Aucun message portant le libellé Lectures 2010. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Lectures 2010. Afficher tous les messages

mercredi 12 janvier 2011

DÉCEMBRE AU QUÉBEC - C'est terminé!

Voilà, décembre est passé, je pensais lire un peu plus mais ce n'était pas réaliste avec les Fêtes et le voyage en Tunisie. Je remercie toutes celles qui ont participé généreusement!!! J'espère que cette opération vous aura donné le goût de découvrir quelques auteurs québécois. De mon côté, en janvier, je poursuis ma lecture du dernier tome (À l'ombre du clocher) de Michel David et le premier tome (La cordonnière) de Pauline Gill. Libre à vous de me faire signe si vous lisez québécois et que vous désirez que j'ajoute les titres dans le billet DÉCEMBRE AU QUÉBEC que je laisserai dans ma colonne de gauche en souvenir de ce petit défi personnel. Bonne année lecture à tous!

Les billets:

mercredi 22 décembre 2010

À l'ombre du clocher T.3: Les amours intedites, Michel David.

Le printemps 1967 s'annonce et avec lui souffle un vent nouveau qui fera virevolter le destin de plusieurs des habitants de Saint-Jacques-de-la-Rive. L'heure est au bouleversement des mours et des valeurs. Ce que l'on nommera plus tard la Révolution tranquille s'est bel et bien installée, malgré les répliques acerbes du curé Savard, à qui Étienne Fournier et les autres membres de la fabrique répondront sur le même ton. Le maire, Côme Crevier, ne sera pas en reste, incarnant dorénavant l'autorité dans « son » village.

Alors que tous les regards sont fixés sur Montréal et son exposition universelle, les jeunes adultes des familles Veilleux, Fournier, Hamel et Tremblay sont appelés à faire des choix. Bataille de coq, déception amoureuse, emplois prometteurs, grossesse honteuse, promesse de mariage, émancipation, perte d'enfant, tous sont emportés par le tourbillon de la vie. Nostalgiques devant tous ces changements, la génération de leurs parents se réfugie dans les souvenirs. Étrangement, la relation chaotique qu'entretiennent Bertrand Tremblay et d'André Veilleux leur rappelle celle, aussi houleuse, de leurs grands-pères Eugène et Ernest.

Nous sommes à l'époque de l'Expo 67, la religion est en perte de vitesse, les enfants ont beaucoup moins de respect envers leurs parents, les party de famille sont moins festifs, les femmes prennent leur permis de conduire, les amours sont plus libres et les fermes ne sont plus seulement de subsistances mais elles sont devenues commerciales. Encore une fois, je suis en pâmoison devant cette plume. Dès la première phrase, il m'accroche au vol et je ne redescends plus! Lire la nuit, c'est strictement interdit parce que je le paie trop cher le lendemain avec fiston... mais je ne résiste plus!!! J'aime tellement découvrir ces époques dont je sais si peu de choses. Tout est subtil, ne craignez pas de vous retrouver dans un cours d'histoire 101 du Québec!!! Il me reste un tome de cette série et bien d'autres romans de l'auteur à découvrir, c'est le bonheur...

vendredi 17 décembre 2010

Je ne veux pas mourir seul, Gil Courtemanche.

Un homme apprend la même semaine que sa femme le quitte et qu’il est atteint d’un cancer. Laquelle de ces deux morts annoncées est la plus redoutable ? Quelles raisons aurait-il désormais de se battre pour sa vie ? Ce livre, le plus personnel que Gil Courtemanche nous ait donné, nous montre un homme seul devant la mort, seul devant la vie, qui lance un bouleversant cri de douleur, un pressant appel à ne pas laisser échapper cette vie. C’est aussi, surtout, une fabuleuse déclaration d’amour.

Ce n’est jamais la première, la première femme, c’est souvent la dernière. Elle est la première dans le sens de naissance, de découverte, d’abandon. C’est Ève, mère et compagne de tout. Un bateau aussi sur une mer démontée, la musique que l’âme imaginait et que l’on entend soudain. Le bruit de ses pas n’est pas le son de souliers sur le trottoir ou dans le couloir, le bruit de ses pas annonce la vie qui revient, le bruit de ses pas fredonne une chanson heureuse et langoureuse. Les yeux de la première femme ne sont pas des yeux, ils inventent un regard tout comme sa parole dicte un monde dans lequel l’homme se fond avec délice et respect. La première femme est la mère de l’homme, cette mère qui l’enfante une deuxième fois. Voilà ce que fut et est encore Violaine pour moi.

