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jeudi 27 septembre 2012

Les petits papiers...

Les petits papiers, c'est un club de lecture à lequel j'assiste le dernier mercredi du mois.  Deux petites heures où l'animatrice et les participantes partagent leurs coups de coeur.  Aucune lecture imposée (c'est merveilleux!), la liberté totale.  Essais, beaux livres, biographies, romans, on y fait de belles découvertes.  À chaque fois, c'est au moins une vingtaine de titres à noter. Hier, deux ont retenu mon attention, les voici:


Claudie Hunzinger vit en montagne. Elle est artiste et écrivain. Elle a fabriqué des livres en foin, écrit des pages d’herbe, édifié des bibliothèques en cendres ; elle a publié chez Grasset son premier roman, Elles vivaient d'espoir (2010).
Jenny et Sils, un couple de libraires, sont soudain contraints de rendre les clefs de leur librairie et de l’endroit où ils vivaient. Tout loyer étant devenu trop élevé, il ne leur reste qu’une solution : partir s’installer dans une maison perdue, en ruines, dans la montagne au-dessus de Colmar. Avec leurs cartons de livres, une ânesse et une chienne, ils vont devoir s’acclimater à cette nouvelle existence. Il va s’agir de survivre aux intempéries, à une vie plus que frugale de Robinson Crusoé du XXième siècle, exclus de la société matérialiste, tandis que derrière eux, ils ont laissé un monde en péril. D’étranges visiteurs, plus ou moins hostiles, s’inviteront, notamment un troupeau de cerfs qui fascine Jenny. Jenny et Sils, unis par des années de complicité et de tendresse, et par leur passion pour les livres (elle est fascinée par Aby Warburg et sa célèbre bibliothèque) et la géologie (il a pour livre de chevet le De re metallica de Georg Agricola) traverseront avec grâce et vigueur cet exil forcé. Ce livre parle du pouvoir des livres dans notre vie à une époque où pèse sur l’édition la menace de l’arrivée du livre numérique. Il parle aussi de la nature, d’une vie rude, au plus près des éléments où il est question de désir, d’énergie et d’une vraie poésie.



Originaire d’un petit village du Portugal, José Luis Peixoto a débuté comme journaliste et critique littéraire, tout en publiant des textes de poésie et de prose. A 26 ans, son premier roman, Sans un regard (Grasset, 2004), porté par une écriture exceptionnelle et un univers bouleversant, lui vaut le prix Saramago. Avec ce livre déjà culte, puis Une maison dans l’obscurité, Peixoto s’impose comme l’un des écrivains les plus doués et enthousiasmants de sa génération. Il est aujourd’hui traduit dans douze langues et publié dans les plus prestigieuses maisons de chaque pays.


Tout commence par la chronique d’une bourgade dans la campagne portugaise, immobile et hors du temps, sous le joug de la dictature de Salazar, et par l’abandon du petit Ilídio, âgé de six ans, laissé un soir près de la fontaine du bourg par sa mère, une couturière « de mauvaise réputation », qui disparaît avec sa valise. Ilídio est recueilli par un maçon au grand coeur, Josué, qui l’élèvera comme son fils.

On suit alors l’enfance et l’adolescence d’Ilídio et de quelques autres personnages, on devine la pauvreté, l’étouffement, et aussi le désir réprimé mais d’autant plus violent. Puis vient le temps des premières amours, compliquées par la dictature, le temps des départs et de l’émigration vers la France.

C’est pour Ilídio, et son ami Cosme, une effrayante expédition à travers les montagnes, traqués par la police portugaise puis espagnole. Et enfin, l’arrivée en France, avec ses chantiers épuisants et ses bidonvilles, où les immigrés sont des ombres qu’on ne voit pas. Mais un jour, Ilídio rencontre Adelaide, son amour de jeunesse…

Tous les deux publiés chez Grasset.

Vous les avez lus?  Qu'en avez-vous pensé?

dimanche 26 février 2012

La memoria, Louise Dupré.

