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samedi 11 août 2018

Ce qui reste de nous, Jill Santopolo.

Alors que les tours du World Trade Center s’effondrent sous leurs yeux, Gabe et Lucy se rencontrent pour la première fois.

 Leur attirance est immédiate, comme une force irrésistible.
Ce n’est pourtant qu’un an plus tard qu’ils se revoient et plongent cette fois-ci dans un amour qui dépasse tout ce qu’ils ont connu. Ils vivent, respirent, pensent à deux.

 Mais l’intensité de leur relation les amène aussi à s’interroger sur d’autres désirs profonds : tous deux veulent que leur vie ait un sens, une résonance, une valeur à la hauteur de leurs sentiments. Face à cette exigence, Lucy et Gabe vont devoir faire des choix, prendre des risques, avec l’espoir d’accorder leurs rêves à la réalité.

 Alors qu’ils assouvissent chacun leurs ambitions, leurs vies se croisent puis se perdent pendant près de treize années, jusqu’à ce qu’un nouvel événement les confronte à cette question : quelle place souhaitent-ils véritablement accorder à leur amour ?
 
Dès les premiers chapitres, on comprend que Lucy parle à Gabe, son premier amour, son plus grand amour. Elle relate les débuts de leur relation et la fin de celle-ci.  Entre les deux, ils ont été passionnés, fous et instables.  Deux personnalités aussi fortes sont souvent vouées à faire quelques flammèches de temps en temps! Gabe a choisi son métier de photographe de guerre et Lucy s'est reconstruite auprès de Darren.  Sur une base générale, elle compare les deux hommes et la force de son amour pour chacun.  Même si Darren n'est pas Gabe, c'est un homme bon et Lucy s'autorise à dire qu'elle l'aime, mais d'un amour différent.  C'est une femme de carrière dans le monde de la télévision et Darren ne semble pas réaliser l'ampleur de son dévouement lorsqu'il lui demande de rester à la maison avec leur premier enfant.  Le réflexe de Lucy est de se demander si Gabe aurait oser lui suggérer cela... probablement pas.  Bref, elle oscille toujours entre les deux mêmes si Gabe ne fait que quelques apparitions dans la vie de Lucy au fil des années.

C'est un roman sur l'amour et la force de celui-ci.  Peut-il s'effacer avec le temps?  Peut-on connaître le grand amour plus d'une fois? 

J'ai donné 5 étoiles à ce livre sur Goodreads et c'est rare!  C'est un roman intense sur un sentiment mile fois exploité, mais j'ai beaucoup aimé le traitement ici.  L'auteure nous réserve une grande surprise à la fin et je ne vous cacherai pas que j'ai pleuré en refermant le roman.  Pour une femme qui évolue dans le monde de l'édition jeunesse, je trouve que sa plume pour le lectorat adulte n'a rien à envier à personne.  C'est un roman magnifique et très prenant, vraiment!
 
ISBN: 9782265117372

dimanche 18 mars 2018

Mon amie Adèle, Sarah Pinborough.

LOUISE
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.

DAVID
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.

ADÈLE
L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise...

Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au cœur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.

David est-il l’homme qu’il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?
#findeDINGUE
 
Voilà un titre qui m'avait été recommandé par ma belle-soeur et je comprends pourquoi! Adepte de suspense (elle est médecin urgentiste!!), il est vrai que la tension y est au rendez-vous! Adèle est un personnage trouble que son mari David soigne avec une panoplie de cachets... Louise arrive au milieu de ce bazar sans comprendre les comportements de l'un et de l'autre.  Son amour pour David arrive en tête avec son amitié pour Adèle, sa femme.  Qui dit vrai, que se passe-t-il dans ce couple?  C'est bizarre! Chacun a une version des faits, ses secrets et chacun essaie de mettre Louise de son côté... Et ce n'est que vers la fin qu'on comprend tout.  Alors, oui, c'est un roman un peu long, mais ce n'est pas ce qui est venu gâcher mon plaisir de lecture.  Un élément paranormal a été intégré au 2/3 du livre et c'est cela qui ne m'a pas plu! Le roman est devient complétement déjanté, mais pas d'une façon intéressante pour moi qui n'aime pas le paranormal du tout.  Les rêves et une certaine seconde porte ont pris une trop de place dans ce roman et je n'ai pas aimé cet aspect de l'histoire.  Sinon, cela aurait été un superbe roman psychologique! Dommage...
 
ISBN: 9782253107880

samedi 10 mars 2018

L'ours polaire, Jenni Desmond.

Un album qui explore de manière poétique et scientifique un animal splendide et menacé.

Savez-vous que l’ours polaire pèse le poids de 20 enfants de 7 ans ?
 
Que son cou s’est allongé au cours de son évolution afin de lui permettre de garder la tête hors de l’eau quand il nage ? Que son odorat est si extraordinaire qu’il peut détecter un phoque à plusieurs kilomètres à la ronde ou sous la glace ? Qu’il est très propre et se lave toujours après son repas ?
 
Cet album documentaire célèbre un animal joueur et curieux, d’une grande intelligence, tout en mettant l’accent sur l’importance de le protéger, à l’heure où le réchauffement climatique impacte directement son environnement et sa survie.
 
Jenni Desmond  nous offre un album fabuleux qui lie l'utile à l'agréable!  Cet album est très instructif tout en étant magnifique à regarder.  Les illustrations appuient très bien le texte et on en apprend énormément sur le mode de vie de l'ours polaire.  Son habitat, son alimentation, sa gestation ou encore les problèmes qu'il rencontre avec la fonte des glaces, tout est y est décrit dans de courts paragraphes.  Fiston a adoré cet album, il était fasciné par les images très réalistes.  Parce que la bouche ensanglantée après le repas fait partie du quotidien de l'ours polaire, l'auteure n'a pas hésité à nous en faire la démonstration.  C'est un vrai documentaire adapté pour les enfants, ce qui en fait un album comme j'en ai rarement vu! Gros coup de cœur pour cet emprunt de la bibliothèque.
 

Jenni Desmond est également l'auteure de La baleine bleue.

Éditions des éléphants

jeudi 15 février 2018

Comme la mer en hiver, Susanne Kearsley.

