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dimanche 27 décembre 2015

Un scandale en Bohême, Arthur Conan Doyle.

Une aventurière aussi dangereuse que séduisante... Un visiteur masqué, venu confier à Sherlock Holmes un secret susceptible de provoquer une tempête dans les chancelleries européennes...

Tout à son récent mariage, le Dr Watson avait depuis quelque temps négligé son prestigieux ami. Mais, avide de connaître l'issue de cette nouvelle affaire, il va reprendre sans tarder le chemin de Baker Street. Et nous verrons le détective s'acquitter de sa mission en un tournemain, non sans avoir trouvé un adversaire à sa mesure.
 
Première nouvelle tirée du recueil publié chez Omnibus que j'ai reçu à Noël, je suis étonnée de constater que Sherlock Holme prenait de la cocaïne.  Étonnée et déçue, je crois. Passé ce détail, j'ai beaucoup aimé me plonger (enfin!) dans l'univers de ce personnage mythique qui n'a pas vraiment vécu, mais dont tout le monde se souvient!
 
Ici, il est question de récupérer une photographie qui procure un trop grand pouvoir à une dame aux yeux d'un roi... Holmes se déguise, élabore un plan et résout le problème en quelques pages.  C'est une nouvelle, je dois admettre que certains aspects de l'intervention sont négligés, mais je dois aussi dire qu'on ne nous sert pas une solution magique dans le dernier paragraphe non plus. 
 
Donc, c'est un bon début et comme il me reste encore plus de 800 pages à lire, c'est une bonne nouvelle!
 
Paru également chez Le livre de poche.

mardi 22 décembre 2015

Wonder, R.J. Palacio.

Ne jugez pas un livre sur sa couverture.
Ne jugez pas un garçon sur son apparence.

« Je m'appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c'est sans doute pire. »
Né avec une malformation faciale, August, dix ans, n'est jamais allé à l'école. Aujourd'hui, pour la première
fois, ses parents l'envoient au collège... Pourra-t-il convaincre les élèves qu'il est comme eux ?

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August est un petit garçon de 10 ans qui souffre d’une maladie très rare qui le laisse avec un visage défiguré.  Scolarisé à la maison, sa mère décide un jour qu’il doit maintenant fréquenter une école primaire.  L’angoisse… August ne veut pas et son père pas plus, d’ailleurs!  Malgré tout, il ira à l’abattoir.  Face à sa physionomie particulière, il aura droit à une multitude de réactions allant du dégoût à la compassion.  Oubliez les gémissements d’apitoiement sur soi, R.J. Palacio arrive à ses fins sans cela.  On comprend la peine d’August, mais on avance également avec lui dans le cheminement naturel d’une nouvelle situation que peut être celle d’être exposé à plus de regards.  C’est brillamment écrit!

 
Wonder, c’est le portrait d’August, mais c’est aussi celui de ceux qui l’entourent et de leur vision des choses.  Via, sa grande sœur, se sent mise de côté par leurs parents qui se consacrent corps et âmes à ce petit frère qui nécessite un surplus d’amour.  Jack, le nouveau copain d’August, qui a été recruté par le directeur pour être gentil avec lui en début d’année scolaire, mais qui apprécie vraiment sa compagnie.  Summer, Justin, Miranda, tous des gens qui côtoient ce petit garçon aux besoins particuliers ont droit à leur minute au parloir.

 
C’est un roman publié chez Pocket jeunesse, mais c’est un roman de grande envergure qui démontre que dans ce monde il y a plus de bons que de méchants!  C’est une belle histoire qui se lit rapidement grâce aux chapitres courts.  Définitivement un coup de cœur que je vous recommande.  Wonder est porteur d’espoir, d’amour et de joie, même si le tout met parfois du temps à arriver.  Je n’ai pas eu que les yeux dans l’eau, j’ai carrément versé des larmes dans les derniers chapitres!

13 ans et plus
Pocket jeunesse

dimanche 20 décembre 2015

California Dreamin', Pénélope Bagieu.

Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique qu'attachante, son besoin d'amour inextinguible.
À l'aube des années 1960, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.
Le portrait drôle et touchant d'une chanteuse hors normes.
 
Il y a longtemps que je voulais découvrir l'univers de Pénélope Bagieu.  Plusieurs la connaissent déjà à travers son blogue "Ma vie est tout à fait fascinante", mais ce n'était pas tout à fait mon cas.  C'est donc sans attentes que je me suis plongée dans cette BD assez volumineuse, je dois dire.
 
Ellen Cohen ne veut pas prendre la relève de l'épicerie de son père, elle veut chanter et elle y parviendra!  Qui ne connaît pas "California dreamin'"des The Mamas and The Papas? And the sky is grey...
 
 
Les temps sont durs pour les groupes aspirants à la célébrité, mais Ellen, que l'on surnomme Cass, a la voix et ce n'est pas son surplus de poids qui l'empêchera de percer.  Même si on admet son talent, sa place n'était pas garantie au sein du groupe qui a marqué toute une époque.
 