Pour la première fois de ma vie de bloggeuse j'écris un billet plusieurs semaines après avoir terminé le livre! De l'autofiction... voilà mon malaise. Comment dire ce qu'on pense lorsqu'il s'agît d'un homme qui a décidé de tout dévoiler, le beau et le moins beau? Cet homme a le cancer, mais il a surtout perdu celle qu'il aimait, c'est bien pire! Du moins, à ses yeux... La vie sans cette femme n'a plus de saveur, elle est sombre et sans bonheur. Dans sa lutte contre le cancer, il dira "Je travaille pour prolonger la tristesse de ma vie" ou encore "Vivre sans toi n'est pas vivre, c'est une forme insidieuse de mort, une sorte de cancer émotif." Il regrette, beaucoup. Il regrette tout ce qu'il n'a pas fait pour elle en croyant que ce qu'il faisait suffisait.

Je n'ai pas trouvé que ce livre était déprimant, parce que même s'il s'agît de peine d'amour et de maladie, Gil Courtemanche a une très belle plume et sa lucidité est ébranlante. Il dit les choses comme elles sont, de la couleur ennuyante des mûrs d'hôpitaux aux lacunes dans son hygiène personnelle. C'est une mise à nu totale et j'admire son courage en tant que personnage public. De plus, de très belles phrases se logent au détour des pages comme pour adoucir un peu la réalité quotidienne ce cet homme malade et seul.

"Tu es mon pays, ma ville, mon quartier, ma rue et ma maison. Je suis un habitant de toi."

Encore une fois je vais lancer la balle dans le camp de Venise, car son billet m'a émue et même si je passais la soirée à essayer de vous convaincre de mon appréciation, ce ne serait jamais aussi convaincant qu'elle... Alors, je lui passe le mot!

J'ajoute ce lien dans mon défi DÉCEMBRE AU QUÉBEC.

lundi 13 décembre 2010

DÉCEMBRE AU QUÉBEC: Michel David, À l'ombre du clocher T.2

Une menace plane sur Saint-Jacques-de-la-Rive en cette année 1943. Un camion de l'armée sillonne inlassablement le village et les rangs, à la recherche des trois hommes qui ne se sont pas présentés à Nicolet malgré leur avis de mobilisation. Solidaires, les habitants usent de tous les stratagèmes possibles pour protéger les leurs de la conscription qui a été votée par le gouvernement d'Adélard Godbout. Même le curé Ménard, d'un naturel affable et conciliant, surtout devant l'austérité de sa servante Amélie Provost, ne s'en laisse pas imposer.

Dans le rang Sainte-Marie, les saisons continuent de dicter les différents travaux à effectuer sur la terre. Au quotidien, on se rencontre, sur le parvis de l'église ou sur le balcon de l'épicerie Pouliot, pour discuter de la lutte prochaine entre les partis de Godbout et de Duplessis. Ces conversations se poursuivent lors des fêtes, qui donnent lieu à de joyeuses réunions de famille. Pourtant, personne n'est vraiment à l'abri du malheur. Outre les Tremblay, que chaque visite du lieutenant Fortin inquiète, le destin semble encore s'acharner sur les Fournier, probablement attiré par la sécheresse du cour de Gabrielle. Et voilà qu'un dangereux rôdeur provoque des émois au village. Du jamais vu. Serait-ce Beau-Casque, le simple d'esprit qui intimide Françoise, la fille de Clément et de Cécile Veilleux?

Je vous jure que je m'étais promis de diversifier mes lectures québécoises en décembre, mais je suis trop scotchée à cette série de quatre tomes pour ne pas poursuivre après ce deuxième livre!!! Toutes mes excuses... Ici, nous sommes au début des années 40', c'est la guerre et on en parle pas trop (merci!), Duplessis est élu, les amourettes se jouent encore sous l'oeil d'un chaperon et j'apprécie tout autant le quotidien de ces cultivateurs ayant une charge de travail à faire frémir les plus travaillant de notre époque! La solidarité de village et familiale a quelque chose de réconfortant dans nos villes froides où chacun est "sans nom".

Le téléphone fait son apparition et même s'il n'est pas très pratique côté discussions en privé, on l'adopte facilement. L'eau courante est en voie de faire son chemin et l'électricité se fait encore attendre un peu. Les femmes ont le droit de vote et les premières voitures empruntent les vieilles routes à leurs risques et périls! Voilà, je suis encore charmée par ce retour en arrière sur mes ancêtres et je n'ai qu'une seule envie, c'est de passer au prochain!

DÉCEMBRE AU QUÉBEC: les billets sont ici.

C'est lundi! Que lisez-vous?


Une idée à l'initiative de Mallou

Oh! chers lecteurs je lis dans la mesure du possible après une semaine de combattante, soit un rhume de bébé + un vaccin contre la grippe avec quelques effets secondaires + deux dents qui percent + un rhume pour moi aussi + un party de bureau de Noël + un brunch de Noël (déjà!!) + la journée des enfants au bureau de chéri! Les cadeaux à acheter, le réveillon à planifier, des réparations toujours en cours dans la maison et des tonnes d'inconvénients que j'oublie un peu... Encore cette semaine, ce sont les autres qui ont lu québécois à ma place et je suis franchement très heureuse de leurs contributions!!! Merci et bonne semaine!

lundi 6 décembre 2010

C'est lundi! Que lisez-vous?