Lorsque Carrie McClelland, auteur à succès, visite les ruines du château de Slains, elle est enchantée par ce paysage écossais, à la fois désolé et magnifique. La région lui semble étrangement familière, mais elle met de côté son léger sentiment de malaise afin de commencer son nouveau roman, pour lequel elle utilise le château comme cadre et l’une de ses ancêtres, Sophia, comme héroïne.
 
Puis Carrie se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au cœur de l’intrigue de 1708, elle découvre une histoire d’amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé.

En ce mois des amoureux, j'ai pensé lire une romance historique.  Et comme l'Écosse figure encore sur ma bucket list, j'ai choisi ce pays comme destination.  J'ai mis plus de deux semaines à lire ce roman, c'est donc dire qu'il ne m'a pas vraiment emballée...
 
Une jeune auteure canadienne partie s'installer en France pour poursuivre l'écriture de son prochain roman, se voit obligée de faire un saut en Écosse pour approfondir ses recherches. Bien entendu, elle est tout de suite fascinée par le décor... et par les locaux! Elle loue une petite maison et s'y installe. En alternance, on peut donc suivre son histoire d'amour et celle de Sophia, le personnage principal de son roman.  Nous sommes au début du 18ième siècle dans le roman et ceux qui sont fans de la série Outlander seront en terrain connu.  Voilà où moi j'ai quitté le bateau.  J'ai senti que l'on voulait tirer quelques éléments du succès de Diana Gabaldon, qui fait des millions avec sa série depuis les années 90', pour en faire une pâle copie. Je ne dis pas que le livre est mauvais, mais il a un peu touché l'intouchable pour moi. Oui, je devrai me faire à l'idée que Mme Gabaldon n'est pas la seule à avoir le droit d'écrire sur le sujet, mais dans ma tête, je crois que l'Écosse combiné au 18ième siècle lui appartiennent.
 
 
Donc, pas un mauvais roman en soi, mais pas à la hauteur de mes attentes sauf pour le côté voyage où là oui, j'ai toujours envie de visiter cette région!

Guy St-Jean Éditeur
ISBN: 9782894559246

dimanche 4 février 2018

A stranger in the house, Shari Lapena.

You come home after a long day at work, excited to have dinner with your beautiful wife.
     But when you walk through the door, you quickly realize that she's not there.
     In the kitchen, there is a pot on the stove, and vegetables on the counter, abandoned.
     Her cellphone and her purse are still in the house, in the bedroom, exactly where she keeps them.
     It looks like she's left in a blind panic.
     You fear the worst, so you call her friends to see if they know where she is.
     Then you call the police.
     The police tell you that your wife's been in an accident. They found her in the worst part of town, after she lost control of the car while speeding through the streets. But why would she go to that neighbourhood? And why was she driving so fast? Was she running toward something? Or away from something?
     The police think your wife was up to no good.
     You refuse to believe it, at first.
     Then, as the stories and facts don't line up, and your wife can't remember what happened that evening, you start to wonder. You've been married for two years and you thought you knew her better than anyone else in the world . . .
     . . . but maybe you don't.
 
Un petit résumé maison: Une femme fait un terrible accident dans un quartier malfamé après avoir laissé ses clés, son sac à main et la porte de la maison déverrouillée derrière elle.  Lorsque son mari rentre du travail et trouve la maison vide en prenant connaissance de tout cela, il appelle la police, mais ils sont déjà là...
 
Charmée par son premier roman Le couple d'à côté, j'avais excessivement hâte de lire son tout dernier paru.  Pas déçue. Si l'auteure s'amuse à nous dévoiler le coupable à la moitié de l'histoire, elle ne manque pas d'imagination pour nous balader en plein labyrinthe faisant en sorte de mêler les cartes jusqu'à la dernière page! Semant le doute dans notre esprit, on en vient à finalement suspecter pratiquement tous les personnages... Elle joue avec mes nerfs, mais je l'adore!  Elle a une technique bien particulière. Je ne suis pas experte dans le genre, mais j'ai rarement vu un auteur qui arrive à satisfaire son lecteur même s'il lui a déjà écrit noir sur blanc la réponse en milieu de livre.
 
L'amnésie semble être la solution facile pour Shari Lapena. Si sa façon de l'utiliser dans Le couple d'à côté m'avait légèrement agacée, j'ai trouvé qu'elle servait bien le personnage de Karen dans celui-ci.
 
Je suis maintenant une fan de l'auteure. Deux en deux, je m'abonne! Sa dernière page me laisse toujours sur un brin de frustration, car non, Shari Lapena ne laisse jamais personne dormir tranquille, mais c'est sa signature et c'est certainement ce qui fait son succès!
 
ISBN: 9780385686976

dimanche 28 janvier 2018

Mrs Creasy a disparu, Joanna Cannon.

1976. C’est l’été sur l’Avenue.
Alors qu’une redoutable canicule s’insinue dans les cours et les jardins, dans le moindre interstice de vies comme mises entre parenthèses, une voisine disparaît. Tandis que Grace et Tilly mènent l’enquête, les esprits s’échauffent, les langues se délient, les souvenirs remontent à la surface – les souvenirs, et la culpabilité.

 Car dix ans plus tôt, quelque chose est arrivé dans cette rue bien comme il faut. Quelque chose de terrible. Et face au vide causé par la disparition de leur voisine, Sheila, Petit Brian, Harold et tous les habitants de l’Avenue sont forcés de faire face au vacarme assourdissant de leurs propres doutes. Chacun à leur tour, ils vont se quereller, se jeter leurs vieilles rancœurs au visage et s’épier les uns les autres, bien à l’abri derrière leurs portes closes...
Qu’est-il arrivé à Margaret Creasy? Que cache l’anxiété des voisins ? Et qu’est-ce que Walter Bishop, l’inquiétant occupant du numéro 11, a bien pu leur faire, pour qu’ils gardent une telle dent contre lui ?
 
Abandon p.64
 
Je ne m'y habitue pas! Des enfants qui ont comme projet d'été de retrouver la voisine disparue... no thanks!  Quand un livre m'agace dès les premières pages, je ne force pas.  Dommage, il y a bien longtemps que j'avais repéré ce roman dans sa version originale, mais je n'y ai pas trouvé mon compte.  Suivant!
 

samedi 13 janvier 2018

Voici venir les rêveurs, Imbolo Mbue.

