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mardi 31 décembre 2013

Le bilan de l'année 2013...

Jules se livre en 2013, c'est 50 livres lus...
 
27 livres d'auteurs québécois
6 livres de ma pile à lire personnelle
31 services de presse
1 livre sur ma liseuse KOBO
3 emprunts à la biblio
1 livre en anglais
2 livres classiques
quelques abandons
 
et beaucoup de billets fi-fille!!!
 
Lorsque je relis mes résolutions en fin d'année 2012, je réalise que je n'ai pas atteint mes objectifs:
60 livres à lire dans l'année, 1 livre classique, 1 livre québécois et 1 livre en anglais par mois, faire baisser la PAL, etc. Par contre, j'ai plus que doublé ma dose d'auteurs locaux, c'est très bien! Nous avons du talent à revendre ici et puisque nous n'avons rien à envier aux autres, lisons-les!
 
Cette dernière année m'a permis de faire d'excellentes découvertes, de rencontrer des auteurs fabuleux et des attachés de presse dynamiques, mais ce que j'espère le plus du fond du cœur, c'est que ce blog m'ai permis de vous donner le goût de lire tous ces livres!
 
Parce que je suis devenue une lectrice inconditionnelle de certains auteurs, je serais tentée de mettre tous leurs livres dans le top 10... Alors, cette année, je ne ferai pas de top 10, mais je vous dirais que si vous n'avez pas encore découvert les romans de Nathalie Roy, Catherine Leroux, Michel Jean, Mylène Gilbert-Dumas, Anne Bonhomme ou encore Martine Latulippe (pour ne nommer que ceux-ci!), je vous conseille fortement de les mettre sur votre liste pour la nouvelle année!
 
Voilà, dans quelques heures, nous passerons à la nouvelle année qui, je nous le souhaite, sera tout au moins aussi bonne que celle que nous laissons derrière!
 
Bonne et heureuse année à tous!

lundi 23 décembre 2013

Les mouettes, Sándor Márai.

« Pendant des dizaines d’années, j’ai traversé ce pont deux fois par jour et c’est la première fois que je prête attention aux mouettes, songe-t-il. Je les regarde avec les yeux de cette femme. Elle a les mêmes yeux gris vert que l’autre… des yeux d’oiseau ou d’animal. »

Lorsqu’il accueille dans son bureau du ministère la réfugiée finlandaise venue demander un permis de séjour et de travail, le haut fonctionnaire est saisi : il croit reconnaître une jeune fille jadis aimée et qui s’est donné la mort cinq ans plus tôt par amour pour un autre. Simple hasard ou signe du destin ? Qui est cette « mouette » venue de si loin et qui prétend se nommer Aino Laine, « vague unique » en finnois ? 

Cette rencontre énigmatique, dont la tension est accrue par l’imminence de la guerre et l’attente d’un coup de téléphone, crucial pour l’homme comme pour le sort du pays, pourrait déboucher sur une révélation, à moins qu’elle ne fasse qu’épaissir le mystère des êtres.
Comme dans Les Braises, écrit un an plus tôt, ou Divorce à Buda, ce roman où s’exprime la subtilité du grand écrivain hongrois confronte un homme et une femme à leur passé dans un de ces face à face somnambuliques et prenants dont Márai a le secret.
 
Depuis le jour où j'ai lu le billet de Grominou sur Les Braises paru chez le même éditeur, j'ai eu envie de découvrir cet auteur hongrois décédé en 1989.  Mon choix s'est donc porté sur celui-ci paru en octobre 2013.  Je n'ai lu aucun avis au sujet de ce roman parce que lorsque je découvre un nouvel auteur, j'aime me faire ma propre idée sur le livre choisi...
 
On ne peut pas dire que ses romans semblent déborder de rebondissements!  Márai est un homme de mots, de belles phrases, de réflexions poussées sur la société et la politique.  Les paragraphes sont denses et les descriptions vous permettent de bien imager les scènes.  L'auteur a le soucis du détail essentiel pour ses analyses sociales et psychologiques.
 
Je me résumerai à dire qu'un homme est conseiller et qu'il détient un secret qui sera dévoilé au grand jour le lendemain de sa rencontre avec une jeune femme qui ressemble à se méprendre à son grand amour "Unique Vague".  Ensemble, ils passent une dernière soirée à l'opéra et dans son salon où ils échangent sur ce qui peut bien les unir en ce dernier soir de paix car la guerre est imminente.
 
C'est mystérieux, l'heure est grave, la tension est palpable.  N'ayant pas lu ses autres romans, je n'oserais m'aventurer à dire que ce roman est peut-être réservé au passionnés de l'auteur, mais si le goût d'une lecture qui sollicite intellectuellement vous fait envie, il est tout indiqué!
 
ISBN:  9782226252067
 

samedi 21 décembre 2013

Je suis une pierre brûlante, Vania Jimenez.

