mardi 2 décembre 2014
Still Alice de Lisa Genova... le film!
jeudi 31 décembre 2009
2009 et tous les livres derrière nous...
Maintenant, passons aux choses sérieuses... 2009 aura été une année remplie de projets dans mon cas: un bébé à venir, l'achat d'une maison et la réalisation d'un grand projet pour Antonio dont je vous parlerai bientôt... En attendant, voici mon bilan de l'année avec mon top 10 coups de coeur et la liste complète par mois de mes lectures, incluant leur appréciation et la date à laquelle j'ai terminé le livre (trop de travaille d'enlever toutes ses infos, je ne serai pas moins paresseuse en 2010!!!)
Je suis totalement incapable de les classer par ordre de préférence et je dois ajouter que mon top de l'année a été construit en me basant sur ce que je me rappelais d'un livre en regardant ma liste lue. Si un livre n'évoquait aucun souvenir précis, c'est qu'il n'a pas été marquant, c'est logique...
L'homme qui m'aimait tout bas, Éric Fottorino
Pour toutes les références personnelles qui m'ont boulversée dans ce livre...
La jeune fille à la perle, Tracy Chevalier
Pour retrouver toutes les belles images si fidèles au film (ou vice-versa...)!
La femme en vert, Arnaldur Indridason
Premier contact avec cet Islandais, premier vrai saut dans le monde du polar. Depuis, j'en achète quelques uns, je me devais de lui allumer une chandelle!
The lost memoirs of Jane Austen, Syrie James
Imaginer une aventure amoureuse à cette célébrité de nos blogs, c'est audacieux... elle a très bien réussit.
Saveurs vagabondes, Frances Mayes
Pour tout ce que j'ai eu envie de visiter, de manger et de lire à la lecture ce livre épicurien!
Un roman français, Frédéric Beigbeder
Parce que trop souvent je me fais une image d'une personne et son livre est venu remettre les choses en place dans son cas... il n'est pas aussi mauvais garçon qu'il en a l'air! Il a un bon fond comme dirait l'autre!
JANVIER
1) Toute la nuit devant nous, Marcus Malte / + / 2 janv.
2) La foire aux vanités. Thackeray / + / 18 janv.
3) Syngué sabour, Atiq Rahimi / + / 20 janv.
4) Le dernier frère, Nathcha Appanah / + / 23 janv.
5) Monsieur Ho, Max Férandon / + / 27 janv.
6) Replay, Ken Grimwood / + / 30 janv.
7) La grosse, Françoise Lefèvre / + / 31 janv.
FÉVRIER
1) Le train pour Samarcande, Danielle Trussart / + / 1er fév.
2) Elle s’appelait Sarah, Tatiana de Rosnay / + / 3 fév.
Abandon de lecture p.65 : Aravind Adiga : Le tigre blanc
3) La petite fille qui aimait trop les allumettes, Gaétan Soucy / + / 6 fév.
4) Un pour toutes, Frances Pye / ? / 9 fév.
5) Saveurs vagabondes. Une année dans le monde. Frances Mayes / + / 15 fév.
6) Scrapbook, Nadine Bismuth / + / 17 fév.
Abandon de lecture p. 50 : Patrice Martin : Le chapeau de Kafka
7) Nikolski, Nicolas Dickner / + / 19 fév.
8) Les aurores montréales, Monique Proulx / - / 24 fév.
9) Je te demanderai la mer, Stéfani Meunier / +/- / 26 fév.
10) Est-ce ainsi que les femmes meurent ? Didier Decoin / + / 27 fév.
MARS
1) Noblesse déchirée : parfum de courtisane. Jennifer Ahern / + / 1er mars
2) Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig / + / 2 mars
3) Quelques adieux, Marie Laberge / +/- / 6 mars
4) La reine des lectrices, Alan Bennet / + / 7 mars
5) Être, Éric Simard / + / 7 mars
6) Teacher Man, Frank McCourt / - / 9 mars
7) Rouge presque noire, July Giguère / +/- / 10 mars
Abandon de lecture p.68 : Michel Faber, Contes de la rose pourpre.
8) Le voyage dans le passé, Stefan Zweig / + / 15 mars
9) Le festin de roses, Indu Sundaresan / +/- / 22 mars
10) Les mots pour les amoureux des livres, Valérie Dupuy / + / 28 mars
11) La femme du V, Douglas Kennedy / + / 29 mars
12) L’instinct d’Inez, Carlos Fuentes / - / 29 mars
AVRIL
1) Chicago, Alaa El Aswany / + / 4 avril
2) Un brillant avenir, Catherine Cusset / + / 5 avril
3) Ce qui s’endigue, Annie Cloutier / + / 8 avril
4) Maria Chapdelaine, Louis Hémon / + / 9 avril
5) The Thirteenth tale, Diane Setterfield / + / 16 avril
6) Soixante-neuf tiroirs, Goran Petrovic / +/- / 19 avril
7) Malavita, Tonino Benacquista / + / 21 avril
8) Une douloureuse absence, Mary McGarry Morris / + / 26 avril
Abandon de lecture p. 238 Un jardin de papier, Thomas Wharton.
