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jeudi 17 janvier 2019

Les gardiens de la lagune; Vivian MOORE










Une ancienne légende vénitienne raconte que sous l’archipel, sommeille une bête – dragon ou monstre d’apocalypse – que seuls les gardiens de la lagune tiennent en respect.
Nous sommes en 1162, des o
ssements enfouis sous les décombres d’une église font ressurgir un passé que beaucoup auraient préféré garder secret… Quelques jours plus tard, un cadavre est retrouvé dans le canal du Rivoalto. 

Un meurtre qui entache le nom du doge Vitale Michiel II. Malédiction, crime politique ou vengeance? Hugues de Tarse aura besoin de toute sa sagacité et de celle d’Eleonor de Fierville pour comprendre à quel point les Vénitiennes jouent un rôle fatal dans cette sombre histoire d’amour, de jalousies et de haine.

Une intrigue qui nous fait plonger au cœur d’une Venise inconnue, celle de l'époque médiévale. La jeune République Maritime est déjà un empire, ses vaisseaux sillonnent une mer Adriatique qu’on nomme le Golfo de Venezia, des navires abordent aux rives de l’Orient et de la lointaine Chine, le doge porte encore le titre byzantin d'Hypatos…

http://www.vivianemoore.com/pages/livres/lagune.htm

J’ai aimé, dès les premières pages. La plume est belle , riche et déliée qui peint une Venise médiévale imaginée que nous ne pouvons qu’aimer, nous qui la connaissons aujourd’hui,saturée par le tourisme.
 Cette Venise là , est fière, laborieuse et créative qui se bâtit petit à petit sur une multitude d’ îlots posés sur la lagune.
L'archipel que nous appelons aujourd'hui, Venise, est un chapelets d'îlots bâtis par la main de l'homme, bordé de salines et quadrillé de canaux. 
Les maisons sont en bois regroupées autour d 'une église. 
Il y a des fermes, des entrepôts , des potagers et un marché .Il y a des boutiques. On y vend le sel, du gingembre, du poivre, de la cannelle. On y trouve aussi  des draps de lin, , de la soie, des parfums d'Arabie, des cuirs de Barbarie...Le palais des doges est un château fort byzantin; les rues sont en terre battue, la piazza est une prairie où s'amusent les nobles cavaliers. Pas de quais mais des pontons en bois.
Partout sur la lagune, des centaines de  barques et des navires de guerre et de commerce.
Lorsque Hugues de Tarse aborde à Venise, celle-ci est déjà un empire commercial.qui a une réputation à défendre.  


*****
C’est le premier livre que je lis de cet auteur et c’est une belle découverte. Cette enquête s’inscrit dans une suite d’ouvrages , une saga, dont elle est le dernier volume, celle du Chevalier Tancrède. 

L’auteur installe à Venise deux de ses principaux personnages : Hugues de Tarse et sa dame Eleonor de Fierville. Les descriptions sont très colorées , comme les tableaux que nous connaissons. Les intérieurs sont bien décrits, les toilettes aussi et ces descriptions s’inscrivent dans l’intrigue sans jamais la perturber.
L’auteur utilise des termes locaux mais sans tomber dans les explications scolaires qui m’irritent souvent. Une fois l’enquête résolue, les dernières pages du livre sont consacrées aux explications nécessaires : vocabulaire, personnages d’époque, etc. Et cet ajout est précieux.
Chapitre après chapitre , l’intrigue est bien menée et je suis restée dans l’attente de la vérité  jusqu’ aux toutes dernières pages. 

Hugues de Tarse est un enquêteur un peu particulier. Sa réputation l’a précédé et il est pressenti par le doge, dès son installation dans un des beaux palais le long du Canal. Tous les personnages sont bien campés et j’ai pris beaucoup de plaisir à les suivre.Les descriptions nécessaires n'alourdissent pas le texte.