Une idée à l'initiative de Mallou.

Si vous n'y voyez pas d'inconvénients, j'aimerais profiter de ce rendez-vous hebdomadaire pour partager avec vous les billets parus dans le cadre de mon défi DÉCEMBRE À QUÉBEC! N'hésitez pas à vous joindre à nous!


Chez Isabelle
: La belle et le marinier, Lucie Bisson.

Chez Anjelica: Quelques adieux, Marie Laberge.


dimanche 5 décembre 2010

DÉCEMBRE AU QUÉBEC: Michel David, À l'ombre du clocher - Les années folles T.1

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le village de Saint-Jacques-de-la-Rive, village comme il existait tant au Québec à cette époque où la vie à la campagne dominait encore le paysage de la province, essaie de retrouver la vie paisible d'avant l'épidémie de grippe espagnole.

Dans le petit village, tout se sait. L'église et le magasin général sont des lieux de rencontres entre les paroissiens. Si des liens privilégiés se tissent, certaines animosités aussi s'expriment et divisent le village. Ernest Veilleux dirige un clan alors qu'Eugène Tremblay lui fait face; au centre des petites disputes, le curé, le maire et le député occupent les sièges convoités par chacun des clans qui souhaitent ainsi accroître son influence dans le village. Mais si les pères se détestent toujours autant, les enfants semblent être attirés les uns vers les autres.

Par ailleurs, le curé Lussier dirige ses ouailles de main de maître alors que Germain, un peu naïf et peu gâté par la nature, se fait piéger par une jeune orpheline, servant au presbytère, qui cherche un mari.

En toile de fond se dessinent les luttes politiques où rouges et bleus se disputent pour obtenir la construction d'un pont promis par le fédéral depuis si longtemps. Bref, un petit monde agité par les passions et les drames où les larmes ne sont jamais bien loin du rire.

Ketchup aux fruits, ketchup vert, confitures de fraises, framboises et citrouille, marinades, cuisine d'été, poêle à bois, sleigh, boghei, le train des vaches, les rangs, les foins, les sucres... Des mots, des traditions, de beaux souvenirs de mon village, de mes grands-mères, je me retrouve dans ce roman. Même si tout se passe dans les années folles (les années 20), la vie de cultivateur a, à peu de choses près, peu changé. Certes, la machinerie lourde, l'électricité et l'eau courante se sont installés depuis, mais on ne peut sauter les étapes sur une ferme. Les poules pondent encore des oeufs et les vaches produisent encore du lait! C'est une vie très difficile qui ne laisse pas le temps pour les loisirs (sauf le dimanche après-midi après la grand messe) pour tous les habitants de la maison.

Les 567 pages de ce premier tome d'une série de quatre livres ont été lues dans un temps record parce que je ne pouvais m'arrêter! C'est un beau rappel de la culture d'antan québécoise. La façon de veiller les morts, les chaperons dans le salon avec la belle et son cavalier, "le manger" préparé par le femmes dans le temps des Fêtes, le sexisme de l'époque, etc. Vraiment, pour avoir trop longtemps boudé les séries québécoises, je commence fort avec un excellent écrivain malheureusement décédé cet été...

jeudi 2 décembre 2010

DÉCEMBRE AU QUÉBEC: Haïti mon pays, Rogé.

Cet album est un projet spécial élaboré par Rogé, la Fondation du Renouveau Pédagogique à Camp-Perrin (FRPCP)* et les Éditions de la Bagnole.

Rogé prépare depuis quelques mois une série de portraits de jeunes écoliers haïtiens qui seront exposés aux Îles-de-la-Madeleine et à Montréal en 2010-2011. Les Éditions de la Bagnole publieront ces portraits accompagnés de poèmes écrits en 2008-2009 par des écoliers de Camp-Perrin lors d’un concours de poésie.

Les enfants ont cédé leurs droits d’auteur à la FRPCP, organisme qui forme les maîtres des écoles de Camp-Perrin, une localité où vivent près de 8000 enfants.

En janvier 2011, les Éditions de la Bagnole lanceront ce livre à Port-au-Prince dans le cadre du Festival Étonnants Voyageurs. Le hasard a voulu que Jennifer Tremblay, éditrice aux Éditions de la Bagnole, découvre, à quelques jours d’intervalle, les poèmes de ces enfants, et les « portraits haïtiens » de Rogé. Elle a été impressionnée par la cohérence entre les illustrations de l’artiste québécois et les impressions que lui avaient laissées ces textes de jeunes poètes. Ce livre existait déjà… il suffisait d’en assembler les pièces !