9) L’amour humain, Andreï Makine / + / 29 avril
MAI
1) Amour, Prozac et autres curiosités, Lucia Etxebarria / +/- / 5 mai
2) La femme en vert, Arnaldur Indridason / + / 8 mai
3) La Bar-Mitsva de Samuel, David Fitoussi / +/- / 16 mai
4) La cité des jarres, Arnaldur Indridason / + / 16 mai
5) Dis oui, Ninon, Maud Lethielleux / + / 17 mai
6) Chéri, Colette / - / 18 mai
7) Le libraire, Gérard Bessette / + / 18 mai
8) La saison des adieux, Karel Schoeman / - / 28 mai
9) Mari et femme, Régis de Sa Moreira / + / 29 mai
JUIN
1) Une odysée américaine, Jim Harrison / ? / 1er juin
2) Je jette mes ongles par la fenêtre, Nathalie Jean / + / 9 juin
3) Toujours orgueilleuse mais (à peine) plus repentante, Annie L’Italien / + / 11 juin
Abandon de lecture p.250 : L’histoire d’Edgar Sawtelle, David Wroblewski / 14 juin
4) Les invités, Pierre Assouline / + / 14 juin
5) La Marque de Windfield, Ken Follett / +/- / 19 juin
6) La fille du pasteur Cullen, Sonia Marmen / + / 25 juin
JUILLET :
Abandon de lecture p.56 : Pourquoi j’meurs tout l’temps, Anaïs Airelle
1) La voix, Arnaldur Indridason / + / 16 juil.
2) Séraphine, Françoise Cloarec / +/- / 26 juillet
AOÛT :
Abandon de lecture p.36 : Cher amour, Bernard Giraudeau
1) La massothérapeute, Maia Loinaz / + / 24 août
2) Les grandes marées, Jacques Poulin / + / 30 août
3) Les rêves de mon père, Barack Obama / + / 31 août
SEPTEMBRE :
1) Paul à Québec, Michel Rabagliati / +/-/ 1er sept.
2) Le voyage d’Anna Blume, Paul Auster / + / 5 sept.-09
Abandon de lecture p. 129 : Voyez comme on danse, Jean d’Ormesson
3)Un hiver à Majorque, George Sand / +/- / 7 sept.
4) Des bibliothèques pleines de fantômes, Jacques Bonnet / + / 14 sept.
5)Ce que je sais de Vera Candida, Véronique Ovaldé / + / 17 sept.
6)La princesse de Clèves, Madame de La Fayette / - / 19 sept.
7)L’homme qui m’aimait tout bas, Éric Fottorino / + / 19 sept.
8)La jeune fille à la perle, Tracy Chevalier / + / 21 sept.
9) Le jeu de l’ange, Carlos Ruiz Zafon / - / 26 sept.
10)Un temps fou, Laurence Tardieu / + / 27 sept.
11)D’autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère / + / 30 sept.
OCTOBRE :
1)Mon voisin, Milena Agus / + / 3 oct.
2)La louée, Françoise Bouffière / + / 5 oct.
Abandon p.84 : La double vie d’Irina, Lionel Shriver 7 oct.
3) Les pieds sales, Edem Awumey / + / 14 oct.
4) Les Troutman volants, Mirian Toews / + / 17 oct.
5) Miam miam fléau, Marsi / + / 18 oct.
6) Arthur et George, Julian Barnes / +/- / 20 oct.
7) L’homme du lac, Arnaldur Indridason / + / 22 oct.
8) Un roman français, Frédéric Beigbeder / + / 24 oct.
9) Le chemin des âmes, Joseph Boyden / + / 3 oct.
NOVEMBRE :
1) Firmin, Sam Savage / + / 1er nov.
2) Still Alice, Lisa Genova / + / 5 nov.
3) Les sirènes de Bagdad, Yasmina Khadra / + / 10 nov.
4) L’immense abandon des plages, Mylène Durand / + / 12 nov.
5) La solitude des nombres premiers, Paolo Giordano / +/ - / 13 nov.
6) L’histoire d’un mariage, Andrew Sean Greer / + / 15 nov.
7) The lost memoirs of Jane Austen, Syrie James / + / 23 nov.
8) Les p’tites comptines, Chantal Janisson / + / 24 nov.
9) Du bout des doigts, Sarah Waters / + / 28 nov.
10) Ailleurs, Julia Leigh / + / - / 29 nov.
DÉCEMBRE :
1) Agnes Grey, Anne Brontë / +/- / 3 déc.