Fruit d'une aventure extraconjugale improbable entre un Écossais et une Inuite, Lucy ignorera, puis cachera ses origines. Née à Montréal à la fin des années 50, elle est adoptée par l'Écossais et sa femme, juste avant qu'ils adoptent aussi une petite Chinoise, May, sa complice, son double. Lucy, blessée dans son identité, deviendra médecin et partira vers le Nord québécois soigner les Inuits, remontant ainsi le chemin de ses origines. C'est là qu'elle deviendra femme. Elle y rencontrera des êtres meurtris, perdus, tordus, à la fois forts et vulnérables. À leur contact, elle comprendra peu à peu le sens des visions qui la tourmentent depuis l'enfance. Et c'est aussi sur cette terre de ses ancêtres que la fatalité la frappera. Y survivra-t-elle? Parviendra-t-elle à se reconstruire au-delà d'elle-même?
 
Lucy est née d'un père écossais et d'une mère québécoise.  May est chinoise.  Toutes les deux adoptées par une même famille, elles grandissent en parallèle se ressemblant de plus en plus aux yeux de tous.  L'une sera sage-femme, l'autre médecin.  Toutes les deux partent à la conquête de régions éloignées pour pratiquer.  Leur parcours est différent mais ce sera Lucy qui sera la plus présente dans les pages de ce roman à lequel j'ai vraiment pris goût qu'à la moitié.  J'ai bien fait de ne pas abandonner!  La gamme de sujet est variée et très bouleversante.  Les relations mère-fille qui ne vont pas de soi lorsqu'il y a une préférence pour une et un peu de racisme envers l'autre (il faut lire pour comprendre pourquoi!), les relations complexes entre Blancs et Inuits, le métier de médecin en région éloignée où les ressources manquent à l'appel, le trafic de drogues et de narcotiques, la détresse psychologique et les abus physiques, les tragédies familiales, la condition de la femme du Nord au Sud, etc.  Malheureusement, ce roman n'est pas que du fictif, il se base sur le quotidien de vraies communautés...
 
Si je reproche un tout petit peu à l'auteure d'avoir certains segments légèrement décousus qui ne s'emboîtent pas nécessairement avec la suite, je ne lui reproche surtout pas de nous avoir ennuyés avec un seul sujet!  Le livre déborde d'action et juste pour connaître le destin de femmes de tous les milieux et surtout de celles du Nord, ce livre en est un à ne pas négliger. 
 
ISBN: 978-2-89711-082-6

dimanche 8 décembre 2013

J'ai vu le Père Noël, David Bedford et Tim Warners.

Dans son lit‚ Petit Ours ne trouve pas le sommeil. Le Père Noël doit passer cette nuit! Oui mais…s’il restait coincé dans la cheminée? Petit Ours réveille Papa Ours. Tous deux décident de monter la garde au rez–de–chaussée pour pouvoir intervenir en cas d’urgence.
 
Fiston a visité le Père Noël ce matin et il a reçu ce livre en cadeau.  Je ne connaissais même pas les Éditions Mijade!  C'est un bel album très bien construit avec un punch à la fin.  Disponible en petit format chez Petits Mijade pour 7.95$ dans nos librairies, c'est un prix plus que raisonnable pour un livre jeunesse de cette qualité.  Comme fiston, j'ai été prise au jeu par la nuit de Noël où tous les enfants se demandent si le Père Noël aura le temps de manger les biscuits!  Et si Papa Ours avait une fringale? 
 
J'irai certainement voir ce qu'il y a de disponible dans cette collection chez mon libraire.

samedi 7 décembre 2013

Les gens heureux lisent et boivent du café, Agnès Martin-Lugand.

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
 
Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.
 
L’histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique, tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n’a d’autre choix que de faire avec.
 
Diane a vécu le pire!  Perdre son homme et sa fille dans un accident de voiture a de quoi vous rendre végétative pour très longtemps.  Je ne brûle pas le punch car cet incident se déroule dans les deux premières pages.  Ce qui vient ensuite est classique.  Elle se terre chez elle, elle cumule les plats congelés sur la table du salon, oublie de se laver et ne répond plus au téléphone...
 
Puis, un jour, elle se rappelle que son défunt mari voulait visiter l'Irlande et ses rugbyman mangeurs de moutons, elle boucle ses valises et part à la découverte d'une petite ville perdue choisie les yeux fermés.  Elle loue un cottage, prend tranquillement ses aises et rencontre Edward, le voisin qu'on déteste avoir.  Il est rustre, sauvage et déplaisant!  Vous imaginez la suite, n'est-ce pas?  Voilà, ce livre n'est pas méchant, il se lit très bien même (comme un "bon Harlequin"!), mais il est trop prévisible!!!  La séquence est traditionnelle, on se déteste, on s'aime, on se repousse et on s'aime. 
 
D'abord publié à compte d'auteurs, je peux très bien comprendre qu'il ait plu aux femmes, c'est une belle histoire romantique sur fond de paysages irlandais. À lire la tête légère avec une doudou sur les genoux... 
 
 

vendredi 6 décembre 2013

Yamabuki, Aki Shimazaki.

Cela fait maintenant cinquante-six ans que Aïko Toda a connu le coup de foudre pour celui qu'elle acceptait d'épouser dès leur premier rendez-vous. Aux côtés de cet homme, un cadre dévoué de l'importante compagnie Goshima, elle a été aux premières lignes de la reconstruction économique de son pays dévasté par la guerre. Toujours aussi amoureux, tous deux profitent aujourd'hui de leur retraite. Au fil des jours de pluie et des promenades, Aïko songe à ce demi-siècle passé auprès de Tsuyoshi Toda, son samurai ; un bonheur dont elle prend la mesure alors que remontent aussi à sa mémoire les années qui ont précédé leur rencontre, celles d'un premier mariage raté.
 