*La FRPCP est une organisation sans but lucratif dont l’objectif est de promouvoir et d’entretenir la renaissance de la science de l’éducation à Camp-Perrin (petite ville du sud de la République d’Haïti). La finalité de la FRPCP est de faire de Camp-Perrin un pôle de formation pédagogique.


Cet album est tout simplement magnifique! Il est géant dans tous les sens du terme. Les paysages et la nature de ce pays y sont décrits d'une façon que personne n'a certainement jamais imaginé. Haïti y est revêtue d'une telle beauté... surtout lorsque l'on pense à toutes ces images dont on nous gave chaque jour au téléjournal! En préface, Dany Lafferrière nous prévient que ces poèmes ont été écrits avant le grand tremblement de terre de janvier 2010 et que tous ces enfants n'habitent pas près des régions touchées. C'est certainement pour cette raison que tant de candeur et d'appréciation de son pays font l'objet de presque tous les textes.

"On est bien dans cette nature rustique" Ricardo Jocelyn

"Faire savoir qu'Haïti est un don des cieux" Lordanie Théodore

"Heureux de vivre sur la terre des ancêtres" Dismy Borgela

"Haïti! Une belle nature qu'un chaud soleil éclaire" Judson Éliona

De mon côté, un grand coup de coeur pour le texte de Jean-Pierre Paul Durand qui laisse un goût amer dans les dernières lignes, très réaliste et très touchant en même temps, il ne peut laisser indifférent... Je vous laisse le loisir de le découvrir par vous-mêmes car cet album vaut vraiment le détour. Certains diront que les poèmes choisis peuvent sembler un peu trop simples, mais moi je pense que c'est dans ces quelques lignes brutes que la profondeur et l'intensité de ces jeunes âmes sont mises en lumière. Il en résulte des textes francs qui expriment le vécu de chacun, sans fioriture.

Un grand merci aux Éditions de la Bagnolle ainsi qu'à Masse Critique de Babelio pour cet album qui sort aujourd'hui en magasin.


Critiques et infos sur Babelio.com

mercredi 1 décembre 2010

Cinq petits cochons, Agatha Christie.

Cinq témoignages accablants ont fait condamner à la détention perpétuelle Caroline, la femme de Amyas Crale, peintre renommé, mort empoisonné.

Seize ans plus tard, Hercule Poirot prend l’affaire en main. Ne s’arrêtant pas aux évidences, tirant parti du moindre indice, il fait éclater une vérité à laquelle personne ne s’attendait.


Hercule Poirot, comme il le dit si bien, n'a pas besoin de se mettre à quatre pattes pour examiner les traces de pas. Il lui suffit de s'installer dans son fauteuil et de réfléchir! Voilà ce qu'il fait ici après avoir interrogé tous les suspects et après avoir lu leur compte-rendu des événements de cette journée de septembre où Amyas Crale a été assassiné.

C'est mon premier Agatha Christie et je peux comprendre la dépendance qu'elle a suscité chez certains lecteurs qui ont fait le tour de son oeuvre! J'ai lu le livre attentivement, mais cela n'a pas empêché plusieurs détails de me filer entre les doigts et ce n'est qu'à la fin que j'ai réalisé combien il me manquait d'indices pour arriver au coupable... que j'avais tout faux!!! Je pense sincèrement que ses livres devraient être lus deux fois, en tout cas par moi qui n'a rien d'une détective!! J'ai déjà hâte de passer à ma prochaine lecture en janvier.


Challenge Agatha Christie organisé par George Sand.





mardi 30 novembre 2010

Lily Têtue à la rescousse du Père Noël, Marie-Julie Gagnon et Audrey Gauthier.

Cette année, Lily Têtue est bien décidée à attendre le père Noël toute la nuit du 24 décembre.

« Si tu ne vas pas te coucher, il ne viendra tout simplement pas chez nous ! » lui dit sa maman.

Et si elle allait plutôt le voir au pôle Nord ? Grand-Maman Zazou l’entraîne dans une aventure qu’elle n’est pas prête d’oublier. Ananas non plus, d’ailleurs !

Youppidou-dou-la-la-hou !


Je ne lis jamais de livres sur Noël et surtout pas de livres pour enfants! Bébé aura 10 mois cette semaine et son intérêt se situant plus au niveau de la déchirure de pages que de l'écoute, je n'ai pas encore commencé à lui lire les histoires... on regarde les images et pour l'instant il semble satisfait car maman tourne les pages plus rapidement! Mais en recevant ce livre (belle surprise!) il y a peine une heure, mon coeur de petite fille a soudain refait surface en voyant cette belle couverture scintillante, colorée et invitante.

En ce 24 décembre, Lily ne veut pas dormir car elle attend le Père Noël. Elle veut le voir! Sa maman s'y oppose, mais comme toute bonne grand-maman gâteau qui se respecte, Zazou lui fera vivre toute une expérience. Je suis vraiment tiraillée par l'envie de vous raconter, mais ce serait briser toute cette magie que comporte une nuit de Noël dans le coeur d'un enfant. Ce Noël sera à tout jamais spécial pour Lily et vous fera peut-être revivre des envies ou des souvenirs enfouis depuis très longtemps ou pas selon votre âge... J'ose espérer que bébé appréciera son pouvoir dès l'an prochain!