Ce roman a été un succès dès sa parution. Emma Villeray apprend à brûle-pourpoint que son amant la quitte pour des cieux meilleurs. Elle ne s’y attendait pas. C’est une tragédie. Et l’occasion de s’interroger sur sa manière d’aimer, sur son passé, sur sa mère et surtout sur sa sœur, sa rivale, son miroir. Un roman intime sur les femmes et la condition humaine.    

Une pensée pour sa soeur disparue, une pensée pour son ex exilé au Brésil et une pensée pour sa vie actuelle.  Chaque chapitre touche les différents aspects de la vie d'Emma, une traductrice qui approche la quarantaine.  Loin des romans à grand remous, il ne laisse pas le lecteur indifférent pour autant parce que le personnage principal vit des troubles intérieurs profonds suite aux évènements malheureux qui s'accumulent depuis sa jeunesse.  Tranquillement, sa guérison se fait au fil des pages et l'histoire n'est pas du tout déprimante!  À travers des réflexions, la nostalgie et beaucoup de belles phrases (à noter), elle quitte ses monstres rongeurs d'âme et se laisse à nouveau aller à l'amour et à l'espoir. Par moment, j'ai cru que la fin serait tragique, mais il n'en est rien.  Ce roman m'a même réservé une surprise que je n'ai jamais imaginée.  C'est une belle histoire de famille, mais surtout celle d'une femme qui prend sa vie en main.    

Un autre bel exemple du talent québécois que je prends de plus en plus plaisir à découvrir...

lundi 19 décembre 2011

C'est lundi! Que lisez-vous?










Tous les participants chez Galléane...
Je ne participe pas à toutes les semaines, mais voici ce que je suis en train de lire cette semaine!

vendredi 2 décembre 2011

Les petits papiers

Mercredi dernier, je me suis rendue pour la première fois à un nouveau cercle littéraire organisé par le réseau des bibliothèques de la ville de Québec. Animé par une journaliste littéraire connue, la rencontre de deux heures m’a paru durer deux minutes. Que c’est bon de se retrouver avec des gens qui aiment parler de livres, de leurs coups de cœur et de leurs belles découvertes sans prétention. Quelques anecdotes se mêlant à tout cela, nous avons beaucoup rit. Contrairement à un club de lecture, aucune lecture n’est imposée et c’est une excellente idée. Nous n’avons pas tous les mêmes goûts et je dois vous avouer qu’en voyant les dames (et oui, aucun homme n’a osé se présenter!) déjà arrivées par la fenêtre, j’ai failli retourner chez moi. Pourquoi? La moyenne d’âge dépasse largement les 60 ans! Finalement, l’animatrice a environ mon âge et ces charmantes dames sont très intéressantes à écouter! Un peu comme si elles étaient déjà de l’autre côté de la piscine olympique alors que moi j’étais encore sur le podium à me préparer pour sauter à l’eau. C’est qu’elles ont de bonnes longueurs d’avance. À la retraite depuis plusieurs années pour la plupart, elles ont tout le loisir de lire à gogo... les chanceuses! J’ai déjà hâte à la prochaine rencontre à la fin janvier (trop loin!). En attendant, voici ce qui risque de chambouler mon plan lecture de décembre. J’ai retenu trois livres présentés (avec tant de conviction!) et je les ai ajoutés à ma PAL… Heureusement qu’il n’y a qu’une seule rencontre par mois, parce que je me ruinerais facilement!

En septembre 1944, Claire Mauriac se trouve à Béziers où elle est ambulancière à la Croix-Rouge française. François Mauriac, son père, l'autorise à partir pour Berlin afin de porter assistance aux milliers de blessés. Elle rencontre Yvan Wiazemsky en 1945, un Russe émigré en France. Aux yeux de Claire, c'est l'homme idéal. A. Wiazemsky s'est servie ici du journal intime de sa mère.


Jamais réédité depuis sa parution dans les années 1930, ce grand roman de Marie Le Franc - par ailleurs récipiendaire du prix Femina en 1927 - apparaît au lecteur d'aujourd'hui comme la première incursion littéraire féminine dans la forêt nordique. Cette oeuvre déploie un fascinant imaginaire de la forêt, ici celui du lac Tremblant dans les Laurentides, qui se nourrit des paysages découverts lors des nombreux séjours de la romancière et des sensations vécues au contact d'une nature qui, sans être totalement hostile à l'être humain, n'en demeure pas moins extrêmement difficile à habiter. La radicale altérité de la forêt, qui se joue de rapports intimes et intérieurs, renforce l'intérêt contemporain pour cette oeuvre.