C'est une biographie romancée, mais j'ai bien aimé me retrouver dans cette période Flower Power d'où sortent nos meilleurs chansons, ces indémodables, ces valeurs sûres qu'on écoute à répétition sans jamais se lasser.

Cass Elliot avait du coffre, la voici en duo avec le beau Tom Jones (à l'époque!). 
https://www.youtube.com/watch?v=4aysk8beARs

Pour ce qui est des illustrations, l'auteure a essayé de respecter la structure habituelle d'une bande dessinée, mais elle s'est quand même laissée aller à quelques folies, un peu à l'image de ses personnages.  J'ai beaucoup aimé!
 
ISBN: 9782070657582

samedi 19 décembre 2015

Le Noël de Nicodème, Agnès Laroche et Stéphanie Augusseau.

C'est décidé : cette année, Nicodème rencontrera le père Noël, le vrai ! Il met tout en oeuvre pour mener à bien sa mission : le petit garçon attend que ses parents soient endormis et qu'il n'y ait plus aucun bruit dans la maison pour se faufiler hors de son lit. La cachette parfaite pour attendre le père Noël ? Le fauteuil en face de la cheminée bien sûr ! A son poste, Nicodeème est certain qu'il ne le manquera pas. Il ne lui reste plus qu'à patienter

C'est un album très classique dans son genre.  Nicodème attend que ses parents s'endorment pour se rendre au salon afin d'attendre la venue du Père Noël, mais ce n'est pas facile d'être silencieux quand le chat de la maison se mêle de la partie et qu'une tourterelle tombe de la cheminée!  Voilà ce qui vient ajouter un peu de piquant à cette histoire maintes fois croisée dans les livres de Noël. 
 
Chez moi, ce sont les illustrations au crayon noir (ou fusain?) agrémentées de petites touches de couleurs pas vraiment agressantes qui ont fait de cet album un succès.  Cela change des couleurs ultra saturées sur papier glacé!  Il y a une atmosphère dans cet album.  Elle est feutrée et chaleureuse malgré le gris.  On est bien dans le salon de Nicodème... puis il y a une grande fenêtre pour voir passer le Père Noël et son traîneau dans la belle nuit au ciel dégagé!
 

 
Alice jeunesse
ISBN: 9782874262746

vendredi 18 décembre 2015

Le livre des Baltimore, Joël Dicker.

Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
 
Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012 il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman. Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis?: qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore?
 
Je ne sais pas pourquoi, mais avec Joël Dicker, je dois prendre mon temps.  Je commence son roman, je le pose une fois au quart et je le laisse mariner pendant plusieurs semaines en étant convaincue que je ne le reprendrai jamais.  Un jour, la curiosité reprend le dessus, je l’ouvre à nouveau et je me laisse aller à ses personnages toujours fortement reliés entre eux.  Comme dans La vérité sur l’affaire Harry Quebert, il y a eu un élément qui m’a agacée ici… le Drame!  Combien de fois parle-t-il de ce fameux Drame?  Finalement, il laisse un peu de côté ce terme et progresse dans le dénouement qui mène à cet événement qui nous est révélé que dans les derniers chapitres seulement.  Une fois qu’on accepte la formule choisie, tout va bien.  Un peu de patience s’avère nécessaire, mais je le concède à ceux qui le diront, il y a quelques longueurs.
 
Ce que je remarque aussi chez cet auteur, c’est que tout est idyllique au début.  Tout le monde s’entend bien, la vie est belle et tranquillement il gratte le vernis pour laisser apparaître les faiblesses de ses personnages.  Tout devient moins parfait, on a apprend même à détester des personnages que l’on vénérait au début du roman.  C’est la force de Joël Dicker.  Il aime nous tenir en suspens jusqu’à l’écœurement puis après, il repart en sens inverse et nous déballe tout.  Il faut aimer cette mécanique d’écriture.
 
Le livre des Baltimore ne manque pas de rebondissements, mais c’est surtout l’histoire d’une fraternité exceptionnelle qui m’a plu.  À la vie, à la mort les Goldman s’épaulent jusqu’à la fin et à un tel niveau que vous en serez même étonnés!
 
De Fallois
ISBN: 978-2877069472

mardi 8 décembre 2015

Les vies multiples d'Amory Clay, William Boyd.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la très jeune Amory Clay se voit offrir par son oncle Greville un appareil photo et quelques conseils rudimentaires pour s’en servir. Elle ignore alors que c’est le déclencheur d’une passion qui façonnera irrévocablement sa vie future.
 
Un bref apprentissage dans un studio et des portraits de la bonne société laissent Amory sur sa faim. Sa quête de vie, d’amour et d’expression artistique l’emporte bientôt dans un parcours audacieux et trépidant, du Berlin interlope des années vingt au New York des années trente, de Londres secoué par les émeutes des Chemises noires à la France occupée et au théâtre des opérations militaires, où elle devient l’une des premières femmes photoreporters de guerre.
 