Au plus près de l'intimité de ses personnages, Aki Shimazaki clôt avec cette histoire le cycle romanesque Au coeur du Yamato.

Je serais tentée de vous dire que c'est du bonheur pour l'âme, du miel sur la langue, du sucre qui monte au cerveau... mais même encore là, vous n'auriez pas la bonne mesure de mes sentiments face à du Aki Shimazaki!  C'est d'une finesse et d'une subtilité réconfortante.  Chaque phrase est pesée, la preuve étant que chacun de ses romans ne sont que de petites plaquettes, mais si dense en sentiments, en traditions japonaises et en beauté du monde que vous les refermées avec un baume au cœur.

Tsuyoshi n'exprime pas beaucoup ses sentiments.  C'est typique des Japonais.  Je ne l'ai jamais entendu me dire "Je t'aime" (p.110)
 
Je sais que ma proposition est bien subite, mais je désire vous fréquenter en vue d'un mariage. (p.93)
 
On est pauvres, dit-elle.  Ce n'est pas le temps de prendre des cours de cérémonie du thé.  Mais je veux continuer de l'enseigner afin que les gens conservent nos bonnes traditions avec fierté. (p.78)

Un jour je les aurai tous dans ma bibliothèque et je les relira, c'est pas peu dire dans mon cas...
 
ISBN: 9782760912670

mardi 3 décembre 2013

Tremblement de mère, Diane Lavoie.

Bonjour,
 
J’ai adopté une petite Haïtienne dans le désastre du séisme. Elle est arrivée à trois ans, encore endeuillée de la vie qu’elle avait perdue, presque sans transition entre sa famille et moi, la nouvelle mère catastrophée, blanche de peur et de peau.
 
Parce que l’adoption est fragile et que nous n’avons choisi ni le moment ni les circonstances, les premiers mois ont été plus éprouvants qu’un atterrissage d’avion sans pneus. Une longue glissade à nous écorcher le ventre, le sien et le mien.
 
Je n’écris pas pour de vrai. Mais devant ses trois premières années de vie enfouies sous les ruines de son pays, j’ai voulu écrire des racines à ma fille.
 
Tremblement de mère, c’est le récit troublant d’une femme qui, passée la quarantaine, ressent le désir d’être mère.  Célibataire, elle se tourne vers l’adoption en Haïti.  Un choix rapidement réfléchi pour des raisons personnelles.  Elle désire une fille et pas trop jeune, car elle ne veut pas de couches!  Le tremblement de terre de janvier 2010 ne lui laissa aucun choix et c’est une fillette de 3 ans qu’elle récupéra à l’aéroport. 
 
Les craintes d’avant, pendant et d’après se matérialiseront malgré l’auteure.  Peu de temps pour se préparer, pour digérer le fait que sa vie est sur le point de changer, à l’aide d’amis elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour se mettre en mode « maman ».  Mais parfois, la volonté ne résout pas tout.  La période d’adaptation de l’enfant et de l’adulte est difficile.  Chacune a son bagage, ses expériences et ses lacunes ceci menant à des confrontations sur une base régulière.  Les nuits sont courtes, les ressources manquantes, être maman solo avec un enfant qu’on ne connaît pas et qui ne parle pas notre langue relève d’un exploit.  Diane Lavoie en paiera le prix, elle a touché le fond…
 
Elle n’est peut-être pas écrivaine de métier, mais sa plume est directe, drôle et familière.  Pour son histoire, pour sa façon de nous transmettre son expérience, c’est un vrai coup de cœur.  Un beau récit qu’on ait adopté ou pas car chaque maman s’y retrouvera un peu à quelque part.

dimanche 1 décembre 2013

Les souliers de Mandela, Eza Paventi.

Lorsque Fleur Fontaine débarque en Afrique, c’est un être fané que le continent accueille. La jeune femme, qui a eu la chance de naître du bon côté de l’équateur, avance sur un fil de fer. Dans un pays en reconstruction, elle affronte ses propres territoires ravagés. Inspirée par le père de la nation sud-africaine, Nelson Mandela, elle apprivoise ce que l’on a oublié de lui transmettre; comment se reconstruire, comment pardonner. Mais pour marcher sur ce long chemin vers la liberté, les souliers de Mandela lui semblent de bien grosses pointures à chausser...

Pour son premier roman, l’auteure vous offre d’habiles dépaysements: un voyage en terre africaine, mais aussi, et surtout, un voyage intérieur. Car au contact de l’Autre, ne sommes-nous pas obligés de nous définir?

Ceux qui désirent prolonger leur expérience de lecture ou découvrir, de façon ludique, d’autres facettes de l’Afrique du Sud sont invités à visiter 
souliersdemandela.com, blogue alimenté par le personnage Fleur Fontaine. 
 
Parce que j'ai vu cette couverture à quelques reprises sur les pages de mes amis FB, parce que l'auteure (qui est adorable!) était au salon du livre et parce que je voulais en savoir plus sur cette Afrique du Sud qui me rend confuse entre paysages à couper le souffle, violence omniprésente et peuples de toutes les couleurs, j'ai pris le livre et la dédicace!
 