L'histoire est amusante, les illustrations sont magnifiques et ma seule suggestion dans son cas concerne les pages sur papier mat. En papier glacé, ce livre aurait été spectaculaire puisqu'il est si coloré. Sinon, il a atteint son but; je suis prise de la frénésie de Noël (vraiment!) et je vous quitte immédiatement pour sortir les décorations du placard!!!

Merci aux Éditions Goélette pour cette belle surprise!

samedi 27 novembre 2010

La veuve, Gil Adamson.

En 1903, une jeune femme fuit à travers l’Ouest sans regarder derrière elle. Elle n’a qu’une mince, très mince avance sur ses poursuivants. Elle est veuve de fraîche date. Veuve par sa volonté.Dans une étonnante atmosphère de western au féminin, Gil Adamson nous emmène en compagnie de la veuve au sommet des Rocheuses, elle nous fait chevaucher dans la plaine à côté d’un vieil Indien à qui la jeune femme cause une indicible frayeur, et descendre au plus profond d’une mine de charbon aux tunnels soutenus par de délicates poutrelles. Au cours de son périple, la veuve fait la connaissance de toute une galerie de personnages – louches, avides, enjôleurs, immoraux, débrouillards, et à l’occasion généreux et dignes de confiance. Ce roman picaresque nous tient captifs tant à cause de son héroïne que par l’irrésistible magie de son style.

Une lecture essoufflante causée par cette héroïne de petite stature qui déplace beaucoup d'air, surtout en montagnes au travers des branches! Je suis toujours impressionnée par ces auteurs qui réussissent à nous en faire croire malgré les probabilités très faibles... La veuve est une femme minuscule qui a grandit auprès d'un père pasteur et de servantes. À partir de là, on s'imagine très bien qu'elle ne devait pas lever le petit doigt très, très souvent. Comme a-t-elle fait alors pour chevaucher dans les montagnes arides et plumer toutes ces petites bêtes pour survivre? C'est grâce à l'école du mariage à la dur qu'elle aura appris à se servir de ses deux mains et à développer son instinct de survie! Mariée très jeune, elle n'aura pas vraiment choisi cet homme beaucoup plus vieux qu'elle. Il est loin du mari idéal et un jour elle décide de faire sa propre justice. C'est à ce moment que la fuite prend son départ et qu'elle fera la connaissance d'une panoplie de personnages dont certains seront plus gentils que d'autres... On la suit dans son parcours chaotique et on se fait beaucoup de soucis surtout lorsque l'on sait que les deux frères du défunt ne lâcheront pas prise avant de l'avoir capturée. C'est un roman haletant qui ne marquera pas mon année mais qui a bien meublé quelques soirées! Une petite question reste en souvenir: est-ce que les patins à roulettes existaient en 1903?

samedi 20 novembre 2010

Juliet, naked, Nick Hornby.

« Que fait-on lorsqu’on pense qu’on a gâché quinze ans de sa vie ? »

C’est la question gênante que se posent tous les personnages du nouveau roman de Nick Hornby. Il y a Annie et Duncan, la quarantaine sonnante, dont le couple de quinze ans d’âge montre d’inquiétantes fissures. Rien d’étonnant, car à y regarder de près, on ne sait plus très bien pourquoi ils sont ensemble.

Annie travaille au petit musée local de Gooleness, un job peu honorifique qui lui laisse assez de temps pour une visite hebdomadaire à son psy débutant... Mais le temps justement est devenu son pire ennemi …

Ado attardé, Duncan consacre tout le sien à Tucker Crowe, une rock star américaine qui a disparu des radars de la scène depuis près de 20 ans, après un album à succès. Il lui a dédié un site et passe ses journées à échafauder avec une communauté de fans internautes les théories les plus farfelues sur la vie de ce Salinger rock et sa réclusion sonique. Quand Duncan reçoit d’un producteur la démo de son nouvel album acoustique, Juliet Naked…c’est l’instant critique…

Je vais commencer ce billet en disant tout de suite que je m'attendais à autre chose... à un roman plus enlevant... Après tous les billets lus à son sujet et sachant que dans le passé j'avais déjà aimé ses écrits, Hornby ne pas impressionnée ici... C'est vrai que j'ai trouvé Annie attachante et j'ai eu pitié d'elle dans cette histoire de couple (parce qu'on ne peut pas vraiment dire d'amour!) qui dure depuis 15 ans avec un homme qui a dédié toute sa vie à une idole has been... J'aurais aimé que ce soit elle qui prenne les choses en main, même si le destin a fini par bien faire les choses pour elle. Je me suis bien ennuyée dans presque tous les passages concernant Tucker Crowe. Il ne faut pas plusieurs chapitres pour comprendre que mise à part se reproduire à droite et à gauche et fuir, il ne fout pas grand chose, en tout cas pas de quoi meubler autant de pages à son sujet. Dommage, parce que la fin vaut le prix du livre et cette vengeance à éliminer un peu de lassitude ressentie en pleine lecture. Au final, une bonne déception, mais ceci ne m'empêchera pas de relire cet écrivain!