2) À moi pour toujours, Laura Kasischke / + / 7 déc.
3) La femme fragment, Danielle Dumais, / + / 9 déc.
4) Les pêcheurs de coquillages, Rosamunde Pilcher / + / 13 déc.
5) Zorro, Isabel Allende / + / 22 déc.
6) Les Filles, Lori Lansens / + / 24 déc.
7) La noce d’Anna, Nathacha Appanah / + / 27 déc.
8) Le mec de la tombe d’à côté, Katarina Mazetti / + / 28 déc.
9) Un homme à distance, Katherine Pancol / - / 29 déc.
10) La grosse femme d'à côté est enceinte, Michel Tremblay / + / 31 déc.
BONNE ANNÉE À TOUS!
La grosse femme d'à côté est enceinte, Michel Tremblay.
Le monde de Michel Tremblay n'a plus besoin de présentation. Avec La grosse femme d'à côté est enceinte, le romancier a emprunté au dramaturge ses personnages les plus attachants. Jamais la réalité n'aura été aussi réelle, fiction aussi imaginaire, peinture aussi vraie. Entrez dans l'univers des Chroniques du Plateau Mont-Royal par la voie indiquée et, comme des miliers de lecteurs, laissez-vous émouvoir par les habitants de ce quartier populaire de l'Est de Montréal que réunit un même appétit de vivre.
Tiré des Chroniques du Plateau-Mont-Royal, ce roman est le premier que je lis de cet auteur fétiche du Québec. En réalité, après avoir abandonné ce livre à l'adolescence, j'ai refait une tentative non sans grands efforts! Il m'a fallu presque la moitié des 186 pages qu'il comporte pour crier au génie... Beaucoup de personnages, un langage parlé plutôt qu'écrit et des histoires banales ont presque eu raison de moi.
Petit à petit l'idée a fait son chemin, les références (qui me sont si chères!) se sont installées et j'ai pu profiter de cette culture québécoise des année 40. En lisant Tremblay, j'ai retrouvé des histoires de famille semblables aux miennes: les corsets de ma grand-mère pendant la grossesse, l'arrachage de dents au profit du dentier, les soirées sur le balcon et les soupers de famille où c'est toujours la même qui fait tout!
Je dirais que c'est un livre confortable, un genre d'album souvenirs d'une époque qui m'est totalement inconnue. Je n'aurais jamais pensé cela à mes débuts d'aventure avec M.Tremblay et si je m'accrochais à la dédicade où il me souhaite "bon courage", je peux maintenant affirmer que ce n'est pas à reculons que je lirai la suite de ces chroniques...
mercredi 30 décembre 2009
Un homme à distance, Katherine Pancol.
Cauchemar littéraire, rien d'autre ne me vient à l'esprit! Un texte inégal, un punch raté... Je ne peux rien ajouter, sauf mentionner qu'elle a eu la brillante idée de dresser une liste des livres dont elle parle! Selon moi, c'est le seul intérêt de ce court roman épistolaire. Elle a déjà fait beaucoup mieux...
Des avis plus complaisants (ou pas!) chez Blog-O-Book
Objectif PAl # 30
mardi 29 décembre 2009
Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti.
Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis… C’est le début d’une passion dévorante. C’est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d’amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.
Née en 1944, Katarina Mazetti est journaliste à la radio suédoise. Auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle a rencontré un succès phénoménal avec Le Mec de la tombe d’à côté, traduit en de nombreuses langues. Son oeuvre est publiée en France par les éditions Gaïa.
C'est suédois: Ikea, les boulettes de viande (qui dans ma tête ne vont pas sans Ikea!), la fille de la ville, l'agriculteur et les longs mois d'hiver... Désirée et Benny sont vites en besogne, car peu de temps s'écoule avant que celle-ci se retrouve à lécher les 3 doigts de la main de Benny! Je ne sais pas pourquoi j'ai accroché sur cette scène... elle m'a choquée, dérangée ou encore répugnée???!!!
Avec un gros coeur sur la page couverture, c'est facile de deviner qu'il y a une histoire d'amour dans ce roman. Ce qui est plus difficile à imaginer, c'est comment deux êtres provenant de deux pôles aussi éloignés arrivent à créer une relation. La route est parsemée d'obstacles tels que les mouches, les livres, les vaches, les petits points, etc. Je vous vois déjà dire que ce livre n'est pas pour vous, mais laissez-vous aller et tentez votre chance. C'est un beau melting pot de culture suédoise pas trop désagréable avec lequel j'ai passé un bon moment. Loin du coup de coeur des derniers jours, mais pas fâchée d'avoir consacré quelques heures à cette auteure au sens de l'humour pertinent!
Objectif # 29.
lundi 28 décembre 2009
La noce d'Anna, Nathacha Appanah.