Drôle et poignante, l'histoire d'une famille camerounaise émigrée à New York. Porté par une écriture à la fraîcheur et à l'énergie exceptionnelles, un roman plein de générosité, d'empathie et de chaleur sur le choc des cultures, les désenchantements de l'exil et les mirages de l'intégration. Un pur joyau, par une des nouvelles voix afropolitaines les plus excitantes du moment.
L'Amérique, Jende Jonga en a rêvé. Pour lui, pour son épouse Neni et pour leur fils Liomi. Quitter le Cameroun, changer de vie, devenir quelqu'un. Obtenir la Green Card, devenir de vrais Américains.
Ce rêve, Jende le touche du doigt en décrochant un job inespéré : chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers.
 
Au fil des trajets, entre le clandestin de Harlem et le big boss qui partage son temps entre l'Upper East Side et les Hamptons va se nouer une complicité faite de pudeur et de non-dits.
 

Mais nous sommes en 2007, la crise des subprimes vient d'éclater. Jende l'ignore encore : en Amérique, il n'y a guère de place pour les rêveurs...

Je me méfie toujours des romans qui sont encensés par la critique littéraire, mais je dois dire que celui-ci mérite ses gallons!  Le rêve américain est au cœur de ce roman. L'Amérique fait rêver et tout y a l'air si facile, vu de loin.  Jende est camerounais, il a de la famille aux Etats-Unis car son cousin est avocat et il réussit très bien.  De quoi le convaincre qu'il y a une place pour lui dans ce vaste pays.  Il débarque à New York et coup de chance, il trouve un emploi de chauffeur à 35 000$ par année. Sa femme rêve de faire des études en pharmacie et elle est très déterminée.  Mais voilà que la détermination ne suffit plus lorsque son mari perd son emploi et que leur rêve s'écroule. La vie devient très dure. Arrivés avec un seul fils, ils ont maintenant une petite fille à nourrir. Jende trouve un emploi de plongeur et souffre physiquement et psychologiquement après chaque quart de travail. Ils n'ont pas leur papiers et doivent être expulsés. 

"Ils disent que le pays va se relever , mais tu sais quoi?  Je ne sais pas si je vais pouvoir continuer à souffrir comme ça simplement pour vivre en Amérique."

Tout le monde connaît des histoires d'immigration qui ont mal finies.  Pas de pitié pour les rêveurs, mais ce roman est bien écrit.  Même si le stress et la tristesse envahissent les pages à certains moments, il reste une aura positive tout au long de leur expérience.  Car même si l'échec est imminent, Jende et Neni s'en sortent très bien au final. 

Un excellent premier roman pour lequel j'aurais envie d'espérer une suite... rien de moins!
 
 

jeudi 4 janvier 2018

Jamais plus, Colleen Hoover.

Lily Blossom Bloom n’a pas eu une enfance très facile, entre un père violent et une mère qu’elle trouve soumise, mais elle a su s’en sortir dans la vie et est à l’aube de réaliser le rêve de sa vie : ouvrir, à Boston, une boutique de fleurs. Elle vient de rencontrer un neuro-chirurgien, Lyle, charmant, ambitieux, visiblement aussi attiré par elle qu’elle l’est par lui. Le chemin de Lily semble tout tracé. Elle hésite pourtant encore un peu : il n’est pas facile pour elle de se lancer dans une histoire sentimentale, avec des parents comme les siens et Atlas, ce jeune homme qu’elle avait rencontré adolescente, lui a laissé des souvenirs à la fois merveilleux et douloureux. Est-ce que le chemin de Lily est finalement aussi simple ? Les choix les plus évidents sont-ils les meilleurs ?
 
Le chemin d’une jeune femme pour se trouver et pour rompre le cycle de la violence.

Je n'ai pas vraiment le choix de vous le dire en commençant, mais j'avais des préjugés envers Colleen Hoover... de gros préjugés! Mais une personne que je respecte beaucoup m'avait conseillée pour  ce roman parce qu'elle avait été touchée par le sujet. Je lui ai fait confiance et je ne regrette pas une seule seconde, c'est un très bon roman.
 
À ma grande surprise, c'est très bien écrit et réaliste.  Ses personnages sont brillants, instruits et démontrent que la violence existe dans toutes les sphères de la société, chez les bien nantis ou les moins fortunés.  Lily, le personnage principal a vu sa mère souffrir pendant tout son mariage.  Marié à un homme violent, elle est restée jusqu'au jour de sa mort.  Aux funérailles, Lily, qui a souffert de cette situation, n'arrive pas à prononcer un hommage pour son père.  C'est trop difficile. Elle a passé sa jeunesse à essayer de protéger sa mère et tout ce qu'elle ressent en ce jour, c'est le soulagement de ne plus devoir s'inquiéter pour celle-ci. Lorsqu'on grandit dans une telle famille, l'importance d'un foyer sécuritaire prend toute une autre signification.  Alors, lorsque Lily tombe amoureuse d'un homme, elle ne peut s'empêcher de tenir compte de son expérience personnelle...
 
Tout en nous racontant la nouvelle vie de Lily, l'auteure nous plonge dans son journal intime qui raconte sa jeunesse perturbée par cette violence ainsi que sa première histoire d'amour avec un SDF.  Sous la forme de lettres jamais postées à Ellen DeGeneres, une célèbre animatrice américaine, on sent toute la douleur de cette jeune fille. 
 
Malheureusement, l'avenir ne réserve pas que de belles surprises à cette jeune femme.  Bien qu'elle réussisse bien en créant sa propre entreprise, sa vie personnelle n'est pas aussi gratifiante. Je ne vous en dis pas plus, mais sachez que j'ai dévoré ce roman en quelques heures! Bien sûr, un roman de Colleen Hoover sans romance n'en serait pas un, mais on ne tombe pas trop dans les clichés et les scènes mielleuses!  C'est juste assez pour combler les fans, mais aussi juste parfait pour me convaincre de lire un autre roman de l'auteure! J'ai d'ailleurs déjà réservé son tout dernier November 9.  Je terminerais en disant que la note de l'auteure à la toute fin est très touchante, vraiment!
 
Hugo Roman
ISBN: 9782755633214

samedi 16 décembre 2017

Je m'appelle Lucy Barton, Elizabeth Strout.