Sa soif d’expériences entraîne Amory vers d’autres conflits, des amants, un mari, des enfants, tandis qu’elle continue à poursuivre ses rêves, à combattre ses démons.
 
À travers le destin singulier et l’objectif téméraire d’une femme indépendante et généreuse, William Boyd nous promène au gré des événements les plus marquants de l’histoire contemporaine.
 
Une ode magnifique à la liberté des femmes !
 
Un beau portrait de femme en avance sur son temps qui a multiplié les aventures professionnelles et très peu les personnelles… Une femme qui a su garder un certain contrôle sur sa vie jusqu'à la dernière heure.
 
Née dans une famille d’artistes, son frère écrivait des poèmes, sa sœur jouait du piano à travers le monde et son père était écrivain jusqu’à ce qu’il revienne de la guerre, Amory Clay a tiré son épingle du jeu grâce à son oncle Greville qui lui offrit son premier emploi en tant que photographe. Dès le début du roman,  on apprend que le père de notre héroïne souffre d’un choc post-traumatique et qu'il commet un geste irréparable envers Amory.  Je ne peux vous en dire plus, mais je dois dire que cette femme s’en est très bien sortie suite à ces événements... Un miracle!
 
Dans mon cas, c’est un premier roman de Boyd et je dois dire que j’ai particulièrement apprécié sa plume.  Il y a une fluidité dans le texte à laquelle je ne m’attendais pas car s’il a construit une histoire autour des quelques photos de Mme Clay, j’ai eu l’impression de lire une biographie chronologique autorisée!  Basée dans sa dernière résidence en 1977, Amory Clay revient sur ses souvenirs et ses plus grands portraits.  Sa famille, au même titre que ses amoureux (tous extrêmement charmants – photos à l’appui!), occupent une grande place dans ses flashbacks. Elle a couvert la deuxième guerre mondiale et celle du Vietnam risquant sa vie pour son métier de photographe, sa vraie passion.  Elle a fréquenté la bourgeoisie dans les grands bals, tiré des portrait compromettant et s’est intéressée à l’art abstrait.  Sa carrière a été très riche et variée.  Il y avait certainement matière à écrire un roman et William Boyd lui rend un bel hommage.
 
Les vies multiples d’Amory Clay est un récit passionnant qui nous entraîne à Londres, à New York, au Vietnam, en Écosse et en France.  C’est un petit pavé que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt et que je recommande de ce pas.
 

Un court vidéo pour comprendre la démarche de l'auteur qui parle très bien français:
https://youtu.be/D0k38KbFX7E

lundi 7 décembre 2015

Moi, Simon 16 ans homo sapiens, Becky Albertalli.

Simon Spier, 16 ans, est gay, mais personne n'est au courant. Sur l'ordinateur du lycée, il chatte avec un certain Blue, dont il tombe amoureux. Il ignore sa véritable identité mais sais qu'il fréquente la même école que lui. Un jour, il oublie de fermer sa session et Martin, un de ses camarades de classe, découvre ainsi son homosexualité et menace de tout révéler.
 
Simon a 16 et entretient une relation avec un autre garçon qu’il ne connaît pas par l’entremise de sa boîte de courriels.  Ce garçon prétend fréquenter la même école, mais Simon ne saurait le reconnaître.
 
Il se passe deux choses dans ce roman.  Simon tombe tranquillement amoureux de cet inconnu et il avoue son homosexualité à ses parents et amis.
 
C’est un roman pour jeunes adultes.  C’est bien, mais je dois admettre que je me suis ennuyée dans certains chapitres et que j’ai trouvé l’utilisation de quelques termes un peu trash pour le ton utilisé dans le reste du bouquin (pine, bite, etc.).
 
Moi, Simon 16 ans homo sapiens s’inscrit dans la vague de romans YA qui cible un sujet en particulier et qui ont, j’en suis convaincue, leur nécessité dans le paysage de nos adolescents parfois en quête de réponses, de support ou d’exemples.  Ce genre de roman encourage les jeunes à être eux-mêmes en s’affirmant et vivant pleinement les choix qu’ils ont faits.  Dans ce sens, ce roman livre la marchandise.
 

jeudi 3 décembre 2015

À la recherche du Père Noël, Thierry Dedieu.

Un petit bonhomme de neige décide de quitter le jardin dans lequel il vit pour rencontrer le père Noël et lui apporter un cadeau. Mais la route va être longue et semée d'embûches. Parti les bras chargés de provisions et de présents, le bonhomme de neige va, au fur et à mesure de ses rencontres avec les animaux de la forêt, devoir échanger tout ce qu'il a pour continuer son chemin. Que lui restera-t-il pour le Père Noël ?
 
Un très beau livre de noël aux allures d’antan.
 
Ceci n’est pas un album jeunesse, c’est une œuvre d’art!
 
Les illustrations sont théâtrales, imposantes et inoubliables.
 
L’histoire est dramatique, désarmante et attendrissante.
 
Tout un tour de force!
 