Pendant la noce d'Anna, sa mère se souvient. De la jeune femme qu'elle a été, si différente de sa fille aujourd'hui, de ses rêves, de ses espoirs, de ses envies ; parce qu'elle en a encore, des envies, cette femme célibataire qui marie sa fille... Pendant la noce, l'enfance d'Anna resurgit avec le souvenir du père, de l'absent, de l'inconnu... Et un autre bonheur pointe son nez dans la nuit.
Sonia a 42 ans et choisit le jour des noces d'Anna, sa fille unique, pour faire une introspection sur sa vie... Une fois ce livre ouvert, j'ai été emportée d'un seul souffle jusqu'à la dernière page. Sonia est une mère un peu gaffeuse et légère, contrairement à sa fille qui semble avoir le contrôle et la rigidité d'une femme beaucoup plus âgée... La relation entre les deux n'est peut-être pas au meilleur, mais on sent que chacune essaie de faire le petit effort nécessaire à la réussite de cette journée bien spéciale dans le vie d'une jeune fille et de sa mère monoparentale...
Tout au long de ma lecture, j'ai éprouvé de la tendresse envers cette femme qui a vécu seule et qui semble avoir fait son possible pour mener à bien une carrière et l'éducation de sa fille. Par contre, Anna n'a peut-être pas été aussi indulgente et semble avoir négligé les sentiments de sa maman. Bien entendu, nous n'avons qu'une seule version de l'histoire, c'est ce qui rend ce livre encore plus charmant... On se laisse facilement prendre au piège qui est celui d'imaginer ce qui se passe dans la tête de l'autre. Heureusement, bien que la personnalité de Sonia comporte quelques défauts, c'est une femme lucide qui arrive à nous transmettre quelques bons indices sur le personnage qu'est sa fille au quotidien. Un roman bien écrit sans longueurs, sans coupures, parfait!
Un autre coup de coeur en cette fin d'année...
Objectif PAL #28
dimanche 27 décembre 2009
Les filles, Lori Lansens.
Au fil de réflexions graves et drôles, d’une justesse émouvante, se dessinent deux destins unis par la fatalité, mais aussi par un amour inconditionnel, plus grand que soi. Lori Lansens nous révèle, à travers leur histoire singulière, une part d’humanité où chacun se reconnaîtra.
Ni monstres, ni merveilles, ni phénomènes de foire, Rose et Ruby sont tout simplement « les filles ».
Que pensez-vous du fait que ce livre (qui n'est pas de poche!) de 574 pages ait été lu en 2 jours? Que c'est un livre captivant? Je vous l'accorde à 100%! C'est si bien écrit que les occasions ne manquent pas pour croire que ces deux jumelles ne sont pas sorties tout droit de la pure fiction... Avez-vous déjà regardé un télé roman assez longtemps pour parvenir à croire que ses personnages existent vraiment et que vous pourriez les croiser en faisant votre épicerie? Lansens réussit à produire le même effet dans si peu de pages que c'est renversant!
Rose et Ruby sont si différentes et vivent tellement d'événements distincts qu'il est facile d'oublier qu'elles sont reliées par la tête... Chacune des soeurs écrit sa version de leur histoire, et à travers leur forme d'écriture bien personnelle, il est possible de percevoir que si le destin ne les avait pas attachées l'une à l'autre, elles auraient eu des parcours à l'opposé l'une de l'autre! Oubliez l'adage qui dit que les jumelles vivent les mêmes choses et les mêmes émotions, car il n'y a rien de plus faux dans leur cas. Et pourtant... elles sont reliées pas la tête, je le repète!!!
C'est drôle, touchant, triste, révoltant et bien plus encore, ce livre fera définitivement la liste de mon top 10 de l'année... si j'arrive à le pondre d'ici le 31!
L'avis de Venise et Suzan. Le Blog-O-Book, en partenariat avec Les Éditions de l'Archipel, ont offert ce livre la semaine dernière, d'autres avis devraient bientôt fleurir sur la toile...
Obejctif PAL # 27.
mercredi 23 décembre 2009
Zorro, Isabel Allende.
Isabel Allende, avec l’humour qui la caractérise, nous emmène dans les coulisses de la légende. Né dans le sud de la Californie à la fin du XVIIIe siècle, Diego de la Vega est l’enfant de deux mondes. Son père, un gentilhomme espagnol, et sa ravissante mère à moitié indienne façonnent sa double personnalité. Formé au maniement de l’épée et initié aux rites de sa tribu, il embarque à quinze ans pour Barcelone où le maître d’armes Manuel Escalante parfait son éducation. Avec à ses côtés le fidèle Bernardo, Zorro retourne en Californie pour combattre les injustices.
Je n'avais qu'une seule crainte en lisant ce livre, c'était que l'image d'Antonio Banderas dans le personnage de Zorro me revienne continuellement à l'esprit. Heureusement, pas une seule fois je n'ai été tentée de comparer Diego de la Vega à cet acteur que je n'apprécie que très peu... Sinon, Isabel Allende est synonyme de valeur sûre ainsi que son héros, je n'avais rien à craindre de ce côté!