Hospitalisée à la suite d’une opération, Lucy Barton reçoit la visite impromptue de sa mère, avec laquelle elle avait perdu tout contact. Tandis que celle-ci se perd en commérages, convoquant les fantômes du passé, Lucy se trouve plongée dans les souvenirs de son enfance dans une petite ville de l’Illinois – la pauvreté extrême, honteuse, la rudesse de son père, et finalement son départ pour New York, qui l’a définitivement isolée des siens. Peu à peu, Lucy est amenée à évoquer son propre mariage, ses deux filles, et ses débuts de romancière dans le New York des années 1980. Une vie entière se déploie à travers le récit lucide et pétri d’humanité de Lucy, tout en éclairant la relation entre une mère et sa fille, faite d’incompréhension, d’incommunicabilité, mais aussi d’une entente profonde.

Salué comme un chef-d’oeuvre par la critique littéraire aux États-Unis, Je m’appelle Lucy Barton est un grand roman contemporain sur la solitude, le désir et l’amour.
 
Quelqu'un peut me redonner la définition de chef-d'œuvre svp?  J'avais tellement d'attentes sur ce roman après toutes les bonnes critiques lues à son sujet que je suis pratiquement tombée en bas de ma chaise en refermant ce livre!  Une jeune femme est hospitalisée suite à une opération et pendant cinq jours sa mère et elle se rappellent des souvenirs de famille et du voisinage. En parallèle, Lucy Barton le personnage central de cette histoire, écrit son premier roman qui parle lui aussi de ses souvenirs d'enfance.  Les amours déchus, l'apparition du sida dans les années 80', les événements du World Trade Center, la vitalité de la ville New York, la pauvreté, le monde artistique et la guerre du Vietnam ne sont que quelques thèmes abordés dans ce roman qui fait à peine 200 pages. C'est à cette époque qu'appartient Lucy Barton et c'est qui m'empêche de dire que l'auteure a voulu faire son intéressante en jetant ces sujets surutilisés dans plusieurs chapitres du livre.  New York est ce qu'elle est, mais je dois avoué que j'en ai assez que ces événement soient constamment ramenés sur le tapis et ici, c'est du condensé mes amis!  Non, franchement, je ne comprends pas toute l'attention que ce roman reçoit.  Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas un chef-d'oeuvre dans mon dictionnaire! La bonne chose est qu'il se lit rapidement et que je vais pouvoir passer au prochain roman d'Elizabeth Strout Anything is possible où Lucy Barton refait surface. J'aime l'auteure et je suis parfaitement consciente que les romans ne peuvent pas être tous aussi bons les uns que les autres, il faut juste être prudent ne pas se créer trop d'attentes sous peine d'être vraiment déçu...
 
ISBN: 9782213701356

dimanche 10 décembre 2017

Le coeur battant de nos mères, Brit Bennett.

«Tous les grands secrets ont un goût particulier.»
Nadia a 17 ans et la vie devant elle. Mais quand elle perd sa mère et avorte en cachette, tout change. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l’a vue grandir. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente l’élite.
Elle a laissé derrière elle Luke, son ancien amant aux rêves brisés, et Aubrey, sa meilleure amie. Durant une décennie marquée des affres de la vie, les trajectoires des trois jeunes gens vont se croiser puis diverger, tendues à l’extrême par le poids du secret.

Dans la lignée d’Elena Ferrante et de Chimamanda Ngozi Adichie, Brit Bennett donne voix à des héros en quête d’accomplissement et nous offre un roman lumineux, inoubliable.
 
Comme le Los Angeles Times qui est cité au dos de la couverture, je n'irais pas jusqu'à dire que c'est le roman le plus exaltant de la rentrée, mais c'est certainement un roman intéressant.  Un roman qui montre une facette de l'Amérique sur laquelle je ne lis pas souvent, soit celle des communautés noires très religieuses de Californie.  Quand on pense à la Californie, on pense surtout aux vedettes, aux hispanophones, à Malibu et à la Silicone Valley...  Mais Nadia Turner est issue d'une petite ville dont toute la vie tourne autour de l'Église.  Elle n'a que 17 ans lorsque sa mère décide de s'enlever la vie.  On ne saura jamais pourquoi, mais cela laisse cette jeune femme à elle-même.  Son père ne sachant pas communiquer avec sa fille, il se contente d'une relation superficielle.  Cela pousse Nadia dans les bras d'un homme avec qui elle vivra un événement particulier qui aura des répercussions sur toute sa vie. Le regard des autres est souvent lourd à porter et Nadia se promet de se sortir de ce milieu où tout le monde s'épie.  Coup de chance, elle est douée à l'école et à l'aide d'une bourse elle tente sa chance dans une université au Nord.  C'est au cours de ces années que nous suivons Nadia et la vie de sa ville natale en parallèle. Ce roman parle aussi des liens particuliers de l'amitié souvent plus forts que ceux de l'amour.
 
J'avais lu beaucoup de bons commentaires sur ce roman en version anglaise et de je dois dire que pour un premier roman, c'est très prometteur! L'auteure n'a que 27 ans et j'espère pourvoir lire autre chose bientôt.
 
Autrement
ISBN: 9782746745728                         

mardi 21 novembre 2017

Milk and honey, Rupi Kaur.

#1 New York Times bestseller Milk and Honey is a collection of poetry and prose about survival. About the experience of violence, abuse, love, loss, and femininity.
 
The book is divided into four chapters, and each chapter serves a different purpose. Deals with a different pain. Heals a different heartache. Milk and Honey takes readers through a journey of the most bitter moments in life and finds sweetness in them because there is sweetness everywhere if you are just willing to look.
 
Je lis très peu de poésie et encore moins en langue anglaise, mais comme ce recueil vêtu de noir avait piqué ma curiosité, je me suis lancée hier soir.  Il se lit en moins d’une heure.  Exit les rimes, ici on exprime les émotions comme elles viennent.  Trahison, sexe, amour, abus, désir, séparation, corps et guérison se mélangent dans quatre volets principaux : the hurting, the loving, the breaking, the healing.