Ce bonhomme de neige qui désire rencontrer le Père Noël est victime d’intimidation de la part des animaux qu’il rencontre.  Forcé de tout donner sur son chemin, il sera récompensé par la main d’un Père Noël généreux et réconfortant.  Du moins, c’est de cette façon que j’ai perçu ce titre.
 
Il faut voir le loup, le lièvre ou encore le renard poser avec leur nouvelle acquisition sans aucune culpabilité.  Il est vrai que l’on peut donner en échange d’un service, mais ces bêtes n’y vont pas de main morte!  Pauvre petit bonhomme de neige, il est si généreux pour arriver à ses fins… Et l’ours, quel ignoble personnage!
 
Bien sûr, les jeunes enfants rigoleront de ces portraits de fierté, mais l’auditeur plus âgé mesurera l’impact de la vergogne de certains habitants de la forêt. 
 

C’est un album à lire et à conserver.  Il détonnera au travers de tous vos livres de Noël, c’est garanti!

Quelques photos...





 

mardi 1 décembre 2015

Va et poste une sentinelle, Harper Lee.

Jean Louise Finch, dite « Scout », l’inoubliable héroïne de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, est de retour dans sa petite ville natale de l’Alabama, Maycomb, pour rendre visite à son père, Atticus. Vingt ans ont passé. Nous sommes au milieu des années 1950, et la nation se déchire autour des questions raciales. Confrontée à la société qui l’a façonnée mais dont elle croit s’être affranchie en partant vivre à New York, Jean Louise va découvrir ses proches sous un jour inédit…

Chronique douce-amère de l’adieu à l’enfance, entre tendresse et férocité, espoir et désenchantement, révolte et révélations, Va et poste une sentinelle est le deuxième roman de l’auteur de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur mais fut écrit avant son livre culte, prix Pulitzer en 1961. Si sa publication constitue aujourd’hui un événement majeur, ce n’est pas seulement parce qu’il aura fallu attendre plus d’un demi siècle pour connaître son existence, ni parce qu’il a d’ores et déjà battu tous les records de ventes (plus d’1,1 million d’exemplaires en une semaine lors de sa parution aux États-Unis), mais aussi, et surtout, parce qu’il s’agit d’un grand livre, puissant, émouvant, dérangeant : un troublant miroir tendu à un monde qui, malgré le passage du temps, nous parle toujours du nôtre.
 
Abandon p.65... ou lecture reportée?
 
Je n'ai pas retrouvé le bonheur de lecture éprouvé dans Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur.  Je n'ai pas retrouvez non plus la force du précédent.  Ici, Scout est capricieuse et gâtée, elle ne me plaît pas.
 
Je m'arrête ici et je le remet dans la PAL pour un jour du futur où j'aurai peut-être un peu plus de persévérance ou de tolérance!
 
ISBN: 9782246858683

lundi 30 novembre 2015

La nageuse au milieu du lac, Patrick Nicol.

La mère va disparaître. Elle a déjà perdu ses mots, ses souvenirs s’effacent un à un, bientôt tout son corps l’abandonnera. D’ici là, ses paroles désordonnées font surgir en vous la mémoire d’époques oubliées. L’enfant que vous étiez, le quartier tel que vous l’avez connu et d’autres jeunesses aussi, la sienne, celle de ses parents. La mère est devenue votre enfant : il faut la mener à ses rendez-vous, la soigner, la déménager, signer les papiers qui accélèrent ou retardent sa perte. L’accompagner sur le seuil et continuer d’avancer.
Il ne s’agit pas ici de témoigner, mais de sublimer : transformer l’expérience en objet de beauté. Ne pas chercher à tout dire, ne rien expliquer; montrer. Les visages changeants, les oiseaux par la fenêtre, les ongles trop longs, la crise, et vos élèves qui attendent des réponses alors que le monde vous échappe.  



J’ai lu de bonnes et moins bonnes critiques au sujet de ce roman.  Dans le kiosque de la maison d’éditions au salon du livre de Montréal, je n’ai pas hésité à le prendre et à le faire dédicacer parce que j’étais curieuse de me faire ma propre opinion.  L’auteur est fort sympathique, le titre m’intriguait et le sujet aussi.  Dans La nageuse au milieu du lac, il est question de la mère.  Une mère sur la voie de la fin.  Au moment où elle perd la tête et à peu près tout le reste…
 
Malheureusement, cette mère ne prend pas assez de place à mon goût.  Du moins physiquement. Parce que La nageuse au milieu du lac, c’est plutôt l’histoire de son fils qui perd ses repères, qui se sent déstabilisé et dépassé par les événements qu’entraîne la maladie de sa mère. Rien n’est épargné, c’est sans filtre comme dit mon amie Karine qui publiera son billet prochainement.  On traverse chaque pensée de ce professeur à Sherbrooke en sentant bien l’impact de cette nouvelle vie lorsqu’il faut prendre soin d’un être cher malade.  J’ai beaucoup apprécié la sensibilité de l’auteur.  Le déchirement naturel entre l’obligation de faire ce qu’il doit faire et le faire par amour pour sa mère est évident.
 