Bref, un bon moment de lecture, trop court à mon avis.Mais j'ai cru comprendre que ce livre ,terminant une saga,  annonçait une autre série d'aventures  sur la "TERRA FERMA"
 Ce livre est paru le 3 janvier et , pour ma part, j'attends déjà le suivant.

samedi 21 avril 2018

Les enfants de Venise de Luca Di Fulvio





Venise, 1515. Peu de villes auront connu autant d'injustices, de dangers, de misère et de vices. De liberté, aussi. 

Liberté pour Mercurio, petit voleur des rues, as du déguisement, pour qui le pavé romain est devenu trop brûlant. Liberté pour Giuditta, jeune et belle Juive, dont la religion semble ici tolérée – mais pour combien de temps ? 
Rien ne les vouait à s'aimer. Pourtant... Entre inquisiteurs et courtisanes, palais, coupe-gorge et canaux putrides, les amants de Venise feront mentir le destin... 



J'ai refermé le livre avec regret car j' étais prête à les héros dans leur nouvelle aventure tant j'ai été captivée par leur histoire dans cette Venise qu'il faut imaginer , loin , très loin de l'image qu'elle nous propose aujourd'hui.D'aucuns trouveront sans doute quelques longueurs , trouvées au fil des pages ,mais cette Venise , toute en couleurs et odeurs, ne se dépeint pas en quelques coups de pinceaux, il faut planter le décor dans lequel  évoluent les acteurs de cette prenante saga .
C'est un roman passionnant qui nous parle, et avec quel style, de l'histoire de Venise,  des hiérarchies établies, de la vie quotidienne, des moeurs, des us et  coutumes  qui ne craignent rien.
Dès la première page , je me suis laissée emporter, partageant ma lecture afin de profiter le plus longtemps possible de ce livre éblouissant.

 Que pourrais-je  vous dire d'autre, sinon que je partage pleinement l'appréciation  ci-dessous que  Blandine  nous a proposé , il y a un moment déjà.

Quel roman ! En fait, j'ai lu les 800 pages en 4 jours tant on est immergé, submergé par les images, les couleurs, les odeurs et les sons qui se mêlent dans la cacophonie d'une Venise mineur où grouille tout un peuple qui se presse et se bouscule dans le cœur battant de la Ville, à Rialto, à l'Arsenal avec la description superbe du montage d'une galée en une journée, dans le Castelletto des putains, dans le Ghetto des juifs qui vient de refermer ses lourdes portes, mais aussi à Mestre et dans la lagune. 

Et dans ce tourbillon terrible et magnifique, brûle la haine des uns, brillent l'amour des autres, se relèvent ceux qui ont chuté, meurent les innocents et les coupables, par le fer ou par la maladie qui se répand après la bataille de Marignan. 

Juste quelques extraits, pour vous donner l'ambiance. 

" Isacco regarda en l'air. Quelques marches plus haut, une femme s'était évanouie contre la balustrade. Un morveux pissait contre le mur. C'était un va et vient constant d'hommes et de femmes qui riaient, juraient, crachaient, se palpaient sous les vêtements. Les uns se disputaient, certains se battaient, d'autres s'embrassaient, d'autres encore se courraient après. Cris et odeurs formaient une seule et même cacophonie. 
La petite fille attendait, impatience, au dessus d'une marche couverte de vomissures. 
- Bon Dieu, dit Isacco, mais où sommes-nous? 
Donnola rit: C'est le Castelletto, docteur. Le quartier des putains. 
- Bon Dieu, répéta Isacco " 