 
C’est un emprunt de la bibliothèque, mais j’achèterai ma copie car j’ai rarement vu une description de l’amour aussi précise.  Certains passages ont été relus deux ou trois fois non pas parce que je ne comprenais pas le texte, mais bien parce que j’étais frappée par l’exactitude et la beauté de celui-ci.  Je pourrais vous coller 50 extraits ici et il en resterait encore des plus épatants dans les pages de ce livre, mais en voici un qui m’a particulièrement touchée!

 
i don’t know what living a balanced life feels like

when i am sad

i don’t cry i pour

when i am happy

i don’t smile i glow

when i am angry

i don’t yell i burn
 
the good thing about feeling in extremes is

when i love i give them wings

but perhaps that isn’t

such a good thing cause

they always tend to leave

and you should see me

when my heart is broken

i don’t grieve

i shatter

 
Ce recueil paraîtra bientôt en français et je suis très curieuse de voir comment il sera traduit! L’auteure joue avec les mots et c’est tout simplement magnifique. Certains croquis au crayon accompagnent les textes. Rupi Kaur a définitivement quelque chose à dire!
 
Un dernier extrait pour la route…

 
i’d be lying if i said

you make me speachless

the truth is you make my

tongue so weak it forgets

what language to speak in

 
Si vous ne pouvez le lire en version originale, conservez le nom de l’auteure car je ne peux pas m’imaginer que la traduction passera à côté de toute la jonglerie littéraire magique de Rapi Kaur!
 
Andrews McMeel
ISBN: 9781449474256

mardi 7 novembre 2017

La tanche, Inge Schilperoord.

Couronné par le Bronze Owl, nommé cinq fois livre de l'année par la presse, finaliste des plus grands prix littéraires, un premier roman qui a semé le trouble aux Pays-Bas en s'attaquant à un sujet tabou : entrer dans la tête d'un homme en lutte contre lui-même et contre ses pulsions pédophiles. Sombre et captivante, une lecture choc et pourtant nécessaire.
 
En cette étouffante journée d'été, Jonathan sort de prison. Dans le bus qui le ramène chez sa mère, il se répète ce que lui a dit le psychologue : ce n'est pas lui qui est mauvais, ce sont ses actes. Et s'il parvient à organiser rigoureusement ses journées, il sera un homme meilleur.
Jonathan se le promet. Il va s'occuper de sa mère asthmatique, retourner travailler à l'usine de poissons, promener le chien, aller à la pêche. Il restera seul, il ne parlera à personne, il va s'occuper les mains, l'esprit, tout faire pour ne pas replonger.

Car il le sait, s'il a été libéré, faute de preuves, le psy a parlé d'un taux de récidive de 80 %. Il ne doit pas se laisser déborder à nouveau.

Or, dans ce quartier en démolition où vit sa mère, vivent aussi une jeune femme et sa fillette...

Jonathan rentre chez lui après un séjour en prison.  Il est pédophile et faute de preuves, il retourne vivre auprès de sa mère souffrant d'asthme sévère.  Conseillé par un psychologue en prison, il se doit d'avoir un horaire précis et chargé pour l'empêcher d'avoir trop de temps pour des pensées malsaines. C'est ce qu'il réussit à faire pendant les premières semaines.  Il a retrouvé son emploi, il prend soin de sa mère.  Il nettoie la maison, cuisine, mais voilà qu'il prend connaissance du fait que les nouveaux voisins sont une jeune femme et une fillette... Une belle ombre au tableau.  Combat de tous les jours, il doit contrôler ses pulsions en présence de cette fillette qui insiste pour faire partie de son quotidien.

Le suspense de ce roman demeure dans l'attente de voir s'il transgressera les règles à nouveau.  Je dirais que c'est assez pour nous garder en haleine car l'auteure a pris soin de le faire en crescendo! Il vient un moment où les exercices de respiration ne tiennent plus la route et Jonathan perd le contrôle.  La fin m'a réellement prise par surprise car je n'avais rien imaginé de tel.

Je crois que ce roman se mérite tous les prix gagnés car Inge Schilperoord a su bien saisir l'état psychologique d'une personne au prise avec une horrible dépendance.  Et la tanche a certainement un rôle important dans le livre.  Enfin un titre qui colle au roman!
 
ISBN: 9782714475213

mercredi 25 octobre 2017

La dernière impératrice, Daisy Goodwin.

Élégant et raffiné, le capitaine Bay Middleton est le meilleur cavalier d’Angleterre, mais est dénué de fortune. Jusqu’au jour où il rencontre l’intrépide Charlotte Baird, une riche héritière, qui tombe amoureuse de lui. Fuyant la Cour de Vienne et son atmosphère étouffante, Sissi va en Angleterre pour participer à une célèbre chasse à laquelle Bay se rend pour être son guide. La passion qu’ils vont vivre risque de mettre en péril leur avenir et les relations diplomatiques entre les deux pays… 
 
Daisy Goodwin s’est inspirée de la vie réelle de l’impératrice Sissi pour créer cette romance historique.  Partie en Angleterre de Vienne pour s’adonner à son sport favori qu’est la chasse, Sissi s’était offert les services du meilleur cavalier du pays en la personne de Bay Middleton. Les rumeurs courent dans l’Histoire qu’ils avaient une relation amoureuse, mais comme rien n’est confirmé, nous dirons donc que La dernière impératrice n’est que de la fiction!  
 
C’est un roman très intéressant qui permet de mettre en lumière les différences entre les monarchies d’Europe.  Sissi l’impératrice en visite au Royaume-Uni se doit de rencontrer la reine Victoria, c’est donc la chance pour nous de prendre connaissance de l’étiquette anglaise qui diffère énormément de celle d’Autriche.  D’abord parce que le dimanche est sacré pour les Anglais, ce qui agace Sissi au plus haut point car ce jour ne change en rien ses envies d’aller chasser et de s’adonner à des activités interdites… L’impératrice à qui on ne s’adresse jamais directement doit également s’accommoder de l’audace des Anglais. Bref, nous avons droit à quelques situations cocasses.

C’est un roman typique de l’époque victorienne avec ses convenances et ses jeunes femmes de bonnes familles qui se doivent d’être accompagnées d’un chaperon pour ne pas nuire à leur chance de faire un bon mariage... Les fans des romans de Jane Austen retrouveront l’atmosphère propre à la haute classe de la société anglaise.  J’adore!  Ne comptez pas sur moi pour être objective dans mon avis, mais Daisy Goodwin a quand même poussé les limites de l’époque en faisant de la jeune Charlotte une riche héritière non dépourvue d’intérêts.  Elle s’adonne à la photographie et excelle dans ce hobby assez particulier chez une femme de l’époque.  De quoi plaire à Bay Middleton, déchiré entre deux femmes d’exception…
 
L’auteure a également écrit La dernière duchesse que je prendrai certainement plaisir à lire!  Victoria, publié en 2016, n’est pas traduit en français à ce jour.