Ce sera certainement le livre à lequel j'aurai donné le plus de vécu!  Je me suis permis de corner et de souligner les idées, les belles phrases et les passages lourds de signification.  Au hasard:
 
"Je le comprends à travers ses yeux tristes.  Une heure, dans sa vie, c'est une seconde où rien ne change.  Une heure dans la mienne, c'est un siècle rempli d'obligations, de plaisir, d'expériences, de projections dans le futur et de toutes ces choses qui m'entraînent dans un mirage où je me sens vivante." (p.178)
 
"Le désir d'un homme est un puissant miroir qui ne faillit jamais lorsqu'on cherche désespérément à y entrevoir un reflet de soi." (p.88)
 
"Ils portent tous un fardeau, la couleur de leur peau." (p.14)
 
Partagée entre un amour déchu laissé derrière elle au Canada et sa passion qu'est le journalisme, Fleur Fontaine tente de refaire sa vie pendant un stage à l'autre bout du monde.  Les souliers de Mandela, ce sont de belles rencontres humaines chez un peuple qui n'en finit plus de souffrir malgré tout ce que Mandela a fait à ce jour.  Les inégalités persistent et la violence qui se rattache souvent à la frustration aussi.  Ne cherchez pas de punch dans ces pages, l'auteur nous dépeint la réalité quotidienne des Sud-Africains à travers les yeux de Fleur, une jeune femme qui ne connaît rien de ce monde.  Des moments de bonheur, d'incertitude et d'hébétement composent ce roman.
 
Un beau livre pour suivre un périple en terre inconnue, assister à une guérison du coeur ou encore pour avoir une chance de vous évader vous aussi vers une autre civilisation qui a tant à offrir si on lui en donne l'occasion!
 
"Le pardon ne se décide pas avec la tête, commence-t-il.  Eh bien, oui, au début, il faut choisir avec la tête.  Il faut se dire consciemment "j'éprouve le besoin de pardonner" et avoir le courage de regarder en face les événements pour mesurer ce que l'on a perdu." (397)
 
Une visite sur le blogue souliersdemandela s'avère un complément enrichissant, je vous suggère grandement d'y faire un petit tour.

samedi 30 novembre 2013

L'espace en 30 secondes, Clive Gifford.

30 sujets cosmiques expliqués en 30 secondes aux jeunes passionnés de l’espace.

Ce livre propose un survol dynamique des données actuelles sur l’espace. Les capsules d’informations permettent aux jeunes lecteurs d’accomplir des missions en 3 minutes et d’en découvrir toujours plus sur l’Univers. Des dessins amusants expliquent les plus grands mystères du cosmos. De quoi fasciner les amateurs d’étoiles, de planètes et d’immensité...
     
 
Je ne suis vraiment pas spécialiste du livre dans le genre, mais comme pour tous les autres livres dans la catégorie jeunesse, l'important pour moi c'est que le livre soit assez attirant et bien fait pour maintenir l'intérêt du petit lecteur.  L'espace en 30 secondes remplit la commande.  96 pages de données scientifiques bien résumées pour en conserver que l'essentiel.  Les trous noirs, les galaxies, la voie lactée, les planètes, le télescope spatial et des glossaires très instructifs, il est complet.  Bien illustré et coloré avec deux pages par sujet, ce petit livre est un excellent complément aux livres scolaires pour élargir rapidement les connaissances de votre enfant.
 
Hurtubise propose aussi un peu plus d'une dizaine de livres pratiques dans le même genre (pour adultes) sur une belle variété de sujets  tels que l'anatomie, les mathématiques, l'architecture, etc.  Une collection incontournable à ajouter à votre bibliothèque selon vos intérêts ou vos lacunes en culture générale!
 
ISBN: 978-289723-219-1                              

vendredi 29 novembre 2013

Howard B. Labougeotte apprend à partager - Une histoire de Noël, Howard Binkow et Susan F. Cornelison.

Noël est arrivé et Howard B. Labougeotte, lui, ne pense pas à donner mais plutôt à recevoir... Pendant, les fêtes il apprend peu à peu à donner, à partager et découvre le plaisir d’offrir.
 
Howard a beaucoup de jouets et ne partage jamais!  À l’approche de Noël, il fait sa liste au Père Noël pour recevoir encore plus de jouets.  Lorsque la famille doit partir en visite, un petit incident se produit dans le train et Howard se retrouve seul sur le quai.  Désemparé, il a froid, il a faim et il s’ennuie de ses proches.  Tranquillement, à l’aide de petits oiseaux sans abri, comme lui, il découvre que ce ne sont plus ses jouets qui sont importants, il veut apprendre à apprécier ce qu’il a perdu! 
 
En plus d’offrir un texte qui fait réfléchir, une liste de leçons et de réflexions sur les thèmes abordés est disponible à la fin de l’album : Le bonheur de recevoir, Être sans abri, Parler à des inconnus, etc.  Très bien fait, la collection d’Howard B. Labougeotte permet de belles discussions importantes et subtiles avec nos enfants, mais c’est aussi la chance de lire un bel album aux images douces avec un petit lapin très expressif!