Une histoire de la maison, de la ferme paysanne avec son unique pièce chauffée par la cheminée, aux appartements modernes. Elle éclaire les coutumes et les sensibilités de ses usagers et de ses propriétaires.


mercredi 30 novembre 2011

Ébauche d'un plan lecture pour décembre... Optimiste! Réaliste?

Ecrit à la suite d'un voyage à Manchester, où Charles Dickens, visionnaire au grand coeur, avait défendu l'éducation comme moyen de lutte contre la pauvreté, Un chant de Noël préfigure les premières réformes pour humaniser le travail dans l'Angleterre industrielle de la reine Victoria.
L'histoire de Scrooge, vieil avare grincheux et solitaire que trois fantômes vont convertir, la nuit de Noël, à la gentillesse et à la bonne humeur, continue de séduire petits et grands depuis sa parution en 1843. Drôle et émouvant à la fois, ce conte renoue pour notre plus grand plaisir avec le mythe du paradis terrestre. 

PARCE QUE C'EST NOËL BIENTÔT!

The beloved American classic about a young girl's coming-of-age at the turn of the century, Betty Smith's A Tree Grows in Brooklyn is a poignant and moving tale filled with compassion and cruelty, laughter and heartache, crowded with life and people and incident. The story of young, sensitive, and idealistic Francie Nolan and her bittersweet formative years in the slums of Williamsburg has enchanted and inspired millions of readers for more than sixty years. By turns overwhelming, sublime, heartbreaking, and uplifting, the daily experiences of the unforgettable Nolans are raw with honesty and tenderly threaded with family connectedness -- in a work of literary art that brilliantly captures a unique time and place as well as incredibly rich moments of universal experience.

PARCE QU'IL Y A UN CLUB DE LECTURE SANS OBLIGATION SUR LE SITE DE REAL SIMPLE

Fuyant le monde moderne, une petite communauté mennonite s'est installée, il y a plus d'un siècle, au nord du Mexique, en plein désert.


Est-il vraiment possible de vivre protégé du bruit et de la fureur, dans ce coin de pays où la lumière est si violente et qui est le théâtre des plus sombres trafics? Surtout quand débarque de la capitale une équipe de cinéma venue construire un projet artistique d'avant-garde à partir du silence qui baigne la vie de ces gens paisibles - en apparence.


Pour la jeune Irma Voth, âgée de dix-neuf ans, c'est l'occasion tant attendue de larguer les amarres. Mais le monde extérieur regorge également d'énigmes et de barrières apparemment infranchissables. Et, surtout, il s'avère qu'Irma n'est pas la seule à vouloir quitter le troupeau des enfants de Menno.


Renouant avec le ton de son premier roman, Drôle de tendresse, qui lui a valu une renommée internationale, Miriam Toews confirme ici son exceptionnel talent de conteuse, mêlant à un degré inouï le comique et le tragique. Il n'y a pas une phrase de cet extraordinaire road novel qui ne vienne nous nouer la gorge ou nous faire éclater de rire.

PARCE QUE J'AI GAGNÉ CE LIVRE DANS LA DERNIÈRE OPÉRATION MASSE CRITIQUE DE BABELIO AU QUÉBEC EN SEPTEMBRE.  APRÈS AVOIR MOI-MÊME CONTACTÉ LA MAISON D'ÉDITIONS, J'AI ENFIN REÇU MON EXEMPLAIRE CETTE SEMAINE...

Victime de la grande famine, Bridget Bushell est chassée de l'Irlande en 1847. A dix-neuf ans, sans avoir le temps de faire le deuil de sa mère, elle traverse l'Atlantique dans le fond d'une cale d'un bateau-cercueil. Avant d'arriver à Saint-Henri-des-Tanneries, elle rencontre l'amour, mais la maladie et la mort rôdent. Sur le même voilier, un autre Irlandais, Denis Lynch, fuit son pays, avec pour tout bagage, son enfance blessée. A force de présence attentionnée, réussira-t-il à se faire aimer de sa compatriote?