Milady
ISBN: 9782811215668

samedi 21 octobre 2017

The sun is also a star, Nicola Yoon.

Two teens--Daniel, the son of Korean shopkeepers, and Natasha, whose family is here illegally from Jamaica--cross paths in New York City on an eventful day in their lives--Daniel is on his way to an interview with a Yale alum, Natasha is meeting with a lawyer to try and prevent her family's deportation to Jamaica--and fall in love.
 
Lu en version originale anglaise ce roman sera publié en français chez Bayard en décembre au Québec.
 
C'est en lisant Everything Everything que j’ai eu envie de poursuivre mon aventure avec Nicola Yoon.  Auteure dédiée à la littérature Young Adult, je trouve que ces romans sont un bon équilibre entre l’adolescence et l’âge adulte.  Les problématiques sont réelles et robustes. Nous sommes loin des romans de romance éphémère à paillettes d’adolescents.  The sun is also a star est très intense.  Le tout se déroulant pratiquement dans une seule journée, on le lit presque en apnée!  C’est une magnifique histoire d’amour entre un grand romantique et une jeune femme désillusionnée qui ne croit pas au grand amour.  Cela peut vous sembler « cucu » comme on dit chez nous, mais le chemin qu’ils parcourent ensemble est très inspirant.  L’instinct étant souvent le meilleur de nos alliés, ensemble ils découvrent de nouvelles facettes de leur personnalité.  Ils affrontent leurs peurs et s’affirment remarquablement. 
 
C’est un très beau roman que j’ai terminé avec le sourire collé au visage.  De quoi me faire espérer un nouveau roman de l’auteur bientôt.  En attendant, je verrais bien cette belle histoire portée à l'écran!
 
Doubleday Canada
ISBN: 9780385683685

mercredi 4 octobre 2017

Les carnets de Cerise 01 - Le zoo pétrifié, Joris Chamblain et Aurélie Neyret.

Cerise est une petite fille âgée de 11 ans qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière. Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement, les adultes. Elle adore les observer pour tenter de deviner leurs secrets. Comme Michel... Tous les dimanches, ce vieil homme s'engouffre dans
la forêt avec de gros pots de peinture à la main. Qu'y fait-il donc toute la journée ? Et pourquoi a-t-il l'air si triste quand il rentre le soir ?
Suivez Cerise au cœur de la forêt, pour sa première enquête.
 

J'ai croisé cette BD à la bibliothèque et j'ai craqué! La couverture m'a fait de l'œil et je n'ai pas du tout été déçue du contenu!  Cerise est une jeune fille perspicace avec de grandes ambitions.  Elle veut devenir écrivaine et c'est par un journal intime qu'elle couche ses premiers mots sur papier. Il était une fois...  Elle trouve matière à sa première histoire dans un homme mystérieux qu'elle voit passer du haut de sa cabane dans l'arbre.  Avec ses deux meilleures copines, elles se lancent à la poursuite de ce vieux monsieur couvert de peinture.  Ce qu'elles découvrent est majestueux!  Cet homme est un peintre.  Un peintre de fresques plus vraies que nature.  Je ne vous dis pas ce qu'il peint car il faut bien se garder une petite surprise, mais vous serez certainement aussi émerveillés que moi, j'en suis convaincue. 

 

Lorsque des albums destinés aux enfants réussissent à me charmer autant que Cerise, je considère qu'ils dépassent la moyenne.  Bien sûr, je ne m'arrêterai pas là car j'ai très envie de découvrir la suite des aventures de Cerise!  En espérant que la suite soit aussi touchante, je vous dis que cet album a tout bon.

 


ISBN : 978-2-302-02009-2

lundi 18 septembre 2017

Emporter nos rêves, Vanessa Diffenbaugh.

Letty a trente-deux ans mais elle mène encore une vie d'adolescente. À l'inverse, Alex, son fils de quinze ans, sait déjà s'occuper de sa petite soeur Luna comme un adulte. Et les parents de Letty sont là, également, pour prendre en charge l'éducation de leurs petits-enfants. Aussi, quand ils décident de retourner au Mexique pour leur retraite, la jeune mère est désemparée. Parviendra-t-elle enfin à affronter ses responsabilités ? Dans une société qui ne fait aucun cadeau à ceux qui ont commis le crime de naître au mauvais endroit, Letty pourra compter sur certaines rencontres providentielles, mais surtout sur l'immense courage de ses enfants. Car une
famille n'a pas besoin de rentrer dans la norme pour déplacer des montagnes.

Il y a parfois des romans qui commencent comme des centaines d’autres, mais il y en a aussi qui prennent finalement un tournant inoubliable.
 
Letty a largement passé la trentaine lorsque ses parents d’origine mexicaine décident de retourner vivre au Mexique la laissant seule à San Francisco avec ses deux enfants de deux pères différents.  Alex a 15 ans et Luna 6 ans.  Habitués à leur grand-mère qui les dorlotent depuis leur naissance, ils se retrouvent à la merci d’une mère inapte à les élever.  Letty a toujours passé plus de temps à se saouler la gueule qu’à prendre soin d’eux.  Lorsque le frigo et le congélateur se retrouvent vides, elle n’a pas le choix de prendre son rôle au sérieux.  Elle bafouille un peu, mais l’instinct maternel reprend tranquillement le dessus! Heureusement… 
 
Emporter nos rêves est un peu roman sur la famille.  Celle qui n’est pas parfaite mais dans laquelle il y a beaucoup d’amour et de bonne volonté.  À tous ces défis de la vie quotidienne, s’ajoute l’aspect de l’immigration légale (ou pas) aux États-unis.  Les obstacles rencontrés lorsque l’on vit sans papiers et lorsque nous sommes toujours sur le point d’être expulsés…
 
Emporter nos rêves est un roman tranquille, mais qui laisse sa trace une fois refermé.
 
ISBN: 9782258133297

vendredi 25 août 2017

La ferme des Miller, Anna Quindlen.