 
De tous ceux que j'ai lus, c'est peut-être le moins fluide au niveau du texte, mais le message passe malgré cela.
 
3 à 8 ans
ISBN: 978-1-4431-2962-6

Une poule pour Izzy Pippik, Aubrey Davis et Marie Lafrance.


Lorsqu’Izzy Pippik traverse la ville et qu’une poule tombe de son camion, la jeune Shaina fait preuve de force et d’intégrité : bien que sa famille comme toute la ville soit pauvre, elle ne laissera personne vendre les œufs de la poule d’Izzy Pippik. Cette poule lui appartient, et il faudra la lui rendre à son retour. Lorsque les poules commencent à envahir la ville, les gens viennent de partout pour observer ce phénomène, et les habitants gagnent en prospérité. Mais qu’arrivera-t-il quand Izzy Pippik viendra reprendre ce qui lui appartient?  
 
Lorsque Shaina trouve une jolie poule aux plumes vertes, elle est loin de se douter qu’elle s’embarque dans toute une aventure!  Convaincue que le propriétaire Izzy Pippik reviendra récupérer sa poule, elle refuse qu’on mange les œufs de sa nouvelle amie Yevka!  Les poussins envahissent la maison de Shaina, puis les rues du village.  Elle s’obstine, on ne touche pas à ces poules car elles ne leur appartiennent pas! 
 
Un jour, Izzy Pippik refait son apparition, s’enchaîne alors une grande discussion entre la jeune Shaina et le vieil homme qui, dans un acte de grande générosité, apaisera la conscience de cette petite fille honnête.
Tiré d’un ancien conte du Talmud de Babylone, cet album s’est mérité plusieurs prix.  Il traite de respect, d’honnêteté et d’une autre culture, de quoi ouvrir les horizons…  D’une adorable délicatesse, mon cœur de petite fille est enchanté!
 
Voilà un livre que j'ai choisi par instinct pour sa couverture et mon résumé ressemble étrangement au quatrième de couverture que je n'avais pas du tout lu avant de faire mon billet!!!
4 à 8 ans
ISBN: 978-1-4431-1691-6

Lili Klondike, Partie 1 - La fièvre de l'or, Mylène Gilbert-Dumas.

1897. À Dawson City, dit-on, les rues sont pavées d'or. Des milliers d'hommes et de femmes quittent leur foyer pour y chercher fortune. Liliane et Rosalie, deux jeunes Canadiennes françaises en quête d'émancipation, sont du nombre.

 Après avoir abandonné son fiancé devant l'autel et traversé le Canada en train, Liliane s'associe à un homme d'affaires qui l'entraîne sur la piste du col Chilkoot. Mais son attirance pour un autre homme la laissera sans protecteur, et elle devra recourir aux solutions les plus extrêmes pour assurer sa survie. Rosalie, quant à elle, a abandonné son poste de cuisinière pour suivre l'homme de sa vie, qui veut devenir chercheur d'or. Prisonnière de l'hiver à Skagway, elle devra affronter un redoutable bandit qui entend faire d'elle une prostituée.

Pour surmonter les épreuves qui feront obstacle à leur liberté, les deux femmes devront se montrer téméraires. Au risque d'y perdre leur âme.

Rosalie et Liliane sont deux jeunes québécoises qui décident un jour de partir vers la ruée vers l’or au Klondike.  Sans se connaître, chacune de son côté, elles vivent leur lot d’aventures.  Le manque de commodités, la violence, le froid, la nourriture qui se fait rare et le manque de protection masculine à cette époque font de leur périple une expérience difficile.  Étant d’excellentes cuisinières, les deux jeunes femmes arrivent à se tailler une place sur la longue route montagneuse qui mène à cet or.  À coup de pains chauds, de mets épicés et de quelques connaissances, elles survivent.
 
Entre le pan historique de ce Gold Rush entre 1896 et 1899, les paysages féériques dépeints et les histoires de cœur de ces jeunes femmes, Mylène Gilbert-Dumas réussit encore à me charmer!  Regroupé en deux tomes chez VLB, cette petite brique se lit d’elle-même.  Le malheur s’acharnant sur ces chercheuses d’or, on n’a qu’une envie, c’est de savoir comment elles s’en sortiront!

Le deuxième tome attend sur la tablette, je ne doute pas qu’il me plaira lui aussi…

jeudi 28 novembre 2013

Gros ours affamé, Nick Bland.

Gros ours n'est pas de bonne humeur. Il n'a pas mangé depuis très longtemps et il n'a même pas réussi à mettre la patte sur quelques poissons à faire griller. Or, voilà qu'il rencontre un ours polaire qui lui, a eu la patte heureuse mais cherche désespérément un abri. Ce n'est pas tâche facile mais c'est assurément mieux que de n'avoir rien à se mettre sous la dent, surtout lorsqu'on est un gros ours affamé...
 
Gros ours brun n'arrive plus à avoir une pêche fructueuse.  Le jour où Gros ours blanc se présente à ses côtés les bras chargés de poissons, Gros ours brun a bien compris qu'il est temps de faire du troc.  Gros ours blanc n'ayant plus d'abri, Gros ours brun lui offre le gîte. Mais voilà, Gros ours blanc est habitué aux grands froids et il souffre de la chaleur étouffante de cette nouvelle demeure.  Gros ours brun, trop généreux, lui offre de le raccompagner chez lui avant même d'avoir goûté à un seul poisson.  Le pauvre!
 