PARCE QUE C'EST UNE BLOGUEUSE QUI ME VISITE PARFOIS, JE ME FERAI UN HONNEUR DE LIRE SON LIVRE!

Tant qu'à y être, je vais certainement jeté un coup d'oeil sur les livres commencés et non terminés!

dimanche 27 novembre 2011

La porte du ciel, Dominique Fortier.

Sous un morceau de ciel de la Louisiane s’étirent les sillons brun et blanc d’un champ de coton. Deux fillettes grandissent, l’une dans l’ombre de l’autre. On construit au milieu d’un marais une impossible église, un village oublié s’endort dans un méandre du fleuve. Tout près monte la clameur d’une guerre où les frères affrontent leurs frères sous deux bannières étoilées.

Dans ce troisième roman plus grand que nature, l’auteure Du bon usage des étoiles et des Larmes de saint Laurent offre le portrait d’une Amérique de légende qui se déchire pour mieux s’inventer. Roman labyrinthe, livre kaléidoscope, La porte du ciel nous entraîne par cent chemins entre rêve et histoire. 

Il se peut que vous ayez retrouvé ce billet sans mon commentaire, car fiston l'a publié avant même que le texte ne soit écrit!  Ah! c'est que maintenant c'est son ordinateur (à même pas 22 mois!).  À quel âge va-t-il me demander les clés de la voiture? 

J'ai mis beaucoup de temps pour terminé ce livre, non pas parce que l'auteure manque de talent.  Je l'ai dit et redit, cette jeune femme a une écriture passionnante!  Mais dans le cas de son dernier roman, le sujet me plaisait moins.  Sur fond (léger) de guerre de Sécession, l'esclavage fait la vitrine.  Nous nous retrouvons sur de grandes plantations avec contremaîtres, etc.  Rien d'innovateur de ce côté, mal nourris, accusés au premier tour et sans appel, épuisé et parfois abusés par les maîtres, la fin de l'esclavage est difficile à imaginer...

Ce que j'ai aimé de ce roman, ce sont les courtepointes.  Ce côté rustique de l'existence, comme le dit June, un personnage fort du livre, ces couvertures cousues à la main seront peut-être les dernières preuves de sa présence sur terre.  Elle ne sait plus très bien où sont tous ses enfants, certains sont morts, d'autres ont été vendus, cette vie d'esclave est triste à mourir.  Vous retrouverez sur ce site quelques oeuvres dont il est question dans le livre, je ne vous dis pas lesquelles, je vous laisse le plaisir de les découvrir par écrit et vous pourrez ensuite voir à quoi elles ressemblent en vrai.  Vous constaterez également que plusieurs artistes portent le même nom de famille, la raison est aussi très bien expliquée dans le roman.  C'est ce que j'apprécie le plus dans les livres de Dominique Fortier, les petites tranches d'histoire mêlées à du texte poétique.  Il ne faut pas lire ici qu'elle écrit en vers, mais  lire ses livres, c'est tout comme écouter une berceuse, on ne se heurte pas à des bouts de phrases carrés. 

Me revoici donc à attendre le prochain avec impatience malgré ma petite (mais vraiment petite) déception.
Ce livre se qualifie pour le défi J'aime lire la plume québécoise de Suzanne.


vendredi 25 novembre 2011

Malavita encore, Tonino Benacquista.

On retrouve ici les quatre héros de Malavita, l'inénarrable famille Blake. Repenti de la mafia new-yorkaise, Blake, rebaptisé Wayne, a obtenu la protection du FBI, et s'est installé en France avec les siens sous la surveillance tatillonne d'un ange gardien légèrement dépressif. L'ancien gangster a trouvé dans l'inépuisable réservoir d'anecdotes de sa première vie la matière de quelques thrillers à succès. Tout se passerait pour le mieux si la cellule familiale n'était pas emportée dans la tourmente des remises en cause existentielles... Les enfants traversent une adolescence compliquée, l'épouse fidèle a décidé de s'émanciper, et l'auteur de best-sellers, soudain seul face à lui-même, est en proie aux affres de la création littéraire. Des problèmes ordinaires, somme toute, pour une famille qui ne l'est pas... Ils seront résolus de la façon la plus diabolique et la plus hilarante qui soit.  