En fait, je dois vous dire que Zorro ne détient qu'une légère portion du roman et que c'est plutôt les dessous de Zorro (Diego!) qui prennent toute la place: ses origines, sa formation, ses accomplissements en temps que homme ordinaire, ses coups de coeur féminins et ses traversées d'océan périlleuses... Je m'attendais à un peu plus d'aventures romanesques, mais je n'ai pas vraiment été déçue par la découverte de l'homme qui se cache sous ce Justicier masqué.
Les éléments historiques de l'Amérique du 18ième et début 19ième siècle sont intéressants, car je ne vous cache pas qu'en étant fan des Austen et Brontë, j'étais plus instruite sur l'Angleterre de ces époques que sur les Amériques. C'est ce qui arrive lorsqu'on préfère faire ses devoirs d'anglais pendant les cours d'histoire! Je ne pourrai jamais rattraper ce manque à gagner...
Pour revenir au livre qui est une lecture commune avec Meria, je puis dire que je me suis totalement laissée embarquer par le talent de conteuse de madame Allende au point que j'ai bien envie de faire une petite tournée dans sa bibliographie. Noël approche... peut-être que le Père Noël a encore un peu de budget pour un tout petit livre de poche!
Objectif PAL # 26
mardi 15 décembre 2009
La Recrue du 15 décembre: La femme fragment, Danielle Dumais.
Élevée par un père aussi misanthrope que poète, Caroline voit sa vie basculer lorsqu'elle découvre la vérité sur sa mère et les raisons qui l'ont poussée à l'abandonner à sa naissance. Elle qui composait avec cette absence comme allant de soi est amenée à se poser des questions fondamentales sur sa façon d'être.
Quête identitaire au premier chef, cette histoire conjugue bellement les voix et les voies pour permettre à l'héroïne de se définir. A travers sa vie amoureuse, recoller les fragments d'un tout morcelé par la pression de l'éducation et de l'hérédité deviendra sa solution.
La femme fragment, c'est un scrapbooking riche en couleurs regroupant les images de tout ce qui entoure Caroline: son père âgé, ses amours décevants, son interminable quête maternelle, ses questionnements existentiels et son lourd quotidien.
Caroline est une jeune femme à moitié complète puisqu'elle n'a jamais connu sa mère et à travers le texte de Dumais, le trou béant que laisse ce détail se fait sentir à chaque chapitre. Caroline est instable et ceci viendra plus d'une fois lui chambouler la vie. Le bonheur ne dure jamais bien longtemps et même si tous ceux qui partagent sa route essaient de lui faciliter la tâche, il m'a semblé que celle-ci n'était jamais satisfaite!
"Si j'avais longtemps vécu à la remorque des plaisirs qu'offraient mes amours trop pressantes, mon manège intérieur s'était subitement arrêté et, avec lui, la musique de mes jours. J'étais le pivot de ce carrousel et pour la première fois de mon existence, rien n'allait plus." (p.221)
Ce qui m'a plu par-dessus tout dans ce roman se retrouve dans la structure en parallèle. C'est une brillante idée d'avoir alterné entre les pensées de Caroline et celles de ceux qui viennent tout juste de faire quelques pas en sa compagnie. Comme si chacun partageait son journal intime et c'est souvent la curiosité de connaître les deux côtés de la médaille qui m'ont fait avancer d'une page à l'autre. Car, je dois l'admettre, c'est un peu trop long et on en a parfois assez de ce personnage ambigu. Si Rachel, la mère, avait pris un peu plus de place dans cette histoire, sans toujours être un fantôme, la vigueur de ce roman aurait été autre...
Même si l'année 2009-2010 de La Recrue ne fait que commencer, je suis assez certaine pour pouvoir avancer la thèse que ce roman figurera dans mon top 3 de l'année!
Objectif PAL # 25
lundi 14 décembre 2009
Les pêcheurs de coquillages, Rosamunde Pilcher.
Bientôt l'œuvre, dont la cote ne cesse de monter, va perturber sa retraite paisible en suscitant la convoitise de certains de ses proches. Témoin des affrontements qui opposent Olivia, Nancy et Noël, Pénélope découvre le vrai visage de ses trois enfants. Ce regain d'intérêt pour le tableau provoque aussi chez elle un retour sur son passé : sa jeunesse bohème, sa rencontre avec Ambroise, son futur mari, puis avec Richard... La vie de la digne vieille dame révèle alors petit à petit des secrets insoupçonnés.