"Le capitaine et les gardes se campèrent à l'entrée du pont pour lui barrer le route. 
Dans leur dos, du côté du Ghetto, on entendit la voix de Giudetta. 
- Pose les mains sur la porte, disait-elle. 
Mercurio fixa Lanzafame et les deux gardes en haletant, le regard désespéré. 
Alors, Lanzafame et les deux gardes, sans qu'il y ait besoin d'un ordre ou d'une parole, baissèrent les yeux et s'écartèrent. 
Mercurio avança doucement. Il les dépassa d'un pas lent. Il atteignit la porte et posa les mains, paumes ouvertes, sur le bois de chêne. 
- Je suis là, dit-il 
- Je suis là dit Giudetta de l'autre côté de la porte. Et lentement, à son tour, elle posa les mains ouvertes sur le bois. 
- Je te sens, dit Mercurio de l'autre côté. 
-Je te sens, fit Giudetta en écho. " 

"- Je vais le tuer, dit-il tout bas, d'une voix sombre. 
Il entendit le vieux Zuan approcher. 
- Ne te laisse pas prendre ton navire, lui dit-il 
- C'est pour ça que je vais le tuer 
- Ne le laisse pas te le prendre ... maintenant. 
- Qu'est-ce que tu veux dire, vieil homme? demanda Mercurio, les yeux plissés comme deux fentes. 
- Regarde comme tu es assis. Tu tournes le dos à ton bateau. A ton rêve. A ton espoir, fit Zuan. La haine te l'a déjà pris. 
Mercurion eut la sensation d'être à la croisée des chemins. Il y avait une profonde vérité dans les paroles du vieux marin. C'était le moment de faire des choix. Et ces choix conditionneraient son avenir. 
- Qu'est-ce que je dois faire, alors ? demanda-t-il, conscient de l'importance du moment. 
Zuan le regarda en hochant le tête. 
- Putain de bordel de misère, mon gars ! T'es con? s'exclama-t-il. Tourne-toi. Il suffit que tu changes de position et que tu te retournes. Ton bateau est là. " 



Un roman dont je me souviendrais. Il y en a tant, sur Venise, que l'on oublie si vite !


mardi 30 mai 2017

Les lionnes de Venise




Venise, campo Santa Fosca, octobre 1627. Lucia, jeune et espiègle Vénitienne, se retrouve au milieu des flammes qui dévastent la modeste imprimerie familiale. Sous ses yeux, son père est enlevé par trois hommes armés. Qui donc se cache derrière ce crime ? La veille, la magnifique Isabella Rosselli, la plus rouée des espionnes de la cité des Doges, est venue faire reproduire une étrange gravure.
Lucia est décidée à percer cette énigme et à sauver son père. Dans une quête effrénée, elle s’immisce parmi les puissants, se mêle au bal des faux-semblants du carnaval, s’enfonce dans les arrière-cours des palais. Une Venise fascinante, oppressante, où le pouvoir se confond avec l’amour, où les étreintes succèdent aux duels et les baisers aux complots.
Dans ces bas-fonds de la cité lacustre, amis et ennemis avancent masqués. Lucia joue de ses charmes, de son épée, de son poignard aussi qu’elle porte au mollet. Elle ruse, croise le fer avec Giorgio Cornaro, le fils du doge, homme corrompu et dangereux, prête à tout pour découvrir la vérité sur cette gravure dont tous, à Venise, sont convaincus qu’elle recèle le secret du pouvoir absolu.
Après le succès de sa série sur Aliénor d’Aquitaine, Mireille Calmel nous plonge avec maestria dans la Venise trouble du XVIIe siècle.


Le livre est beau et j'apprécie la taille des caractères qui facilitent la lecture .Dès les premières lignes, j'ai su que cette lecture serait un vrai plaisir et déjà je regrette  le moment où je vais devoir refermer ce livre. 
Je m'oblige à prendre mon temps.Je découvre un auteur et je sais que j'attends déjà la suite des   aventures  des lionnes de Venise. 

lundi 10 décembre 2012

Gaspare GOZZI


Gaspare Gozzi,  
Venise 4 décembre 1713, Padoue 26 décembre 1786


Gasparo GOZZI fut le premier en Italie à donner la  forme et l'aspect du journal moderne à la presse périodique.Publiée à partir du 6 février 1760 par l'éditeur Pietro MARCUZZI, la Gazette sort deux fois par semaine, le mercredi et le samedi ( l'abonnement annuel coûte un sequin, et chaque numéro 5 sous.