Je n’ai pas détesté, j’ai simplement été déçue par le traitement du sujet.  Je m’attendais à autre chose, c’est tout.  Je l’ai abandonné au trois quarts et je m’en veux un peu, mais ça ne servira à rien de forcer…

Le Quartanier
ISBN: 978-2-896982-03-5

dimanche 29 novembre 2015

La couleur de l'eau, Kerry Hudson.

Sous le charme, Dave, vigile dans un luxueux magasin londonien, laisse partir une jeune voleuse qu’il vient de surprendre. Sa journée terminée, il la découvre dehors, à l’attendre. C’est le début d’une relation complexe entre deux êtres abîmés. Comment Alena, venue avec tant de projets de sa Russie natale, s’est-elle retrouvée à la rue et sans papiers ? Pourquoi Dave vit-il comme en exil à quelques kilomètres de chez lui ? Qu’ont-ils bien pu traverser l’un et l’autre pour être si tôt désabusés ?
 
Page après page, ils s’apprivoisent, se rapprochent – et prennent soin d’éviter leurs zones d’ombre : les réseaux de prostitution, les compromissions, les peurs et les espoirs étouffés de l’une, les cités anglaises à l’horizon bien bas, les rêves d’aventure et les lâchetés de l’autre.
 
Se gardant des clichés et du larmoyant, Kerry Hudson donne voix aux classes souvent délaissées par la littérature et raconte ses personnages avec leurs fragilités et leurs faiblesses. De l’East London à la Sibérie en passant par Moscou, elle tresse un récit d’une grande finesse, mêlant portrait social et histoire d’amour moderne. Un roman lumineux.
 
Abandon p.102...
 
On comprend rapidement qu'Alena a été vendue de sa Russie natale pour devenir prostituée à Londres.  Dave cache aussi quelque chose, mais comme le rythme est extrêmement lent, je n'en sais pas plus.
 
C'est un roman avec une atmosphère assez lourde.  Trop peu pour moi... La couverture m'avait attirée.
 
Prix Femina étranger 2015. L'avez-vous lu?
 
ISBN: 978-2-84876-470-2

samedi 28 novembre 2015

La balade des pas perdus, Brooke Davis.

Millie Bird, alias « Capitaine Funérailles », est fascinée par les Choses Mortes. À tout juste 7 ans, elle en possède tout une collection : son chien Rambo, le vieil homme dans la rue, des araignées, des oiseaux... et sur tout son père. Assez pour ne pas se démonter quand un jour sa mère l'abandonne dans un centre commercial. C'est alors qu'elle rencontre Karl.
 
Karl, le dactylographe de 87 ans, tapait autrefois des mots d'amour sur la peau de sa femme. Mais depuis qu’elle est mor te, il les tape désormais en l'air, à chaque fois qu'il parle. Interné dans une maison de retraite par son fils, il a profité d’un éclair de lucidité pour s’échapper...
 
Quant à Agatha Pantha, du haut de ses 82 ans, elle n'a plus quitté sa maison ni adressé la parole à quiconque depuis des lustres. Mais quand elle découvre à son tour l'histoire de la petite Millie, son sang ne fait qu'un tour : elle décide de retrouver cette maman indigne, pour lui dire de quel bois elle se chauffe.
 
Lancé sur les routes de l'Ouest australien, l'improbable trio n'en est encore qu'au tout début de ses aventures...

Touchant? Oui!
Drôle? Pas vraiment.
Billant? Dans un sens, oui…

 
Tu sais le jour où un livre sort en version originale et que tout le monde en parle en bien?  Tu te dis que tu vas le lire et le temps passe sans que tu y arrives.  Puis là, la traduction pointe son nez… Tu as tellement lu de bonnes critiques et écouter d’autres en parler avec les yeux qui brillent que tu peines à contenir ta joie quand tu le tiens finalement entre tes mains.  Cette anticipation est parfois dangereuse.  La mienne  m’a menée tout droit dans le mur!
 
C’est un roman très bien.  Mon problème, c’est la narration.  Une jeune de fille de 7 ans ne parle pas comme ça.  Et moi, je suis incapable de passer par-dessus ce détail.  Les personnages sont intéressants, ils sont presque tous en dehors des rails et leurs comportements hors normes nous entraînent souvent dans des situations loufoques.  Agatha crie tout ce qu’elle dit, Karl tape sur une machine fictive tout ce qu'il pense, Millie collectionne les Choses Mortes et le trio trimbale Manny, un mannequin volé dans un magasin. Lorsqu’ils partent en cavale pour retrouver la maman de Millie, tu te dis qu’ils vont se faire arrêter, qu’ils vont se perdre, qu'ils vont perdre les pédales... mais non!  Ils font un bon bout de chemin ensemble et tranquillement on en apprend un peu plus sur chacun d'eux.