La vieille dame en question, Pénélope Stern, n'a que 64 ans... le quatrième de couverture exagère un peu! Elle n'est pas très coquette, elle aime son jardin, cuisiner, se faire un feu de foyer et rêver à son retour en Cornouailles où elle a grandit. Deux de ses trois enfants sont odieux, quant à la troisième (Olivia), c'est bien parce qu'elle ne manque de rien qu'elle ne désire plus encaisser la fortune familiale! Nous sommes bien chez les anglais, les effluves d'agneau rôti à la sauce à la menthe, le thé et le whisky reviennent nous parfumer le nez à plus d'une occasion.
L'écriture de Rosamunde Pilcher a quelque chose de commun, elle est parfois prévisible dans ses événements et elle m'a souvent fait rire par son côté fleur bleue qui, je dois l'admettre, se couvre de ridicule dans certaines phrases. Un livre entre Danielle Steel et quelque de chose de plus consistant. Je n'ai pas détesté, mais je ne sais pas si j'aurais l'envie de lire tous les autres qui viennent après... Il faut dire que l'écrivaine a connu un succès très tardif (née dans les années 30, ce livre a été publié en 1988) et je ne suis pas certaine que son texte soit aussi moderne qu'on le voudrait. Est-ce que le problème relève plus de la culture ou de l'âge de l'auteure, je ne saurais dire, mais il y a quelque chose qui cloche pour moi... Sinon, le rythme est bon, il se passe "des choses" et une fois qu'on réussit à faire abstraction des extraits nunuches, on passe un bon moment...
Objectif PAL #24
dimanche 13 décembre 2009
À moi pour toujours, Laura Kasischke.
Sherry Seymour a un mari très porté sur les fantasmes au point d'entraîner sa pauvre femme dans une aventure plutôt bizarre avec cet amant qu'elle croit être l'auteur des lettres anonymes déposées dans son casier d'enseignante... Si le dénouement se précipite dans les dernières pages, l'auteure prend la peine de nous bercer tout au long des 350 premières pages avec une histoire qui se tient incluant un léger suspense et quelques petites histoires à nous faire rougir (pas autant que Marie Gray!). Ce n'est pas mauvais, mais pas extraordinaire non plus. En tout cas, pas au point d'en dire qu'il doit absolument être lu et pas au point de vouloir à tout prix lire autre chose de cette écrivaine... C'est une lecture commune avec Sylire.
Objectif PAL #23
samedi 5 décembre 2009
Agnes Grey, Anne Brontë.
Cet automne, les lectures communes s'enchaînent et cette fois-ci, c'est Pimpi et Karine qui se prêtent au jeu! Comme dans tous les romans de cette époque, les jeunes filles moins aisées se transforment en gouvernantes pour contribuer à la richesse familiale et pour finir, épousent un membre du clergé qui bénificie d'un salaire convenable sans toutefois être très à l'aise... On connaît le patron, les enfants de bonnes familles sont parfois de petits monstres, la gouvernante une "sainte" respectueuse et les parents de cette progéniture peu intéressés par leurs défauts. Ces jeunes femmes souffrent en silence en attendant le prince charmant et en échangeant une correspondance volumineuse avec leur famille laissée derrière. Rien de neuf, tout est dans le traitement de la chose. Malheureusement, je ne puis dire que cette Brontë ait le talent des autres frangines pour enflammer son lectorat. Le rythme est lent, la passion ne se fait point sentir et il est possible de se lasser rapidement des longues balades dans les parcs où elles espèrent croiser l'âme soeur... Agnes est un personnage ennuyant et mou, rien de moins! Donc, je suis mi figue, mi raisin en ce qui concerne ce roman et je ne peux vraiment pas l'élever au même rang que Jane Eyre! Désolée pour ma violente franchise et si je n'ai pas su apprécier tous les clichés que contient cette oeuvre...
Objectif PAL #22
mardi 1 décembre 2009
Bilan lecture novembre 2009...
Trois signes indiquent mon appréciation: + = j'ai aimé, - = j'ai pas aimé et +/- = j'ai plus ou moins aimé. Plus simple que ça, tu meurs! J'ai parfois des ? lorsque je ne sais trop quoi penser du livre...
1) Firmin, Sam Savage / + / - / 1er nov.
2) Still Alice, Lisa Genova / + / 5 nov.
3) Les sirènes de Bagdad, Yasmina Khadra / + / 10 nov.
4) L’immense abandon des plages, Mylène Durand / + / 12 nov.
5) La solitude des nombres premiers, Paolo Giordano / +/ - / 13 nov.
6) L’histoire d’un mariage, Andrew Sean Greer / + / 15 nov.
7) The lost memoirs of Jane Austen, Syrie James / + / 23 nov.
8) Les p’tites comptines, Chantal Janisson / + / 24 nov.
9) Du bout des doigts, Sarah Waters / + / 28 nov.
10) Ailleurs, Julia Leigh / + / - / 29 nov.