Une belle histoire d'entraide et de respect des coutumes de l'autre.  Impossible de résister, je craque toujours pour le bleu et le blanc... et les histoires où il n'y a pas de loups!
 
 
3 à 7 ans
ISBN: 978-1-4431-1908-5

mardi 26 novembre 2013

À Suspicious River, Laura Kasischke.

« Le Swan Motel, de l'autre côté de la rue, était propre et frais – draps amidonnés, moquette beige, serviettes de toilette blanches et décentes que nous envoyions deux fois par semaine à Ottawa City, pour les faire laver, dans un camion plein de sacs-poubelle en plastique vert olive. Derrière le motel, la Suspicious River roulait ses flots noirs... » Hyperréalisme, violence et crudité, transfigurés dans un univers poétique d'une force exceptionnelle, Kasischke n’est pas sans rappeler le grand Hopper et les meilleurs cinéastes américains. Mais surtout, elle fait du lecteur un voyeur fasciné, véritable héros de cette entreprise.
 
Leila est une jeune femme de 24 ans qui a déjà du vécu pour au moins trois longues vies!  Témoin à 7 ans d’événements dont on ne se remet jamais (que je ne vous dirai pas pour ne pas brûler le punch!), elle en subira les impacts presque quotidiennement.  Abusée et désabusée, on a souvent l’impression qu’elle est présente de corps mais pas vraiment d’esprit!  Même si elle réussit à vivre presque normalement en compagnie de Rick, son mari, elle a tendance à reproduire les comportements peu recommandables de sa propre mère.  Réceptionniste dans un motel, elle en profitera pour se créer, en parallèle, un emploi du temps à 60$ la passe.  Elle est belle, délicate et elle aussi une proie facile.  Sa réputation se fait rapidement et un soir elle tombera sous le charme d’un certain Gary trop manipulateur…  Sa vie prendra ainsi une autre dimension.  Pour le lecteur, se sera l’occasion de découvrir une autre facette de ce personnage qui  a désespérément besoin d’amour et qu’on remonte son estime de soi!
 
C’est un roman psychologique habillement construit.  Bien que les passes soient assez répétitives, elles servent tout de même à nous démontrer que cette femme n’a plus d’âme, qu’elle vivote et s’attache à un objectif… qui, je dois avouer, est plus ou moins clair pour le lecteur. 
 
Premier roman pour Laura Kasischke, il est maintenant évident que son style s’est grandement peaufiné depuis, mais il n’en reste pas moins qu’elle a cette facilité à nous construire des personnages féminins très complexes, émouvants et intriguants.  De quoi nous inciter à tourner la page jusqu’à la fin!  Selon moi, mieux réussi que À moi pour toujours...
 
Esprit d’hiver, le tout dernier de l’auteure américaine est déjà noté suite à plusieurs bons commentaires lus et entendus à gauche et à droite.
 
ISBN: 9782253177371

mardi 19 novembre 2013

Si tu passes la rivière, Geneviève Damas.




«Tout à coup j'ai pensé que la vie était belle. Pas belle comme quelque chose que tu observes dans une vitrine et qui ne t'appartient pas, qui ne t'appartiendra jamais et qui te nargue et te dis "Ce n'est pas pour toi, petit"; belle comme quelque chose de sanglant qui te tombe dessus par hasard, qui t'écorche, mais c'est ça la vie quand tu en es le centre, qu'il se passe quelque chose et que cela t'arrive à toi, tu peux dire alors qu'elle est belle, la vie.»
 
«Si tu passes la rivière, si tu passes la rivière, a dit le père, tu ne remettras plus les pieds dans cette maison». C'est ainsi que commence la poignante histoire de François, jeune paysan naïf et ultra sensible en quête de vérité et de liberté. Prisonnier de son milieu familial rigide et fermé, il passe le plus clair de son temps à garder les cochons auxquels il parle et se confie.
 
Avec ce premier roman, Geneviève Damas dépeint d'une manière très juste un univers rempli d'humanité, de compassion et de silences.

Dès les premières pages, une boule est venue se loger dans ma gorge.  Car au tout début, j'ai senti que j'allais partager la route d'une jeune homme exceptionnel.  Élevé à la dur par un père froid et autoritaire, François profite d'une petite brèche dans son quotidien pour aller au devant du reste de sa vie.  L'évolution d'un être rabroué et négligé au plan émotif par ses semblables peut parfois être fulgurante surtout lorsque le désir de savoir se fait plus fort que n'importe quoi d'autre!  Son univers se résumant aux tâches ménagères et à la porcherie, François avait tout un monde à découvrir.  À l'aide du curé Roger, il apprend à lire.  À l'aide des habitants du village, il se découvre.  À l'aide d'Amélie, il apprend les plaisirs du contact humain.  À l'aide de Fanny, il apprend la compassion.

Les expériences sont vastes et les petits bonheurs nombreux, enfin...  De quoi être heureux que François ne passe pas tout à fait à côté de sa vie.  Un roman profondément émouvant et pénétrant.