"Fondateur et rédacteur de 1760 à 1762 de la Gazzetta veneta et de l'Osservatore veneto,il y
 dévoile une grande curiosité pour le quotidien et un goût de la chronique humoristique, qui l'apparente à Goldoni.

Sur la page titre du journal, sous la devise IPSE ALIMENTO SIBI,(qui s'alimente soi-même) un ourson suçant sa patte droite et tenant l'autre posée sur un tronc d'arbre pour signifier que la Gazette se nourrissait de ses propres nouvelles et ne cherchait pas loin ses ingrédients.

 La maison natale près du Campo San Tomà
Le siège de la Gazette, une porte seule avec sonnette, se trouvait à San Polo , dans la calle de Cà Bernardo. A ses débuts,le quotidien était vendu dans certaines librairies et dans les cafés dont le" Florian". C'est d'ailleurs dans cet univers feutré que Gozzi s'installait pour observer les habitudes des Vénitiens  afin d'en" nourrir" les pages de sa Gazetta. En effet, nouvelles et commérages  allaient bon train , il lui suffisait de tendre l'oreille.

DOMUM QUAE GASPAREM GOZZIUM V.C.
VAGIENTEM EXCEPIT
HOSPES
SALVERE JUBETO



La vie et l’œuvre de Gasparo Gozzi s’inscrivent dans le vif de la culture vénitienne de la seconde moitié du XVIIIe s., qui, sous le signe d’un illuminisme modéré, concret, individuel et quotidien, trouva son expression la plus nuancée dans le journalisme. Issu d’une famille à demi ruinée par la crise économique qui affectait alors la petite noblesse, Gasparo entreprend, après des études de droit et de mathématiques, une carrière de polygraphe, d’éditeur et d’imprésario théâtral avec la collaboration de sa première femme, la poétesse Luisa Bergalli (1703-1779), non sans de fréquents revers de fortune le contraignant à d’humbles fonctions de précepteur, voire de copiste à la librairie de Saint-Marc. Adaptateur d’ouvrages théâtraux étrangers, auteur de médiocres comédies (Il Filosofo innamorato, Esopo alla corte, Esopo in città), puis de drames (Enrico Dandolo, Marco Polo, etc.), traducteur-vulgarisateur de Daphnis et Chloé et de Lucien, poète satirique (Rime piacevoli, 1751), épistolier (Lettere diverse, 1750-1752) et polémiste littéraire (Difesa di Dante, 1757), il donne sa pleine mesure de styliste raffiné et de moraliste dans son œuvre de journaliste, au cours des deux années où il fonde et rédige successivement le Mondo morale, la Gazzetta veneta (bihebdomadaires, févr. 1760 - janv. 1761) et L’Osservatore veneto periodico (bihebdomadaire, puis hebdomadaire, févr. 1761 - août 1762). C’est dans ces deux dernières feuilles surtout qu’il donne libre cours à sa curiosité du quotidien et à son goût de la chronique humoristique, avec une verve qui l’apparente à Goldoni*, dont plusieurs comédies sont d’ailleurs commentées par la Gazzetta avec justesse et sympathie, tandis que l’écriture de L’Osservatore, plus littéraire et moins liée à l’actualité, se rattache à une tradition allant de Théophraste et Lucien à La Bruyère. Dans les Sermoni en vers (1745-1781), la satire de la société vénitienne tourne au maniérisme et reflète le progressif repliement sur soi, dans l’amertume et la désillusion, de Gasparo, qui, affligé d’une grave maladie nerveuse, tente même, en 1777, de se suicider. Il ne lui reste désormais, pour tromper le radical pessimisme de ses dernières années, que la sollicitude affectueuse d’une seconde épouse et l’activité pédagogique qu’à partir de 1764 il déploie à la surintendance des Études de Padoue et dont plusieurs traités antérieurs développent les judicieux principes : Riforma degli studi (1770), Delle scuole di Venezia da porre invece di quelle de’Gesuiti (1773) et Sopra il corso di studi che piu convenga all’Accademia della Zuecca in Venezia (1775).