Top 3 du mois
Still Alice, Lisa Genova
The lost memoirs of Jane Austen, Syrie James
Et, il se peut qu'il n'existe pas de troisième livre en coup de coeur!! J'ai quand même 3 déceptions sur 10, c'est beaucoup dans un mois... Pour déterminer mon top 3, j'essaie de répondre à la question suivante: si je devais jeter tous les livres lus pendant le mois, lesquels j'aimerais garder à tout prix? C'est pas gentil pour les autres, mais ne vous inquiétez pas, il est rare qu'un livre passe par la poubelle ici... no panic!
lundi 30 novembre 2009
Ailleurs, Julia Leigh.
Un livre que j'ai trouvé trop étrange pour me laisser fondre devant le dit talent de cette jeune auteure australienne... C'est une très bonne chose qu'il soit court, car je n'aurais su comment le supporter plus longtemps. Marcus et Sophie traversent la mort de leur nouveau-né en se tenant à distance... Olivia qui vient de fuir son mari violent est, selon moi, trop psychologiquement atteinte pour jouer son rôle de mère correctement... La grand-mère est frigide... Seule Ida, la gouvernante du château apporte un peu de chaleur à cette famille dysfonctionnelle qui m'a laissée de glace. Encore une déception suite à un coup de coeur de couverture!
Objectif PAL #21
Du bout des doigts, Sarah Waters.
Je ne suis pas reconnue pour terminer les challenges dans lesquels je m'embarque, mais je peux être fière de mes lectures communes que je respecte à la lettre! Cette fois-ci, c'est avec Theoma, Abeille et George que je me suis livrée à la lecture de ce roman victorien assez palpitant merci!
C'est mon premier Waters et je dois reconnaître qu'elle est une experte pour brouiller les pistes! Aussitôt que vous pensez avoir compris ce qui se passe, elle se fait un grand plaisir à détourner la route vers quelque chose à lequel vous ne vous attendiez pas du tout... Maud, Susan, Gentleman et Mme.Sucksby sont des personnages odieux à leur façon, menteurs et manipulateurs expérimentés. Une situation assez fréquente lorsqu'une grande somme d'argent est en jeu. Banal, peut-être, mais pas sous la plume intelligente de cette auteure maintenant très connue.
Bref, on ne s'ennuie pas autant dans les rues de Londres qu'à Briar et ce roman déborde de faits et événements tous plus étonnants les uns que les autres en plus de bien dépeindre une société anglaise où la femme n'est rien et sans avenir sans un mari pour la supporter... Un petit air de déjà vu chez Austen dont je ne plaindrai pas, car c'est ce qui fait le charme littéraire de cette époque.
Objectif PAL #20
dimanche 29 novembre 2009
Les conspirateurs, Shan Sa.
Il y a une petite histoire derrière ce livre. Chaque dimanche, B.O.B. nous propose des partenariats avec plusieurs maisons d'édition. Un certain dimanche d'octobre où je devais sortir, j'avais mandaté mon cher Antonio de me choisir un des livres proposés. Plutôt insatisfaite de son choix, je lui ai proposé de lire le livre à ma place et de me pondre un commentaire! Voilà, pour la toute première fois, il l'a fait et vous constaterez qu'il a beaucoup apprécié ce roman... assez pour me donner le goût de le lire à mon tour!
Avec Les conspirateurs, Shan Sa nous fait faire une incursion dans le monde inquiétant des espions, agents doubles et autres taupes. Ces humains élevés au rang d'armes de pointe mises au points au départ pour la guerre froide, se voient maintenant simples soldats de la guerre économique que se livrent sans pitié les grandes puissances de ce monde: chinois, américains et français. Au travers leur destin de pions, que reste-t-il de leur humanité quand l'amour et la séduction ne sont plus des armes pour faire tomber l'adversaire mais pour se piéger soi-même?
Si les dialogues du début du livre vous semblent factices, ne lâchez pas car l'auteur l'a fait à dessein et vous serez récompensés. Les conspirateurs est un exercice de style dans le genre du roman d'espionnage.
samedi 28 novembre 2009
Still Alice en français...
C'est un très beau livre que vous connaissiez ou non une personne atteinte d'Alzheimer et Dominique le témoigne dans son commentaire. Merci!
jeudi 26 novembre 2009
Les 20 meilleurs livres 2009 selon Le Point...