Malheureusement, c'est un rendez-vous manqué pour moi.  On y trouve beaucoup d'amour, de belles amitiés, de l'empathie pour son prochain, mais l'originalité de Karl, Agatha et Millie était juste un peu too much pour moi...  Je vous dirige donc  vers Hop! sous la couette qui a fait un billet beaucoup plus convaincant que moi!

"C'est quoi une âme? demanda-t-elle à Perry Lake après lui avoir montré les raisins.
C'est comme un cœur, mais dans le ventre, répondit-il.
À quoi ça ressemble?
À un gros raison sec."
Fleuve

vendredi 27 novembre 2015

Quoi de neuf dans la PAL?

Après une visite au salon du livre de Montréal la fin de semaine dernière, je ne m'attendais pas à recevoir encore des nouveautés... Il faut croire que ma boîte aux lettres est un trou sans fond!
 
 
Une nouvelle édition paraîtra bientôt et la couverture est nettement plus jolie!
 

J'ai toujours dit que je ne lirais jamais Harry Potter... mais j'ai craqué pour la version illustrée, of course!
 
Les surprises... parfois non désirées, parfois étonnantes, parfois intéressantes!
 
 
À lire le résumé, je sens que ce sera "quelque chose"!
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

jeudi 26 novembre 2015

Il était une fois Charles, Lina Rousseau.

Description

Charles est très nerveux. Il ne lui reste plus qu'un dodo avant de partir. Charles ne part ni à la mer ni chez son cousin Antoine. Il doit être hospitalisé. Pour la première fois, il sera séparé de sa famille. Mais, pour affronter cette épreuve, ses parents et ses petites sœurs ainsi que Dr Louis seront là pour lui. De plus, il aura la belle surprise de se faire de nouveaux amis, dont une dame bien spéciale, qui lui fera un magnifique cadeau...

Une histoire touchante, toute en douceur, remplie de courage et d'amour.

 
Argumentaire
  • Une histoire qui s'adresse aux enfants et à leur entourage.
  • Les lecteurs y découvriront que les enfants qui doivent séjourner à l'hôpital doivent faire preuve d'un grand courage.
  • Une section informative dédiée aux parents et aux éducateurs suit le récit.
  • Les histoires de la collection J'apprends la vie sont inspirées de faits vécus.
Un jour, Lina Rousseau m'a confié qu'elle observait beaucoup de réactions de la part des enfants à qui elle faisait la lecture de cet album dans les écoles et je peux comprendre pourquoi.  Charles est un petit garçon malade qui attend régulièrement la venue de madame Rigolote qui papote, dorlote et réconforte.  Charlotte de son vrai nom lui fait la lecture et lui change les idées.  Hospitalisé pour subir des traitements, les livres peuplent ses jours les plus sombres.  Un jour, madame Charlotte lui confie sa valise remplie de trésors et elle ne revient plus.  Charles est triste, mais il comprend qu'une mission lui a été confiée.  Il n'en tient plus qu'à lui de maintenir la cadence pour semer les graines de bonheur dans le cœur de ses voisins d'étage.
 
Guidée par un médecin du CHUL à Québec, l'auteure nous offre un album rempli de tristesse, mais aussi d'espoir.  Elle applique elle-même cette méthode douce d'apaisement de l'esprit en attendant celui du corps en venant faire la lecture à ces enfants hospitalisés.
 
Une belle leçon de courage et de persévérance pour tous nos enfants qui traversent une mauvaise période ou juste pour le plaisir de lire une histoire tellement attendrissante.

Dès 4 ans
Dominique et Compagnie
ISBN: 978-2-89686-257-3

 
Une lecture dans le cadre de Québec en novembre chez Mon coin lecture.

mercredi 25 novembre 2015

Bêtes, Guy Marchamps et Bellebrute.

Un bestiaire pour les enfants qui aiment
les animaux
et les mots.
Un bestiaire pour les adultes qui aiment
les enfants qui aiment
les animaux
et les mots.
Un bestiaire pour tous les gens
qui aiment les bêtes gentiment.

Des bêtes et des mots pas bêtes du tout composent cet album qui dépasse de loin bien des lectures faites à fiston dans sa jeune vie!  Comment les auteurs ont-ils réussi à écrire autant de poésie autour de certains animaux pas tout à fait inspirants? Soyons francs, ils ne sont pas tous mignons, mais les auteurs ont relevé le défi haut la main. Les images créées de toute pièce par toutes ces jolies phrases resteront longtemps gravées dans mon esprit.  C’est drôle, c’est tendre et en même temps très instructif.  Chapeau!  C’est un album qu’une copine a repéré dans le kiosque de La Bagnole au Salon du livre de Montréal et je ne regrette vraiment pas d’avoir copié sur elle!  Sinon, je serais vraiment passée à côté d’une petite merveille publiée en 2012 déjà. 
 