Histoire d'amour, drames, secrets inavouables : à travers le destin d'une famille de Pennsylvanie, Anna Quindlen donne à lire tout un pan de l'histoire américaine de la seconde moitié du XXe siècle.
 
Petite fille précoce et curieuse, Mimi mène une enfance protégée dans la ferme familiale. Il y a là Bud, son père cultivateur et répare-tout ; Miriam, sa mère infirmière ; ses deux frères, le taiseux Eddie et le caïd séducteur Tommy ; ainsi que Ruth, sa tante, qui, pour une raison étrange, ne s'éloigne jamais de la maison. Un monde rassurant, fait d'éclats de rire et de joie, que Mimi pense immuable. Mais nous sommes en 1966 et ces jours heureux sont comptés...

La guerre du Vietnam qui laisse Tommy à jamais meurtri, la maladie qui frappe Bud, les drames passés de la tante Ruth... et cet impensable projet du gouvernement de transformer leur vallée en barrage. Ce monde que Mimi aime tant disparaîtrait englouti sous les eaux ? Qui désormais pour sauver la ferme et ses habitants ?
Alors qu'elle envisageait de quitter le village pour suivre des études de médecine et retrouver son amour d'enfance, Mimi va devoir faire un terrible choix.


Quatrième roman de cette journaliste américaine primée et je ne peux pas affirmer avoir été subjuguée par son talent dans ma première rencontre avec elle.  La ferme des Miller n’est pas mauvais, au contraire, mais mes attentes étaient juste un peu trop élevées… Bien qu’il raconte l’Amérique des années 60-70, une époque importante dans l’histoire de ce pays (guerre du Vietnam, émancipation de la femme, etc.), j’ai trouvé le rythme très lent.  L’auteure insiste longuement sur certains thèmes.

 
Le jeune Tommy a fait la guerre du Vietnam et il est revenu avec de graves séquelles.  Un classique.  Il est complétement inutile de revenir sur le sujet avec « Vous ne voulez pas savoir… ». On comprend que son alcoolisme, ses comportements violents et ses écarts de conduite sont reliés à ce qu'il a vu et vécu en mission.  Ce que moi j’aurais voulu savoir, c’est quelle était l’aide apportée à ces militaires souffrant de chocs post-traumatiques à cette époque.  J’en déduis qu’aucune aide n’était disponible…  Cela aurait pu être un débat, une lutte, un aspect à aborder dans le contexte.

 
Sa sœur Mary Margaret est débrouillarde et intelligente. Elle rêve de fréquenter l’université et on sait que ce sera une longue lutte pour abattre les préjugés de l’époque.  Elle habite sur une ferme dans la campagne américaine, n’est-elle pas destinée à se marier et à enfanter très tôt? Ici, Anna Quindlen en a fait une femme avant son temps et j’ai beaucoup apprécié!  Mary Margaret est déterminée à se sortir des balles de foin même si le chemin à prendre n’est pas le plus simple.  Elle sait éliminer les boulets et elle est bien encouragée par sa maman.  On a évité de peu le cliché de la fille qui veut s’en sortir mais qui se retrouve coincée à la maison avec une marmaille à nourrir…

 
J’ai également apprécié la force de la nature dans cette vallée souvent inondée. Elle influence les habitants de l’endroit et met en lumière la force de caractère de certains personnages. L’attachement à la terre est parfois problématique…  Le gouvernement voulant y faire un réservoir naturel, il multiplie les visites aux citoyens pour les convaincre de se relocaliser ailleurs avec une aide monétaire.  Le sujet est abordé de façon un peu vague dans le roman et nous avons été à la limite de ne pas connaître l’issue de ce dossier!  Heureusement, l’auteure a pris la peine de répondre à plusieurs questions dans le dernier chapitre et l’épilogue.

Peut-être pas un incontournable, mais il saura plaire aux amateurs de littérature américaine et de grands espaces.
 
ISBN: 9782714474223

dimanche 20 août 2017

Aujourd'hui tout va changer, Maria Semple.

Après Bernadette a disparu, Maria Semple revient avec un roman à l'humour ravageur sur les tribulations d'une femme au bord de la crise de nerfs.

Eleanor Flood est une femme au bord de la crise de nerfs. Mais aujourd'hui tout va changer. Elle va prendre une douche et s'habiller. Elle va suivre ses cours de poésie et de yoga après avoir déposé son fils Timby à l'école. Elle ne va pas dire de gros mots. Mais... la vie en
a décidé autrement.

Parce que aujourd'hui Timby va faire semblant d'être malade pour passer la journée avec sa mère. C'est aussi aujourd'hui que Joe, son mari, a choisi d'annoncer à ses employés qu'il est en vacances, en omettant de prévenir sa femme.

Juste au moment ou Eleanor pense que les choses ne pourraient pas être pires, elle retrouve un vieux document familial qui va mettre sa vie, chaotique mais finalement assez parfaite, sens dessus dessous.

Après avoir lu Bernadette a disparu, je peux enfin dire que je n'aime pas du tout la plume de cette auteure!  Tout comme dans son précédent, je me suis ennuyée à mourir et je n'ai éprouvé aucun sentiment envers ses personnages.  J'ai voulu être fair play en lisant le roman au complet, mais tranquillement je me suis rappelé que j'avais abandonné au premier tiers dans sa version originale anglaise!  Donc, ce roman a eu deux chances et l'auteure en a eu trois au total avec Bernadette...
 
Si Eleanor se lève avec de bonnes intentions, je n'ai saisi que bien plus tard le pourquoi de cette bonne volonté soudaine.  Elle stagne dans sa profession, dans son mariage et dans son titre de maman d'un ado qui aime le maquillage...  En une seule journée, plusieurs personnes de son passé ressurgissent, elle commet quelques délits mineurs et elle a l'impression de vivre son pire cauchemar! Moi, j'ai eu l'impression d'être bernée!  J'ai l'impression en fait qu'Eleanor est retournée se coucher après le premier paragraphe après avoir avalé une multitude de comprimés et qu'elle s'est réveillée qu'à la fin du roman. Comme si j'avais été témoin d'une psychose... En fait, à l'heure qu'il est, je ne sais toujours pas!
 