 Pour rappel, Gaspare GOZZI fut marié à la poétesse Luisa BERGALLI(clic)



Oratorio della Scoletta del Santo - 
Sant'Antonio di Padova.




lundi 25 juin 2012

Cure mortelle à Abano.



Autour de son héros,"l'admirable "Lord Percival Kilvanock, Christopher Carter a réussi à créer un charmant univers - le bon gros superintendant de Scotland Yard, le majordome un peu raide, le fantôme de l'ancêtre, la mystérieuse fiancée... - qui nous est maintenant familier, et qu'il transporte à chaque nouvelle aventure dans un cadre différent (après Le Caire, puis les haras, puis le milieu branché londonien, voici l'Italie !). Tout prêt de Venise, la petite ville d'Abano est célèbre depuis les temps anciens pour les vertus de sa... boue ! Venus du monde entier, de riches rhumatisants, de jeunes beautés anxieuses et des hommes d'affaires désireux d'optimiser leurs jours de repos se pressent dans les salles de soin : cataplasmes de boue très chaude, douches froides, sauna, etc. Mais un milliardaire anglais est retrouvé mort pendant sa cure, et tout le monde s'émeut : si la boue d'Abano est tenue pour responsable, la ville est ruinée ! Lors Percival Kilvanock est appelé à la rescousse... Secondé par son ami policier Angus Dodson, Lord Percival établit bien vite que le milliardaire n'est pas mort d'une crise cardiaque due à la chaleur de la boue, pas plus que d'un accident lié à une mauvaise manipulation... C'est un meurtre, incontestablement. Tous les clients, et l'ensemble du personnel, peuvent l'avoir commis. Entre pimbêches, bellâtres musclés et vieux acariâtres, Lord Percival aura fort à faire.

Ce n'est pas une nouveauté, loin de là ( 1999)
C'est léger, léger comme un livre pour l'été, 
pour lire en voyage , 
pour lire en vacances...sans chercher midi où il n'est pas.


Tout savoir sur l'auteur......ça vaut le clic !:-)

samedi 10 mars 2012

Casanova ou Morosini......( les deux!)

Présenté comme le premier  d'une nouvelle série, voilà un livre qui s'inscrit dans l'actualité!
 CASANOVA est décidément " the people of the year"
Alors?


Après avoir sauvé Louis XV de la mort lors de l’attentat de Damiens, et malgré son peu de goût pour la monarchie, le jeune Volnay obtient du roi la charge de “commissaire aux morts étranges” dans la police parisienne. Aidé d’un moine aussi savant qu’hérétique et d’une pie qui parle, Volnay apparaît comme le précurseur de la police scientifique, appelé à élucider les meurtres les plus horribles ou les plus inexpliqués de son époque. Epris de justice, c’est aussi un homme au passé chargé de mystère, en révolte contre la société et son monarque qu’il hait profondément. Lorsque, en 1759, le cadavre d’une femme sans visage est retrouvé dans Paris, Volnay doit conduire une enquête sur le fil du rasoir avant que le meurtrier ne frappe de nouveau. Surveillé de près par Sartine, le redoutable chef de la police qui voit d’un mauvais œil ce policier hors normes, Volnay, aidé à cette occasion par le libertin Casanova en personne et une jeune aristocrate italienne tournée vers les sciences et le progrès, remonte la piste d’un crime qui pourrait impliquer la Pompadour et Louis XV lui-même. Mais entre des alliés incertains et des adversaires redoutables, à qui le commissaire aux morts étranges peut-il se fier ? Des intrigues de la Cour de Versailles à la mystérieuse maison du Parc-aux-Cerfs, Casanova et la femme sans visage restitue avec une stupéfiante justesse, dans l’atmosphère si particulière de l’époque, les étonnants personnages que sont Louis XV, la marquise de Pompadour, Casanova et la figure énigmatique du comte de Saint-Germain, et inaugure une série policière des plus prometteuses.



