« Je ne me marierai jamais et je n'aurai jamais d'enfants. »Lorsqu'elle prononce cet arrêt, Jane a 13 ans. Le lendemain matin, son père aura fait ses valises. Hasard ? Coïncidence ? La culpabilité ne s'embarrasse pas de ces questions : toute sa vie, Jane s'en mordra les doigts.
De Harvard à Boston, des belles lettres aux manipulations boursières, tout ce qu'elle touche se dérobe, tout ce qu'elle aime lui échappe. Et lorsque, enfin, la vie lui fait un cadeau, c'est pour lui reprendre aussitôt. Alors Jane n'a qu'une obsession : fuir, n'importe où, hors du monde. Mais à vouloir le quitter, c'est lui qui vous rattrape...
Les malheurs de Jane aurait tout à fait convenu comme titre de ce roman! La pauvre fille cumule les embûches depuis ses 13 ans et lorsqu'on pense qu'elle en a assez vécu, et bien, non! Jane est une superwoman des temps modernes. Elle fait partie de ces femmes qui luttent pour se faire une place au soleil malgré des parents qui n'offfrent aucun support, des amants irresponsables et des supérieurs qui abusent du système. Quitter le monde nous plonge dans le parcours de Jane jusqu'à son acceptation finale de la vie telle qu'elle doit être vécue, sur la route de son destin et ses multiples obstacles. Attention, cette chère Jane n'est pas blanche comme neige et j'ai parfois eu l'impression qu'elle a bien cherché ce qui lui arrive! Vouloir quitter le monde, c'est bien beau, mais dans ce siècle, on trouve tout sur internet... même ce que vous vous efforcez de cacher.
Ce roman oscille entre le polar léger et le roman dramatique. Il n'est pas déprimant, le rythme est bon. Cependant, en lisant une critique qui disait que c'était son meilleur livre, j'ai senti une petite vague de déception. Je n'ai pas accroché pour en dire autant, mais ce qui est certain, c'est qu'aucun de ses livres ne doit autant parler du Canada! D'ailleurs, je ne sais pas si c'est la traduction ou l'auteur qui a commis certaines erreurs, mais sachez M.Kennedy, qu'au Québec, nous disons La Baie et non pas La Bay! Il y a quelques coquilles de ce genre qui font bien rire...
LETTRE "K" DE MON CHALLENGE DOUBLE 2011.