J’ai ouvert ce livre en août pour participer à une lecture commune chez Pimprenelle et je l’ai terminé hier soir. Écrire un billet sur un livre pour lequel j’ai mis 3 mois à finir me donne des airs d’amnésique! Malavita est comme un concept à usage unique, lorsqu’on le recopie pour Malavita encore, il se dilue et perd tout son impact. Il y a bien un coup de théâtre à la fin, mais ce deuxième volet de l’histoire de Fred Wayne n’a pas produit la moitié de l’effet que m’avait procuré le premier roman. 
 
Dans celui-ci Fred le mafiosi relooké balance beaucoup de noms et il aurait peut-être fallu que je lise les deux livres rapidement l’un après l’autre pour me permettre d’avoir une image en tête de cette mafia et de son organigramme complexe (des noms italiens en plus!). J’ai nagé sans toucher le bord et ma lecture n’a pas du tout été agréable. Les enfants ont grandi et sont amoureux, mais l’auteur n’a pas insisté sur la gymnastique qu’ils auraient pu avoir à faire pour cacher le secret familial. On assiste à un seul exemple et je pense que c’est mon meilleur moment de tout le livre! Belle est belle et Wayne est un peu cow-boy (il porte bien son nom!). Maggie devient plus indépendante et je la comprends un peu parce collée à la maison avec un homme qui se pense écrivain et qui vit ses « up and down » à cœur de journée, il y a de quoi devenir folle...
Voilà, j'ai tenu promesse, je l’ai terminé et toutes mes excuses aux participants de la lecture commune pour se GROS retard!

mardi 22 novembre 2011

Ne sont pas terminés...

STOP!




Je dois m'y mettre et cesser d'être tentée par le reste de la PAL ou ce que la bibliothèque me donne! Des lectures communes pas respectées, un livre suggéré par une amie, un défi Stendhal, un achat impulsif, une promesse de lecture à une maison d'édition chouchou... En bon québécois: Je fais dur!!!


Malavita encore, Tonino Benacquista  LU!
Le goût des pépins de pomme, Katharina Hagena LU!
La chartreuse de Parme, Stendhal
Aminata, Lawrence Hill
La porte du ciel, Dominique Fortier LU!
Octobre en silence, Jens Christian Grondahl

*** Edit de ce soir *** Cauchemar, je viens d'en trouver deux autres!!

Le retour, Anne Enquist et The Bishop's man, Linden MacIntyre

Un tout petit peu d'efforts ma grande, tu vas y arriver! Vide ta table de nuit!

lundi 14 novembre 2011

L'amour des maîtres, Mélissa Grégoire.

PRÉSENTATION DE L'ÉDITEUR:
Depuis l'enfance, Agnès croit que la seule façon d'échapper à l'ennui et à la médiocrité de son milieu, c'est d'accéder au savoir que dispensent et incarnent ses professeurs. L'histoire, campée à une époque qu'on dit sexuellement libérée, serait banale si elle n'était racontée par une héroïne anachronique, plus proche d'Emma Bovary que du Déclin de l'empire américain, qui confond tout, la sexualité et l'amour, la littérature et la vie. A travers le regard naïf et bientôt implacable d'Agnès, regard formé par les vieux maîtres et le travail en usine, c'est toute la culture des "professeurs de désir" qui est remise en question. L'amour des maîtres, comme tout véritable roman, raconte le prix qu'il faut payer pour découvrir le réel au-delà de l'illusion amoureuse.