Claude Lanzmann, Le lièvre de Patagonie (Gallimard)
Emmanuel Carrère, D’autres vies que la mienne (P.O.L)
Dominique Fernandez, Ramon (Grasset)
Ian Kershaw, Choix fatidiques, dix décisions qui ont changé le monde 1940-1941 (Seuil)
Orhan Pamuk, D’autres couleurs (Gallimard)
Jean-Paul Kauffmann, Courlande (Fayard)
Sándor Márai, Le miracle de San Gennaro (Albin Michel)
Joseph Boyden, Les saisons de la solitude (Albin Michel)
Encyclopédie capricieuse du tout et du rien (Grasset)
Laurent Mauvignier, Des hommes (Minuit)
Jean-Marc Parisis, Les aimants (Stock)
Delphine de Vigan, Les heures souterraines (JC Lattès)
Anne Boquel et Etienne Kerne, Une histoire des haines d’écrivains, de Chateaubriand à Proust (Flammarion)
Justine Lévy, Mauvaise fille (Stock)
Trinh Xuan Thuan, Dictionnaire amoureux du ciel et des étoiles (Plon/Fayard)
Marc Dugain, En bas les nuages (Flammarion)
Michael Chabon, Le club des policiers yiddish (Robert Laffont)
Douglas Kennedy, Quitter le monde (Belfond)
A.M. Homes, Le sens de la famille (Actes Sud)
Abha Dewesar, L’Inde en héritage (Héloïse d’Ormesson)
Source: Livres Hebdo
Et vous, qu'avez-vous lu dans cette liste? Êtes-vous aussi peu dans le coup que moi?!
mardi 24 novembre 2009
Les P'tites comptines, Chantal Janisson.
lundi 23 novembre 2009
The lost memoirs of Jane Austen, Syrie James.
What if, hidden in an old attic chest, Jane Austen's memoirs were discovered after hundreds of years?
What if those pages revealed the untold story of a life-changing love affair? That's the premise behind this spellbinding novel, which delves into the secrets of Jane Austen's life, giving us untold insights into her mind and heart.
Jane Austen has given up her writing when, on a fateful trip to Lyme, she meets the well-read and charming Mr. Ashford, a man who is her equal in intellect and temperament. Inspired by the people and places around her, and encouraged by his faith in her, Jane begins revising Sense and Sensibility, a book she began years earlier, hoping to be published at last.
Deft and witty, written in a style that echoes Austen's own, this unforgettable novel offers a delightfully possible scenario for the inspiration behind this beloved author's romantic tales. It's a remarkable book, irresistible to anyone who loves Jane Austen-and to anyone who loves a great story.
Une grande romance pour Jane Austen, pourquoi pas? Celle qui nous a fait soupirer dans plus d'un livre avec ses histoires de rencontres sentimentales, d'amours impossibles et de manigances amoureuses aurait, elle-même, vécu une des plus puissantes histoires d'amour avec un certain Mr. Ashford? C'est ce que Syrie James a tenté de nous faire croire... Dans un style qui colle parfaitement à celui d'Austen, l'auteure a tout à fait misé juste dans ses choix! En suivant les trébulations de la famille Austen et des grandes sociétés anglaises, j'ai vraiment eu l'impression de me retrouver dans le dernier roman non publié de la vraie Jane.
Syrie James ne se contente pas de nous concocter une aventure amoureuse pour notre chère écrivaine à succès, mais elle y colle de bonnes périodes d'écriture et de réécriture qui s'échelonnent sur plusieurs années selon les humeurs de celle-ci. C'est passionnant! Mr.Ashford est digne des personnages d'Austen et selon l'auteure, il aurait certaines affinités avec un certain Mr. Knightley... En tout cas, si je n'avais qu'une seule chose à dire de ce roman, c'est qu'il m'a drôlement donné envie de me replonger dans du Austen! J'espère que Syrie James mesure l'ampleur de son pouvoir... Pour un premier roman fictif, elle se mérite toute mon admiration.
Le site de l'auteure, ici. L'édtion Harper Collins offre plusieurs compléments intéressants, tels qu'une entrevue avec Syrie James, des idées pour un club de lecture, une bibliographie, une biographie, etc.
Objectif PAL # 19
The author of the bestselling THE LOST MEMOIRS OF JANE AUSTEN has created a new novel that is equally powerful and compelling, exploring the passionate, unquiet soul of Charlotte Bronte.
From Syrie James, the acclaimed, bestselling author of "The Lost Memoirs of Jane Austen," comes a powerful, compelling, and romantic novel that explores the passionate heart and unquiet soul of Charlotte Brontë, the writer who gave us "Jane Eyre."
Charlotte Brontë lives a secluded life in the wilds of Yorkshire with her sisters Emily and Anne, their drug addicted brother, and an eccentric father who is going blind. Though poor, plain, and socially unconnected, Charlotte and her sisters each possess a passionate side which they reveal only in their writings, creating novels that stand among the most beloved and enduring works ever written in the English language. At the same time, Charlotte Brontë dreams of a real love story as fiery as the ones she creates.
When an impassioned proposal throws Charlotte's household into confusion, she takes up her pen to examine the truth about her life...exposing her deepest feelings and desires, her triumphs and shattering disappointments, her relationship with her family, the inspiration behind her work, her scandalous, secret passion for the man she can never have . . . and her intense, dramatic relationship with the man who has loved her for years, the enigmatic Arthur Bell Nicholls.