Si tu passes la rivière s'est mérité le prix Rossel 2011 et le Prix des cinq continents 2012.

dimanche 17 novembre 2013

Pat le chat - Je dépanne le Père Noël, Eric Litwin et James Dean.

Dans cette nouvelle version du conte La nuit de Noël, Pat le chat prouve que donner de sa personne est la meilleure chose à faire pour préserver l’esprit de Noël!

Après J'adore mes souliers blancs, Pat le chat reprend du service pour venir en aide au chat-Père Noël attaqué par un vilain rhume dans sa nuit la plus longue de l'année!  Quel grand cœur... qui aurait délaissé sa planche de surf en Floride pour prendre la direction du Pôle Nord où il fait très froid?!  Nul autre que Pat le chat qui se donne à fond.

Les albums de Pat mettent l'emphase sur les couleurs primaires avec un résultat fabuleux, ce qui donne une légèrement impression de peinture appliquée par des enfants.  Selon moi, cet élément favorise le rapprochement entre le petit lecteur et l'album, les albums trop austères n'offrant peut-être pas ce coup d'éclat vitaminé et ce sentiment de proximité avec leurs propres œuvres. 

- Pour notre ami Pat: Hip! Hip! Hip! Hourra!

4 à 8 ans
Éditions Scholastic
ISBN: 978-1-4431-2983-1

La nuit de Noël, Barbara Reid et Clément C. Moore.

Les magnifiques œuvres de pâte à modeler de Barbara Reid ravivent ce grand classique de Noël. Ici, les joyeux animaux modelés par l’artiste de renom s’animent au fil des pages pour donner un ton typiquement canadien au célèbre poème de Clement Moore. Un très joyeux Noël à tous!

"C'est la nuit de Noël,
tout juste avant minuit
On entend aucun bruit,
pas même les souris."

Méga coup de cœur à la maison, je l'ai lu 4 fois!  De jolies petites souris grises dans leur magnifique demeure où il y a plusieurs détails originaux dans le décor que les petits prendront plaisir à découvrir.  Des rimes qui donnent du rythme à l'histoire de cette souris qui suit en cachette le Père Noël dans sa visite annuelle, la fameuse nuit de Noël.  Un grand album à couverture rigide que nous partagerons avec les amis de la garderie parce que je suis certaine qu'eux aussi aimeront bien constater que même la souris-Père Noël possède une barbichette blanche et qu'il mange les biscuits et boit le lait! 

Je ne sais pas pour fiston qui l'a beaucoup apprécié, mais dans le cœur de maman, cet album sera difficile à battre cette année.

3 à 8 ans
Éditions Scholastic
ISBN: 978-1-4431-2472-0

dimanche 10 novembre 2013

Le retour de l'ours, Catherine Lafrance.

Un petit village nordique. Probablement le seul à avoir survécu aux grands cataclysmes climatiques qui ont provoqué la fin du monde. Ses habitants n'espèrent qu'une chose : que l'ours polaire n'ait pas complètement disparu. Depuis son départ, les morses pullulent. Conséquence : les stocks de poissons s'épuisent. Aloupa, le vigile, est celui qui a la lourde tâche de surveiller les signes d'un retour de l'ours. Or, un jour, des circonstances inattendues le forcent à emmener sur son poste de garde sa petite-fille Sakari, adolescente timide qui se retrouvera, à contrecœur, à devoir délaisser ses amis, pour faire la vigile avec son grand-père.
 
J'aimerais pouvoir faire un billet aussi fin que la dentelle tissée autour de cet ours qui représente autant une menace que le bien-fait  du retour de l'équilibre de la chaîne alimentaire pour tous.  Aloupa, le vigile ayant aperçu la bête au loin sème la zizanie dans la tribu. Parce que certains ne le croient pas, on ordonne à la jeune Sakari, sa petite-fille, de se joindre à lui sur la butte afin de surveiller le retour de l'ours.  Amoureuse d'un jeune homme et très attachée à son père, elle voit sa vie chamboulée.
 
"Ma vie d'avant s'est envolée, et mon enfance avec elle." (p.125) 
 
À travers les saisons, elle apprend la vie avec son grand-père et gagne en sagesse afin d'être prête à le remplacer un jour.  Orpheline de mère et de grand-mère en plus d'être enfant unique, Sakari a un lourd poids sur les épaules, soit celui de la tradition à préserver et à transmettre.  Elle fait preuve de beaucoup de courage et de patience.
 
C'est un roman à lire comme un conte environnemental ou une légende venue du froid.  C'est un roman d'apprentissage très émouvant.  Sakari est une jeune fille expressive et allumée, sa progression dans un monde d'hommes est prodigieuse.   Un livre que j'ai lu avec des yeux d'enfant avant de dormir pour les belles images qu'il impose...
 
ISBN: 978-2-89711-055-0

Meurtres et autres sucreries, Jô Soares.

Dans le Rio de Janeiro de l'immédiat avant-guerre sévit un tueur en série ayant une particularité : il ne s'attaque qu'aux femmes très grosses.