MON AVIS:
Je ne serai jamais aussi "songée" que ce quatrième de couverture! Ce qui j'y ai vu, c'est un sujet délicat, soit celui de la recherche de l'amour paternel. Agnès a un père effacé. C'est un homme qui travaille pour subvcnir aux besoins de sa famille et possède très peu de loisirs si ce n'est que passer beaucoup de temps dans son garage! Vous imaginez à quelle dynamique de famille Agnès a droit. Dès son jeune âge, elle cherche donc l'affection, l'approbation et la motivation. Elle a besoin d'être pousser en avant et sa mère ne cherche qu'à la retenir. Elle est bien mal prise et essaie de faire ce qu'elle peut pour s'élever de sa condition. C'est par la littérature et l'écriture qu'elle y parvient (un peu!), mais son manque d'expérience lui coûtera un peu trop cher à mon avis. Car, chercher l'amour à tout prix peut être dangereux et certains profs (ou Dieux de la littérature pour Agnès) en profiteront...

C'est un roman québécois intemporel et perdu dans l'espace. J'aime me perdre au Québec! Parfois lorsqu'il y a trop de reférences aux lieux connus, je suis déçue. Ce n'est pas le cas ici. Une famille, une usine, une université, des profs, des cafés et des livres, le mélange m'a plu! Ce sera un plaisir de relire cette jeune auteure.

Un autre livre qui se qualifie pour le défi J'aime lire la plume québécoise de Suzanne!

lundi 7 novembre 2011

C'est lundi! Que lisez-vous?


Tous les participants chez Galléane.

Un emprunt de la biblio: L'amour des maîtres, Mélissa Grégoire



Tranquillement puisque je dois lire ceux de la biblio avant!
La porte du ciel de Dominique Fortier dont j'ai encore lu du bien dans un article de L'Actualité...

dimanche 30 octobre 2011

Rose de La Tuque, Jacques Allard.

PRÉSENTATION DE L'ÉDITEUR:
Est-elle enceinte? Dans son journal intime de 1939, Rose-Marie, jeune femme de 21 ans, raconte ses inquiétudes du moment. Son amoureux ne revient pas de Gaspésie. Puis, il y a son amie Sarah, juive, réfugiée clandestine au sort incertain. Marie-Anne sa mère, sage femme si absente de la maison; Pit, son père reclus dans son « campe ». Rose-Marie veille sur ses frères et sœurs : Hugues, employé du Community Club; Violette, vendeuse au grand magasin Spain; Albert et Jean-Philippe, qui rêvent au Fantôme ou à Mandrake le magicien; la petite Clémentine, si fragile. Elle pense aussi au gros curé Corbeil et au joyeux docteur Comtois. Il y a aussi les livres et la musique : les lieders de Schubert, les chansons de Trenet... et les mélodies américaines sur lesquelles on danse dans les bras d’un beau « Survenant » trop vite enfui.
Dans ce récit secret transmis plus tard au fils, toute la vie d’une époque disparue frémit sous la plume d’une femme piégée par l’amour.
Pour cette fiction historique, l’auteur est retourné dans la Haute-Mauricie de ses origines. Attentif à la modernité en marche, son récit souligne les racines écossaise, amérindienne, acadienne, si fréquentes chez les Québécois. Voici un premier roman à la fois réaliste et poétique, où l’histoire s’écrit magnifiquement.

MON AVIS:
C'est bien parce que je me suis engagée à parler de tous les livres que je lis ici, parce que sinon j'aurais passé tout droit sur celui-ci! Rien de bien original: on est avant la deuxième guerre mondiale dans un village du Québec, on y rencontre une jeune fille qui a, une fois, un peu trop relevé sa jupe et qui espère que le responsable de sa grossesse reviendra... Léger suspense, d'accord. Mais que diriez-vous d'une star en robe de chez Walmart (ou Carrefour!) aux Oscars? Et bien, j'ai eu cet effet tout au long de ma lecture. C'est que voyez-vous, la nièce de Stefan Zweig aurait choisi La Tuque pour fuir les Nazis!!! C'est de la fiction, je sais, mais j'ai trouvé cela agaçant! Et je ne vous parle pas (ou presque!) de tous les extraits de musique classique, d'extraits de journaux sur les films en production, etc. Tout cet extraordinaire collé à de l'ordinaire n'a pas joué en la faveur du roman... dans mon cas. Peut-être que d'autres penseront que l'idée d'une La Tuque high class hyper cultivée, c'est fabuleux, mais moi je ne suis pas très science-fiction! Attention, il ne faut pas mal interpréter ce que je pense de La Tuque, mais il me semble que cette ville ne fait pas très jet-set...

lundi 24 octobre 2011

mercredi 19 octobre 2011

Le juste milieu, Annabel Lyon.


