauvaise semaine côté lecture...

lundi 14 mars 2016

En ce moment, je lis...



Le livre qui a inspiré la série télévisée...
 

Nous les menteurs, E. Lockhart.

Une famille belle et distinguée. L'été. Une île privée. Le grand amour. Une ado brisée. Quatre adolescents à l'amitié indéfectible, les Menteurs.

Un accident. Un secret. La vérité.
Un drame familial époustouflant où culmine le suspense. Une lecture qui, à peine terminée, donne envie de retourner à la première page pour recommencer...

«Un roman choc, foudroyant de beauté et d'intelligence, "Nous les Menteurs" est absolument inoubliable.» John Green - Auteur de "Nos étoiles contraires"

Finaliste pour le prix LIRE du Meilleur livre jeunesse 2015.

C’est à partir d’environ 60 pages que j’ai compris qu’il se tramait quelque chose.  Je ne savais quelle direction prendrait l’histoire, mais j’étais loin de m’imaginer que l’auteur nous amènerait dans un tourbillon aussi malsain!  Les menteurs, ce sont quatre jeunes adolescents pour lesquels l’été des 15 ans déterminera le reste de leurs vies.  Cadence est amoureuse de Gat et ils passent tout leur temps avec Johnny et Mirren, les cousins de Cady.  Ensemble, ils sont témoins de la guerre que se livrent les trois sœurs Sinclair auprès du patriarche qui a  une fortune considérable à léguer.  Nous sommes sur une île de l’Est des États-Unis où la richesse ne côtoie que la richesse.  Le décor est paradisiaque pour y passe les étés, mais l’intérieur des résidences l’est un peu moins.  Les Sinclair ont la réputation d’être droits et de ne jamais flancher, mais derrière les portes closes quand l’alcool coule à flots, la hargne et la jalousie prennent le dessus sur cette façade qu’entretient cette famille depuis si longtemps.  Les jours passent et on a envie que quelqu’un mette fin à ce rituel…

Arrivée au chapitre de La vérité, j’ai lu les premières lignes et j’ai refermé le couvercle de l’étui de ma liseuse… sous le choc.  Je n’ai rien venu venir!  C’est dément!

Ce roman court et très intense est publié chez Gallimard jeunesse et est conseillé aux 13 ans et plus, mais en tant qu’adulte, je n’y ai vu que du feu.  C’est un roman sur l’amour et l’amitié, deux sujets qui n’ont pas d’âge!
 
À partir de 13 ans
ISBN: 9782070663132

mercredi 3 février 2016

La mémoire des embruns, Karen Viggers.

Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare.

Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs.
Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d'Antarctique et le divorce qui l'a détruit, elle veut trouver la paix avant de mourir.
Mais le secret qui l'a hantée durant des décennies menace d'être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.

Une femme au crépuscule de sa vie. Un homme incapable de savourer pleinement la sienne. La Mémoire des embruns est une émouvante histoire d'amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse.

Abandon p.155... presque la moitié, c'est terrible!

Je me suis lassée des falaises et des balades en 4x4.  Je suis, à la limite, curieuse de connaître le secret de Mary, de Leon et de Dave,  mais je ne supporte plus le décor.  Il prend trop de place et il est si peu enchanteur et varié...  Ma patience s'est envolée et je peine à passer au chapitre suivant.  Moi qui rêvait de Tasmanie, le bout du monde, j'ai raté mon coup avec ce roman.

Les Escales
ISBN: 9782365691307