C'est une lecture commune en compagnie de Canel qui a un avis semblable au mien!

jeudi 18 novembre 2010

Trois voeux, C. Goldberg, B. Jones et P. Ferdinand.

L’histoire vraie de trois femmes qui, malgré tous les obstacles, ont réalisé leur vœu le plus cher : avoir un bébé.

Carey, Beth et Pamela ont brillamment réussi leur carrière, mais loupé leur vie amoureuse. Chacune d’entre elles espère pourtant avoir un bébé avant qu’il ne soit trop tard. Seul problème : aucun homme à l’horizon. En désespoir de cause, Carey décide d’avoir recours à une banque de sperme afin de réaliser son vœu le plus cher.

Elle reçoit bientôt les éprouvettes, et c’est à croire qu’elles contiennent une potion magique : elle rencontre un homme, tombe amoureuse, puis enceinte de la façon la plus naturelle qui soit…
Elle offre donc les précieuses éprouvettes à Beth, et rebelote ! Beth trouve l’âme sœur, tombe enceinte et confie le « sperme magique » à Pamela. La magie opère alors une troisième fois. Bien sûr, ce parcours qui ressemble à un conte de fées comprend aussi des déceptions, des détours et des larmes, mais ces trois femmes sont devenues mamans, et racontent leur histoire d’amour, d’amitié et d’espoir.


Ce témoignage est vrai, c'est celui de trois femmes qui partagent le même désir: avoir un enfant avant que leur horloge biologique ne s'arrête! Ce sont de vraies histoires mais que j'ai lu comme un roman. Pas de dates, loin du style biographique, les histoires se déroulent en parallèle et s'entrecroisent parfois. Le point de départ de chaque récit est le moment où l'alarme sonne et où elles en sont lorsque ce désir d'enfant se fait pressant. Elles ne sont pas nécessairement en couple, pensent aux donneurs de sperme et c'est à partir de là que le destin fait souvent bien les choses! Pour avoir, moi-même, eu un enfant après 35 ans, je me suis retrouvée dans toutes leurs craintes, la batterie de tests pour s'assurer que tout est normal, la peur d'un fausse couche quand tu sais que ton temps et tes chances sont comptés, etc. C'est un livre très spécifique sur la reproduction tardive, mais c'est aussi de belles histoires d'amour entre hommes et femmes et leurs petits trésors sans prix! Un livre qui m'a beaucoup plu.


Merci aux Éditions Michel Lafon pour cet envoi!

lundi 15 novembre 2010

The good husband of Zebra Drive, Alexander McCall Smith.

The eighth installment in the universally beloved, internationally bestselling series.

In the life of Mma Ramotswe – a woman duly proud of her fine traditional build – there is rarely a dull moment, and in her newest round of adventures, challenges and intrigues, the same certainly holds true. But one thing above all else is keeping her occupied – her estimable husband, Mr. J.L.B. Matekoni. He has been hinting for some time now that he intends to do something special for their adopted daughter, Motholeli, and it seems that the time for this good deed has come. Of course, good deed or not, his plan is bound to hit some snags. And that’s when he will undoubtedly consider himself doubly – perhaps even triply – lucky to be married to the ever-resourceful, ever-understanding Precious Ramotswe.

Encore une fois Mma Ramotswe poursuit ses petites enquêtes... petites dans le genre d'un mari qui triche son épouse ou encore des patients qui décèdent mystérieusement dans un hôpital. Elles n'ont rien d'un grand polar ou d'un grand policier, mais tout est dans le rythme. McCall Smith réussit à écrire pour nous faire lire dans le ton parlé que j'imagine dans les rues du Botswana! Tout dans est dans l'atmosphère... ou dans le thé. Une fois que la première page est lue, on est déjà au rythme africain, on sent plus relax, on se fait un petit thé (pour vrai!!) et on a pratiquement toujours envie de changer son rythme de vie pour en adapter un plus molow à tout jamais. Tout y est si simple, la communication et le respect y sont très présents, l'être humain a une valeur et est très important pour Mma Ramotswe et son entourage. J'aime cette série, parce qu'elle me transporte à l'autre bout du monde dans le bush, le sable, en pleine nature africaine dans toute sa splendeur quoi!

C'est une lecture commune en compagnie de Valérie, Bookworm, Karine et Zarline.

dimanche 7 novembre 2010

Juliette, Anne Fortier.