PRÉSENTATION DE L'ÉDITEUR:
En 342 avant Jésus-Christ, lorsque le philosophe Aristote devient précepteur d’Alexandre, futur roi de Macédoine, ni le maître ni l’élève ne se doutent que, à eux deux, ils transformeront le monde. Tant par des démonstrations sur la table de dissection que par ses réflexions éthiques et métaphysiques, Aristote transmet à celui qu’on connaîtra sous le nom d’Alexandre le Grand la notion de « juste milieu », point d’équilibre entre deux extrêmes. Le jeune prince fougueux, qui désire déjà « ouvrir la gueule pour avaler le monde entier », révèle quant à lui des perspectives inattendues à son maître trop sage.

Des cahutes enfumées aux chambres du palais royal, Annabel Lyon brosse un portrait subtil de deux hommes qui deviendront légendes. Au fil de descriptions fines et de dialogues incisifs, elle jette une lumière nouvelle sur la transmission du savoir, les jeux de pouvoir et ce qui fait l’essence même de la nature humaine.


MON AVIS:
C'est avec courage et rouge aux joues que je vous annonce que je suis nulle en philo et en histoire. Certains d'entre vous le savent déjà car je le mentionne à chaque fois que j'attaque un livre qui traite de ces sujets de grands penseurs!!! D'autres pourront ajouter que la syntaxe, la ponctuation et l'orthographe de mes billets laissent à désirer et que finalement, je ne devais pas être bonne en français non plus... pourtant, oui! En classe, j'étais parmi les meilleurs (petite précision entièrement inutile au billet!). Dans le contexte présent, où me mène tout cela? À une certaine frustration de ne pouvoir apprécier un texte parce que j'ai une culture générale trouée. Je connais les grands noms: Aristote, Platon, Alexandre, Cléopâtre, etc. Je sais lire et assimiler une partie des notions d'histoire, mais ce genre de livre, dans mon cas, a été plus instructif que loisir. Disons que j'aurais préféré le contraire en fin de soirée! Certains jubileront à l'idée que quelqu'un puisse imaginer ce qu'était la relation, les entretiens et le quotidien entre Aristote et Alexandre, et d'autres (comme moi!) admireront le talent d'une femme qui a voulu ajouter un petit quelque chose de plus aux idées préconçues en ce qui concerne ces penseurs qui prenaient de jeunes pubères sous leur aile! Annabel Lyon donne une dimension chaleureuse et presque affectueuse à cette époque qui me semblait sérieuse et froide. D'un point de vue social, ce roman m'a livré quelques nouveautés (ce n'était pas bien difficile!): l'esclavage, les femmes récluses, les mets servis, le théâtre, etc. Au niveau géographique, j'étais complétement perdue (mais totalement!) et en ce qui concerne l'histoire de ce grand Alexandre, j'avais un bon bout de chemin à parcourir... Je sais maintenant qu'il avait de la graine de roi bien implantée dès son jeune âge.

Pas fâchée d'avoir lu ce livre, mais pas emballée non plus. Je dirais que ce livre se destine aux adeptes d'histoire, aux fans d'Alexandre et aux lecteurs en quête d'un livre bien rempli. Toutefois, si votre culture générale n'est pas aussi trouée que la mienne, vous trouverez certainement un grand plaisir à vous retrouver dans l'entourage de ces grands Hommes que la Terre a bien voulu nous offrir!

Je remercie Babelio et les Éditions Alto pour ce livre obtenu dans le cadre de la dernière édition de Masse Critique Québec.

dimanche 18 septembre 2011

Toutes mes excuses...



Rendez-vous prévu pour mardi le 20 septembre chez Valérie, je n'y arriverai pas! Je ne suis qu'à la page 38...




Rendez-vous manqué chez Pimprenelle jeudi dernier... Aujourd'hui, je suis à la page 148.

La conclusion de cela, c'est que je constate que mon temps libre (si peu!) m'échappe et je ne suis plus en mesure de respecter trop d'engagements en même temps. Je n'abandonne pas, j'y arriverai, soyez patients!




lundi 12 septembre 2011

Masse Critique Québec... les résultats?