"La collection Klederman"



Blessé d'une balle en pleine tête devant le château de la Croix-Haute, Aldo Morosini ne doit son salut qu'à l'habileté d'un jeune chirurgien tourangeau qui a su extraire la balle meurtrière. 
Sur son lit d'hôpital, il reste hanté par la dernière image qu'il a perçue avant le terrible coup de feu : sa femme, Lisa, courant se jeter dans les bras d'un inconnu et s'enfuyant à ses côtés. En convalescence chez Mme de Sommières, alors que son couple fait naufrage, il découvre les liens unissant la famille de Lisa et les soi-disant descendants des Borgia. Aldo est alors mis à rude épreuve et les catastrophes se succèdent... Le mal, après avoir envahi le château de la Croix-Haute, semble à présent se concentrer dans une très belle demeure au bord du Lac de Tessin... à moins que ce ne soit dans une simple villa de Nogent-sur-Marne ? Ceux qui se sont juré de l'éradiquer y parviendront-ils sans y laisser de plumes .

Cette nouvelle enquête  du Vénitien Aldo MOROSINI  me promet quelques belles heures de lecture.Je m'en réjouis déjà.

samedi 19 novembre 2011

Les Vénitiens vous invitent...

Sur Amazon, très rapidement.

Note de l'éditeur

""À travers ce bel ouvrage original les Vénitiens vous invitent à vivre « leur Venise » et sa lagune en hôte privilégié.
Une cinquantaine « d'acteurs » majeurs de Venise se dévoilent et parlent de leurs arts, métiers, passions. Ils confient ensuite leurs lieux de prédilection de la Sérénissime pour nous inviter sur leurs pas à une découverte exclusive et rare de la cité.
Une découverte magique de Venise et sa lagune, connue des seuls Vénitiens, en quelque sorte vécue de l'autre côté du miroir.
En première partie, la parole est aux acteurs de Venise : artistes, restaurateurs, peintres, musiciens, designers, barmans, artisans, gondoliers, professeurs etc. (déclinés un par un).
Qui sont-ils ? Que font-ils ?
Puis ils nous ouvrent les portes de prédilection de « leur Sérénissime » tout en coups de coeur : balades, lieux, fêtes, festivals, trésors cachés, adresses rares (artistes, artisans, galeries, boutiques, marchés, restaurants, bistrots, bars, hébergements, etc.) Illustrée de photos, croquis etc. des acteurs et de leurs lieux de vie ""

 C'est un annuaire un peu haut de gamme .Tous ces Vénitiens ont  des métiers passionnants .Des figures bien connues...Luigi frizzo sans aucun doute qui ne le connaît pas...Danielle ( Venetiamicio)sera certainement heureuse d'y trouver ses amies Muriel Balensi et Dominique Brunet...des restaurateurs, des artisans amoureux de Venise, leur ville natale ou adoptive, conscients des risques encourus, soucieux d'y apporter remède...pour autant que...

Des adresses choisies, de quoi compléter votre "moleskine"...restaurants, boutiques, promenades, lieux culturels..

 Guidée par ces Vénitiens vous découvrirez, Venise au fil de leurs coups de coeur...plus de 300 adresses répertoriées par quartier avec des cartes pour les localiser facilement.

Des surprises, des découvertes.. :-)


Ce week-end  tout Venise  se retrouve pour la Fête de la Salute !



Bon week-end à vous qui passez..à bientôt !



Venise rococo


Je l'ai reçu ce matin , juste le temps de tourner quelques pages et déjà je peux vous dire que ce beau livre mérite de figurer sur la liste du père Noël.Il vaut son prix lequel  comparé à celui 
d 'autres livres parus récemment reste vraiment raisonnable pour la qualité de cet ouvrage. Je gage que le texte sera  à la hauteur des illustrations qui sont magnifiques.