Je ne suis pas gentille avec ce roman, je suis désolée, mais ce ne sera pas la première fois que je serai le mouton noir du troupeau.  Je me suis forcée à le terminer, j'aurai dû m'arrêter avant. Et vous, vous avez aimé?  Je suis curieuse... vraiment!

Plon
ISBN: 9782259252256

dimanche 19 février 2017

Une orchidée pour un parvenu - Les Ravenel tome 2, Lisa Kleypas.

Helen Ravenel devait épouser le richissime Rhys Winterborne, propriétaire du plus grand magasin de Londres. Puis, sur un malentendu, leurs fiançailles ont été rompues.
 
Le cœur brisé, Helen ose aller trouver Rhys pour lui clamer son amour. Mais l'irascible Gallois sait que les Ravenel s'opposeront désormais à leur union. Pour leur forcer la main, il lance un ultimatum à la jeune fille : elle doit se donner à lui le jour même. Une fois compromise, elle ne pourra plus lui échapper.
 
La timide Helen se surprend elle-même en acceptant ce pacte scandaleux. Dans les bras de cet amant fougueux, elle découvre des plaisirs insoupçonnés… bien consciente de prendre un risque énorme. Car si Rhys venait à percer son lourd secret, il refuserait de faire d'elle sa femme…  

J'ai fait une rechute... Près de 25 ans après avoir passé un été à lire deux-trois Harlequin par jour, je m'étais promis de ne plus me droguer à coups de beaux mâles ténébreux et de femmes faibles devant toute cette virilité! Je vais devoir me soigner, mais ce sera après le dernier volet. Juste une dernière fois, promis!
 
Deuxième tome de la trilogie, j'ai retrouvé Helen une jeune femme douce et délicate qui a décidé de prendre son destin en main en ignorant la bonne conduite dictée par la société. Du jour au lendemain, elle perd toute son innocence, devient audacieuse et délinquante!  Lorsqu'on a vécu toute sa vie sous la protection de chaperons dans un domaine éloigné en campagne, un beau Gallois riche et entreprenant peut avoir tout l'air d'une grande aventure... surtout lorsqu'il ne provient pas de sa caste!  Rhys Winterborne n'est pas né dans le luxe et bien qu'il se soit construit un empire, il ne peut acheter sa place dans la haute société.  Helen Ravenel sera sa porte d'entrée. Les deux parties sont gagnantes.
 
Ce que j'ai surtout apprécié, c'est que ce deuxième livre enchaîne directement avec la fin du premier.  On y résume l'histoire en quelques pages, le lecteur (la lectrice à 99%!) est vite replacé dans le contexte.   Comme pour le précédent, ne comptez pas sur cette série pour en apprendre beaucoup sur la fin du 19ième siècle... On y parle un peu de mode, de médecine et des conventions de l'époque, sans plus.  Mais bon, je l'ai déjà dit la dernière fois, on y est pour les scènes torrides et tous le suspense des entaches aux réputations! On y vit dangereusement sur l'étage des chambres...
 
Contrairement à ce tome, il n'y a pas d'indice sur qui sera la prochaine personne du clan Ravenel a vivre tumultes, honte et tragédies, mais c'est un rendez-vous que je ne manquerai pas.  C'est une drogue, je vous dis! N'y touchez pas, vous serez cuites!
 
Un autre emprunt électronique de ma bibliothèque municipale, je tiens toujours mes résolutions!

J'ai lu pour elle
ISBN: 9782290135020

mercredi 8 février 2017

Coeur de canaille - Les Ravenel tome 1, Lisa Kleypas.

Une canaille, c'est ainsi que Devon Ravenel se définissait à l'époque où il menait une vie futile et égoïste. Ce qui lui convenait tout à fait. Jusqu'au jour où la mort inattendue de son cousin Théo fait de lui le nouveau comte de Trenear. Un destin auquel rien ne l'a préparé. Du jour au lendemain, le voici criblé de dettes, à la tête d'un gigantesque domaine comptant plus de deux cents familles de métayers. Accablé par tant de responsabilités et conscient de son incompétence, Devon décide aussitôt de tout vendre pour reprendre son existence bohème. N'est-ce pas ainsi qu'agirait tout bon vaurien de sa trempe ?
 
Mais c'était avant de rencontrer Kathleen, la veuve de son cousin, une jeune femme courageuse, pétrie de grands principes, qui va révéler le héros qui sommeillait en lui...
 
Dans ma résolution d’emprunter plus de livres de la bibliothèque municipale cette année, je me suis tournée vers la collection numérique pour lire cette série suggérée par Kirkus dans un article intitulé
I’m hooked alright!  Bien que cette série se classe dans la catégorie roman d’amour historique, vous pouvez compter les faits historiques sur une seule main.  L’histoire se déroulant à la fin du 19ième siècle, certains manoirs ne sont pas encore dotés d’eau courante ou de salles de bain complètes.  L’auteure ne va pas vraiment plus loin… On circule à dos de cheval ou en fiacre et la médecine n’est pas aussi avancée qu’aujourd’hui.  Tant pis, parce que ce qui nous intéresse vraiment, c’est l’avenir du beau grand et fort Devon Ravenel!  Ayant hérité du manoir en ruine de son cousin Théo, il ne sait quoi faire de sa jeune veuve et des sœurs du défunt.  Habitué à son rythme de vie d’un homme de 28 ans sans grandes responsabilités, il se voit confronter à de grosses dettes accumulées par la famille.  Pauvre Devon… La veuve de son cousin a des yeux d’ambre, la taille fine et laisse un parfum enivrant de rose sur son passage.  Il fait tellement pitié!  **Soupirs**  Combien de temps mettra-t-il avant de la mettre dans son lit?
 
J’avais quelques réticences avant ma lecture car j’ai souvent des préjugés sur les romans dans le style Harlequin, mais je dois dire que c’est très bien écrit!  Ça se lit en criant lapin et franchement, j’ai hâte de connaître le destin de plusieurs des personnages dont Lady Helen.  Premier volet d'une trilogie, le deuxième volume est actuellement disponible sous le titre: Une orchidée pour un parvenu.  Et je crois bien savoir qui c'est!
 
Lisa Kleypas est une auteure américaine qui cumule les succès dans le genre.  Un nom que je retiendrai lorsque j’aurais envie de frivolité et de grands soupirs de jalousie! ahah
 
Collection: Aventures et Passions