***Edit mardi matin***








IL FALLAIT QUE J'EN PARLE POUR AVOIR DES NOUVELLES! J'AI EU CE QUE JE VOULAIS, J'AI DE LA CHANCE!!!


MERCI À TOUS D'AVOIR RÉPONDU À MON APPEL AU SECOURS!


Quelqu'un a eu des nouvelles de la dernière édition?

C'est lundi! Que lisez-vous?


Rendez-vous de Galléane

Le livre doit être lu pour le rendez-vous du 15 septembre chez Pimprenelle, mais je ne sais pas encore si j'y arriverai... j'ai pris du retard en terminant Henning Mankell dont le billet se fait attendre d'ailleurs!

mercredi 31 août 2011

Les dames de Beauchêne - Tome 1, Mylène Gilbert-Dumas.

Amérique du Nord, mai 1775. La Province of Quebec vit des heures prospères sous la domination anglaise. Odélie Rousselle, née Beauchêne, revêt des habits masculins et s'enfuit de la maison familiale. À la taverne du Sabot d'argent, elle devient officiellement Charles de Beauchêne, serviteur et secrétaire d'un marchand anglais de Montréal. Elle s'embarque avec lui sur un navire. Intrépide et mystérieux, son patron l'intrigue et l'attire irrésistiblement. Mais jusqu'où peut-elle vivre ses émotions sans révéler sa nature féminine ? Pendant ce temps, Marie de Beauchêne, sa mère, se prépare à défendre Québec menacé par les troupes américaines. Elle s'inquiète de l'avenir de ses enfants et vit intensément les déchirements de son âme, comme ceux de son peuple.

Madame de Beauchêne vient de perdre son beau Capitaine décédé au combat. Puisque son propre père ne va pas bien, elle décide de mettre sa fille Ophélie en pension chez les sœurs à Louisbourg (où se trouve la sœur de son mari défunt) pour se rendre auprès de celui-ci dans un pays chaud. Le soleil n’aura jamais la chance de caresser son teint de porcelaine, car son bateau français sera attaqué par les Britanniques aux États-Unis. Elle finira par se poser à New York pour ensuite fuir vers le Canada et se retrouver au point de départ, soit dans sa « grande maison » à Québec.

De la pure Chick lit historique!!! Avez-vous déjà lu cela? C’est que l’histoire dévoile bien quelques événements historiques, mais c’est surtout sur les charmes et le succès auprès de plusieurs hommes dont il est question dans ce roman. Ne craignez rien, Marie a bonne réputation et n’a rien à se reprocher, c’est une dame respectable, belle, qui sent toujours bon (même à cette époque!)… J’aurais bien aimé être à sa place pour rencontrer autant d’hommes séduisants dans le domaine maritime sur le même continent!!! En nos temps modernes, avec de telles probabilités j’aurais poussé ma chance jusqu’à prendre un billet de loto!

Donc, au final, à ne pas lire pour l’Histoire avec un grand « H », mais pour se divertir. J’achèterai les deux autres tomes, c’est donc dire que l’auteure a gagné mon cœur… Preuve à l’appui, il y a longtemps que j’ai terminé ce livre, et qu’en pleine période d’insomnie, j’arrive à pondre un billet! Fait à mentionner, ce billet clos ma période « lectures québécoises » pour quelques semaines…



lundi 29 août 2011

mercredi 17 août 2011

Une autre lecture commune!




C'est Pimprenelle qui en est l'initiatrice et c'est pour le 15 septembre. Pour moi, ce sera Malavita Encore. Une belle occasion de faire diminuer la PAL!

lundi 15 août 2011

C'est lundi! Que lisez-vous?


Tous les billets chez Galleane...


Pour calmer mes envies de lire québécois! (Qui aurait dit cela!!!)


Un service de presse des Éditions Goélette.



Pas terminé... parce que pas aussi captivant que prévu!



Terminé hier, le billet suivra... mercredi?! Je fais mon possible, promis!

Alors, qu'avez-vous à lire chez vous?

Bonne semaine!!!