À la mort de sa tante préférée, Julie ne reçoit pour héritage qu’une mystérieuse clef, accompagnée de l’adresse d’une banque à Sienne. Elle s’envole aussitôt pour l’Italie et y trouve une liasse de papiers jaunis relatant les amours d’un jeune homme prénommé Roméo avec celle qui est sans doute son ancêtre, la belle Juliette Tolomei. La Juliette de Shakespeare.


Alors que Julie déchiffre les parchemins, elle comprend que la sinistre malédiction prononcée six siècles plus tôt plane encore sur sa famille… Pourra-t-elle échapper au danger qui la guette à vouloir ainsi découvrir son destin ?

Terminé!!! Prendre tout ce temps pour lire un livre n'est pas nécessairement un signe de déficience... Oui, c'est vrai, j'ai mis quelques semaines à lire les cent premières pages, mais seulement quelques jours à lire le reste. Il me faut du temps pour m'imprégner de ces romans romanticos-historiques fournis en détails historiques surtout lorsqu'il contient une histoire dans une autre histoire! Je ne vais pas jeter mon dévolu sur mon fils encore une fois et vous dire que c'est la faute au manque de sommeil (même si ce n'est pas tout à fait faux) qui m'a ralentie ici, mais... Je n'ai jamais lu Roméo et Juliette (ben non!) et je ne savais rien sur leur romance! Comment est-ce possible en 2010? Ne jamais lire du théâtre vous réduit à cela!!! Si une chose sort gagnante de cette lecture, c'est mon goût de courir à la librairie pour me procurer l'objet manquant ou de regarder Shakespeare in love dans ma pile de DVD depuis des lustres (en prévision d'un congé de maternité où madame pensait avoir le temps... hum hum...).

J'aimerais bien vous faire un résumé en bonne et due forme, mais comme j'ai trouvé le livre compliqué je ne me sens pas en mesure de le faire! Alors, pourquoi faire un billet? Pour vous dire de le lire pardieu! Malgré ma lenteur, j'ai apprécié et comme ce livre a fait l'objet d'un partenariat chez BOB en multiple exemplaires, je pense bien que vous finirez peut-être par tomber sur un avis qui vous permettra de faire votre propre idée (ah! quelle paresseuse celle-là!!!).

Merci aux Éditions Michel Lafon pour cet envoi.

mardi 2 novembre 2010

Contre Dieu, Patrick Sénécal.

Que se passe-t-il dans la tête d'un homme lorsqu'il perd toutes ses raisons de vivre, quand tout ce qu'il a construit s'effondre? Que se passe-t-il quand on ne comprend pas pourquoi le sort s'acharne sur nous? Qu'est-ce qui nous retient alors de ne pas devenir monstrueux? Sur quoi construit-on sa vie lorsque plus aucune morale ne trouve prise sur nous?

Ta maison devient trop grande, tes amis commencent à t'énerver, tu disparais, tu te caches, tu coupes les ponts avec ta réalité, tu n'as même plus envie de voir ta propre famille. Tu ne cherches aucune aide, tu ne cherches personne. Tu ne veux plus rien. Tu as des idées noires, très noires. Et tu te mets à chercher un responsable. Et finalement, tu le trouves…

Si l'envie de m'effondrer au fond du lit et de pleurer pendant des jours correspondrait au moyen de gérer ma peine après avoir vécu ce que cet homme a vécu, il en est tout autrement pour celui-ci. Il choisit l'errance, la rage et la violence pour panser son trou béant... C'est mon premier Sénécal que je boudais un peu, car il est reconnu pour ses livres assez dérangeants, mais il me semble que c'est une version plus "soft" qu'il nous offre ici. C'est un roman court mais intense que je qualifierais de coup de poing! Le commentaire sera tout aussi court, car vous dévoiler le tourbillon de décadence qu'il contient serait tout vous dire... Ce livre est sorti en librairie aujourd'hui.

Je remercie les Éditions Coups de tête pour cet envoi.

vendredi 29 octobre 2010

Éparpillé, Benoit Roberge.

J'ai très facilement le vague à l'âme, particulièrement l'été. On passe tellement de jours à l'attendre qu'une fois qu'il est arrivé, on ressent le besoin d'être heureux à tout prix. Cette saison passe en coup de vent, comme un jour de fête. Et pourtant, chaque printemps, on s'illusionne et on échafaude de grands projets : "Ah! Moi, cet été, je me louerai un chalet, orientation sud-ouest, tout en pin, avec une petite terrasse, au deuxième étage. Je vais me trouver une vieille mobylette pour aller faire les courses. Je pense aussi m'acheter un chien. Un Boston terrier à l'odorat surdéveloppé et aux yeux globuleux, une belle bête musculeuse et intrépide. Nous irons ensemble chercher des brioches au village. Je l'aurai sur moi, boudiné, dans un sac à poche kangourou. Nous fendrons l'air au son du moteur 2 temps. Un jour, je nous mettrai chacun un casque d'aviateur en cuir brun sur la tête et je nous prendrai en photo, ensuite je la ferai encadrer et la mettrai dans le vestibule du chalet pour que les nombreux amis que j'inviterai, en orchestrant bien sûr une savante rotation pour ne négliger personne, puissent le voir et s'extasier : "Toi, t'es un spécial!".