Fiston a beaucoup aimé et il s’est longtemps attardé sur les illustrations très colorées et ludiques.  Ce matin, je l’ai mis dans son sac à dos, il faut que ses amis de la maternelle s’émerveillent un peu eux aussi!
Finaliste au prix Québec/Wallonie-Bruxelles 2013


 
ISBN: 9782923342771

mardi 24 novembre 2015

Pico Bogue - 1. La vie et moi, Dominique Roques et Alexis Dormal.

Pico Bogue est le fils aîné d'une famille tout ce qu'il y a de plus normal, c'està- dire unique, extraordinaire et parfois complètement folle ! Avec sa petite soeur Ana Ana, Pico évolue dans la vie avec autant de certitudes que d'interrogations, ce qui vaut à ses parents et grands-parents des crises de toutes sortes : crises de rire, crises de désespoir, crises d'amour toujours !
 
I'm in L O V E!  Mignon comme tout, ce petit personnage à la chevelure ébouriffée a la verve tranchante!  Attention!  Philosophe et bon analyste à ses heures, ses interlocuteurs tombent parfois des nues...
 
Huit tomes à ce jour et je m'en réjouis!  Avec sa petite sœur Ana Ana dont je vous avais déjà parlé ici, ils sont un duo sans pareil. Charmant et attachant, Pico Bogue ne doit rien envier à sa petite sœur toute aussi coquine et vive d'esprit!  Deux petites créatures qu'on a définitivement envie d'adopter le temps d'un album...
 
ISBN: 9782205060744

lundi 23 novembre 2015

La raison vient à Carolus, David Turgeon.

Tout au long de son enfance, Carolus avait réalisé une œuvre pléthorique, protéiforme, fragmentaire, en tout cas entièrement inédite. Celle-ci avait été archivée dans une série de boîtes. Qui avaient été déposées chez moi. Il fallait bien qu’un événement m’obligeât à les ouvrir. 

Ce n’est pas un roman, ce n’est pas une nouvelle, c’est une novella.  C’est une première expérience pour moi qui n’aime généralement pas lire des nouvelles.  Ayant souvent l’impression de rester sur ma fin faim, La raison vient à Carolus offre une histoire aboutie. 

Le jour où l’eau monte dans le sous-sol d’un homme, il entreprend de faire remonter à la surface les boîtes oubliées de son ami Carolus et du même coup, ses propres souvenirs depuis leur première rencontre.  En ouvrant les boîtes scellées, il découvre son ami sous un autre angle et il réalise que sa perception de la vie à l’époque où celui-ci a pondu ces écrits, n’est peut-être plus celle qu’il croyait.  Il voit sa jeunesse sous la plume de Carolus et en vient à se questionner sur les événements passés.

Ce n’est pas un livre avec une fin fracassante, mais j’ai apprécié remonter le fil du temps avec cet homme.  Il n’y a rien d’exceptionnel dans cette histoire, mais ce qui ressort de cette lecture, c’est le doute.  Le doute semé par un ami disparu qui ne peut plus répondre aux questions.  L’étonnement que vit le personnage face aux écrits de Carolus perturbe tout autant le lecteur…  Comment est-il passé à côté du message de cet ami plutôt unique?

David Turgeon est un auteur de Québec que je note dans mon carnet pour de prochaines lectures.

ISBN: 978-2-896981-49-6
 
 

Une lecture dans le cadre de Québec en novembre chez Mon coin lecture.

Quand le père Noël était petit, Linda Bailey et Geneviève Godbout.

Dès sa naissance, le petit Santa est déjà un enfant particulier. Il a une petite bedaine et une grosse voix, il ne porte que du rouge et, quand il reçoit des cadeaux, son plus grand plaisir est d’aller les redistribuer.

À bien y penser, ce petit garçon était destiné à devenir notre personnage préféré du temps des fêtes!

Pas déjà un album de Noël!  Toutes mes excuses, je n'ai pas su résister à la "biographie illustrée" de ce personnage célèbre...
 
Dès son jeune âge, avec un nez en cerise et un ventre rebondi, ce petit blondinet aimait fabriquer des jouets, offrir ses cadeaux, explorer la cheminée et élaborer un traîneau à l'aide d'une famille de hamsters!!!
 
Il est difficile d'être original lorsqu'il est le temps d'écrire un album de Noël, mais je dois dire que celui-ci est assez exceptionnel.  D'abord parce que les illustrations ne sont pas uniquement bardées de rouge et de vert et ensuite, parce qu'il explore un pan de la vie de Père Noël qui a été ignoré depuis trop longtemps dans la littérature, sa famille.  Ses parents étaient fiers de lui, de sa curiosité, de son intelligence et de sa générosité.  Comme quoi, même lorsque les goûts d'un enfant peuvent paraître étranges, ils peuvent mener à de grandes choses!  Un beau message qui passe en douce ici et c'est très touchant...


Je n'ai pas lu d'autres albums de saison, mais je suis pas mal certaine que celui-ci figurera dans mes préférés!

3 à 7 ans
Scholastic
ISBN: 978-1-4431-4799-6

dimanche 22 novembre 2015

Les vieux fourneaux - 1. Ceux qui restent, Lupano Cauuet.


Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d'enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un oeil tourné vers un passé qui fout le camp, l'autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le coeur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu'il n'y a pas d'âge pour commettre un crime passionnel.
Il y a longtemps que j'avais repéré cet album et c'est au salon du livre de Montréal qu'on m'a gentiment offert le premier tome chez Dargaud.  Quel bonheur de lire cette BD!  Oui, vous avez bien entendu... Depuis quelques semaines, je prends goût à ce genre littéraire que j'ai ignoré pratiquement toute ma vie.
 
C'est aux funérailles de Lucette, l'épouse d'un des trois septuagénaires que nous retrouvons ces trois vieux complices qui, chacun à sa façon, ont mené une petite révolution dans leur vie.  Ils n'ont pas la langue dans leur poche et même s'ils sont très lucides sur leur état de "vieux", ils s'en moquent un peu...
 
Dans ce premier tome, après la mort de sa femme, Antoine apprend un secret qui le met en rogne.  Il part en Toscane sur les chapeaux de roue et on craint le pire.  En compagnie de sa nièce Sophie, enceinte jusqu'aux cheveux, ses copains partent à ses trousses tout aussi rapidement. Ils feront des découvertes les uns sur les autres et c'est assez drôle par moment.  Sophie a les hormones en montagnes russes et ne supporte plus la veille génération!  Elle est insolente, mais on la comprend un peu.
 
C'est un album qui se lit très bien et c'est ce que je recherche en ce moment.  N'ayant pas beaucoup d'expérience en BD, il me faut des cases aérées et du texte qui ne surcharge pas trop les illustrations.  J'ai beaucoup aimé ces "vieux fourneaux" et je prendrai un grand plaisir à lire les tomes 2 et 3 déjà sur le marché.
 
Sur la page web de la maison d'éditions, on peut lire "Laissez-vous surprendre", et bien, c'est réussi! C'est une très belle découverte!
 

ISBN: 9782505019930

mercredi 18 novembre 2015

Flora et les étoiles filantes, Chantal Van Den Heuvel et Daphné Collignon.

Flora, la quarantaine, vient de divorcer avec pertes et fracas après 20 ans de mariage. Heureusement, pour remonter la pente, elle peut compter sur le soutien de ses copines, Roxane (baba cool fan de jardinage), Léa (carreer woman infatigable) et aussi son vieux voisin, Vénérable. Comme ses amies, Flora voudrait trouver l'âme soeur, mais ce n'est pas si simple. Flora fait quelques rencontres prometteuses, mais une fois les 1ers moments idylliques passés, ses amoureux s'évanouissent dans la nature. De quoi semer le doute dans l'esprit de Flora. N'est-elle plus assez séduisante, est-elle devenue insupportable ?

 Cet album raconte le blues des quadras divorcées et des « célibattantes » essoufflées qui aimeraient bien poser leurs valises. C'est la crise du milieu de vie vue à travers la lunette drôlatique de Flora et de sa tribu.

La quarantaine, 20 ans de mariage... Heureusement, ma comparaison avec Flora s'arrête ici!  Mais je dois dire que lire une BD avec un personnage à lequel je peux facilement m'identifier apporte un petit bonus à ma lecture.
 
Flora et sa gang de filles se rendent à l'évidence, se remettre sur le marché de l'amour dans la quarantaine regorge de petits défis.  D'abord, parce qu'en vieillissant les femmes s'avèrent être plus sévères au niveau des critères de sélection et ensuite parce que la compétition est féroce.  Surtout lorsqu'une jeune déesse de Tahiti est dans le décor! Puis, il y a aussi les enfants qu'on ne veut pas négliger et à qui on ne veut pas imposer n'importe qui...  Cette BD est très terre à terre et démontre que tout est possible... même si l'eau peut couler sous les ponts avant qu'il ne se passe quelque chose!
 
Je ne dirais pas que j'ai ri aux éclats en compagnie de Flora et ses copines, mais j'ai apprécié le ton léger qui règne au fil des pages.  Le sujet est sérieux, mais on ne sombre pas dans la déprime à tout coup. L'héroïne a les cheveux courts, sa copine a un surplus de poids, l'illustratrice n'est pas trop tombée dans le cliché.  Flora et ses amies sont de vraies femmes avec de vrais problématiques.  J'achète et j'espère qu'il y aura une suite.

Un seul petit reproche de ma part à cette BD, c'est la taille de la police choisie.  C'est vraiment écrit très petit et passé la quarantaine justement, nos yeux commencent à faire drôlement défaut!  Par contre, je suis sous le charme de la couverture!  Légèrement embossée, elle a une texture entre le plastique et le caoutchouc... Un très bel objet.

Le Lombard est la maison d'éditions qui publie le fameux Bob Morane et les Angry Birds, mais vous retrouverez une multitude de BD pour tous les genres sur le site de la maison.

À partir de 12 ans
Le Lombard
ISBN: 9782803633876