 Photo de la maquette du palais inachevé  Venier dei Leoni



 Sur Amazon, sans problème.


Présentation de l'éditeur

Au début du XVIIIe siècle, Venise ne se présente plus comme le théâtre de la grandeur baroque. L’excès et l’emphase s’apaisent : un registre plus détendu s’affirme, déterminé par le bon gout de l’esthétique rococo, qui troque le faste et la surabondance contre une inclinaison pour les petites choses. Les espaces destinés à être décorés sont désormais surtout les pièces les plus secrètes, les boudoirs, les lieux intimes, destinés aux réunions entre amis et à la conversation. Les allégories redondantes de l’époque baroque sont remplacées par un langage plus léger, animé d’éléments naturalistes et d’ornements gracieux. Les teintes aussi s’éclaircissent : de la blancheur éblouissante relevée d’ors des stucs on passe aux tonalités pastel douces et reposantes. L’esthétique rococo induit un renversement des termes comme des valeurs : ce qui était minuscule devient grandiose. Il s’agit de la conversion « éclairée », qui fait qu’on passe de la rhétorique à l’antirhétorique. C’est l’immense intérêt de la campagne photographique à l’origine de cet ouvrage que de nous restituer et nous faire mesurer dans tous ses détails la mue considérable qu’a connu alors la Sérénissime. Qu’il s’agisse des extérieurs ou des intérieurs de la ville, Venise à cette époque a rejeté le masque du mythe, pour arborer ses véritables traits « humains». C’est un siècle qui fixe le visage de la ville par le biais du pinceau de Canaletto et qui, dans les toiles de Pietro Longhi et les comédies de Carlo Goldoni, surprend la noblesse, ainsi que la bourgeoisie et le peuple, dans leurs attitudes quotidiennes. Pour autant, ce n’est pas une époque uniforme : si d’une part elle se perd dans les cieux infinis de Tiepolo, d’autre part elle s’attarde sur les décolletés des religieuses immortalisées par Francesco Guardi. Grâce à une campagne de prise de vue et une iconographie spectaculaires, les auteurs font découvrir au lecteur un Venise différent qui ne se cantonne pas aux images suggestives de de Tiepolo et Canaletto mais s’élargit aux lieux cachés et fascinants de la vie culturelle et sociale de l’époque. Ils ouvrent les portes de palais méconnus et dévoilent les secrets de la vie quotidienne de l’aristocratie vénitienne du XVIIIe siècle, avec ses habits, ses objets de toilette, ses gouts raffinés pour le décor, pour l’art, la musique, le théâtre et la peinture. L’ultime art de vivre des années rococo avant la chute brutale de la République en 1797, victime du poids de l’Histoire 
 Ruggero Rugolo a enseigné Histoire de l’art moderne à l’Université Ca’ Foscari. Pour SASSI il a été co-auteur du volume Gli affreschi nei palazzi e nelle ville venete (« Les fresques dans les palais et les villas de la Vénétie », 2008) et Venezia Barocca (« Venise baroque », 2009). Il fait partie de la rédaction de l’Istituto Veneto di Scienze, Lettere e d’Arti de Venise.

Massiumo Favilla a enseigné l’urbanisme à l’Université IUAV de Venise, ainsi qu’à l’Université Ca’ Foscari dans le cadre du cour d’Histoire de la critique d’art. Il a été co-auteur du volume Gli affreschi nei palazzi e nelle ville venete (« Les fresques dans les palais et les villas de la Vénétie », 2008) et Venezia Barocca (« Venise baroque », 2009).

mercredi 14 juillet 2010

Invitation au voyage

Vois sur les canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière
D'hyacinthe et d'or;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là tout n'est qu'ordre et beauté
Calme et volupté

Charles BAUDELAIRE