Abandon de lecture p.97. Tout avait bien commencé, de vrais éclats de rire comprimés sous la couette pendant que tout le monde dort, puis quelques uns au grand jour et soudain, tout a cessé... le texte est devenu lourd, trop décousu, contenant un peu trop d'instants de délire sur un thème... il m'a perdue juste au moment où il ne veut pas mourir avant son fameux samedi... Réalisateur, comédien, auteur, je ne doute pas de son talent, mais je doute que je puisse être son public cible! Malgré toute l'imagination dont il fait preuve, je n'ai pu m'accrocher à ses débordements...

Merci à Masse Critique de Babelio et aux Éditions Les Malins pour cet envoi.


Critiques et infos sur Babelio.com

jeudi 28 octobre 2010

Les beaux mariages, Edith Wharton.

Ondine Spragg s’ouvre les portes de l’aristocratie new-yorkaise grâce à son mariage avec Ralph Marvell. Son ambition l’amène à divorcer et à se lancer à la conquête des hommes susceptibles de lui apporter tout ce qu’elle désire, c’est-à-dire l’amusement mais aussi la respectabilité. Si elle échoue face au banquier Peter Van Degen, elle va trouver une nouvelle victime en la personne du Marquis de Chelles, grâce à qui elle va — espère-t-elle — trouver une place de choix dans le monde du Faubourg Saint-Germain. Mais c’est vers Elmer Moffatt, un ami d’enfance auquel elle avait été mariée secrètement, qu’elle finira par revenir et en compagnie duquel elle trouvera le bonheur. Les qualités d’analyse de la grande Edith Wharton et son brio font merveille dans cette vaste fresque qui dépeint une classe qui meurt et le monde du XXe siècle en pleine formation et trace avec audace et talent le portrait d’une femme moderne.

Je ne sais pas si on peut appeler une femme moderne celle qui divorce un nombre incalculable de fois afin de s'assurer d'avoir tout l'argent qu'elle désire pour assouvir ses besoins luxueux, mais il me semble qu'à cette époque, toutes les femmes rêvaient de faire un "bon mariage". La modernité de nos jours ressemble plus à pouvoir se marier avec l'homme de notre choix même s'il n'a qu'une bicyclette à son actif! Passons...

Ondine est carrément détestable et tellement immature, malgré ses multiples défauts elle réussit presque toujours à obtenir ce qu'elle désire auprès de ses hommes: papa et les autres... Elle fait souffrir son entourage et n'y voit rien du moment que sa petite personne obtient ce dont elle a VRAIMENT besoin, robes, hôtels de luxe, voyages outre-mer, etc. Quatre cent soixante pages sur les moeurs de l'époque dans un texte dépourvu de romantisme, c'est long et cela me donne envie de faire une pause en ce qui concerne cette écrivaine. Je me rends compte que ses personnages sont souvent des femmes indépendantes certes, mais aussi très dures et après quelques livres je me lasse plus vite de ses personnages que ceux de ses comparses anglaises qui sont en général plus naïfs et fleur bleu... Je préfère, au moins les demoiselles semblent plus humaines!!!

Ce n'est pas mauvais, juste un peu long et ça contient un peu trop de manigances à mon goût! Néanmoins, ce livre demeure un excellent portrait social de cette époque entre New York et Paris.

mardi 26 octobre 2010

Quand souffle le vent du Nord, Daniel Glattauer.

En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…

Un livre lu en moins de 24 heures dont certaines pages après les biberons la nuit! Il y a longtemps que j'ai été emportée aussi follement dans un bouquin! Il a combattu contre le manque de temps et de sommeil, mais ça vallait le coup! En voulant jeter un oeil dedans juste pour voir, car je m'étais imposé la lecture de Juliette ou Les beaux mariages avant de le commencer, j'ai été prise au piège. Les phrases s'enchaînent et on ne peut plus résister. On veut savoir ce qui deviendront Emmi et Leo. Vont-ils tomber amoureux? Vont-ils se parler? Vont-ils se rencontrer? Je ne vous le dis pas!

J'ai eu l'impression de vivre les périodes d'excitations et de déceptions en live avec eux! Si ce livre manque de quelque chose, ce n'est certainement pas de rythme!!! C'est d'un romantisme inimaginable... Bon, il n'est pas parfait, certains passages sont un peu ennuyants et la fin m'a fâchée avec l'auteur, sinon je lui concède le titre de grand coup de coeur.