Ainsi disparaissent une prostituée polonaise, une religieuse incapable de résister à la gourmandise, l'attachée de l'ambassade d'Allemagne et plusieurs jeunes femmes de la bonne société carioca. Le commissaire Noronha est chargé de l'enquête. Esteves, un ex-policier portugais reconverti dans la pâtisserie, lui prête main-forte.

Au fil de leurs investigations, ils se rendent dans les quartiers chauds de la ville, au superbe Opéra de style Art nouveau un soir de première et assistent à une course automobile. Noronha et Esteves doivent rassurer les femmes de Rio, qui estiment toutes qu'elles ont les yeux plus grands que le ventre.

Un polar à l’humour noir décapant et absolument délectable.
          
                          
Parce que la couverture est magnifique et parce que je voulais découvrir cet auteur brésilien, j'aurais aimé vous dire que j'ai vraiment adoré ce roman policier... mais pas à ce point.  L'auteur est également journaliste et humoriste et c'est peut-être pour cette raison que le texte est à la fois drôle et historique.  Pour moi, c'est la portion la plus intéressante du livre.  C'est aussi un drame psychologique, le meurtrier étant un être gravement refoulé dans son enfance par une mère castatrice obèse, il est facile de bien comprendre son let-motive peu honorable.  C'est un roman riche en éléments culturels brésiliens et ce qui m'a souvent fait rire ce sont les annonces publicitaires en direct de l'animateur de radio après sont bulletin de nouvelles pas toujours positif!  Tellement incongru...

"Dans ces moments de tension extrême, où chacun redoute que le criminel ne s'attaque à une autre jeune femme trop bien en chair en n'importe quel lieu de la ville, rien de mieux pour calmer les nerfs que de fumer une bonne petite cigarette roulée dans du papier Zig-Zag.  Zig-Zag est le meilleur papier français pour toutes les variétés de tabac.  Fumeurs!  Exigez dans tous les bureaux de tabac le papier, Zig-Zag, la première marque du monde!" (p.202)

Je ne dirais pas que c'est le roman de l'année parce que j'y ai trouvé quelques longueurs et quelques sujets qui ont peu d'intérêt à mes yeux (comme la course automobile).  Sinon, c'est un roman assez original agrémenté de petits dessins qui viennent appuyer les thèmes exploités.

Éditions Hurtubise
ISBN: 9782897232443

samedi 26 octobre 2013

La vie épicée de Charlotte Lavigne, Tome - 4 Foie gras au torchon et popsicle aux cerises., Nathalie Roy.

Avec la même intensité et la même folie qu'à son habitude, Charlotte Lavigne revient mettre du piquant dans notre vie. Un peu plus de deux ans se sont écoulés, et Charlotte est maintenant maman. Souvent dépassée par sa nouvelle vie, elle réalise qu'un enfant qui approche l'âge du terrible two, ce n'est pas de tout repos !
 
Côté professionnel, elle anime une émission dans laquelle elle fait des entrevues de chefs célèbres. Elle interviewera P-O, son ex. Rancune ou désir au rendez-vous ? Charlotte accepte également de travailler avec Maxou dans sa firme de relations publiques. Toutefois, ce n'est plus la lune de miel : il joue au patron, il est peu présent dans leur quotidien, et ils ne sont pas d'accord sur l'éducation de leur enfant.
 
Leur couple survivra-t-il ? 
 
Ce dernier tour de piste dans l'univers de La Vie épicée de Charlotte Lavigne permet de renouer avec notre belle héroïne et son entourage, dont son fidèle ami Ugo, qui lui aussi vivra une année en montagnes russes. Charlotte nous entraînera de surprise en surprise, le tout agrémenté de vino et de bouffe raffinée.

Espérons qu'elle finira par trouver le bonheur !

Quoi vous dire de plus?  D'un tome à l'autre, notre Charlotte ne change pas!  Elle gaffe, elle cuisine et elle aime intensément!  Fidèle à elle-même, son cœur balance toujours entre 3-4 menus et quelques hommes!   Nouvellement maman, elle assume son rôle avec beaucoup plus de sérieux que dans les autres sphères de sa vie.  Sa petite frimousse a beaucoup de charme et elle en fait sa priorité à n'importe quel prix.  Après 4 romans, la sauce ne s'étire pas, c'est toujours aussi pimenté!

Pour être franche, j'avais emprunté le premier tome de cette série.  Loin de me douter que Nathalie Roy m'accrocherait autant, moi qui n'aimait pas du tout la chick lit!  Charlotte Lavigne, c'est de la chick de luxe et c'est bien écrit!  Les dialogues ne sonnent pas faux, ça coule bien.  Au fil des tomes, je me suis attachée à Charlotte, son entourage et sa créatrice, so sweet!  Je me sens trop privilégiée d'avoir pu le lire avant sa sortie fin octobre et en même temps, j'ai l'impression que je viens de perdre une amie! Weird, je sais...

Cette semaine, dans les réseaux sociaux, nous apprenions qu'une nouvelle trilogie serait disponible en 2014, pour mon plus grand bonheur! Sincèrement.  Moi, je vais m'ennuyer de Charlotte et Ugo!!!

Un conseil pour les curieuses, n'allez pas lire les dernières pages, l'auteure réserve une belle surprise à ses lecteurs.
 
ISBN: 9782764808801